Alors que les cotations de Spac (special purpose acquisition vehicles), ces coquilles vides cotées destinées à acquérir une société non cotée, battent des records cette année à Wall Street avec 41 milliards de dollars levés à ce jour, la gestion indicielle a décidé de s’y intéresser. Le premier ETF (exchange-traded fund) dédié au suivi de ces Spac, baptisé Defiance NextGen Spac IPO ETF, ou Spak, a vu le jour la semaine dernière aux Etats-Unis. L’ETF ne prendra toutefois pas le risque de ne miser que sur ces sociétés « chèque en blanc » puisqu’il sera au départ investi à plus de 80 % dans deux Spac ayant déjà réalisé leur acquisition, à savoir les propriétaires de DraftKings et Virgin Galactic. Ces sociétés affichent une performance boursière bien supérieure à la moyenne des Spac historiquement. Le solde de l’ETF investira en revanche dans des Spac encore en recherche de cible, donc potentiellement dans de futurs échecs.
Les marchés d’actions européens se replient au lendemain de l’annonce par le président américain, Donald Trump, de son infection par le coronavirus. A 13h00, l’indice Euro Stoxx 50 perd 1%. A Paris, le CAC 40 recule de 0,9%. A Francfort, le DAX 30 abandonne 1,1%. Les contrats à terme sur les principaux indices américains anticipent une baisse de 1,3% à Wall Street.
La Bourse de Tokyo a annoncé avoir interrompu pour la journée entière l’ensemble des opérations à cause de la pire faille technique de son histoire, laissant les investisseurs dans l’incertitude concernant la reprise des échanges sur la troisième place boursière mondiale.
Marchés. La Commission européenne (photo) vient de publier le nouveau plan d’action destiné à redynamiser l’Union des marchés de capitaux (UMC). L’enjeu est de taille, s’agissant de soutenir la reprise et le financement de l’économie à long terme. Après le rapport Demarigny de l’automne 2019 commandé par le Conseil européen et les propositions du Forum de haut niveau constitué par sa direction des services financiers, outre les travaux du Parlement, la Commission européenne précise ses vues. Elles se déclinent en 16 actions pour favoriser l’accès des entreprises aux marchés financiers et la mise en regard de l’épargne privée. Des sujets tels que le verdissement de l’économie, la digitalisation et le financement des retraites traversent les chantiers pratiques. Ceux-ci vont s’atteler à revoir les régulations prudentielles des acteurs financiers pour encourager les investissements en actions, vers les PME et les infrastructures. La révision du cadre des fonds d’investissement européens de long terme (Eltif) à long terme doit permettre de convaincre davantage les particuliers et un nouveau cadre pour la titrisation est également prévu. En parallèle, la simplification des règles doit faciliter tant la cotation des entreprises que les analyses des investisseurs sur tous les instruments, avec une plate-forme dotée d’un accès unique aux informations financières et extra-financières. La convergence des supervisions est également sur la table, mais pour commencer du moins, sans mesure pratique de mise en œuvre. Les grands chantiers doivent être conduits dans les deux ans. Les propositions de la Commission devraient être discutées par les ministres des Finances à l’Eurogroupe du 5 octobre.
Le retour des Français vers les actions au printemps, à la chasse aux bonnes affaires, avait été remarqué et commenté. Pour qu’il y ait un acheteur, il faut un vendeur. Le dernier bulletin de la Banque de France donne une idée du phénomène de vases communicants. Pendant que les investisseurs du cru achetaient 20,7 milliards d’euros de titres au premier trimestre, dans les secteurs de la santé, l’énergie et la finance, les non-résidents se délestaient de 15 milliards. On n’avait pas connu de mouvements d’une telle ampleur lors des précédents krachs (-20 % et plus) du CAC 40 au dernier trimestre 2008 et au troisième trimestre 2011. A ce compte-là, le repli régulier du taux de détention du CAC par les non-résidents (40,7 % fin décembre) devrait se confirmer en 2020 pour la septième année consécutive.
L’avis d’expert de Xavier Girre, directeur exécutif groupe en charge de la direction financière d’EDF, Anthony Attia, CEO d’Euronext Paris, et Thibault Bechetoille, président de CroissancePlus
La Bourse de Francfort a clôturé dans le rouge mercredi, sur un marché oscillant entre incertitudes après le débat présidentiel aux États-Unis, et espoirs liés à des indicateurs conjoncturels encourageants. Le Dax a perdu 0,51% à 12.760,73 points, tandis que le MDax des valeurs moyennes a gagné 0,14% à 27.006,81 points. L’activité manufacturière de la région de Chicago, considérée comme un baromètre fiable de l'économie américaine, a augmenté en septembre. En Allemagne, le taux de chômage a légèrement baissé en septembre à 6,3%.
Jean-Pierre Mottura, directeur général de la Caisse de prévoyance des agents de la sécurité sociale et assimilés (Capssa), estime que les relations investisseur / gérants se dégradent et donne des exemples précis.
Le courtier TP Icap a annoncé être en pourparlers avancés pour racheter le courtier et opérateur de plates-formes Liquidnet pour plus de 600 millions de dollars - le prix comprendra 550 millions en cash, 50 millions de paiement différé et un complément de prix pouvant atteindre jusqu’à 100 millions.
La mode des Spac (special purpose acquisition company) ne s’essouffle pas à Wall Street. L’entrepreneur français Benjamin Vedrenne-Cloquet, ancien de Warner Media, et son associé britannique Charles McIntyre, ont déposé avant-hier auprès de la SEC, le régulateur financier américain, le document d’enregistrement de leur second Spac, EdTechX Holdings II. Cette coquille vide destinée à réaliser une acquisition dans le secteur de l’éducation lèvera 150 millions de dollars, contre 65 millions pour son prédécesseur lancé en 2018. Le premier Spaca acquis en mars dernier la société chinoise Meten Education pour 535 millions de dollars. Le second véhicule, qui mise sur la croissance du secteur de l’éducation à distance dopé par la crise du Covid19, cherchera des cibles en dehors de Chine.
Avec le premier débat entre Joe Biden et Donald Trump, la campagne est entrée dans le vif du sujet. Le risque est l’absence de résultat clair après le scrutin.
La mode des Spac (special purpose acquisition company) ne s’essouffle pas à Wall Street. Et n’inspire pas que les Américains. L’entrepreneur français Benjamin Vedrenne-Cloquet, ancien de Warner Media, spécialisé dans les technologies de l’éducation (edtech), et son associé britannique Charles McIntyre, ont déposé hier auprès de la Securities and exchange commission le document d’enregistrement de leur second Spac, EdTechX Holdings II. Cette coquille vide destinée à réaliser une acquisition dans le secteur de l’éducation lèvera 150 millions de dollars, contre 65 millions pour son prédécesseur lancé en 2018.
La plupart des produits d'épargne à long terme et d'épargne-retraite de l'Union européenne "n'ont pas eu, en moyenne, un rendement réel proche" de celui des marchés des capitaux au cours des 20 dernières années, révèle une étude de Better Finance, la fédération des investisseurs particuliers européens.
Le journal Cinco Dias rapporte, en se basant sur des données de Bloomberg,que les ETF spécialisés sur les actions espagnoles ne dépassent pas 1,15 milliards d’euros quand les ETF portés sur les actions des pays voisins se trouvent à un niveau supérieur. En Europe, les ETF spécialisés sur les actions britanniques mènent la danse avec31 milliards d’euros d’encours suivis de ceux sur les actions allemandes (24,8Md€). La Suisse se trouve en troisième position des ETF actionspays en Europe (16,8Md€) devantla France (6,8Md€) et l’Italie (3Md€). Même les ETF sur les actions suédoises (1,99Md€)devancent ceux sur les actions espagnoles alors même que le marché actions suédois est plus petit que l’hispanique. Les sociétés de gestion espagnoles interrogées par Cinco Dias évoquent pêle-mêle le fait que le marché espagnol soit niche et ait mis plus longtemps à récupérer de la crise financière du Covid-19 que ses voisins, qu’il manque de liquidité sur plusieurs compagnies cotées mais aussi d’entreprises des secteurs de la santé et de la technologie, privilégiées en ce moment par les investisseurs.