Le secteur mondial de la gestion d’actifs, qui représente actuellement 110.000 milliards de dollars, devrait croître de 5,6 % par an pour atteindre 147.400 milliards de dollars d’ici à 2025, prédit PwC dans une nouvelle étude. Cette taille lui confère un pouvoir de façonner l’avenir «sans précédent», estiment les auteurs du rapport intitulé PwC intitulé «Asset and Wealth Management Revolution». Le secteur a notamment «le pouvoir de littéralement changer le monde d’un point de vue ESG», estime PwC. «Si le rendement financier sera toujours important, de plus en plus d’investisseurs décident que le rendement social est tout aussi important. Les sociétés de gestion d’actifs et de patrimoine qui obtiennent des rendements exceptionnels sur les fronts social et financier seront les gagnants incontestables de la prochaine décennie : elles attireront les investissements et seront en mesure d’offrir des rendements supérieurs aux actionnaires et aux partenaires», commente Olwyn Alexander, Global Asset & Wealth Management Leader chez PwC. En Europe, où l’intégration ESG est très avancée, PwC estime que les actifs ESG vont représenter entre 41 % et 57 % du total des actifs des fonds d’ici à 2025. Et plus de 75 % des investisseurs institutionnels européens interrogés cette année par PwC indiquent qu’ils prévoient de cesser d’acheter des produits non-ESG dans les deux ans qui viennent. Toutefois, seuls 14 % des sociétés de gestion européennes ont l’intention de ne plus lancer de fonds non-ESG dans un avenir proche. Les fonds de pension vont atteindre 65.000Md$ d’actifs d’ici à 2025 Les sociétés de gestion d’actifs et de patrimoine sont aussi appelées à «financer l’avenir» en comblant le déficit de financement croissant qui existe pour soutenir les économies en reprise. Avec 41.000 milliards de dollars, les prêts non bancaires dépassent désormais les prêts bancaires dans les économies avancées et la faiblesse persistante des taux d’intérêt, associée à des ratios d’adéquation des fonds propres plus élevés, va accroître la pression sur les banques et leur capacité à prêter, note PwC. Cela crée une opportunité pour les fonds dans le non coté d’aider à financer les entreprises ayant un fort potentiel de croissance mais un accès limité aux financements classiques. Enfin, les sociétés de gestion ont un rôle clé à jouer pour aider les investisseurs à atteindre leurs objectifs en matière d'épargne («prévoir l’avenir»). Les fonds de pension gèrent actuellement plus de 50.000 milliards de dollars d’actifs de retraite, et ce chiffre atteindra presque 65.000 milliards de dollars d’ici 2025, estime PwC. Les sociétés de gestion d’actifs ont d’autres possibilités pour l’avenir, notamment celle de combler le manque croissant d’investissements disponibles dans les infrastructures, en particulier de la part des gouvernements. En conséquence, PwC prévoit que les actifs sous gestion dans les fonds d’infrastructure doubleront d’ici à 2025.
Les perspectives à court terme des stratégies alternatives liquides en Europe restent sombres, mais la promesse de rendements décorrélés devrait doper la demande sur le moyen terme, estime Cerulli Associates dans une nouvelle étude. «Les flux des stratégies alternatives liquides en Europe devraient être négatifs pour la deuxième année consécutive en 2020, même si les rachats devraient ralentir sur la fin de l’année», estime Andrius Dovydavicius, analyste au sein de l’équipe institutionnelle européenne de Cerulli Associates. Les actifs des stratégies alternatives liquides s’élevaient à 356 milliards d’euros fin septembre 2020, représentant une baisse de 15 % par rapport au début de l’année. Les rachats nets ont dépassé les 21 milliards d’euros sur l’année, même si les rachats ont ralenti à 1 milliard au troisième trimestre. Cerulli pense que le renforcement de la transparence fournie par les stratégies alternatives liquides, la baisse des niveaux de frais et la promesse de rendements décorrélés va doper la demande sur le moyen terme, dans un contexte de diversification des portefeuilles. De plus, la crise du Covid-19 va conduire à une plus forte dislocation des marchés financiers, créant des opportunités pour les gérants de stratégies alternatives liquides. Cerulli prédit un fort intérêt pour les fonds alternatifs liquides spécialisés sur l’immobilier. La demande devrait venir des banques privées et gestionnaires de fortune.
Les Etats membres ont approuvé jeudi soir des conclusions sur le plan d’action pour l’Union des marchés de capitaux (UMC) présenté par la Commission européenne (CE) le 24 septembre. Parmi les 16 actions proposées, les Etats membres identifient celles qui sont susceptibles de soutenir une reprise économique rapide, qu’ils souhaitent voir exécutées « au plus tard à la fin de l’année 2021 ». Le Conseil insiste ainsi sur la nécessité de rationaliser et de simplifier les règles existantes en matière de cotation sur les marchés réglementés et d’admission à la négociation sur des systèmes multilatéraux de négociation. Les Vingt-Sept souhaitent enfin encourager les investissements à long terme, en particulier vers les PME.
Les fonds actions viennent de dépasser pour la première fois la barre symbolique des 100 milliards de dollars de collecte nette mensuelle, selon les derniers chiffres du Flow Show, le rapport sur les flux hebdomadaires de collecte de BofA Global Research. Avec les 9,7 milliards de dollars collectés entre le 26 novembre et le 2 décembre, qui s’ajoutent à trois semaines précédentes extrêmement nourries, les fonds actions ont reçu en net 115 milliards depuis le 5 novembre. Cette bonne santé a notamment été soutenue par les fonds actions pays émergents. A l’inverse, les fonds or ont vu leur momentum s’inverser avec une décollecte totale de 9 milliards de dollars depuis mi-novembre.
Les fonds actions viennent de dépasser pour la première fois la barre symbolique des 100 milliards de dollars de collecte nette mensuelle, selon les derniers chiffres du Flow Show, le rapport sur les flux hebdomadaires de collecte de BofA Global Research.
Les Etats membres ont approuvé jeudi soir des conclusions sur le plan d’action pour l’Union des marchés de capitaux (UMC) présenté par la Commission européenne (CE) le 24 septembre. Le document affirme que les conséquences de la pandémie et du Brexit rendent « plus urgent que jamais de réaliser des progrès tangibles sur la voie d’une véritable UMC ».
Le Congrès américain a voté une loi bipartisane qui cible les sociétés chinoises. Ces dernières organisent la riposte en doublant leur cotation à Hong Kong.
Que les marchés montent ou baissent, il y aura toujours un gagnant à la fin de l’année : les fournisseurs de données financières. Ces rouages essentiels au fonctionnement du système sont assis sur un tas d’or et leur oligopole ne s’est jamais aussi bien porté. En annonçant le rachat d’IHS Markit, S&P Global vient de frapper un grand coup. Il suit les traces des deux géants Bloomberg et Refinitiv, dont les terminaux trônent en bonne place dans toutes les salles de marché.
Les fermetures d’ETF devraient atteindre un niveau record en Europe cette année, estime Refinitiv. D’ores et déjà, plus de 250 ETF ont été liquidés en 2020, selon Refinitiv. A cela pourrait s’ajouter une trentaine d’autres fonds. Refinitiv a calculé que 358 ETF créés depuis plus de trois ans sur 1.689 enregistrés à la vente en Europe n’ont jamais réussi à réunir plus de 100 millions d’euros d’encours au cours des trois dernières années, même sur un seul mois. Sachant qu’en deçà de ce seuil, on estime qu’un ETF n’est pas rentable. Sur cet ensemble, 88 ETF avaient des encours inférieurs à 10 millions d’euros d’encours au 31 octobre 2020. Et 31 d’entre eux ne sont jamais parvenus à afficher au moins une fois plus de 10 millions d’euros d’encours sur les trois dernières années. Ces 31 ETF ont été placés sur la liste des produits qui devraient disparaître («death list») dans les 12 à 18 mois qui viennent. Ce nombre important de fermetures de fonds peut sembler étonnant compte tenu de la bonne santé du secteur. Les actifs sous gestion des ETF en Europe sont passés de 870,0 milliards d’euros au 31 décembre 2019 à 874,3 milliards d’euros à la fin du mois d’octobre 2020, notamment grâce à une collecte nette de plus de 50 milliards d’euros, selon Refinitiv. «Même si certains observateurs du marché anticipent peut-être une concentration plus large pour le secteur européen des ETF et considèrent le nombre élevé de fermetures d’ETF comme un signe clair de cette tendance, je n’interpréterais pas les chiffres de cette manière», estime Detlef Glow, Lipper Head of EMEA Research at Refinitiv. «De mon point de vue, le nombre élevé de fermetures d’ETF en Europe correspond à une forte activité de lancement. Comme les nouveaux produits ne finissent pas tous par répondre aux attentes des investisseurs, ils sont fermés après un certain temps», conclut-il.
Les perspectives 2021 pour le secteur mondial de la gestion d’actifs sont négatives, estime Moody’s Investors Services. Cela reflète une reprise économique mondiale inégale qui reste vulnérable face à l’augmentation des cas de coronavirus, la volatilité des marchés financiers et l’appétit hésitant des investisseurs pour le risque, selon l’agence de notation. L’agence avait abaissé sa perspective de stable à négative sur le secteur en mars dernier, lorsque la première pandémie a commencé. Elle estime en effet que les tendances séculaires qui ont mis le secteur de la gestion d’actifs sous pression se sont intensifiées depuis le début de la pandémie de Covid-19. Parmi elles, Moody’s cite la détérioration de l’environnement opérationnel, l'évolution des préférences des investisseurs et un contexte hautement concurrentiel dans lequel la taille, la diversité et l’accès à la distribution sont devenus essentiels. «Le secteur est mûr pour se concentrer en raison de sa fragmentation, les dix premières sociétés détenant 35 % des parts du marché mondial et une surabondance de fonds dans les disciplines indicielles», commente Rokhaya Cisse, vice-président adjoint de Moody’s. «La gestion active traditionnelle n’a plus la faveur des investisseurs et la pression sur les frais s’est accélérée pour les produits les plus courants. Aux États-Unis en particulier, les grandes banques et les compagnies d’assurance seront de redoutables prédateurs pour les sociétés de gestion d’actifs qui peuvent accroître leur propre avantage concurrentiel». Dans les prochaines années, Moody’s prédit que les flux se dirigeront vers les placements alternatifs, la gestion ESG et les produits et services axés sur les résultats (outcome). À l’heure actuelle, la part des encours ESG reste faible, mais le potentiel de croissance est important, indique l’agence. La pandémie contribue également à favoriser les opportunités d’investissement respectueuses du climat, tandis que l’innovation numérique offre des possibilités de se distinguer de la concurrence.
Le penchant des investisseurs pour la prise de risque a redonné vie à un groupe volatil et parfois dangereux d’ETF, observe le Wall Street Journal. Les ETF à effet de levier et inversés ont drainé 16,3 milliards de dollars au cours des dix premiers mois de l’année, ce qui les place en bonne voie de dépasser le record de 2008 (16,7 milliards de dollars), selon les données de Morningstar. Ces fonds utilisent l’effet de levier pour doubler ou tripler les rendements quotidiens et offrent parfois aux investisseurs une chance de profiter de l’inverse de la variation d’un indice. Par exemple, le ProShars UltraPro QQQ ETF, le plus gros ETF à effet de levier en termes d’actifs avec 8,6 milliards de dollars, a attiré près de 2 milliards de dollars en septembre.
Le groupe américain S&P Global a annoncé ce midi qu’il va acquérir son concurrent britannique IHS Markit pour environ 44 milliards de dollars, comme l’avait indiqué le Wall Street Journal dimanche. L’offre est bien, comme annoncé, entièrement en actions. IHS Markit affiche une capitalisation boursière de 37 milliards de dollars, tandis que celle de S&P Global s'élève à quelque 82 milliards de dollars. Selon les termes de l’accord de fusion, qui a été approuvé à l’unanimité par les conseils d’administration des deux sociétés, chaque action ordinaire d’IHS Markit sera échangée contre un ratio fixe de 0,2838 action ordinaire S&P Global, ce qui valorise donc la cible 44 milliards de dollars, dont 4,8 milliards de dette nette.