Alors que s’ouvre l’Ipem, le rendez-vous annuel du private equity qui se tient à Cannes du 20 au 22 septembre, Mirova profite de cette occasion pour annoncer le bouclage de son dernier fonds d’infrastructures de transition énergétique, d’un montant significatif.«Nous visions 1 milliard d’euros. Face à la forte demande de nos investisseurs et à l’importance des opportunités d’investissement, le véhicule atteint finalement 1,6 milliard d’euros», se réjouit Raphaël Lance, responsable de cette stratégie chez Mirova. Bouclé en 18 mois, le véhicule, de cinquième génération, se révèle presque deux fois supérieur au fonds précédent, bouclé en 2018 à 859 millions d’euros, lui-même bien au-dessus du fonds 3 (354 millions d’euros en 2014). Dans un contexte de crise énergétique et de choc climatique,«cette tendance ascendante témoigne d’une prise de conscience accrue des investisseurs face à l’urgence d’accélérer la transition et d’une reconnaissance de notre légitimité en la matière», perçoit Raphaël Lance. Sur les 1,6 milliard d’euros levés, 500 millions d’euros proviennent ainsi d’investisseurs ayant investi dans les millésimes précédents. Comme à chaque levée de véhicule, la filiale de Natixis Investment Managers élargit son spectre. En termes de segment d’activité,«nous allons accentuer nos engagements dans la mobilité, qui représentait 10% du précédent fonds, en mettant l’accent plus particulièrement sur les infrastructures de rechargeset l’hydrogène vert», explique le gérant, ajoutant avoir également décidé de remonter dans la chaine de valeur des projets en prenant des participations dans les développeurs.Alors que le fonds 5 est d’ores et déjà investi à hauteur de 600 millions d’euros, Mirova a ainsi pris une participation en février dans Hy2gen, société pionnière dans ce domaine. Sur le plan géographique également, le fonds, dont la stratégie était auparavant paneuropéenne, pourra investir à hauteur de 10% des encours dans des projets de pays membres de l’OCDE.«Nous mettrons notamment l’accent sur la région Asie Pacifique. Nous avons réalisé un premier investissement enAustralieen prenant une participation dans TAG Energy en avril 2022»,informe Raphaël Lance. Cette diversification géographique se reflète d’ailleurs dans la nationalité des investisseurs du dernier fonds, 75% d’entre eux se situant en dehors de l’Hexagone (Pays-Bas, Royaume-Uni, Allemagne, Espagne, Italie, Amérique du Nord et Asie).
Discrète par essence, Abénex n’en est pas moins l’une des principales sociétés de gestion mid cap françaises. Pour continuer à imprimer sa marque dans l’univers du private equity, elle vient de boucler la levée de son nouveau véhicule porte-étendard à 600 millions d’euros. En 2017, son prédécesseur s’était vu confier 425 millions, auxquels s’étaient ajoutés près de 100 millions de co-investissement pour investir dans une quinzaine d’opérations. L’équipe d’Abénex, dirigée par Patrice Verrier et Olivier Moatti, a ici bénéficié d’un soutien massif de ses investisseurs historiques. Parmi eux figurent la Caisse des dépôts, Bpifrance, le Fonds européen d’investissement, CNP Assurances ou bien encore AG2R La Mondiale. La moitié des engagements provient d’investisseurs étrangers, tandis que de nombreux dirigeants d’entreprises ont mis la main à la poche, à hauteur de 80 millions d’euros. La levée de fonds était accompagnée par l’agent de placement PJT Park Hill. Sa stratégie d’investissement restera peu ou prou identique, avec des prises de participation majoritaires ou minoritaires dans des PME et ETI valorisées entre 75 et 300 millions d’euros. Cela en ciblant les secteurs de la santé et du bien-être, de la sécurité et de la réglementation, ainsi que des services. Développement de la franchise Abénex Croissance Rassemblant aujourd’hui une quarantaine de professionnels, la plateforme d’Abénex a multipliéles offres au cours des dernières années. Tout d’abord en 2014, en lançant une nouvelle gamme de fonds immobiliers. Puis quatre ans plus tard, en recréant une offre small cap. Pour ce faire, le gérant avait repris deux professionnels évoluant chez TCR Capital, puis avait levé dès 2019 un fonds de 125 millions d’euros. Aujourd’hui, l’heure est au développement de cette franchise baptisée Abénex Croissance, destinée à investir des tickets inférieurs à 20 millions d’euros. La société de gestion prévoit en effet de partir sur la route d’ici à l’année prochaine pour lancer un fonds de deuxième génération. Le gérant est notamment connu pour avoir investi dans le groupe d’enseignement privé Eureka Education, les centres ophtalmologiques Point Vision, l’enseigne de supermarchés Grand Frais, les mayonnaises Bénéficta ou bien encore la chaîne de steak-house Buffalo Grill.
Turenne Groupe élargit une nouvelle fois son offre dans la santé. La société de gestion lance la commercialisation d’un nouveau fonds dédié aux sociétés médicales innovantes. Baptisé Next Health Capital, ce véhicule espère réunir 150 millions d’euros pour investir dans dix à quinze entreprises. «Nous souhaitons ici apporter la brique manquante à nos fonds de capital-risque et de LBO», explique Mounia Chaoui, managing partner chez Turenne. «Les entreprises présentant déjà un chiffre d’affaires mais pas encore rentables en raison de leurs investissements seront ici ciblées», ajoute-t-elle. Le fonds investira plus particulièrement dans des sociétés médicales françaises et européennes évoluant dans les domaines du diagnostic, de la e-santé, des dispositifs médicaux et des plateformes de services et de production. A ce jour, Turenne Santé dispose de 300 millions d’euros sous gestion et compte 18 sorties, pour un multiple moyen d’environ 3 fois la mise. L’équipe innovation de Turenne Santé s’appuie sur six collaborateurs, depuis le recrutement de la directrice d’investissement Claire Poulard (ex-Omnes) et du venture partner Vincent Fert (ancien PDGd’Ipsogen).
Le hedge fund macro Autonomy Capital propose aux investisseurs de retirer leur argent et d’être remboursé après avoir subi des pertes de près de 30 % depuis le début de cette année, rapporte le Financial Times. Fondé en 2003 par Robert Gibbins, un ancien de Lehman, Autonomy est un hedge fund macro qui parie sur des marchés développés et émergents. Dans une lettre envoyée aux investisseurs en juillet, Robert Gibbins indique qu’après des années à profiter de thèmes comme la convergence des taux, il allait maintenant se concentrer sur les changements de systèmes d’énergie et de production, notamment dans les transport et la technologie moléculaire. En conséquence, Autonomy donne la possibilité aux investisseurs qui ne veulent pas rester dans le fonds l’occasion de sortir à une valeur liquidative en ligne avec celle de mai (soit plus forte que l’actuelle).
ClubFunding AM, la société de gestion de ClubFunding Group, a annoncé ce 16 septembre le lancement d’Insight #2, un fonds exposé au capital-investissement immobilier. Le ticket d’entré s'élève à 10 000 €. Son objectif de rendement net de frais est de 7 % avec un horizon cible d’investissement de 6 ans. Les souscripteurs ont la possibilité de loger des unités de compte dans l’un des contrats d’assurance-vie partenaires, précise la société. Le fonds a pour objectif de répondre aux besoins de financement croissant des opérateurs immobiliers. Les projets financés, majoritairement des opérations de marchands de biens, consistant en l’achat et la revente de biens immobiliers en plusieurs lots distincts, ou de promotion immobilière, pourront s’étendre sur l’ensemble du territoire national mais aussi bientôt à travers l’Europe.
L’association espagnole de la gestion d’actifs Inverco a publié des statistiques sur la distribution des fonds d’investissement collectifs en Espagne en se basant sur un échantillon représentant 70% des fonds distribués sur le marché local. Il en ressort que 63,5% des fonds d’investissement collectifs distribués en Espagne l’ont été par le biais de la gestion discrétionnaire (29,2%) ou conseillée (34,3%), pour un montant d’environ 180 milliards d’euros, et le reste par le biais du marketing des fonds. Sur le premier semestre 2022, la proportion de fonds distribués dans le cadre de la gestion discrétionnaire ou conseillée a progressé d'1,5%.
La société d’investissement GO ! Epargne entreprise, spécialisée sur le segment de l'épargne salariale, vient de confier la gestion de sa Sicav à Tailor Asset Management, a annoncé son fondateur et directeur général Benoît Magnier. La Sicav était jusqu’ici gérée par Sanso IS, structure pour laquelle le dirigeant de GO ! avait travaillé deux ans après la fusion de Cedrus AM, dont il était cofondateur, avec Amaïka AM en 2017. Il compte trois compartiments : un court terme (16 millions d’euros d’encours à fin août), un moyen terme (7,5 millions), et un long terme (7,5 millions).
La transition énergétique aiguise les appétits. Quatre dirigeants d’entreprises européennes du secteur viennent de lancer cet été Junction, un nouveau fonds de capital-investissement dédié à la thématique. Il s’agit de Pieter-Jan Mermans, cofondateur de REstore, de Vincent Gregoir, ancien partner d’Inven, de Bruno Vanderschueren, fondateur du fournisseurs d'énergie Lampiris, et de Dirk Dewals, ancien membre du comité exécutif de la société de gestion de private equity GIMV. Ils sont basés à Anvers et Berlin. Les quatre fondateurs ont déjà levé 75 millions d’euros, et visent un montant final de 100 millions. Ils vont principalement investir des tickets de 5 à 15 millions d’euros dans des petites et moyennes entreprises européennes qui jouent un rôlé clé dans la transition énergétique. Ils éviteront particulièrement les start-ups peu matures. Le fonds est classé article 9 selon la réglementation SFDR.
Esfin Gestion, filiale d’Ecofi Investissements, a annoncé ce 15 septembre le premier closing de son fonds Bio filières durables, un fonds à impact au service du développement et de la transmission des entreprises de l’agriculture biologique. La société de capital-investissement a levé 23,5 millions d’euros, principalement auprès d’investisseurs institutionnels, de sociétés d’investissements, de family offices et de dirigeants d’entreprises. L’objectif final s'élève à 50 millions d’euros. Le fonds est classé article 9 de la réglementation SFDR. Le fonds investit en fonds propres et en quasi-fonds propres entre 0,5 et 6 millions d’euros dans «des groupements agricoles, des transformateurs agro-alimentaires, des importateurs, des exportateurs, des négociants, des distributeurs engagés dans une démarche bio exigeante et animés de la volonté d’agir au plan de leur responsabilité sociale et environnementale». L’équipe d’investissement dédiée au fonds est composée de Laurent Mérimé, initiateur du fonds et ayant réalisé de nombreux investissements dans des entreprises bio, et de Walid Kenaissi, un spécialiste des fusions-acquisitions dans le secteur agricole et agro-alimentaire. L’équipe sera complétée début 2023 par un chargé d’affaires.
Le fonds CD France Expertise de Cholet Dupont Asset Management, qui comptait 55 millions d’euros d’encours à fin août, va voir son patrimoine augmenter à la faveur d’une fusion-absorption avec un autre fonds actions françaises géré par Oudart Gestion, Oudart Actions Françaises, a appris NewsManagers. Le fonds Oudart Actions Françaises compte plusde 25 millions d’euros d’encours à mi-septembre 2022. La fusion des deux fonds, entérinée début septembre, est prévue en date du 26 septembre. Selon un document consulté par NewsManagers, elle s’opère dans le cadre de la réorganisation de la gamme des deux sociétés de gestion. Pour rappel, les groupes Cholet Dupont et Oudart se sont rapprochés en juin 2021. Cholet Dupont AM et Oudart Gestion «ont estimé qu’il est dans l’intérêt des porteurs de parts des deux fonds de regrouper ces deux entités par voie de fusion, dans une même structure juridique». A date, le fonds CD France Expertise de Cholet Dupont Asset Management demeure le plus ancien fonds ouvert en actions françaises, catégorisé comme tel par le registre de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Le fonds, investi dans les grandes capitalisations françaises, a été lancé début octobre 1979 et a vu son processus de gestion être modifié pour la dernière fois en octobre 2008 lorsque Philippe Lesueur, co-gérant avec Arnaud Cayla, en a repris la gestion. Oudart Actions Françaises présente, lui, un historique de performance de 30 ans, ayant été lancé en septembre 1992. Il est actuellement géré parNicolas Brault et Olivier Tellier.
WisdomTree vient de lancer le WisdomTree Blockchain Ucits ETF (WBLK). Coté sur le Börse Xetra et Borsa Italiana, il vise à répliquer le cours et le rendement, avant imputation des frais de gestion, de l’indice WisdomTree Blockchain Ucits. Le total des frais sur encours (TFE) de cet ETF s’élève à 0,45 %. Le nouvel ETF sera coté sur le London Stock Exchange le 14 septembre 2022. L’indice a été développé par WisdomTree. Il est conçu pour s’exposer à la performance des entreprises spécialisées dans les technologies de la blockchain et des cryptomonnaies, tout en étant compatible avec les critères ESG de WisdomTree. WBLK est le huitième ETF de la gamme d’actions thématiques de WisdomTree qui compte 1,1 milliard de dollars d’encours sous gestion. Il est le troisième lancé en 2022 après WisdomTree Recycling Decarbonisation Ucits ETF (WRCY) et WisdomTree New Economy Real Estate Ucits ETF (WTRE).
Le gestionnaire américain BlackRock a nommé Sam Vecht, actuel directeur des actions émergentes, comme gérant principal du fonds BGF Latin American, fonds investi dans des actions d’Amérique latine et qui cumule 806 millions de dollars, indique Citywire Americas. Sam Vecht a remplacé Ed Kuczma, qui a quitté la firme. Christoph Brinkmann, qui a rejoint BlackRock en 2015, a été nommé gérant adjoint sur le fonds BGF Latin America.
Du nouveau dans la démocratisation du private equity. La société de gestion Mirova, filiale de Natixis Investment Managers, a décidé d’ouvrir à la clientèle privée son premier fonds de capital investissement à impact. «Une situation de marché favorable» Lancé en 2021, Mirova Environment Acceleration Capital ambitionne «d’accompagner en capital les entreprises dont l’activité vise à répondre aux Objectifs de développement durable (ODD) fixés par les Nations Unies», écrit la société dans un communiqué. Son approche repose sur cinq thématiques: villes intelligentes, ressources naturelles, technologies agri-agro, économie circulaire et énergies propres. «La situation de marché est assez favorable à la stratégie du fonds, a souligné Marc Romano, directeur private equity impact chez Mirova, à la rédaction. Nous investissons dans des entreprises qui innovent pour avoir un impact positif sur l’environnement». Il vante égalementla «résilience du segment impact du private equity» dans la conjoncture: «Alors que nous entrons sans doute dans un cycle économique moins porteur, cette tendance de société très forte, qui nourrit la croissance des entreprises, est une source de valeur intéressante pour les particuliers». Un FCPR nourricier accessible dès 10.000 euros Le fonds est catégorisé article 9 du règlement Sustainable Finance Disclosure Regulation (SFDR) et est labellisé ELTIF (European Long-Term Investment Fund, ((1)), ce qui lui donne accès à tous les investisseurs professionnels et non professionnels éligibles du Vieux continent. Sur les 300 millions d’euros visés, le fonds en a déjà collecté 90 millions. Cinq investissements ont été réalisés en France et deux autres devraient bientôt suivre d’ici la fin de l’année, européens cette fois-ci (sur un total de 25 prévus). L’ouverture aux investisseurs particuliers, «prévue dès le lancement du fonds» assure Marc Romano, se fera en deux temps. Mirova Environment Acceleration Capital leur sera d’abord accessible dès 100.000 euros, avec une immobilisation des capitaux de 10 à 12 ans. Un Fonds commun de placement à risque (FCPR) récemment agréé par l’AMF devrait bientôt suivre, avec un ticket d’entrée de 10.000 euros seulement. Il servira de fonds nourricier à Mirova Environment Acceleration Capital Côté distribution, les discussions sont déjà engagées avec cinq banques privées et cinq assureurs vie. (1) Fonds européen d’investissement à long terme
Les fonds commercialisés en Suède ont enregistré des collectes de 14 milliards et 3,2 milliards de couronnes suédoises en juillet et août, respectivement, rapporte l’association suédoise des fonds d’investissement Fondbolagens Förening, soit 1,3 milliard d’euros et 300 millions d’euros. L’été a donc été ensoleille pour le secteur après un début d’année compliqué. Les fonds actions ont drainé 5 milliards de couronnes en juillet et 4,5 milliards de couronnes en août. Mais entre janvier et août, ces fonds voient toujours sortir 28,6 milliards de couronnes. Les deux seules catégories de fonds en positif depuis le début de l’année sont les fonds monétaires (+9,3 milliards de couronnes) et les hedge funds (+6,6 milliards).
La société de gestion nordique Nordea Asset Management vient de lancer un fonds durable axé sur des actifs réels cotés dénommé Nordea 1 - Global Sustainable Listed Real Assets. Ce véhicule investira dans des sociétés immobilières et d’infrastructure cotées reconnues en matière de durabilité environnementale et sociale ainsi que d’innovation technologique. Il sera catégorisé sous l’Article 9 du règlement européen Sustainable Finance Disclosure Regulation (SFDR). Nordea AM a confié la gestion de ce fonds à CBRE Investment Management. Jeremy Anagnos, gérant du fonds existant dénommé Nordea 1 - Global Listed Infrastructure Fund, pilotera ce nouveau véhicule. Nordea AM gérait 292 milliards d’euros au 31 décembre 2021.
L’association européenne des gestionnaires d’actifs Efama a publié, lundi, sa réponse à la consultation du gendarme européen des marchés financiers Esma sur le projet de standards techniques au sujet de la distribution et gestion transfrontalière de fonds d’investissement Ucits et alternatifs au sein de l’Union européenne. Le régulateur espère entre autres à harmoniser les documents relatifs à la notification de la distribution de fonds d’investissement au sein de l’UE en vue de faciliter la distribution transfrontalière. Dans sa réponse, l’Efama juge que le projet de standards techniques demande aux ManCo (management companies) chargées de la distribution transfrontalière des fonds Ucits de fournir des informations un peu trop détaillées aux Etats européens. Dans ce projet de standards, un article requiert des ManCo les copies des accords de délégation de gestion ainsi que le noms, adresses et contacts des délégués, ce qui va pour l’Efama au-delà des informations réglementaires déjà demandées par la directive européenne sur les fonds Ucits. Cette dernière demande aux ManCo souhaitant gérer un fonds Ucits établi dans un autre Etat membre de l’UE de fournir à l’Etat d’origine du fonds Ucits la version écrite des accords signés avec les dépositaires et des informations sur les arrangements de délégation en matière de gestion et d’administration du fonds. L’Efama relève en outre que les lettres-modèles de notifications de distribution transfrontalière de fonds imaginées par l’Esma pourraient être «fastidieuses et difficiles» à remplir car elles demandent des informations très détaillées, qui pourraient être soit confidentielles soit indisponibles, notamment dans le cas des sociétés de tierce-partie marketing (TPM). Le lobby des gestionnaires européens estime que maintenir à jour une liste de TPM ainsi que de sites web via lesquels les fonds sont commercialisés dans une juridiction pourrait être un processus fastidieux. Cela nécessiterait des mises à jours fréquentes de la documentation relative à la notification chaque qu’un fonds est commercialisé via un nouveau distributeur, écrit l’Efama. Même chose pour la rédaction de la description de la stratégie marketing des fonds qui évolue en fonction de nombreux paramètres. Au passage, l’Efama indique que l’obligation de notifier une durée de levée de fonds ou une cible minimum/maximum de levée de capitaux pour un fonds dans la description de la stratégie marketing, présente dans le projet de l’Esma, lui paraît «assez étrange». L’Efama demande aussi à l’Esma de pousser pour l’harmonisation des moyens de déclaration des notifications de distribution transfrontalière des fonds Ucits et alternatifs. L’association pointe le fait que certains régulateurs disposent d’un portail en ligne pour recevoir ces notifications quand d’autres demandent aux ManCo de les transmettre dans un format spécifique et de les mettre dans un fichier Zip. L’Efama pousse pour une plateforme européenne en la matière. Enfin, les gestionnaires européens réclament que les futurs standards techniques ne soient pas applicables de manière rétrospective aux notifications de passporting de fonds déjà existantes. En clair, l’Efama veut éviter aux ManCo de soumettre à nouveau les notifications de distribution transfrontalière de fonds déjà existantes dans le nouveau format décidé par l’Esma. Pour le lobby, les ManCo ne devraient le faire que lors de changements dans les arrangements de distribution sous-jacents.
EQT s’engage dans la chasse aux licornes. Le gérant d’origine suédoise vient de frapper fort en bouclant la levée de son tout premier fonds de growth, à 2,2 milliards d’euros. Un montant record pour un «first time fund» sur le marché européen de la tech. A titre de comparaison, Eurazeo avait empoché l’an dernier 1,6 milliard d’euros sur cette même stratégie, à l’occasion du closing final de son troisième fonds. «EQT est désormais en capacité d’investir des tickets allant de 50 et 200 millions d’euros par opérationpour dénicher les champions de demain», se félicite l’associé Nicolas Brugère – responsable du bureau français du gérant. Sept opérations ont d’ores et déjà été réalisées avec ce véhicule, aujourd’hui investi à hauteur de 30%. La plus emblématique a été menée l’an dernier sur Vinted. EQT avait alors pris la tête du tour de table de 250 millions d’euros de la plateforme de produits de seconde main. Un ex-Microsoft aux manettes Créée à partir de l’automne 2020, l’équipe «growth» du gérant dispose d’un mandat pour intervenir aussi bien sur le Vieux Continent qu’en Israël. Cela en dépit des turbulences qu’a connues l’environnement techces derniers mois. «Chez EQT, nous restons de grands fervents de la tech car nous sommes convaincus par sa capacité à transformer l’économie. Qui plus est, le marché européen présente des fondamentaux solides et il reste moins capitalisé qu’en Amérique du Nord», note Nicolas Brugère. Une observation partagée par les investisseurs du gérant, également rassurés par le profil des professionnels officiant au sein du fonds. Parmi eux, le responsable Marc Brown, une pointure du secteur qui revendique plus de 20 ans d’expérience chez Microsoft. Il y avaitnotamment supervisé les acquisitions de LinkedIn, de GitHub et de Minecraft. Depuis 2020, il pilote une équipe constituée d’associés d’EQT et de profils expérimentés tels que Carolina Brochado, ancienne associée de Softbank. Avec cette nouvelle offre, EQT complète sa plateforme totalisant près de 77 milliards d’euros d’actifs. EQT Ventures avait vu le jour en 2016, avec un premier fonds de 566 millions d’euros, suivi d’un deuxième levé en 2019, à hauteur de 660 millions. Le troisième serait actuellement sur la route. A l’autre bout du spectre, la société de gestion suédoise intervient avec son neuvième fonds LBO, doté de 15,6 milliards d’euros. Le dixième est en cours de levée, avec un objectif fixé à 20 milliards.
M&G annonce, ce lundi, son intention de renforcer les caractéristiques ESG (environnement, social, gouvernance) de dix fonds de sa gamme actions dans le cadre de son engagement à faire évoluer ses stratégies vers des résultats ESG, durables ou à impact. Une fois ces changements appliqués, neuf des stratégies seront désormais classées Article 8 du règlement SFDR, assure le communiqué. Les neuf fonds en cours de transition vers l’Article 8 adopteront une approche à biais ESG positif c’est-à-dire avec une notation ESG moyenne pondérée supérieure à celle de leurs indices de référence ou au moins équivalente à une notation A de MSCI ESG Research. Les changements vont également se traduire par l’instauration d’une série d’exclusions ESG fondées sur des normes, des secteurs et/ou des valeurs spécifiques. Ces exclusions limiteront la capacité des fonds à investir dans des sociétés ayant des activités dans les domaines du tabac, des divertissements pour adultes, des jeux d’argent, des armes controversées, des forages dans l’Arctique et de l’extraction de sables bitumineux, en plus des restrictions déjà existantes concernant le charbon thermique. Ces restrictions incluront également les sociétés qui ne respectent pas les principes du Pacte mondial des Nations Unies. Les objectifs financiers des fonds resteront inchangés, tout comme leurs indices de référence. Par ailleurs, les caractéristiques ESG du fonds M&G (Lux) Global Themes Fund, lequel relève déjà de l’article 8 du règlement SFDR, vont être renforcées à partir du 10 novembre 2022. Le fonds adoptera également un biais ESG positif et modifiera ses critères d’exclusion, conclut M&G.
Meanings Capital Partners, anciennement Meeschaert Capital Partners, a obtenu le label «ISR Immobilier» pour son fonds géré selon une stratégie value add, le «Meanings Real Estate Fund». Ce type de stratégie vise une amélioration rapide et significative de la performance des bâtiments grâce à des rénovations. Le fonds investit dans des biens immobiliers valorisés entre 15 et 100 millions d’euros principalement à Paris et en Ile-de-France, dans le tertiaire et le résidentiel, avec une capacité d’investissement total d’environ 750 millions.
Morgan Stanley Investment Management va rouvrir le fonds Global Opportunity géré par Kristian Heugh, après que les actifs de la stratégie ont chuté d’environ 20 milliards de dollars a un peu plus de 9 milliards de dollars ces 18 derniers mois, rapport Citywire Professional Buyer. La version américaine et institutionnelle de ce fonds d’actions monde sera rouvert en début d’année prochaine. Un porte-parole du groupe a confirmé que cela concernerait aussi la version Ucits de la stratégie. Le fonds a été fermé en février 2021 après un doublement de ses actifs en 2020 à 20 milliards de dollars.