Le Conseil des gouverneurs a comme prévu poursuivi son assouplissement monétaire, de 25 points de base jeudi, et recherche des compromis pour continuer sur le même chemin.
L'indice de base, qui exclut les prix volatils de l'alimentation et de l'énergie, a grimpé de 3,3%. Ces hausses étaient anticipées par les économistes.
L’institution devrait choisir la continuité jeudi, et réduire ses taux directeurs de 25 points de base (pb) comme en septembre et en octobre. Une accélération de l’assouplissement n’est pas exclue pour 2025, mais dépendra aussi des décisions de l’administration Trump.
Les 227.000 créations de postes mensuelles sont compensées par une hausse du taux de chômage, qui doit mener à une nouvelle baisse de taux le 18 décembre.
L'indice des prix harmonisé pour une comparaison européenne est ressorti à +1,7% en novembre après +1,6% le mois précédent. La consommation des ménages est orientée à la baisse en octobre.
Le gouverneur français François Villeroy de Galhau a répondu jeudi «mot pour mot» à une interview de l’Allemande Isabel Schnabel, publiée mercredi, sur la direction et la destination que doivent prendre les baisses de taux.
Sur un mois, les prix ont même diminué de 0,7% outre-Rhin alors que les économistes anticipaient une baisse plus limitée, à -0,5%. Les taux souverains reculent.
L’Europe a réduit ses stocks plus rapidement qu’en 2023 à cause des conditions météorologiques. Certains s’inquiètent d’une possible réduction des exportations russes, et d’une hausse de la demande en provenance d’Asie.
Certains gouverneurs plus restrictifs regardent encore davantage les salaires et les prix des services que les risques pour la croissance de la zone euro.
La hausse des prix au Royaume-Uni a été plus marquée que prévu le mois dernier ce qui pourrait pousser la banque centrale à rester prudente dans sa politique de réduction des taux d'intérêt.
Le billet vert a retrouvé cette semaine ses plus hauts depuis juin, tandis que la monnaie unique est au plus bas depuis octobre 2023. La politique de Donald Trump et ses impacts en zone euro soutiennent la tendance.
La consultante en stratégie de gestion chez Hugau Gestion, également membre de la National Association for Business Economics (Nabe) aux Etats-Unis, réagit aux élections américaines et analyse la position du président de la Fed.
L’élection de Donald Trump aura sans doute des effets sur l’économie américaine en 2025-2026, mais la banque centrale se donne le temps de les analyser.
La banque centrale du Royaume-uni a diminué ses taux pour la seconde fois depuis 2020. Elle relève aussi ses prévisions de croissance pour le pays en 2025.