IDA TROUSSIEUX, ETF investment strategist chez Amundi
-
Amundi s’apprête à lancer le premier exchange-traded fund (ETF) européen pondéré par le produit intérieur brut (PIB), offrant une alternative structurante à la pondération traditionnelle par capitalisation boursière, selon ETF Stream. Baptisé Amundi FTSE All World GDP-Weighted Ucits et actuellement en attente d’examen réglementaire, le fonds suivra l’indice FTSE All-World GDP-Adjusted.
Ce type d’approche permet une meilleure diversification, évitant la concentration excessive sur quelques capitalisations boursières géantes
IDA TROUSSIEUX, ETF investment strategist chez Amundi
Cette initiative marque une évolution conceptuelle dans la manière d’envisager l’investissement mondial. En effet, depuis plusieurs décennies, les indices globaux reposent sur une pondération par capitalisation boursière. « Ce type d’approche permet une meilleure diversification, évitant la concentration excessive sur quelques capitalisations boursières géantes ou un seul marché dominant, explique Ida Troussieux, ETF investment strategist chez Amundi. Il permet également la prise en considération du poids de chaque économie et reflète l’importance de l’Europe et des pays émergents dans les échanges internationaux. »
Rééquilibrage sur le potentiel de croissance
L’indice de référence de l’ETF repose sur une méthodologie en deux étapes. D’abord, chaque pays se voit attribuer un poids correspondant à sa part du PIB nominal parmi l’ensemble des pays couverts par l’indice, sur la base des données du Fonds monétaire international (FMI).
Ensuite, au sein de chaque pays, les actions individuelles sont pondérées selon leur capitalisation boursière, conformément à l’indice FTSE All-World sous-jacent. Cette construction hybride conserve donc une logique de marché au niveau microéconomique, tout en modifiant profondément la répartition géographique macroéconomique.
Les différences d’allocation sont majeures. Le poids des Etats-Unis serait réduit à environ 16 % contre 60 % dans le FTSE All-World, tandis que la part de la Chine passe de 3,4 % à 22,3 %, et celle de l’Inde de 1,8 % à 10,2 %, selon les données d’ETF Stream.
On comprend de ce choix que la pondération par le PIB va permettre à un investisseur qui souhaite capter la dynamique de croissance mondiale à long terme d'être dans une situation où son exposition géographique reflète la taille réelle des économies. En effet, selon les données du FMI, la Chine et l’Inde représentent à elles deux 43,6 % de la croissance mondiale du PIB réel en 2025, contre 16 % pour les Etats-Unis et l’Europe réunis. La région Asie-Pacifique contribue à près de 60 % de la croissance totale du PIB mondial.
Cependant, ce mécanisme de rééquilibrage de l’indice s’accompagne aussi d’une augmentation potentielle de la volatilité. Les marchés émergents présentent des risques politiques, géopolitiques et réglementaires plus élevés que les marchés développés. Qui plus est, la corrélation entre croissance économique et rendement des actions est historiquement imparfaite. Les entreprises cotées ne représentent qu’une partie de l’économie domestique, et une partie de la croissance peut bénéficier à des acteurs non cotés, ou à des multinationales étrangères.
Pour Ida Troussieux, il est vrai que les économies émergentes sont exposées à des risques différents de ceux des pays développés. Néanmoins, la baisse notable du dollar américain ces derniers trimestres a permis aux différentes banques centrales locales de baisser leurs taux afin de soutenir l’activité. « Ces facteurs, combinés à des niveaux de valorisations attractifs, ont permis un fort rebond des marchés émergents », rappelle-t-elle.
Le gestionnaire d’actifs britannique annonce que sa gamme d’ETF actifs Ucits s’élève désormais à plus de 2,8 milliards de dollars d’actifs sous gestion.
Le « there is no alternative » à la primaire de Marine Tondelier ne suffit pas à ramener l’ordre dans la maison écologiste. A mesure que l’illusion d’une candidature commune se dissipe, la numéro 1 des Verts se voit contrainte de sortir de l’ambiguïté : peut-elle faire cavalier seul en 2027 ? Si oui, en a-t-elle les moyens ? Sinon, derrière qui se ranger pour négocier un accord législatif sans se renier ?
Le report d'une note scientifique sur l'acétamipride a frôlé la confrontation entre le sénateur PS Michaël Weber et le président LR de l'Office parlementaire scientifique
Les Parisiens n’ont pas fini de voir des parents protester contre des fermetures de classes. La capitale sera la ville de France où le choc démographique sera le plus brutal. Il y a désormais plus de décès que de naissances dans l’Hexagone. Les projections nationales évaluent la baisse prévisible du nombre des élèves à 1,7 million à l’horizon 2035.