Nordea Asset Management lance un fonds climat sous l’angle de l’engagement, qui sera axé sur les sociétés qui ne sont qu’au début de la transition vers un modèle durable. Cela permet à la société de gestion nordique de continuer à exploiter ce thème, alors que son fonds phare Global Climate and Environment Fund est fermé aux nouveaux souscripteurs depuis février 2021. Il gère plus d’une dizaine de milliards d’euros. Le nouveau fonds sera géré par Alexandra Christiansen et Robert Madsen, qui font partie de l’équipe thématique durable de Nordea dirigée par Thomas Sørensen et Henning Padberg, gérants du fonds Climate and Environment. Au lieu de se focaliser sur les fournisseurs de solutions pour le climat, comme le fonds vedette de Nordea, le nouveau produit cible les entreprises qui sont au début de la transition. «En poussant ces entreprises à rattraper les leaders en matière de climat, l’approche libère de la valeur sous-estimée et contribue à la réduction des émissions dans le monde réel», indique Nordea AM dans un communiqué. Avec cette nouvelle stratégie, Nordea AM comptera trois déclinaisons de sa gestion climat. La société a aussi une stratégie sur le climat et le social, Climate and Social Impact. L’équipe climat de Nordea se compose d’une dizaine de professionnels, dont les fondateurs, et gère une quinzaine de milliards d’euros. Elle a développé sa propre recherche, ce qui lui permet de s’affranchir des fournisseurs de données.
BNY Mellon Investment Management vient de lancer un fonds axé sur la technologie blockchain, destiné aux investisseurs particuliers singapouriens. Dénommé BNY Mellon Blockchain Innovation fund, ce véhicule investira dans des entreprises d’actifs numériques au sein des secteurs liés au développement de la blockchain. Le fonds sera géré activement par Newton Investment Management North America, la filiale de BNY Mellon IM. La performance de ce fonds sera mesuré contre l’indice MSCI AC World NR Index. Ce véhicule est déjà disponible aux investisseurs institutionnels et intermédiaires au Royaume-Uni, en Europe et dans les pays nordiques.
Le fournisseur de fonds indiciels cotés (ETF) HANetf vient de lancer un ETF sur le chargement des véhicules électriques sur les Bourses de Londres, Francfort et Milan. Le fonds sera agréé à la vente en Europe. Baptisé Electric Vehicle Charging Infrastructure Equity UCITS ETF, cet ETF fournit une exposition aux entreprises cotées dont la principale activité est la conception et la construction d’infrastructures pour le chargement des véhicules électriques. Pour cela, il suivra l’indice Solactive EV Charging Infrastructure. Ce theme se découpe en deux sous-secteurs : la fabrication d'équipements de chargement de batteries et les stations de chargement de véhicules électriques. Le premier comprendra des entreprises telles que Blink Charging (BLNK), Wallbox (WBX) et Beam Global (BEEM). Le second inclut des entreprises comme ChargePoint Holdings (CHPT) et EVgo (EVGO). La fonds suit un indice qui intègre des filtres ESG dans sa méthodologie et qui cherche à exclure les sociétés qui ont une implication significative dans des activités liées aux armes controversées/conventionnelles, au tabac, au charbon thermique et qui sont en violation des principes du Pacte Mondial des Nations Unies. En conséquence, le fonds est classé article 8 selon SFDR.
Les actes ne suivent plus les bonnes intentions. Depuis le début de l’année, la collecte nette enregistrée par les fonds indiciels cotés (ETF) suivant des indices ESG (environnement, social et gouvernance) ne cesse de ralentir. Selon les données du cabinet de recherche ETFGI, les souscriptions nettes se sont en effet élevées à 7 milliards seulement en mars 2022 au niveau mondial. En février, elles étaient de 7,55 et en janvier de 9,8 milliards. S’il s’agit tout de même de leur 39e mois consécutif de collecte nette positive, le niveau du trimestre est très inférieur à celui de l’an dernier, soit 24,8 milliards, contre 55 milliards sur les trois premiers mois de l’année dernière.
La surenchère à la taille se poursuit dans le monde du private equity. KKR, l’un des leaders mondiaux, vient d’annoncer avoir bouclé la levée de son fonds de troisième génération investi sur l’Amérique du nord, KKR North America Fund XIII (NAX3), pour la modique somme de 19 milliards de dollars. Le groupe américain y a placé un ticket de 2 milliards au côté des autres investisseurs. Le groupe en profite pour rappeler les performances impressionnantes de ses millésimes précédents sur cette thématique. Ainsi, sur la décennie écoulée, ils auraient affiché une performance moyenne brute (taux de rendement interne) de 30,1% et de 25,1% en net. Le fonds NAX2 (qui a commencé à être investi seulement en 2017 et est désormais entièrement déployé), afficherait un rendement interne de 50,1% brut et 41,9% net depuis son lancement.
La société de gestion alternative suédoise Brummer & Partners a recruté Hans Mähler pour gérer une stratégie long/short et market neutral sur le secteur de la santé en Europe et aux Etats-Unis. La stratégie, qui verra le jour au dernier trimestre 2022, sera initialement réservée aux investisseurs du fonds Brummer Multi-Strategy (BMS). Elle se verra allouer environ 200 millions de dollars pour commencer. Hans Mähler vient de Philips où il était directeur en charge de la stratégie, des fusions et acquisitions et des partenariats. Avant cela, il était responsable du secteur de la santé au sein de Nordea et Handelsbanken. Pour renforcer l’équipe, Brummer & Partners a aussi recruté Carl Mellerby en tant qu’analyste. Ce dernier était dernièrement analyste actions chez SEB. Il a aussi travaillé chez Nordea.
Le groupe Amundi a averti sur son site Internet qu’il prenait acte des décisions de sanctions envers les particuliers et les entreprises russes prises par la France, l’Union européenne, les Nations Unies, l’OFAC et toutes les réglementations locales applicables à ses filiales et succursales dans tous les pays où le groupe a des activités.Il fait ainsi notamment écho aux sanctions promulguées par l’Union européenne* qui prévoient :qu’il est interdit de vendre des valeurs mobilières libellées en euros émises après le 12 avril 2022 ou des parts d’organismes de placement collectif offrant une exposition à ces valeurs ;qu’il est interdit aux dépositaires centraux de titres de l’Union de fournir tout service pour des valeurs mobilières émises après le 12 avril 2022 ;à tout ressortissant russe ou biélorusse, à toute personne physique résidant en Russie ou en Biélorussie ou à toute personne morale, toute entité ou tout organisme établi en Russie ou en Biélorussie. En conséquence, à partir du 12 avril 2022, la souscription de parts/actions dans tout fonds du groupe Amundi est interdite à :Tout ressortissant russe ou biélorusseA toute personne physique résidant en Russie ou en BiélorussieOu à toute personne morale, toute entité ou tout organisme établi en Russie ou en Biélorussieà l’exception :Des binationauxDes ressortissants d’un état membre de l’Union européenne et résidant en Russie ou en BiélorussieDes personnes physiques russes ou biélorusses titulaires d’un titre de séjour temporaire ou permanent dans un Etat membre de l’Union européenne*sanctions adoptées par les règlements (UE) 2022/328 du 25 février 2022 (articles 5 sexies et 5 septies), modifiant le règlement (CE) n°833/2014 & 2022/398 du 9 mars 2022 (article 1x and 1y) modifiant le règlement (CE) n°765/2006
Les fonds indiciels cotés (ETF) ont attiré 123,35 milliards de dollars de souscriptions nettes en mars 2022, selon les chiffres du cabinet d'études ETFGI, portant la collecte totale du premier trimestre à 305,63 milliards de dollars au niveau mondial. Il s’agit du deuxième plus important trimestre de collecte pour ce segment de marché après le record du premier trimestre 2021 (361 milliards). En raison d’un effet de marché négatif, les encours atteignaient fin mars quelque 9.820 milliards de dollars, contre un peu plus de 10.000 milliards à fin février. ETFGI remarque qu’il s’agit du 34ème mois consécutif de collecte positive pour le secteur. En mars, les ETF actions ont attiré le plus de souscriptions (76 milliards).
Amundi vient de lancer deux nouveaux ETF ESG : l’Amundi Global AGG SRI – Ucits ETF DR et l’Amundi MSCI AC Far East Ex Japan ESG Leaders Select – Ucits ETF DR. Ces ETF ont été cotés sur Xetra en euros et en dollars américains. L’Amundi Global AGG SRI – Ucits ETF DR réplique l’indice Bloomberg MSCI Global Aggregate 500MM ex Securitized Sustainable SRI Sector Neutral. L’univers comprend 12.000 obligations d’entreprises et d'États de qualité «Investment Grade» émises par plus de 1.200 émetteurs dans le monde. L’indice répliqué par l’ETF exclut strictement les émetteurs impliqués dans des activités controversées et sélectionne 80 % des obligations ayant le score ESG le plus élevé de l’indice Bloomberg Global Aggregate 500MM ex Securitized. L’Amundi MSCI AC Far East Ex Japan ESG Leaders Select – UCITS ETF DR est un ETF actions qui réplique l’indice MSCI AC Far East Ex Japan ESG Leaders Select 5% Issuer Capped. L’ETF est exposé à 400 actions et l’approche ESG de l’indice est fondée sur un filtre d’exclusion et une sélection des 50 % d’entreprises ayant les meilleurs scores ESG à partir de l’indice MSCI AC Far East ex Japan. Les deux ETF sont classés article 8 selon le règlement européen SFDR.
Trois fonds gérés par Ecofi ont obtenu le label ISR français à l’issue du processus d’audit d’EY. Il s’agit d’Ecofi Avenir Plus, Ecofi Convictions Monde et d’un FCPE dédié à une entreprise du CAC 40. Les fonds sont labellisés avec la version 2 du label. Ecofi gère désormais douze fonds labellisés ISR, soit 81% des encours (à fin mars 2022) de sa gamme de fonds ouverts 100% ISR.
Ninety One a lancé la stratégie Global Sustainable Equity qui sera gérée par Stephanie Niven. Cette stratégie investira dans des actions d’entreprises mondiales considérées comme des leaders en matière de développement durable. Cette stratégie fera partie de la gamme durable de Ninety One qui comprend les stratégies Global Environment, UK Sustainable Equity et Global Multi Asset Sustainable Growth. La stratégie vise à favoriser la transition vers un avenir plus durable, dans lequel les externalités auront un prix. Pour ce faire, Ninety One prend en compte non seulement l’externalité du carbone, mais aussi des externalités plus larges ayant un impact sur les salariés, la société en général et la biodiversité.
Alors qu’elle n’en avait pas lancé pendant quinze ans, Moneta Asset Management sort un deuxième fonds en moins de deux ans. Il s’agit de MME 2027, qui voit le jour un an après MME 2026. C’est le cinquième fonds seulement pour cette société indépendante gérant 4,2 milliards d’euros. Comme son grand frère, MME 2027 est un fonds fermé de type FIA investi principalement dans des petites valeurs européennes. Sa stratégie d’investissement est la même que MME 2026, qui avait levé 240 millions d’euros. Elle est aussi proche de Moneta Micro Entreprises, l’aîné des fonds, qui est fermé aux souscriptions depuis 2009 mais reste ouvert aux retraits, et dont l’encours se situe à 480 millions d’euros. A titre d’illustration, 53 % du portefeuille de MME26 est commun à MME. Le fait que le fonds soit fermé, et que les investisseurs acceptent de ne pas sortir pendant une période, offre à l’équipe de gestion davantage de souplesse. «Nous avons cinq ans où nous pouvons prendre des paris sans se soucier des rachats», explique Romain Burnand, co-fondateur, président et actionnaire majoritaire de Moneta. C’est lui qui pilotera le fonds avec Raphaël Lucet. «L’intérêt des fonds fermé est de pouvoir profiter des squeezes de liquidité sur les petites valeurs en réalisant des achats à bas prix, le fonds pouvant être très largement investi en valeurs peu liquides pendant certaines périodes», détaille Andrzej Kawalec, directeur général de Moneta et analyste gérant. «Cela permet aussi de saisir des opportunités lors d’opérations visant à réduire ou suspendre la liquidité d’un titre pour obliger les actionnaires à accepter une transaction désavantageuse», poursuit-il. Le portefeuille sera concentré autour d’une quarantaine de valeurs, comme celui de MME26, alors que MME peut investir dans 80 à 100 titres. Le fonds, qui s’adresse uniquement à une clientèle d’investisseurs avertis, sera plafonné à 150 millions d’euros. Une limite qui s’explique par le fait que Moneta gère déjà 720 millions d’euros sur des petites capitalisations. Avec 150 millions, la société sera à 800 millions, «ce qui fait beaucoup», note Romain Burnand. Ce lancement permet à Moneta de proposer son expertises sur les petites capitalisations aux investisseurs qui ne peuvent plus entrer dans MME, ni dans MME26. La société ne s’interdit pas de lancer d’autres fonds fermés à l’avenir, en fonction de l’environnement de marché. En attendant, ce fonds est ouvert du 19 avril à fin juin, avec un ticket minimum de 100.000 euros. Moneta y a investi déjà 15 millions d’euros.
Une nouvelle société de gestion a reçu, fin mars, l’agrément de l’Autorité des marchés financiers (AMF), a appris NewsManagers. Le nouveau gestionnaire baptisé Maitice Gestion a été fondé par trois ancienssalariés d’Inocap Gestion. Il s’agit de l’ex-responsable commercial Hubert Bodenez, d’un ancien chargé d’investissement Thomas Drach et de l’ex gérant-associé, spécialisé sur les actions françaises de petite et moyenne capitalisation, Mathias Pecqueur. Les deux premiers sont co-directeurs généraux et le troisième président de la nouvelle société de gestion. La licence obtenue auprès de l’AMF autorise Maitice Gestion à gérer des fonds OPCVM et alternatifs (FIA) ainsi que des mandats.
Le gestionnaire d’actifs franco-allemand Oddo BHF AM, qui a racheté Métropole Gestion l’an dernier, a récemment dissous deux fonds de la firme. Les fonds de dette d’entreprise et convertibles ont ainsi été liquidés le 8 avril faute d’encours suffisants. Quant au fonds Métropole Avenir Europe, il a été renommé Métropole Small Cap Value.
La société de gestion suisse Lombard Odier Investment Managers n’accepte plus les ordres de souscription et de de conversion dans son fonds Generation Global (actions thématiques mégatendances durables) depuis le 7 avril. Dans une lettre aux porteurs de parts, le gestionnaire indique que le fonds arécemment atteint une taille critique en termes d’actifs sous gestion (2,2 milliards d’euros).La gestion du fonds est déléguée à la société Generation Investment Management, présidée par Al Gore, ex-vice-président américain de 1993 à 2001 et candidat à la Maison Blanche en 2000. Aucun ordre de souscription ou de conversion ne sera accepté jusqu’à décision contraire du conseil d’administration. Toutefois, les conversions hors du fonds et les conversions entre classes d’actions restent autorisées, sans limitation, précise Lombard Odier Investment Managers.
La décollecte des fonds actions commercialisés en Suède a ralenti en mars. Après des retraits massifs de plus de 19 milliards de couronnes en février (1,8 milliard d’euros), les fonds actions n’ont vu sortir «que» 1,6 milliard de couronnes en mars (0,15 milliard d’euros), selon l’association suédoise des fonds Fondbolagens Förening. La décollecte sur le premier trimestre s’élève à 34,4 milliards de couronnes. Les fonds diversifiés ont vu sortir 1,3 milliards de couronnes tandis que les fonds obligataires engrangeaient 0,6 milliard de couronnes. Les fonds monétaires, qui avaient vu entrer 6,5 milliards de couronnes en février, ont accusé une décollecte de 1,7 milliards de couronnes. Au total, les fonds commercialisés en Suède ont accusé des rachats nets de 3,7 milliards de couronnes en mars. Depuis le début de l’année, la décollecte ressort à 35,1 milliards de couronnes. Les encours des fonds suédois ont augmenté de 58 milliards de couronnes en mars à 6.467 milliards de couronnes.
Goldman Sachs propose à son réseau d’anciens associés, qui vont de dirigeants de la tech à des premiers ministres, un accès exclusif à un nouveau véhicule d’investissement dans le non coté, rapporte le Financial Times. Ce fonds, appelé 1869, soit l’année de la création de Goldman, sera investi dans plusieurs fonds d’actifs non cotés gérés par Goldman Sachs Asset Management. Cela couvre par exemple le private equity et l’immobilier. Les anciens associés qui investiront dans le fonds de fonds obtiendront un rabais sur les frais de gestion et de performance. Ils pourront placer jusqu’à 5 millions de dollars chacun. Ce fonds a déjà levé 1 milliard de dollars.
La société de gestion canadienne Baker Steel lance au Royaume-Uni un fonds actions investi dans les producteurs de métaux et matériaux nécessaires à la révolution verte et aux nouvelles technologies. Appelé ES Baker Steel Electrum Fund, et domicilié au Royaume-Uni, ce fonds réplique la stratégie Electrum, qui existe depuis 2019 et compte 250 millions de livres d’encours. Baker Steel gère 1,5 milliard de dollars canadiens.
Franklin Templeton a obtenu le label belge Towards Sustainability pour les fonds Franklin Euro Short Duration Bond Fund, Legg Mason Martin Currie European Unconstrained Fund et Legg Mason Martin Currie Global Long-Term Unconstrained Fund. Ce label est décerné par l’agence de labellisation CLA (Central Labelling Agency), une entité indépendante de la Fédération belge du secteur financier (Febelfin).