La débandade se poursuit pour les fonds actions au Royaume-Uni. Après avoir enregistré une décollecte sans précédent en août à hauteur de 1,9 milliard de livres(2,2 milliards d’euros), les fonds actions distribués outre-Manche ont subi des sorties de 2,36 milliards de livres (2,7 milliards d’euros) en septembre selon les données de Calastone. Ce nouveau pic de décollecte porte à 6,63 milliards de livres (7,6 milliards d’euros) le montant des rachats observés sur les fonds actions au Royaume-Uni depuis le début de l’année, dont 4,7 rien que pour le troisième trimestre 2022. Même en 2016, année du vote sur le Brexit et qui était la pire année en huit ans d’après les données de Calastone, les flux n’avaient pas été aussi négatifs qu’au troisième trimestre 2022. Les fonds actions britanniques ont connu leur 16ème mois de décollecte consécutif. Des rachats de 694 millions de livres ont été observés. Les fonds obligataires ont terminé septembre avec une collecte de 72 millions de livres mais Calastone précise que l’annonce du mini-budget par le nouveau chancelier Kwasi Kwarteng a eu un impact négatif très fort sur la classe d’actifs dans la dernière semaine de septembre. Les fonds immobiliers, qui ont déjà connu maintes épisodes de gel des souscriptions/ rachats ces dernières années au Royaume-Uni, ont subi des rachats de 89 millions de livres. Certains gestionnaires comme Schroders et BlackRock ont, ces derniers jours, posé des limites concernant le montant possible des rachats pour les investisseurs institutionnels dans leurs fonds immobiliers britanniques.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a donné son feu vert pour la commercialisation de 169 nouveaux fonds d’investissement européens auprès des investisseurs français au cours du troisième trimestre 2022, selon le décompte réalisé par NewsManagers. Plus précisément, 64 fonds ont été autorisés en juillet, 54 en août et 51 en septembre. Le régulateur français des marchés financiers a validé la commercialisation de 482 nouveaux fonds européens en France depuis le début de l’année. Sur les 169 fonds autorisés au troisième trimestre, 46 étaient des fonds indiciels cotés (ETF), soit environ 27% des fonds.Par ailleurs, 75 des 169 fonds comportaient dans leur intitulé une référence à l’investissement durable (ESG, ISR,sustainable,green, net zero,blue, impact, Paris-Aligned Climate, PAB, biodiversité, positive change,better world, SDG,low carbon,decarbonisation), soit 44% des fonds européens autorisés par l’AMF au cours du troisième trimestre 2022. Au total, 7.994 OPCVM européens étaient autorisés sur le marché français en date du 3 octobre 2022.
La société de gestion Sanso IS compte poursuivre son développement de produits sur la thématique de la nature. Après un premier fonds de lutte contre le réchauffement climatique, Sanso Smart Climat, lancé en fin d’année dernière, l’équipe prépare un fonds sur la biodiversité, a annoncé le directeur général David Kalfon, en marge d’un point macro-économique pour la presse. Le futur véhicule devrait voir le jour au premier trimestre 2023, sans plus de précision. Le dirigeant a également fait un point sur la collecte en cours. Elle s’élève actuellement à 80 millions d’euros nets depuis le début de l’année, grâce notamment aux fonds Smart Climate et Objectif Durable 2024. Les encours ont toutefois décru de 100 millions sous l’effet de marché, pour afficher désormais 1,4 milliard d’euros. Ils sont repartis de manière équivalente entre la clientèle CGP et les institutionnels (family offices compris). Concernant son fonds de fonds de private equity Private Star Selection II, géré pour Cedrus & Partners, Sanso a déjà levé 25 millions d’euros, et compte toujours atteindre sa cible de 40 millions pour la fin de l’année.
Dans le tumulte des marchés, les investisseurs internationaux ont une nouvelle fois joué la prudence en matière de placement dans des fonds d’investissement. Entre le 22 et le 28 septembre, les flux nets se sont principalement dirigés vers les stratégies liées aux grandes capitalisations américaines et la dette souveraine, selon le «Flow Show», le rapport hebdomadaire de BofA Global Research sur les flux dans les fonds d’investissement. Dans le même temps, le reste des fonds obligataires ont décollecté, tout comme les fonds monétaires, dont les porteurs de parts ont repris 52,8 milliards de dollars en cette fin de trimestre. L’univers des fonds obligataires a enregistré 13,7 milliards de dollars de retraits nets cette semaine dans sa globalité. Les fonds de dettes souveraines au nominal ont pourtant attiré 7,7 milliards de dollars. Mais ce bon résultat est contrebalancé par une décollecte de 7,1 milliards sur les fonds de dettes d’entreprises notées de bonne qualité investment grade, de 4,4 milliards sur la dette émergente, de 3,3 milliards sur les fonds de dettes municipales, et de 2,2 milliards sur la dette d’entreprises notées high yield. Du côté des actions, la collecte s’élève à 7,6 milliards de dollars. Mais les fonds gérés de manière active ont souffert, avec une décollecte de 13,7 milliards de dollars, tandis que les fonds indiciels (ETF) ont reçu 21,3 milliards de dollars. Les fonds d’actions américaines ont obtenu la grande majorité des flux, avec 8,9 milliards de dollars nets. Cela provient principalement des fonds de grandes capitalisations, avec +11,6 milliards. Peu d’autres stratégies sur le continent ont enregistré une collecte nette cette semaine, à l’exception de ceux centrés sur les secteurs de l’énergie (+0,8 milliard), de la tech (+0,7 milliard), et des «utilities» (+0,3 milliard). Deux catégories ont connu une forte décollecte dans les actions américaines: les stratégies croissance (-3,1 milliards de dollars) et matériaux (-3,7 milliards). Dans le reste du monde, les fonds d’actions japonaises ont reçu 1,9 milliard de dollars, et ceux d’actions émergentes 1,7 milliard. Les fonds d’actions européennes ont, eux, rendu 0,3 milliard de dollars.
Semaine riche en nouveautés, c'est le moins que l'on puisse dire. En intégrant deux organismes de placement collectif en immobilier, ce sont pas moins de neuf fonds qui voient le jour, auquel nous avons ajouté un indice, obligataire "neutralité carbone" dont tôt ou tard un ETF pourra répliquer la performance..., ,
CPR Asset Management, affilié d’Amundi spécialisé sur la gestion thématique, s’est joint au fournisseur de données sur les fonds Quantalys Harvest Group pour le lancement d’un fonds de fonds actions thématiques, qui vise principalement les conseillers de gestion en patrimoine. Le fonds CPR Quantalys Sélection Thématique va piocher dans un univers de 600 fonds actifs et fonds indiciels cotés (ETF) répartis sur 15 thématiques d’investissement dont le vieillissement de la population, les énergies renouvelables ou encore la robotique. A partir de ces 15 thématiques, Quantalys Harvest Group calcule des moyennes de performance sur chaque thématique et attribue à chacun des fonds un score thématique (indicateur issu d’un classement mensuel quantitatifpermettant de les comparer entre eux et de sélectionner les meilleurs scores par thématique, précise un communiqué. CPR AM procède à l’allocation de fonds en combinant des vues stratégiques, qui reflètent les thématiques les mieux positionnées à horizon 3-5 ans selon son analyse, et des ajustements tactiques pour adapter le portefeuille à l’environnement de marché. L’exposition actions du fonds de fonds, géré par Julien Levy-Kern, est comprise entre 75% et 120%. Il peut investir jusqu'à 30% de son actif dans les fonds d’une même société de gestion. Il peut allouer 20% maximum de ses encours à des fonds ayant moins d’un an d’existenceafin de pouvoir intégrer des fonds ou thématiques nouvellement créés. Enfin, une allocation maximale de 20% des encours sous gestion pourra être réalisée au travers de fonds (y compris ETF) intégrant les vues tactiques du gérant sur les secteurs, les styles, la géographie. Julien Levy-Kern, gérant de portefeuille au sein de l’équipe de gestion flexible et d’allocation d’actifs chez CPR AM, s’occupera de ce nouveau produit.
BNP Paribas Asset Management (BNP Paribas AM) vient de lancer un fonds indiciel coté dénommé BNP Paribas Easy ESG Eurozone Biodiversity Leaders PAB. Cet ETF investira dans des entreprises ayant un impact potentielsur la biodiversité plus faible que leurs pairs. Il sera coté sur Euronext Paris et la Bourse allemande Xetra à partir du 29 septembre 2022. Le produit est aligné avec leParis-Aligned Benchmark (PAB) et dispose de la classification Article 9 du règlement européen Sustainable Finance Disclosure Regulation (SFDR). Ce fonds indiciel réplique l’indice Euronext ESG Eurozone Biodiversity Leaders PAB. Celui-ci comprend une soixantaine de valeurs européennes, sélectionnées en fonction de leur impact potentiel sur la biodiversité. Ce dernier est calculé par Iceberg Data Lab à travers la métrique «Corporate Biodiversity Footprint score». Les entreprises du portefeuille sont issues de l’indice Euronext Eurozone 300. Elles sont sélectionnées selon l’approche «Best-in-class», qui en retient 30% de chaque secteur d’activité. BNP Paribas AM gérait 500 milliards d’euros d’actifs au 30 juin 2022.
NextStage AM a annoncé ce 28 septembre le lancement d’un nouveau fonds commun de placement dans l’innovation (FCPI). DénomméFCPI NextStage Découvertes 2022-2023, le véhicule va accompagner la croissance de PME innovantes cotées et non cotées tout en permettant de bénéficier d’une réduction d’impôts sur le revenu à hauteur de 22,5% du montant souscrit via le dispositif « réduction sur le revenu loi Madelin ». Ce véhicule constituera un portefeuille diversifié d’au moins 20 PME cotées et non cotées françaises en forte croissance, jugées au business model éprouvé et générant entre 5 et 30 millions d’euros de chiffre d’affaires. Le FCPI investira principalement sur les trois grandes disruptions économiques identifiées par NextStage AM : le digital, la santé intelligente, et l’innovation environnementale. La solution d’investissement aura une durée de vie de huit ans prorogeable deux fois un an. La gestion a été confiée à Florent Saint Léger et son équipe de trois personnes. La souscription est ouverte jusqu’au 31 décembre 2023.
Ark Investment Management, la société de gestion de Cathie Wood, vient de lancer son premier fonds dans le non-coté, le Ark Venture Fund. Ce fonds géré activement sera investi dans des entreprises cotées et non cotées qui se focalisent sur les innovations permises par la tech et, de manière sélective, dans d’autres fonds de capital-risque. Le fonds sera accessible aux investisseurs américains à partir de seulement 500 dollars et via l’application Titan. Le taux de frais sur encours est estimé à 4,22 %, dont 2,75 % de frais de gestion.
BNY Mellon Investment Management et Newton Investment Management Limited ont annoncé ce 26 septembre le lancement du BNY Mellon Sustainable Global Emerging Markets Fund. Libellé en dollars, ce fonds sera géré par Ian Smith et Paul Birchenough, deux gérants spécialisés actions émergentes chez Newton. Classé article 9 selon le règlement SFDR, le fonds utilisera l’approche d’investissement durable de Newton pour cibler les opportunités d’investissement sur les marchés émergents dans des sociétés qui sont jugées comme cherchant à gérer les facteurs sociaux et environnementaux de manière optimale, dans le but de générer des rendements durables. Ces opportunités englobent des fournisseurs de solutions répondant à des besoins sociaux et environnementaux urgents, des opérateurs et des entreprises qui s’engagent à investir dans les futurs besoins environnementaux et sociaux et à s’y adapter de manière jugée constructive.
Meeschaert AM a annoncé ce 26 septembre le lancement de MAM Target 2027, un fonds à échéance d’une durée de 5 ans, principalement investi dans des obligations à haut rendement, 100% en euros, classé SFDR Article 8. Le processus de gestion du fonds vise à sélectionner des émetteurs leaders dans leurs secteurs et présentant une bonne visibilité sur leurs cash flows, leur permettant ainsi une bonne résilience dans une phase de normalisation de la croissance. La gestion se veut également réactive avec une forte attention portée à l’environnement macroéconomique et à la liquidité des marchés obligataires. Le fonds est cogéré par Guillaume Truttmann, gérant obligataire, et Aurélien Buffault, directeur de la gestion obligataire, avec l’appui d’une équipe pluridisciplinaire, composée de huit gérants et analystes.
Sofidy a annoncé ce 26 septembre le lancement de SoLiving, Organisme de placement collectif en immobilier (OPCI) labellisé ISR immobilier, dédié au marché européen du résidentiel et de l’hébergement. Les gérants viseront : le résidentiel (libre, intermédiaire ou social), les résidences gérées (résidences étudiants, résidences services seniors, crèches ou le coliving), les actifs d’hébergement touristique comme les hôtels ou les résidences de tourisme, et des actifs financiers à thématique immobilière. La stratégie ESG de SoLiving repose sur une approche mixte «Best in class» (acquisitions d’actifs performants et neufs) et «Best in progress» (acquisition d’actifs offrant un potentiel d’amélioration via la rénovation).
Apicil Asset Management, filiale de gestion du groupe de protection sociale Apicil, vient de lancer un fonds obligataire à échéance 2027 sur le segment high yield. Le fonds commun de placement (FCP), baptisé Apicil Haut rendement 2027, est classé article 8 selon la réglementation SFDR et sera commercialisé jusqu’en juillet 2023. Il est géré selon une approche buy and watch (et non pas buy and hold) avec suivi constant du portefeuille visant à réaliser des arbitrages permanents de prise de profit et d'évitement des défauts. L’univers d’investissement repose sur environ 300 obligations à haut rendement (dites obligations spéculatives) et convertibles, en grande majorité au sein de l’OCDE, en euro ou autres devises. Il aura un minimum de 75% de titres dont l’échéance tombe avant la date du 31 décembre 2027. Un filtre ESG est appliqué pour arriver à un portefeuille final d’environ 80 titres. Apicil explique que la classe d’actifs affiche un niveau de rendement qu’elle n’avait plus connu depuis mars 2020 en pleine crise de la Covid 19, avec un rendement moyen de plus de 6,5% pour l’indice Bloomberg Euro High Yield. Les indices high yield ont une sensibilité taux très réduite par rapport aux autres classes d’actifs obligataires. «Avec une duration de 3.6 pour l’indice high yield le point mort, niveau de hausse de taux nécessaire avant d’avoir une performance négative, se situe désormais à 2%. En d’autres termes, on peut encore avoir un écartement de 2% avant d’avoir une performance négative sur la classe d’actifs», explique un document de présentation, qui ajoute que «dans un contexte de normalisation des politiques monétaires, le High Yield euro s’est historiquement démarqué en étant naturellement plus résilient face à une remontée des taux d’intérêt».
Eiffel Investment Group vient de lancer un fonds destiné aux particuliers et devant leur permettre de participer au financement de l’économie verte et de la transition énergétique, Eiffel Infrastructures Vertes. Ce fonds investira principalement au travers d’obligations et d’obligations convertibles de sociétés de projet contribuant à la transition énergétique et détenant des actifs de production d’énergie renouvelable (solaire, éolien, hydroélectricité, méthanisation…). Eiffel Investment Group revendique dix années d’ancienneté dans les investissements d’infrastructures vertes, pilotés par une équipe de 20 personnes. Au 30 juin 2022, la société a investi près de 1,5 milliard d’euros dans plus de 3.800 infrastructures de production d’énergie renouvelable au travers de 170 transactions. Le fonds est accessible en unité de compte dans le cadre de l’assurance-vie, des contrats de capitalisation et de l’épargne retraite.
La finance est partie prenante dans le développement durable. Et s'il était besoin de le démontrer, la lecture du catalogue des nouveaux fonds cette semaine tendance apporte à elle seule un bel éclairage...
Ostrum Asset Management, affiliée du groupe Natixis Investment Managers, vient de lancer un nouveau fonds obligataire investi sur le thème de la «transition juste». Baptisé Ostrum Global Sustainable Transition Bonds, il est classé article 9 selon la réglementation européenne SFDR. L’idée derrière le terme «transition juste» est de viser la dette d’entreprises ou d’Etats qui vont participer à l’effort de ralentissement de la hausse des températures, respecter l’environnement et la biodiversité et cerise sur le gâteau, être inclusive d’un point de vue social et des territoires. Le fonds sera investi à 100% en obligations durables internationales. Ostrum a fait l’acquisition d’un total de 23 milliards d’euros en obligations durables pour le compte de ses clients tous fonds confondus. Pour ce dernier venu, il part avec une base de 40 millions d’euros d’encours. Il sera disponible pour les investisseurs institutionnels et particuliers. Les obligations sélectionnées devront répondre à certains filtres de notations au sein d’un outil propriétaire dédié, ImpACT.
Dans un communiqué commun, Alantra et le gestionnaire de réseau de transport Enagas, à travers sa filiale de corporate venture Enagas Emprende, annoncent le closing final de Klima Energy Transition (Klima), un fonds dédié à la transition énergétique, à 210 millions d’euros. Le fonds prend des participations minoritaires dans des entreprises jugées à fort potentiel de croissance dans les secteurs de la transition énergétique tels que les solutions à faible émission de carbone, les réseaux électriques intelligents, le stockage de l'énergie, les énergies renouvelables et les technologies habilitantes, la numérisation de l’ensemble de l'équation énergétique, l’efficacité énergétique et le transport durable. Le Fonds européen d’investissement, filiale de la Banque européenne d’investissement, s’est engagé à hauteur de 30 millions d’euros précise le communiqué. Les autres souscriptions proviennent d’investisseurs institutionnels, d’entreprises liées au secteur de l'énergie, d’institutions publiques et européennes, et de family offices. Alantra et ses actionnaires, Enagas, ainsi que l'équipe d’investissement ont souscrit à hauteur d’environ 50 millions d’euros dans le fonds. Klima a déjà réalisé trois investissements : Mainspring, un producteur d'électricité américain, Meteomatics, une société suisse de prévisions météorologiques, et SunRoof, une société suédoise d'énergie solaire. «Au cours des deux dernières années, nous avons analysé plus de 300 entreprises qui sont parfaitement dans la cible de la stratégie d’investissement de Klima. L’opportunité de marché est énorme et en forte croissance étant donné le besoin urgent de solutions pour aider à décarboner l'économie», a déclaré Bastien Gambini, Managing Partner chez Klima. L'équipe d’investissement est composée de six professionnels basés en France, en Allemagne et en Espagne.