Le Brexit n’a pas porté un coup à l’emploi dans les services financiers, montre une étude réalisée par le Financial Times auprès de 25 banques et sociétés de gestion internationales. La majorité des établissements sondés a augmenté ses effectifs londoniens sur les cinq dernières années. Neuf des plus grandes sociétés de gestion ont renforcé leurs recrutements au Royaume-Uni depuis le vote, leur effectif total combiné ayant augmenté de 35 % pour atteindre plus de 10.000 employés au cours de la période. Vanguard et T Rowe Price ont plus que doublé leurs effectifs à Londres sur la période à 600 et 575 personnes respectivement. Invesco a recruté 295 personnes pour porter le nombre de ses collaborateurs basés au Royaume-Uni à 1.201. Pimco et Columbia Threadneedle ont aussi musclé leurs forces de travail.
Suspendue depuis vendredi matin, la coation des actions Solutions reprendra ce mardi matin, a indiqué Euronext. Le groupe de services aux opérateurs de télécoms ou d'énergie avait demandé cette suspension à la suite des interrogations soulevées par la diffusion d’un rapport anonyme dénonçant de supposés liens entre la socété et le crime organisé. Ce rapport mettait également en doute certaines pratiques comptables de Solutions 30. Le groupe, également interrogé par le hedge fund Muddy Waters, a apporté lundi une série de réponses. Son cours de Bourse avait chuté de 25% la semaine dernière.
La concurrence acharnée entre les fournisseurs d’ETF alimente une guerre des frais dans l’ensemble du secteur européen de la gestion d’actifs, observe le Financial Times fund management. Les sociétés de gestion active imitent les acteurs de la gestion passive en réduisant les commissions afin d’attirer de nouveaux investisseurs et de conserver les clients existants. Les frais des ETF ont chuté de 30 % ces trois dernières années, tandis que les frais des fonds passifs ont diminué de 35 %, selon Fitz Partners, un consultant londonien. Les sociétés de gestion traditionnelle ont répondu avec des offres de rabais destinées aux premiers clients lors de lancements de fonds et en introduisant des tarifs dégressifs, où les frais sont réduits lorsque les actifs des clients dépassent un certain minimum. Un tiers des gestionnaires de fonds basés au Luxembourg et en Irlande proposent désormais des classes de parts «early bird» avec des rabais de 47 % en moyenne. Le nombre de classes de parts offrant des tarifs dégressifs a augmenté d’environ 60 % sur trois ans, mais seulement 14 sociétés de gestion les proposent (dont Schroders, M&G et AB). La tendance devrait s’accélérer. 52 % des sociétés de gestion prévoient de réduire les frais sur les douze prochains mois, selon un sondage de Brown Brotehrs Harriman.
L’extension des discussions entre l’Union européenne et le Royaume-Uni sur le Brexit au-delà de la date butoir du dimanche 13 décembre permet aux actifs britanniques les plus sensibles à cette question de rebondir ce matin. Au premier rang desquels la livre sterling qui regagne 1,6% par rapport au dollar à 1,3421 et 1,2% face à l’euro à 1,1043.
Solutions 30 répond aux accusations mais reste suspendu de cotation. Sur son site internet, le groupe de services aux opérateurs de télécoms ou d’énergie a publié une rubrique dans laquelle il répond à 52 questions soulevées par le rapport anonyme qui, la semaine dernière, critiquait sa gouvernance et ses pratiques.
Le groupe audiovisuel public français France Télévisions cherche un gérant pour la gestion de sondispositif d'épargne salariale PEE/Percol. Le mandat serad’une durée de 24 mois, renouvelable deux fois.Parmi ses critères de sélection, France Télévisions cherche un prestataire agréé par l’AMF pour la gestion de FCPE ethabilité par l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP) pour la tenue et la conservation des comptes. Le groupe, qui gère latélévision publique française, souhaite que le gestionnaire qui sera sélectionnégère déjà au minimum 200.000 comptes en gestion PEE/Percol. Pour candidater, France Télévisions demande notamment : — une déclaration indiquant les effectifs moyens annuels du candidat et l’importance du personnel d’encadrement, pour chacune des trois dernières années et dont le candidat dispose pour la réalisation de contrats de même nature; — une liste des prestations de même nature exécutées au cours des trois dernières années indiquant le montant, la date et le destinataire public ou privé, appuyée d’attestations du destinataire ou, à défaut par une déclaration de l’opérateur économique; — une déclaration indiquant le matériel et l'équipement technique dont le candidat dispose pour la réalisation de contrats de même nature. L’appel d’offres, disponible ici, est ouvert jusqu’au vendredi 8 janvier, 17 heures.
Le groupe a saisi la justice face aux accusations dont il fait l’objet. Le cours de Bourse a encore perdu 8,9% jeudi après une chute de 18,69% la veille.
Après un passage à vide en octobre, les fonds actions commercialisés en Suède ont fortement collecté en novembre. Ils ont drainé 22,7 milliards de couronnes suédoises, soit plus de 2 milliards d’euros, sur le mois. Cela porte la collecte sur les fonds actions depuis le début de l’année à 19,6 milliards de couronnes suédoises. Les flux se sont portés sur les fonds actions suédoises (2,9 milliards de couronnes), les fonds actions européennes (2,7 milliards) et les fonds actions monde (4,5 milliards). Les fonds diversifiés, les fonds obligataires et les hedge funds ont affiché des légères décollectes (200 millions, 600 millions et 600 millions). Les fonds monétaires voient sortir 2,2 milliards de couronnes. «Les épargnants ont choisi d’investir dans des fonds d’actions plutôt que dans des fonds obligataires en novembre, un revirement par rapport au mois précédent », observe Johanna Englundh, économiste en épargne chez Fondbolagens förening. En octobre, ils avaient vendu des fonds actions pour se diriger vers les fonds monétaires. Les encours ont augmenté de 340 milliards de couronnes pour atteindre le niveau record de 5.31 milliards de couronnes.
Solutions 30 a saisi l’Autorité des marchés financiers (AMF) et lancé une action en justice, en réaction aux accusations anonymes de fraudes auquel le fournisseur de services d’assistance numérique fait face.
Onze institutions financières ont signé l’engagement de Finance for Biodiversity. Parmi elles figurent DPAM, La Financière de l’Echiquier, la société internationale de Federated Hermes, Lombard Odier Investment Managers et Swedbank Robur. Ils rejoignent les autres institutions ayant déjà annoncé leur engagement et portent à 37 le nombre de signataires*. Les 37 banques, gestionnaires d’actifs, assureurs et fonds d’impact s’engagent collectivement à collaborer, à s’engager, à évaluer leur propre impact sur la biodiversité, à fixer des objectifs et à rendre compte de la biodiversité d’ici 2024 au plus tard. Les 37 signataires sont: ABN AMRO, Achmea Investment Management, ACTIAM N.V., Aegon Nederland N.V., Allianz France, ASN Bank, ASR Nederland, AXA Group, Bank J. Safra Sarasin, Bankinter, Caisse des Dépôts, Domini Impact Investments LLC, Change Finance PBC, DPAM, Etica Sgr – Responsible Investments, HSBC Global Asset Management, International business of Federated Hermes, Karner Blue Capital, Mirova, La Financière de l’Echiquier, Lombard Odier Investment Managers, New Forests Pty Ltd, NN Investment Partners, NWB Bank, OIP Trust, PKA A/S, Piraeus Bank, Coöperatieve Rabobank U.A., Robeco, Triodos Bank, Rathbone Greenbank Investments, SCOR SE, Swedbank Robur, Triple Jump, UFF African Agri Investments, Vancity Investment Management and Volksbank.
Le Spac lancé par Xavier Niel, Matthieu Pigasse et Moez-Alexandre Zouari pour mener des acquisitions dans la production et la distribution de biens de consommation durable gagne un peu plus de 7% à 10,64 euros en milieu de séance pour sa première journée de cotation à la Bourse de Paris. L’action a bondi de plus de 30% dans les premiers échanges.
Le secteur mondial de la gestion d’actifs, qui représente actuellement 110.000 milliards de dollars, devrait croître de 5,6 % par an pour atteindre 147.400 milliards de dollars d’ici à 2025, prédit PwC dans une nouvelle étude. Cette taille lui confère un pouvoir de façonner l’avenir «sans précédent», estiment les auteurs du rapport intitulé PwC intitulé «Asset and Wealth Management Revolution». Le secteur a notamment «le pouvoir de littéralement changer le monde d’un point de vue ESG», estime PwC. «Si le rendement financier sera toujours important, de plus en plus d’investisseurs décident que le rendement social est tout aussi important. Les sociétés de gestion d’actifs et de patrimoine qui obtiennent des rendements exceptionnels sur les fronts social et financier seront les gagnants incontestables de la prochaine décennie : elles attireront les investissements et seront en mesure d’offrir des rendements supérieurs aux actionnaires et aux partenaires», commente Olwyn Alexander, Global Asset & Wealth Management Leader chez PwC. En Europe, où l’intégration ESG est très avancée, PwC estime que les actifs ESG vont représenter entre 41 % et 57 % du total des actifs des fonds d’ici à 2025. Et plus de 75 % des investisseurs institutionnels européens interrogés cette année par PwC indiquent qu’ils prévoient de cesser d’acheter des produits non-ESG dans les deux ans qui viennent. Toutefois, seuls 14 % des sociétés de gestion européennes ont l’intention de ne plus lancer de fonds non-ESG dans un avenir proche. Les fonds de pension vont atteindre 65.000Md$ d’actifs d’ici à 2025 Les sociétés de gestion d’actifs et de patrimoine sont aussi appelées à «financer l’avenir» en comblant le déficit de financement croissant qui existe pour soutenir les économies en reprise. Avec 41.000 milliards de dollars, les prêts non bancaires dépassent désormais les prêts bancaires dans les économies avancées et la faiblesse persistante des taux d’intérêt, associée à des ratios d’adéquation des fonds propres plus élevés, va accroître la pression sur les banques et leur capacité à prêter, note PwC. Cela crée une opportunité pour les fonds dans le non coté d’aider à financer les entreprises ayant un fort potentiel de croissance mais un accès limité aux financements classiques. Enfin, les sociétés de gestion ont un rôle clé à jouer pour aider les investisseurs à atteindre leurs objectifs en matière d'épargne («prévoir l’avenir»). Les fonds de pension gèrent actuellement plus de 50.000 milliards de dollars d’actifs de retraite, et ce chiffre atteindra presque 65.000 milliards de dollars d’ici 2025, estime PwC. Les sociétés de gestion d’actifs ont d’autres possibilités pour l’avenir, notamment celle de combler le manque croissant d’investissements disponibles dans les infrastructures, en particulier de la part des gouvernements. En conséquence, PwC prévoit que les actifs sous gestion dans les fonds d’infrastructure doubleront d’ici à 2025.
Les perspectives à court terme des stratégies alternatives liquides en Europe restent sombres, mais la promesse de rendements décorrélés devrait doper la demande sur le moyen terme, estime Cerulli Associates dans une nouvelle étude. «Les flux des stratégies alternatives liquides en Europe devraient être négatifs pour la deuxième année consécutive en 2020, même si les rachats devraient ralentir sur la fin de l’année», estime Andrius Dovydavicius, analyste au sein de l’équipe institutionnelle européenne de Cerulli Associates. Les actifs des stratégies alternatives liquides s’élevaient à 356 milliards d’euros fin septembre 2020, représentant une baisse de 15 % par rapport au début de l’année. Les rachats nets ont dépassé les 21 milliards d’euros sur l’année, même si les rachats ont ralenti à 1 milliard au troisième trimestre. Cerulli pense que le renforcement de la transparence fournie par les stratégies alternatives liquides, la baisse des niveaux de frais et la promesse de rendements décorrélés va doper la demande sur le moyen terme, dans un contexte de diversification des portefeuilles. De plus, la crise du Covid-19 va conduire à une plus forte dislocation des marchés financiers, créant des opportunités pour les gérants de stratégies alternatives liquides. Cerulli prédit un fort intérêt pour les fonds alternatifs liquides spécialisés sur l’immobilier. La demande devrait venir des banques privées et gestionnaires de fortune.