Les sociétés de gestion dans le monde ont jusqu'à présent engagé 16.000 milliards de dollars d’actifs pour atteindre des émissions nettes de gaz à effet de serre nulles d’ici 2050 ou plus tôt, soit 39% de leurs actifs totaux, selon le dernier rapport de la Net Zero Asset Managers Initiative. L’association indique que ses membres gèrent un total de 61.000 milliards de dollars. Sur ce total, 83 investisseurs gérant 42.000 milliards de dollars se sont fixé des objectifs, visant à ce qu’un total de 39 % de leurs actifs atteignent le niveau «net zéro» d’ici 2050. Ce chiffre est en hausse de 4 % par rapport à novembre, date à laquelle les premiers objectifs initiaux ont été publiés avant la Conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP26) à Glasgow. Le groupe, lancé fin 2020 pour encourager les gestionnaires d’actifs à atteindre le net zéro d’ici 2050 et à contribuer à limiter la hausse de la température mondiale à 1,5 degré Celsius, compte désormais 273 signataires.
On n’est jamais mieux servi que par soi-même. Binance Labs, la branche de capital-risque et d’incubation de la plateforme de cryptomonnaie Binance, annonce la clôture d’un nouveau fonds d’investissement de 500 millions de dollars. Ce véhicule investira dans des projets qui peuvent étendre les cas d’utilisation des cryptomonnaies et favoriser l’adoption des technologies Web3 et blockchain.Ce fonds a été soutenu par plusieurs investisseurs institutionnels tels que DST Global Partners et Breyer Capital. «D’autres grands fonds de capital-investissement, des family offices et des sociétés ont également souscrit au fonds», précise la société. L’objectif de ce produit est d’investir dans des sociétés à différents stades de leur développement, de l’incubation à la croissance pour les projets les plus matures.
Capza n’a pas souffert des départs de Laurent Benard et de Dominique Gaillard. La société de gestion vient de boucler le premier closing de son sixième fonds unitranche à 1,2 milliard d’euros. Ce montant dépasse l’objectif initialement fixé et témoigne de l’appétit toujours significatif des investisseurs institutionnels pour la dette privée. Qui plus est, Capza précise avoir une forte visibilité sur un engagement supplémentaire de 200 millions d’euros. Avec ce sixième millésime, le gérant prévoit de financer en unitranche et en mezzanine des PME et des ETI affichant un Ebitda supérieur à 12 millions d’euros, en France, en Allemagne, en Espagne et au Benelux. Trois transactions ont été réalisées à ce jour: IC Consult (leader dans la gestion des identités et des accès) en Allemagne, Intescia (éditeur de logiciels de business intelligence) et Alixio (conseil stratégique en ressources humaines) en France. La filiale d’Axa gère désormais 6,5 milliards d’euros d’encours.
OFI AM lance OFI Financial Investment - Energy Strategic Metals, une stratégie qui mise sur une inflation des cours des métaux dans un contexte d’accélération de la demande, tirée par les besoins de la transformation vers des activités durables. Le fonds de droit français offre une exposition aux marchés des métaux non pas en investissant directement dans les actifs réels mais via la réplication synthétique d’un indice, développé par l’équipe de gestion et coté par la société Solactive. Cet indice est censé refléter le cours des principaux métaux à usages industriel : le cuivre, l’argent, le nickel, le palladium, le platine, l’or, l’aluminium, le zinc, le plomb. Ce fonds Ucits V est proposé aux investisseurs institutionnels et particuliers, en France et en Europe, notamment en Allemagne, Autriche, Espagne, Italie et Portugal.
CQS, la société de hedge funds fondée par le milliardaire Sir Michael Hintze, ferme son fonds CQS Diversified Fund, un portefeuille investi dans différentes stratégies internes, suite à une chute des encours, rapporte le Financial Times. Le fonds a vu ses encours chuter à 388 millions de dollars. La moitié de ce montant est gérée pour le compte d’employés de CQS. CQS gère 20 milliards de dollars d’actifs et a subi d’importantes pertes au début de la pandémie.
Mirabaud Asset Management a obtenu le label ISR public pour quatre fonds supplémentaires : Mirabaud - Global Climate Bond Fund, Mirabaud - Discovery Europe, Mirabaud - Discovery Europe ex-UK et Mirabaud - Discovery Convertibles Global. Le gestionnaire suisse avait déjà fait labelliser en France les stratégies Mirabaud Asset Management Actions internationales et Obligations convertibles mondiales et européennes.
Nuveen Real Estate a réuni 150 millions d’euros d’engagements initiaux au cours de la première levée de sa quatrième stratégie de dette en immobilier tertiaire européen. L’objectif est de lever 500 millions d’euros de capital au total. Plusieurs investisseurs institutionnels allemands se sont engagés dans le premier tour de table, suivis par TIAA, la société mère de Nuveen. Ce lancement représente la première stratégie de dette de Nuveen à l’échelle européenne. Il s’appuie sur la mise en place réussie de stratégies de dette en immobilier tertiaire régional centrées sur le Royaume-Uni lors des trois précédentes versions de la série. La plateforme de dette mondiale de l’entreprise, créée en 1934, a crû de manière importante ces dernières années et est active aux États-Unis, en France et en Asie Pacifique avec plus de 38 milliards d’euros de capital investi dans le monde pour le compte d’une série de fonds et de mandats individuels provenant de clients du monde entier. L'équipe européenne a mis en place plus de 6,5 milliards d’euros de nouveaux prêts.
L’industrie des fonds actions respire un peu. Après plusieurs semaines de décollecte, ils ont à nouveau enregistré des flux nets positifs de 20,6 milliards de dollars (19,2 milliards d’euros) entre le 19 et le 25 mai, montrent les statistiques du «Flow Show», le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. Les investisseurs sont également retournés dans les fonds monétaires, qui ont reçu 28,2 milliards de dollars, et les fonds or, +0,8 milliard. Les fonds obligataires continuent pour leur part à décollecter, cette fois-ci de 5,8 milliards de dollars. La bonne tenue des fonds actions est avant tout due aux stratégies sur les grandes capitalisations américaines, qui ont attiré 19,6 milliards de dollars. Sur les fonds couvrant les Etats-Unis, les investisseurs ont également privilégié les fonds value (+1,9 milliard), croissance (+1,7 milliard), et ceux couvrant le secteur des biens de consommation (+1,2 milliard). Ils ont dans le même temps retiré 1,2 milliard des fonds de financières, et 1 milliard des fonds tech. Au total, les fonds actions couvrant les Etats-Unis ont reçu 21,8 milliards de dollars. Les autres principales régions ont, elles, connu de petites décollectes: -0,5 milliard pour les fonds d’actions japonaises, -0,3 milliard pour les fonds d’actions émergentes, et -0,2 milliard pour les fonds d’actions européennes. Dans l’obligataire, la décollecte se concentre dans les fonds de dette d’entreprises investment grade (-4,8 milliards de dollars) et émergentes (-2,6 milliards). Les investisseurs sont également sortis des stratégies de dette bancaire (-1 milliard), de dette municipale (-1,1 milliard), et de dette d’entreprises high yield (-0,8 milliard). Les fonds de dette souveraine ont, eux, reçu 4,5 milliards de dollars nets.
Les fonds ouverts commercialisés en Italie ont enregistré des souscriptions nettes de 1,5 milliard d’euros en avril, soit un peu moins qu’en mars (2,2 milliards d’euros), montrent les dernières statistiques d’Assogestioni, l’association italienne des professionnels de la gestion. Depuis le début de l’année, ils ont engrangé 14,3 milliards d’euros. La collecte a été tirée par les fonds actions (+2,2 milliards d’euros) et les fonds diversifiés (+1,2 milliard d’euros). En revanche, les fonds obligataires ont vu sortir 2,5 milliards d’euros. Les encours des fonds ouverts sont ressortis à 1.202 milliards d’euros. En incluant fonds fermés et gestions sous mandat, les encours s’élèvent à 2.427 milliards d’euros. Poste Italiane a dominé la collecte d’avril, avec 1,2 milliard d’euros, devant Amundi (431 millions) et Mediolanum (328 millions). Generali est la société qui a subi la plus forte décollecte, à 4,2 milliards d’euros. Intesa Sanpaolo vient ensuite, avec 936 millions d’euros.
Le fournisseur d’ETF Krane Funds Advisors vient de lancer un ETF sur les véhicules électriques à la Bourse de Londres. Appelé KraneShares Electric Vehicles & Future Mobility ESG Screened UCITS ETF (KARS), le fonds suite l’indice Bloomberg Electric Vehicles ESG Screened. Cet indice couvre les entreprises impliquées dans la production de véhicules électriques, la conduite autonome, la production de lithium et de cuivre, la production de batteries lithium-ion/acide-plomb, la fabrication de piles à combustible à hydrogène et/ou les entreprises d’infrastructure électrique.
Un groupement d’investisseurs institutionnels coréens, dont le National Pension Service (NPS) et Korea Teachers’ Credit Union (KTCU), se sont engagés à investir 390 millions de dollars dans un fonds de continuation d’ECP Management, selon Korea Economic Daily. Il s’agit d’un véhicule créé pour reprendre les actifs d’un fonds qui arrive à échéance. NPS investira 300 millions de dollars dans ce fonds tandis que KTCU s’est engagé à confier 90 millions de dollars. Les autres Limited Partners coréens se sont également engagés à investir un montant modeste au sein de ce fonds, selon le journal coréen. A travers ces investissements, le consortium d’investisseurs coréens souhaite une couverture contre l’inflation via des paris sur les infrastructures ainsi que l’augmentation des investissements ESG. ECP Management est une société de gestion américaine axée sur la transition énergétique et la décarbonisation des actifs d’infrastructure. Elle est notamment propriétaire de Calpine Corporation, l’un des grands producteurs d’électricité du gaz naturel et des ressources géothermiques à travers 80 centrales électriques aux Etats-Unis. Le fonds de continuation d’ECP Management prendra une participation de 20% dans cette entreprise.
L’investisseur en capital risque Andreessen Horowitz annonce sur son site Internet avoir levé un quatrième fonds crypto totalisant 4,5 milliards de dollars. Sur ce montant, 1,5 milliard de dollars sera dédié à des investissements d’amorçage, tandis que les 3 milliards de dollars qui restent relèveront du venture. Cela porte le montant des fonds crypto/web3 levés de la société à plus de 7,6 milliards de dollars. Chris Dixon, d’a16z, la société d’Andreessen Horowitz, pense que les blockchain vont alimenter le prochain grand cycle informatique, qu’il qualifie de crypto ou web3. «La plupart des cycles informatiques connaissent un âge d’or, lorsque toutes les planètes sont alignées – de nouveaux talents, une infrastructure viable et des connaissances communautaires. Par exemple, dans l’informatique mobile, l’âge d’or a été 2009-2011, lorsque les sociétés comme Uber, Venmo, Snap et Instagram ont été créées. Les périodes dorées sont lorsque des équipes légendaires se forment, de grandes idées germent et de grands produits sont créés», explique-t-il. «Nous pensons que nous entrons actuellement dans l'âge d’or du web3. Les blockchain programmables sont suffisamment avancées et une gamme variée d’applications a atteint des dizaines de millions d’utilisateurs. Plus important encore, une vague massive de talents de classe mondiale a rejoint le web3 au cours de l’année dernière. Ils sont brillants et passionnés et veulent construire un meilleur internet», poursuit Chris Dixon. Le nouveau fonds sera investi dans des startups web3 prometteuses à tous les stades. «Nous sommes enthousiasmés par les développements dans les jeux web3, le DeFi, les médias sociaux décentralisés, l’identité auto-souveraine, l’infrastructure de niveau 1 et 2, les ponts, les DAO et la gouvernance, les communautés NFT, la vie privée, la monétisation des créateurs, la finance régénérative, les nouvelles applications des preuves ZK, la création de contenu et d’histoires décentralisés et bien d’autres domaines», détaille Chris Dixon.
La société de gestion responsable Colibri AM a annoncé ce 25 mai avoir créé son premier fonds d’investissement. Dénommé Alpha Equity World ESG, la gestion a été confiée à Frédéric Hamm et Marc Frippiat. L'équipe appliquera trois filtres d’exclusion : préjudice à l’environnement, préjudice aux Droits de l’Homme, évasion fiscale. Les titres sélectionnés auront entre autres fait preuve d’une tendance haussière ou stable de leur notation ESG sur huit ans, notation réalisée en interne. Le fonds, classé article 8 selon la réglementation européenne SFDR, répliquera la répartition sectorielle de l’indice Bloomberg World Large and Midcap via une approche bottom-up. La jeune société compte collecter dans un premier temps 25 millions d’euros sur ce véhicule.
L’Américain Global X ETFs a lancé deux ETF Ucits sur la Bourse de Milan, le Global X Silver Miners Ucits ETF et le Global X Uranium Ucits ETF. Le premier est exposé au secteur de l’argent et le second à l’uranium. Récemment, HANetf a aussi lancé un ETF sur l’uranium en Europe. Avec la guerre en Ukraine, ce secteur est de nouveau sous les projecteurs.
La société suédoise de divertissement Pophouse Entertainment, fondée par la star d’ABBA Bjor Ulvaeus et le président d’EQT Conni Jonsson, prévoit de lever 750 millions d’euros pour un fonds de private equity dédié à la musique, rapportent AMWatch et Bloomberg News. Le nouveau fonds, dont le premier closing est attendu fin juin, investira dans les droits de propriété intellectuelle d’une vingtaine d’artistes. L’équipe du fonds comprend également deux anciens dirigeants de Spotify Technology.
Les hedge funds quantitatifs réalisent des profits colossaux en ce début d’année tourmenté sur les marchés, rapporte le Financial Times. Les hedge funds suiveurs de tendance, qui utilisent des modèles mathématiques pour tenter de prédire les mouvements du marché, ont souffert pendant des années, dans une période dominée par les achats d’obligations par les banques centrales - qui ont supprimé une bonne partie de la volatilité sur laquelle ils prospèrent. Le secteur de 337 milliards de dollars affiche ses meilleurs gains depuis la crise financière de 2008, selon HFR. Ils ont gagné en moyenne 15,1 % sur les quatre premiers mois de l’année. Parmi les acteurs qui s’illustrent figure BlueTrend, BH-DG ou Aspect Capital.
Deux ans après avoir bouclé son fonds Midcap II à 800 millions d’euros, Cathay Capital remet le couvert. La société de gestion vient de lancer Cathay Health, un fonds de 500 millions d’euros dédié à l’investissement dans la santé. L’enveloppe a été alimentée par nombre d’investisseurs, comme Bpifrance, Axa ou le Groupe Pierre Fabre. Ce fonds se concentrera sur les entreprises en phase de développement de produits et de croissance des ventes à travers l’Europe, l’Amérique du Nord et l’Asie. Les tickets d’investissement vont de 5 à 50 millions d’euros et permettront d’intervenir dans des tours de financement allant de la série A à la série D. Trois entreprises ont d’ores et déjà bénéficié du fonds, à savoir la société française Tissium (spécialisée dans la réparation de tissus), la biotech américaine Kojin Therapeutics et le studio de création d’entreprises américain Initiate.
Advent International confirme son statut d’incontournable du private equity mondial. La société de gestion née il y a près de quarante ans à Boston vient d’empocher la bagatelle de 25 milliards de dollars pour son dixième fonds mondial de capital-investissement. Une somme de 40% supérieure à celle levée par son prédécesseur, il y a trois ans, alors que l’environnement géopolitique et macroéconomique mondial s’est dégradé sous l’effet de la guerre en Ukraine. «Le succès de cette levée est notamment à mettre au crédit de nos investisseurs historiques, qui représentent 84% du fonds», explique Michael Ogrinz, associé et président d’Advent en France. Au total, le gérant a pu compter sur le soutien de 365 investisseurs (LP, pour «limited partners»), provenant aussi bien des Etats-Unis (40%) que du reste du monde. Fonds de pension publics ou privés, fonds souverains, fondations, fonds de fonds, family offices… l’engouement a été massif et s’explique notamment par les performances passées d’Advent. Selon les données du California Public Employees’ Retirement System (Calpers), le précédent millésime, bouclé en 2019, affiche un retour aux investisseurs de trois fois la mise initiale et un TRI net de 129% au 30 septembre 2021. Une donnée à prendre avec des pincettes car le fonds était encore loin d’être totalement désinvesti. Mais le gérant a prouvé sa capacité à maintenir le cap en période de tempête. Le fonds GPE V, levé en 2005, a traversé la crise financière en affichant un multiple de 2,4 et un TRI net de 43%. Des tickets de 100 millions à2milliardsdedollars Auprès de ses investisseurs, Advent a su obtenir un mandat particulièrement flexible lui permettant d’intervenir sur l’ensemble de la planète avec des tickets compris entre 100 millions et 2 milliards de dollars. Cela dans l’idée de constituer un portefeuille d’une trentaine de participations. «Nous cherchons à être géographiquement agnostiques pour ne nous focaliser que sur les meilleurs opportunités, grâce à notre quinzaine de bureaux mondiaux», explique Michael Ogrinz. Au cours des douze derniers mois, Advent s’est illustré en France en revendant pour 3,2 milliards d’euros le fournisseur de services télécoms Circet. Toujours dans l’Hexagone, il a investi dans MangoPay et Litchi, ainsi que dans Shift Technology. Sur ses radars, le gérant a aussi identifié l’enseigne Grand Frais, dont la vente devrait redémarrer cette année sous l’égide de Morgan Stanley et d’Amala Partners.