Aidé par la baisse de l’inflation, le pays semble enclencher un nouveau cycle même si son potentiel de croissance ne devrait pas forcément augmenter beaucoup à terme.
Les prévisionnistes de L’Agefi ont, comme les marchés, décalé la première diminution du taux directeur de la Fed entre septembre et novembre. La BCE et la BoE auront activé deux baisses d’ici là.
Des créations d’emplois décevantes, avec 175.000 unités en avril, ont renforcé l’hypothèse d’une baisse de taux en septembre plutôt qu’en novembre ou décembre.
Les marchés ont réagi plutôt positivement à la conférence de presse de Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale américaine. Pourtant, ils devront attendre des données plus significatives sur la désinflation.
Les gouverneurs devraient accréditer ce mercredi 1er mai l’idée de taux élevés plus longtemps. Mais ils pourraient annoncer une diminution du rythme de la réduction du bilan.
Les perspectives de l’économie mondiale publiées le 16 avril par le Fonds monétaire international se veulent prudentes et équilibrées, dans un environnement marqué par une grande fragmentation géoéconomique.
Dans certaines régions, les hausses de taux semblent avoir moins ralenti l’économie que prévu. Ce n’est pas forcément une raison pour faire durer ces resserrements plus longtemps, préviennent aussi les chercheurs du Fonds monétaire international (FMI).
Avec un message plutôt accommodant, l’institution de Francfort rend possible une divergence monétaire avec la banque centrale américaine, que les données d’inflation empêchent d’agir trop vite.
Le nombre de nouvelles inscriptions au Fichier national des incidents de remboursement des crédits aux particuliers est en hausse de 8% sur le premier trimestre de l’année 2024, rapporte également la Banque de France.
La publication de l’indice CPI, toujours élevé, a décalé les anticipations de la première baisse de taux de la Fed à juillet ou à septembre, au lieu de juin.
Consensus et marchés assurent que la première baisse de taux en zone euro devrait intervenir le 6 juin. Mais rien ne certifie que l’institution pourrait confirmer ce scénario jeudi.
La probabilité d’une baisse des taux directeurs de la Banque centrale américaine en juin a chuté de 65% à 57% vendredi après la publication des chiffres de l'emploi.