Décidément, Masayoshi Son (photo), le fondateur de Softbank, semble avoir perdu son flair légendaire qui l’avait fait investir dans Alibaba aux premières heures du géant chinois de l’e-commerce. Après les déboires, en 2019, de WeWork, qui a dû abandonner son projet d’IPO, forçant Softbank à recapitaliser le groupe de coworking en urgence, et le parcours boursier chaotique d’Uber depuis son introduction en Bourse, c’est la start-up Brandless qui vient d’acter la cessation de son activité. La société devait révolutionner l’e-commerce de produits bio et avait levé 240 millions de dollars auprès de son véhicule Vision Fund. Cette annonce intervient un mois après la décision de l’indien Oyo, autre investissement de Softbank spécialisé dans l’hôtellerie, de réduire drastiquement la voilure pour enrayer ses pertes abyssales. La levée de Vision Fund 2, prévue cette année, s’annonce sportive.
Deux semaines après l’annonce sous l’égide du ministère de l’Economie de l’engagement des institutionnels à soutenir les entreprises françaises de technologie, le comité technique réunissant les investisseurs partenaires a validé, à l’unanimité, les dossiers présentés par six sociétés de gestion. Eurazeo Growth Fund III, InfraVia Growth Fund, Jeito, Partech Growth II ont été retenus pour l’investissement non-coté. Sur le volet coté, CPR AM – Global Disruptive Technologies et Natixis IM Thematics – AI and Robotics ont été retenus par le comité des investisseurs partenaires. Celui-ci se «réunira à intervalles réguliers afin d’examiner l’éligibilité des projets d’investissement portés à l’attention de la gouvernance», précise le communiqué de Bercy.
Le French Tech Visa et le recours aux bons de souscription de parts de créateur d’entreprise deviennent accessibles aux start-up étrangères basées en France.
Mediolanum International Funds a l’intention d’augmenter la part de la gestion directe, de 15 % de ses encours actuellement à 30-40 %, a affirmé le CEO Furio Pietribiasi, lors d’une conférence de presse relayée par Funds People Italia. La société de gestion irlandaise du groupe italien va ainsi réduire la part de la multigestion. Pour cela, MIF veut renforcer son équipe d’investissement, qui se compose aujourd’hui d’une trentaine de professionnels. La société est aussi en quête d’autres boutiques avec lesquelles collaborer, voire dans lesquelles acquérir une petite participation. MIF gère 42 milliards d’euros d’encours.
La société de gestion chinoise E Fund a choisi de s’allier au suisse Lemanik AM afin de développer une gamme de fonds offshore. Lemanik AM sera chargé de cogérer, avec la filiale hongkongaise E Fund Management, le format UCITS du fonds Greater China High Dividend Equity Fund. Ce fonds, lancé en 2015, gère environ 3,6 millions de dollars. Dans le détail, Lemanik AM apportera ses compétences en matière de supervision réglementaire, de contrôle, et de distribution de fonds.
DÉCEPTIONS Si les start-up françaises de la tech voient les ressources financières mises à disposition de leur croissance augmenter année après année, elles peinent toujours autant à trouver des portes de sortie offrant des valorisations significatives, montre une étude d’Avolta Partners. Sur 493 cessions d’entreprises de la French Tech de janvier 2017 à juin 2019, pour un total de 23,7 milliards d’euros, 71 % de ces sorties affichaient une valorisation de moins de 50 millions et seulement 12,5 % dépassaient les 150 millions. Seules 6 sociétés ont été valorisées plus d’un milliard et aucune n’avait été financée par un fonds de capital-risque. La plus importante sortie pour un fonds de capital-risque au sein de cet échantillon est la vente de Teads à Altice, pour 285 millions d’euros.
Davantage inquiets de la situation géopolitique actuelle et le ralentissement économique, les investisseurs institutionnels se tourneraient de plus en plus vers le non-coté. C’est ce qui ressort de l'étude annuelle de Schroders, consacrée aux institutionnels, et publié ce 22 octobre. L'étude Schroder Institutional Investor Study 2019 a interrogé quelques 650 investisseurs institutionnels de part le monde, représentant environ 25.400 milliards de dollars d’actifs. Pour plus de la moitié d’entre eux, 52% exactement, la politique et les événements mondiaux tels que le Brexit et les guerres commerciales auraient une incidence sur la performance de leurs portefeuilles au cours des 12 prochains mois. «Il s’agit d’une augmentation sensible par rapport aux résultats de 2018 (44 %) et de 2017 (32 %)», souligne la firme britannique. Le ralentissement économique mondial inquiète également 37% des sondés, soit une progression de 10 points en un an. «Ces résultats reflètent probablement la persistance du différend commercial entre la Chine et les États-Unis et l’incertitude grandissante avant l'échéance du Brexit», commente Schroders. Dans cet environnement, 57 % des zinzins prévoient un rendement annualisé de 5 à 9 % au cours des cinq prochaines années, en léger repli par rapport à l’an dernier (60 %). Mais seuls 29% d’entre eux envisagent de conserver leurs placements entre 3 et 5 ans, et 10% pendant un cycle complet. Parmi les classes d’actifs les plus plébiscitées, le non-coté devrait augmenter dans 52% des portefeuilles dans les trois prochaines années. Les investisseurs se tournent davantage vers cette classe d’actifs en raison de «la nécessité de générer des rendements plus élevés et de diversifier leur portefeuille comme les deux principaux facteurs les incitant à investir en actifs privés». Parmi les différents types d’actifs privés, le private equity est considéré comme la première source de rendements potentiels plus élevés, 69 % des investisseurs anticipant des rendements supérieurs à 5 %. «Ils sont 37 % à avoir l’intention d’augmenter leur allocation à cette classe d’actifs, la plaçant largement devant la dette privée, l’infrastructure equity et l’immobilier», précise Schroders.
Tikehau Capital, pour le compte de son fonds paneuropéen de capital-croissance, Bpifrance et des investisseurs minoritaires réinvestissent 33 millions d’euros au capital d’AddevMaterials afin de financer l’acquisition des sociétés américaines Andpak et Zip-Chem. AddevMaterials est une entreprise industrielle, spécialisée dans les process de transformation et de découpe sur-mesure de matériaux haute performance (isolants, films techniques, adhésifs, mousses, colles...). Employant plus de 700 personnes, AddevMaterials est présente principalement en Europe et en Amérique du Nord. L’augmentation de capital de 33 millions d’euros doit permettre à AddevMaterials de poursuivre sa croissance à travers les acquisitions d’Andpak, une société spécialisée dans le conditionnement sur mesure de produits chimiques pour l’aéronautique et de Zip-Chem, un formulateur et fabricant de produits de préparation de surface, anticorrosion, lubrifiants, nettoyant. L’augmentation de capital fait suite à un premier investissement de 38 millions d’euros de Tikehau Capital et de Bpifrance et des investisseurs minoritaires en avril dernier pour accompagner cette ETI en forte croissance en lui donnant les moyens de renforcer son développement à l’international à travers des opérations de croissance externe. AddevMaterials a également réalisé, respectivement en avril et juillet dernier, les acquisitions de Graytone (sociétés Pexa et PSG), société anglaise spécialisée dans la distribution de produits de traitement de surface et de peinture pour les secteurs de l’aéronautique et de la défense et de Riewoldt, un fournisseur allemand d’adhésifs sur mesures. Ces opérations de croissance aux Etats-Unis et en Europe permettent à AddevMaterials de réaliser un chiffre d’affairesde 170 millions d’euros, en croissance de plus de 50% sur l’année.
PSP Swiss Property a annoncé ce 15 octobre la nomination de Reto Grunder au poste de directeur des investissements. L’actuel directeur des ventes et acquisitions intégrera également le comité exécutif à partir du 1er janvier 2020. Il remplace Adrian Murer, démissionnaire, qui prendra la direction générale de Swiss Finance & Property Group AG au printemps prochain. Reto Grunder débuta sa carrière comme avocat. Il rejoignit PSP Swiss Property en 2008 comme responsable juridique. Il intégra la gestion d’actifs en 2016, et était Head of Acquisition & Sales depuis 2019.
ACCELERATION La « start-up nation » est en marche. A l’occasion du France Digital Day, Emmanuel Macron a annoncé que les grands investisseurs institutionnels français allaient flécher 5 milliards d’euros pendant trois ans vers les start-up françaises. L’objectif est de faire émerger 25 licornes tricolores d’ici à 2025. Pour favoriser le late stage, la phase la plus complexe pour trouver des investisseurs capables de miser plusieurs dizaines de millions d’euros, le président souhaite la création d’une dizaine de fonds de plus d’un milliard d’euros d’ici à 2022. Sur ces 5 milliards, 2 iront vers des fonds late stage, et 3 vers des gestionnaires d’actifs investissant dans des actifs cotés, en vue de créer à Paris le Nasdaq européen. Natixis, Aviva, Allianz, Axa et Crédit Mutuel Alliance Fédérale ont déjà promis des enveloppes de 200 à 250 millions.
Jonathan Sorrell, le président de Man Group, va quitter la société de gestion pour prendre des fonctions dans une autre structure, a annoncé le groupe mercredi dans un communiqué au London Stock Exchange. «Man Group annonce aujourd’hui que Jonathan Sorrell a informé le conseil d’administration de la société de son intention de démissionner de son poste de président et d’administrateur exécutif de la société pour prendre un nouveau rôle à l’extérieur de l’entreprise», indique ce communiqué. Jonathan Sorrell quitte ses fonctions exécutives avec effet immédiat mais reste au sein de Man le temps voulu pour assurer une transition aisée de ses responsabilités. L’intéressé était devenu président en 2016, après avoir été directeur financier.
La banque Goldman Sachs a publié ce mardi 16 juillet les résultats de son activité pour le deuxième trimestre 2019. L'établissement américain a dévoilédes revenus de 1,59 milliard de dollars pour la partie gestion d’actifs, soit 2 % de plus qu’au premier trimestre 2019 mais 14 % de moins que l’an dernier pour la même période. Le groupe explique cetécart par «une baisse significative des frais d’incitation et des revenus transactionnels». En revanche, la banque note une augmentation des revenus liés à ses frais de gestion, notamment grâce à une augmentation de ses encours sous supervision. Au total, les encours sous supervision de la société ont progressé de 61 milliards de dollars pour s'établir à 1.660 milliards. Les produits liquides ont enregistré une hausse de 12 milliards de dollars tandis que ceux de long terme ont progressé de 49 milliards. Au sein de ces 49 milliards,32 milliards proviennentde l’appréciation des marchés et 17 milliards de la collecte nette."Ce sont avant tout les actifs fixed income qui ont progressé et attiré le plus de capitaux ce trimestre» note Goldman Sachs dans son rapport. Par ailleurs, la banque américaine a dévoilé un bénéfice net part du groupe de 2,42 milliards de dollars au deuxième trimestre contre 2,57 milliards de dollars un an plus tôt.Le produit net bancaire (PNB) a reculé de 2% par rapport à la période correspondante de 2018, à 9,46 milliards de dollars.
Vinci Immobilier a annoncé la création d’une «société dédiée à l’investissement dans des start-up». Vinci Immobilier Corporate Venture pourra prendre des participations au capital de jeunes sociétés pour des montant allant jusqu'à 1 million d’euros. La société d’investissement vise des entreprises dont les offres peuvent contribuer, par exemple, à optimiser la réalisation d’un programme immobilier, à améliorer l’expérience clients ou à développer de nouvelles solutions pour les parties prenantes (collectivités, clients...).
Vinci Immobilier a annoncé la création d’une « société dédiée à l’investissement dans des start-up ». Vinci Immobilier Corporate Venture pourra prendre des participations au capital de jeunes sociétés pour des montant allant jusqu'à 1 million d’euros. La société d’investissement vise des entreprises dont les offres peuvent contribuer, par exemple, à optimiser la réalisation d’un programme immobilier, à améliorer l’expérience clients ou à développer de nouvelles solutions pour les parties prenantes (collectivités, clients...).