Les investisseurs européens en ETF se sont détournés des fonds qui suivent le S&P 500 cette année, privilégiant le Nasdaq 100 et un mélange d’indices sectoriels et durables, rapporte le Financial Times, citant des données d’Invesco. Sur les 6 ans à 2019, 59 % des 91 milliards de dollars de flux nets que les investisseurs européens en ETF ont investidans des actions américaines sont allés sur des véhicules répliquant le S&P 500. Mais les ETF sur le S&P 500 ont subi des rachats nets de 7,8 milliards de dollars de la part des Européens sur les 11 premiers mois de l’année, alors que ces derniers ont injecté 17 milliards de dollars dans des ETF suivant d’autres indices actions américaines. Environ 2,8 milliards de dollars ont été placés dans des ETF sur le Nasdaq 100. Quelque 7,4 milliards de dollars supplémentaires sont allés sur des produits indexés sur les indices MSCI, et notamment sur les USA SRI Select Reduced Fossil Fuel Index et USA Low Carbon SSRI Leaders Index.
Les fonds ouverts commercialisés en Italie ont enregistré des souscriptions nettes de 1,5 milliard d’euros en novembre, selon les dernières statistiques d’Assogestioni, l’association italienne des professionnels de la gestion. C’est un peu moins que les 2,2 milliards d’eurosd’octobre. Mais depuis le début de l’année, les fonds italiens affichent une collecte nette de 16 milliards d’euros, malgré la crise du coronavirus. La collecte des fonds ouverts a été tirée par les fonds actions et les fonds obligataires qui attirent environ 3 milliards d’euros chacun. Les fonds diversifiés voient sortir 3,3 milliards d’euros et les fonds monétaires 3,5 milliards d’euros. En ajoutant les fonds fermés et les gestions sous mandat, la collecte se monte à près de 6 milliards d’euros en novembre et plus de 23 milliards depuis le début de l’année. Les encours ressortent à 2.393 milliards d’euros, dont 1.106 milliards pour les seuls fonds ouverts. Intesa Sanpaolo et Poste Italiane sont les groupes qui ont le plus profité de l’avant-dernier mois de l’année 2020, avec des collectes dépassant chacun 2 milliards d’euros. JPMorgan AM s’illustre aussi en attirant 705 millions d’euros. En revanche, Generali voit sortir 1,7 milliard d’euros. M&G et SSGA sont aussi en décollecte, à hauteur de 277 millions et 252 millions d’euros respectivement.
Après avoir examiné les perspectives et les défis auxquels le sultanat est actuellement confronté, la banque centrale d’Oman a déclaré hier qu’elle approuvait une recommandation visant à offrir davantage de flexibilité aux banques du pays pour financer des investissements en Bourse. Le changement concernera certaines dispositions relatives à l’octroi de prêts destinés à l’acquisition d’actions. Le régulateur a également estimé que le secteur bancaire d’Oman était «dans une position confortable» pour assurer un soutien continu à l’économie.
Malgré une demande encore tiède du public, la pandémie de coronavirus et une série de catastrophes naturelles ont stimulé la fibre ESG des gérants asiatiques. Les actifs ESG des fonds communs de placement ont crû dans la région Asie-Pacifique entre 2018 et la première moitié de 2020, selon Cerulli. Une croissance plus forte a été observée dans les ETF ESG, dont les actifs ont plus que triplé en passant de 1,3 milliards de dollars en 2018 à 4,4 milliards en juin 2020. L’Australie, la Chine et Taiwan sont les principaux marchés. Hors fonds de fonds et fonds monétaires, 66 produits ESG ont été lancés dans la région en 2019. Entre janvier et septembre 2020, 85 produits ont vu le jour, la majorité en Australie, suivie par le Japon et la Chine. Parmi les gérants régionaux sondés (hors Japon) par Cerulli, plus de la moitié de ceux installés à Hong Kong, Singapour, Taiwan et en Inde prévoient de promouvoir des stratégies ESG dans les deux prochaines années. C’est aussi le cas pour plus du tiers des gérants chinois et coréens.
Les hedge funds mondiaux ont enregistré une collecte nette de 8,28 milliards de dollars en novembre, selon eVestment. Et 58 % des fonds suivis par la société ont enregistré une collecte. Les fonds multi-stratégies ont été les grands gagnants en novembre, avec 2,97 milliards de dollars de souscriptions nettes. eVestment note qu’il est habituel que novembre soit un bon mois, contrairement à décembre. L’année 2020 reste largement négative. Les hedge funds ont vu sortir 49,86 milliards de dollars depuis janvier. Les fonds event driven tirent leur épingle du jeu avec 5,77 milliards de dollars de collecte nette depuis le début de l’année. Au total, les encours sous gestion des hedge funds ressortent à 3.263 milliards de dollars.
En 2020, malgré la forte hausse des marchés américains, les fonds passifs n’ont pas été les grands gagnants des flux d’investissement, selon une analyse réalisée par Bloomberg. Ils n’ont en effet pas continué de capter les flux sortants des fonds gérés activement aux Etats-Unis comme ils le font depuis une dizaine d’années. L’argent s’est plutôt dirigé vers une ensemble de valeurs indépendantes qui sont elles les grandes gagnantes de cette année 2020 en terme de flux. Il s’agit des actions de Zoom, Moderna et Tesla . Ces 3 valeurs, qui ne sont pas dans le S&P 500 (Tesla y est entré la semaine dernière), le chouchou des fonds passifs, représentaient une capitalisation totale de 100 milliards de dollars au 1er janvier. Elles pesaient près de 800 milliards fin décembre. Une preuve selon Bloomberg que la gestion active est toujours présente dans les stratégies des investisseurs.
Le livret A a enregistré une collecte nette de 2,4 milliards d’euros en novembre 2020, sur fond de deuxième confinement des Français, selon les derniers chiffres délivrés par la Caisse des dépôts, après un mois d’octobre où les flux sortants avaient été supérieurs aux flux entrants avec une décollecte de 940 millions d’euros environ. L’année dernière, la collecte s'était élevée à 610 millions en novembre. Depuis le début de l’année, le Livret A a engendré 27,23 milliards de flux entrants, un niveau qu’il n’avait pas connu depuis 2021. «Cette collecte abracadabrantesque marque la préférence absolue dans la liquidité et la sécurité, note Le Cercle de l'épargne. Elle constitue un record absolu sur onze mois d’une même année. Cette collecte est aussi le signe d’une forte anxiété. En mettant sciemment leur argent sur leurs livrets d’épargne, les ménages flèchent et sécurisent une partie de leurs revenus à la différence de ceux laissés sur les comptes courants. Il y a une volonté manifeste à se constituer une réserve pour faire face à la survenue de problèmes d’emploi ou de revenus». Le Livret A bat ainsi son record d’encours datant de septembre dernier à 325,8 milliards d’euros quand celui du LDDS franchit la barre des 120 milliards d’euros (120,2).
L’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) a publié lundi un rapport sur les sanctions liées aux abus de marché (MAR), en hausse en 2019 : 88 millions d’euros d’amendes après 10 millions en 2018. Le nombre a lui diminué de 472 sanctions à 339, dont 279 sanctions et mesures administratives (pour 82 millions d’amendes) et 60 sanctions pénales (6 millions). L’Esma note que les sanctions pénales ont quadruplé pour passer de 15 à 60 en un an, avec des pénalités pécuniaires s'élevant à 6 millions d’euros (au lieu de 65.650 euros en 2018). Ce document viendra appuyer sa proposition du règlement MAR transmise à la Commission européenne en octobre.
Les marchés d’actions européens ont lourdement chuté lundi, minés par les craintes provoquées par l’apparition d’une nouvelle souche du coronavirus au Royaume-Uni.
Effective depuis le 1er janvier 2019, la pratique de marché admise sur les contrats de liquidité fait l’objet d’un réexamen conformément au règlement sur les abus de marché (MAR). Du fait de la crise lié au Covid-19, l’Autorité des marchés financiers (AMF) a donc décidé de prolonger de six mois la pratique actuelle, jusqu’au 30 juin 2021, pour permettre au régulateur de finaliser ses travaux. Lancé en 2020 conformément au règlement européen MAR, le réexamen de la pratique de marché admise par l’AMF fera l’objet d’une consultation au cours du premier trimestre.
Effective depuis le 1er janvier 2019, la pratique de marché admise sur les contrats de liquidité fait actuellement l’objet d’un réexamen conformément au règlement sur les abus de marché (MAR). Du fait de la crise lié au Covid-19, l’Autorité des marchés financiers (AMF) a donc décidé de prolonger de six mois la pratique actuelle, jusqu’au 30 juin 2021, pour permettre au régulateur de finaliser ses travaux.
Un nombre grandissant d’études montrent que les entreprises et les gouvernements qui émettent des obligations «vertes» peuvent économiser un peu d’argent, rapporte le Wall Street Journal. Les analystes du monde entier exploitent les données du marché obligataire pour quantifier ce qu’ils appellent «le greenium», une mesure du montant supplémentaire que les investisseurs paieront pour les obligations vertes par rapport aux obligations traditionnelles. Thierry Roncalli, chef du département de recherche quantitative d’Amundi, et son équipe ont découvert que les entreprises et les gouvernements qui vendaient des obligations vertes recevaient une prime allant jusqu'à 0,11 point de pourcentage - ce qui est modeste, mais suffisant pour réduire de manière significative les coûts d’emprunt. «Nos résultats montrent que les emprunteurs ont un avantage à émettre des obligations vertes», a déclaré Thierry Roncalli. Cette découverte est le signe que la demande croissante d’investissements écologiquement durables pourrait désormais être suffisamment importante pour influencer le comportement des entreprises et des gouvernements.
La plate-forme américaine de trading en ligne Robinhood, grand gagnant de la crise de 2020 et du rush des particuliers vers la Bourse, a écopé jeudi d’une amende de 65 millions de dollars. Le gendarme boursier américain, la Securities and Exchange Commission (SEC), lui reproche d’avoir trompé ses clients entre 2015 et 2018 sur le coût de ses services.
Le fournisseur d’indices MSCI va à son tour supprimer de certains de ses indices mondiaux sept entreprises chinoises pour se conformer à un décret américain qui a établi une «liste noire» d’entreprises. Les entreprises bannies le seront à compter du 5 janvier. MSCI a cependant indiqué vouloir lancer de nouveaux indices en parallèle où ces titres y figureront.