L’inflation cœur au Japon, qui exclut les aliments frais volatils mais inclut les coûts du carburant, a atteint 3,0% en septembre, un plus haut depuis huit ans. L’indice « cœur cœur », qui exclut à la fois les aliments frais et l’énergie, a augmenté de 1,8 % sur un an en septembre, contre 1,6 % en août. La hausse de cet indice privilégié par la banque centrale (BoJ) fait douter que l’inflation soit temporaire. Celle-ci reste toutefois surtout soutenue par des pressions sur les coûts : si les prix des biens ont augmenté de 5,6 % en glissement annuel, les prix des services n’ont progressé que de 0,2 %. Les syndicats réclament des hausses de salaires de 5%, un niveau très élevé pour le Japon, mais la situation économique mondiale difficile fait douter qu’elles puissent aboutir. La dispersion de l’inflation aux salaires prendra d’autant plus de temps que les négociations auront lieu l’an prochain.