Alstom a annoncé ce vendredi la finalisation du rachat des activités ferroviaires du groupe canadien Bombardier, une opération qui fait de lui le numéro deux mondial du secteur derrière le chinois CRC. Le prix de référence de cette acquisition s’est établi à 5,5 milliards d’euros, la valeur basse de la fourchette de 5,5 milliards à 5,9 milliards d’euros communiquée le 16 septembre dernier. Le groupe français a confirmé son objectif de dégager 400 millions d’euros annuels de synergies de coûts après quatre à cinq ans. Il prévoit aussi de rétablir la marge de Bombardier Transport «en ligne avec les standards à moyen terme».
La direction du groupe a rencontré ses grands actionnaires pour les convaincre de l'intérêt d'une offre sur l'américain DXC. Mais le scepticisme reste profond.
Responsable du département fusions & acquisitions de Baker McKenzie à Paris, l'avocat constate un retour en force des acquéreurs américains et asiatiques dans l’Hexagone.
Concurrence. La banque d’affaires Lazard, mondialement réputée pour ses conseils sur les opérations d’envergure, a annoncé le lancement de LazardNext, une nouvelle structure dédiée aux entreprises dont la valorisation est comprise entre 20 et 100 millions d’euros. Rival historique de Rothschild & Co sur le conseil en fusions-acquisitions, Lazard crée ainsi un service équivalent à son concurrent qui intervient en small caps via Transaction R. C’est donc en toute logique qu’elle y a recruté Julien Lestrade qui devient managing director de Lazard pour assurer le développement de cette nouvelle activité. LazardNext conseille les entrepreneurs, les investisseurs, les actionnaires et les familles à toutes les étapes de la vie de l’entreprise, l’objectif étant d’être davantage positionné sur les opérations primaires.
Le blocage de l’Etat, a priori et a posteriori, à la vente des deux groupes marque un tournant dans la politique de contrôle des investissements étrangers en France.
Plus d’un an après son accord conclu avec le groupe de tourisme Globalia, la compagnie aérienne IAG a annoncé qu’elle débourserait finalement 500 millions d’euros pour reprendre sa concurrente espagnole Air Europa, contre un montant d’un milliard d’euros annoncé en novembre 2019 avant la crise sanitaire. Les nouveaux termes de l’accord prévoient en outre que le paiement de cette acquisition sera différé jusqu’au sixième anniversaire suivant la finalisation de la transaction, attendue au second semestre 2021.
MGM Resorts International a annoncé mardi qu’il ne présenterait pas d’offre révisée au groupe britanique de jeux d’argent Entain, qui a rejeté sa proposition d’achat en janvier. L’américain MGM avait alors présenté une offre d’achat de 8,09 milliards de livres sterling (9 milliards d’euros) à Entain. Le groupe proposait 0,6 action MGM par titre Entain, soit 1.383 pence par action sur la base du précédent cours de clôture de MGM. Entain a jugé que cett offre, qui représentait une prime de 22%, sous-évaluait l’entreprise.
MGM Resorts International a annoncé mardi qu’il ne présenterait pas d’offre révisée au groupe britanique de jeux d’argent Entain, qui a rejeté sa proposition d’achat en janvier.
AkzoNobel a annoncé ce matin qu’il proposait d’acquérir le groupe finlandaise Tikkurila pour 1,4 milliard d’euros, un montant supérieur à l’offre de son rival américain PPG Industries. Le fabricant néerlandais de peintures et revêtements a indiqué que sa proposition reposait sur une offre entièrement en numéraire de 31,25 euros par action. Ce prix est supérieur de 113% au cours moyen pondéré des volumes de la cible sur les trois derniers mois et dépasse également l’offre concurrente soumise par PPG le 5 janvier dernier, qui s'établit à 27,75 euros par action.
Une nouvelle constellation vient illuminer le ciel du secteur automobile en ce samedi 16 janvier 2021 : Stellantis. Ce fruit de l’union entre FCA et PSA (Fiat Chrysler Automobiles et Peugeot SA) doit son nom cosmique au latin « stello » signifiant « briller d’étoiles ». Un nom, déniché avec le soutien de Publicis, qui n’incarne rien de moins que « l’esprit d’optimisme, d’énergie et de renouveau d’une entreprise diversifiée et innovante, déterminée à devenir l’un des nouveaux leaders de la prochaine ère de mobilité durable ». Le logo du nouvel ensemble figure en autant d’étoiles ses quatorze marques historiques, de Citroën à Opel, d’Alfa Romeo à Jeep. Rappelons que dans la vraie vie, le conducteur du véhicule ne doit pas, contrairement aux créateurs de nom, avoir la tête dans les étoiles.
Le monde agricole français se concentre. InVivo et le Groupe Soufflet ont annoncé mercredi après-midi être entrés « en négociations exclusives en vue d’un rapprochement fondateur ». Cette opération se ferait par un rachat de 100% du capital du Groupe Soufflet par InVivo. Ce nouveau groupe réaliserait un chiffre d’affaires combiné de près de 10 milliards d’euros, dont environ la moitié réalisée à l’international. Il serait présent dans plus de 30 pays, avec plus de 90 sites industriels, dont 59 en France, et plus de 12.500 salariés. La marque Soufflet serait maintenue. L’ensemble de l’opération pourrait être finalisé avant la fin de l’année 2021.