Sur le site internet du gestionnaire d’actifs russe Trinfico, la tribune semble à la fois anachronique et figée dans le temps. Le 24 février 2022, tandis que la Russie lançait son assaut sur l’Ukraine, le directeur général de Trinfico Egor Krotkov publiait un billet intitulé «Investir en temps de forte volatilité». Il écrivait alors que de nombreux émetteurs russes offraient des dividendes à double chiffre attractifs pour les investisseurs de long terme, que les tensions d’ordre géopolitique et actions du régulateur sur le pricing des instruments financiers russes étaient l’opportunité d’enregistrer un rendement à double chiffre sur les obligations de qualité et d’acheter des actions dont le prix avait dégringolé depuis le début de l’année. Aussi Egor Krotkov se montrait-il confiant quant à l’afflux d’argent frais dans les marchés russes en 2022, en provenance notamment d’investisseurs privés, et à la montée de l’investissement responsable en Russie. Huit jours après la publication de cette tribune, les émetteurs russes n’offrent plus aucun rendement, la dette russe flambe, les investisseurs n’investissent plus. Les marchés actions et dérivés de la Bourse de Moscou sont suspendus tout comme les opérations des fonds actions russes et d’une partie des fonds obligataires russes gérés par les gestionnaires locaux. Mais pour les sociétés de gestion russes, les suspensions ne s’arrêtent pas seulement aux fonds et fonds indiciels cotés (ETF) sur les actions russes et Europe émergente comme c’est le cas dans le reste des sociétés de gestion notamment en Europe. Les diverses sanctions imposées par l’étranger à des institutions financières russes cumulées au décret des autorités locales limitant le trading des actions non-russes laissent entrevoir un impact plus large. Trinfico a par exemple suspendu depuis ce mardi les opérations de tous ses fonds ouverts investis en actions, dont certains détenaient une majorité de titres hors Russie. Ingosstrakh AM, qui dépend de l’assureur Ingosstrakh, a carrément suspendu l’ensemble de sa gamme de fonds ouverts et d’ETF depuis mardi. Vocabulaire étatique Entre le 26 février et le 2 mars 2022, VTB Capital Investment Management, branche de gestion d’actifs de VTB qui figure parmi les groupes financiers sanctionnés par les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l’UE, a, elle, suspendu les opérations de 25 fonds et 10 ETF. Parmi les fonds suspendus figurent des fonds thématiques sur les futures technologies (dont les cinq premières positions étaient américaines au 31 janvier 2022), sur l’or ou encore sur le pétrole et des ETF sur les actions européennes et américaines mais aussi sur la dette européenne et le crédit américain. VTB Capital IM évoque des conditions de marché «rendant impossibles ou inopportunes l’exécution de ses obligationsen tant que société de gestion », pointant comme responsables les «restrictions introduites par des états étrangers à l’égard d’un certain nombre d’institutions financières russes». Le message est copié-collé sur la quinzaine de sites de sociétés de gestion russes que NewsManagers a pu consulter. Aucune de ces sociétés de gestion ne fait d’ailleurs ouvertement mention de l’invasion militaire russe en Ukraine, préférant le terme de «tensions» ou de «problèmes géopolitiques». Gazprom Asset Management, affilié au groupe gazier Gazprom lui aussi visé par les sanctions, a suspendu les opérations de 23 fonds ouverts – soit la quasi-totalité de sa gamme de fonds ouverts – à compter du 2 mars. Dans la liste figurent des fonds investis en actions indiennes, internationales, mais aussi en obligations libellées en euro ainsi qu’un ETF sur les actions chinoises. Egor Krotkov, le directeur général de Trinfico, concluait sa tribune du 24 février en avertissant que pour réaliser des investissements fructueux dans les années à venir, les acteurs des marchés auraient besoin d’une forte dose de flexibilité dans le processus de décision et la volonté de s’adapter rapidement aux nouvelles réalités. «Un bon test pour les vrais capitaines!» disait-il. A raison puisque les marchés, bousculés par la guerre, n’ont pas fini de tanguer.
Le populaire hedge fund britannique spécialisé sur les marchés émergents, Pharo Management, fait lui aussi partie des fonds qui ont été pris au dépourvu par l’invasion de l’Ukraine par la Russie, rapporte le Financial Times. Selon plusieurs sources du journal, Pharo, basé à Londres et qui gère 11 milliards de dollars, détenait la dette de la Russie et de l’Ukraine lorsque le conflit a éclaté la semaine dernière. Son fonds Gaia de 5,2 milliards de dollars a perdu 10,7 % le mois dernier, tandis que son fonds Macro de 4,3 milliards de dollars a perdu 2,9 %, selon ces sources. Gaia n’a connu qu’une seule année de performance négative depuis son lancement en 2008 et affiche des rendements annualisés de près de 11 %. Macro n’a connu que deux baisses depuis 2005 et affiche des rendements annualisés de 9,2 %.
Muzinich & Co. a annoncé la transformation de son fonds Global High Yield vers un portefeuille bas carbone. Le fonds a changé de nom et devient «Muzinich Global High Yield Low Carbon Credit Fund», et il devient classé comme un produit financier de l’article 9 en vertu du règlement sur les informations financières durables (SFDR). Le fonds est enregistré pour la vente sur les principaux marchés européens, au Royaume-Uni, et à Singapour. L’objectif du fonds est de viser une efficacité carbone élevée par rapport à l’univers mondial du high yield, explique un communiqué. À plus long terme, Muzinich vise à aligner progressivement la trajectoire climatique du portefeuille sur l’objectif Net Zero d’ici 2050 ou avant, conformément à l’objectif de l’Accord de Paris. Outre l’objectif climatique cœur du fonds, celui-ci applique un ensemble d’exclusions fondées sur des critères socialement responsables et de bonne conduite des entreprises, ainsi que des normes strictes de gestion des risques ESG. D’autres fonds de Muzinich devraient être progressivement transformés de la sorte.
Les gérants de fonds et de fonds indiciels cotés (ETF) investis sur les actions russes ont, d’une certaine manière, été mis au chômage technique par la Banque centrale de Russie lundi 28 février. Celle-ci a laissé les marchés boursiers et d’instruments financiers dérivés de la Bourse de Moscou fermés. Elle a aussi suspendu temporairement la capacité des investisseurs étrangers à vendre leurs actions russes sur les marchés russes. Par conséquent, ni les flux nila valeur nette d’inventaire (VNI) d’une partie des produits concernés n’étaient disponibles ce lundi et cela devrait se poursuivre aujourd’hui mardi 1er mars. «Les performances sont en cours de contrôle et sont momentanément indisponibles pour ce fonds», écrivait la société de gestion Amundi, ce mardi, sur la page de son fonds Russian Equity. Idem pour le gestionnaire suédois East Capital qui n’a pas publié de VNI ni accepté de souscriptions et de rachats pour ses fonds Russia et Eastern European. La société de gestion a par ailleurs affiché son soutien à l’Ukraine sur ses réseaux sociaux et condamné l’invasion russe. Elle a même passé en revue les propriétés de ses fonds immobiliers dans les pays baltes pour évaluer d’en aménager certaines en centres de réfugiés, en collaboration avec une opération d’aide humanitaire locale. «East Capital est un gestionnaire d’actifs, et non un spécialiste des questions militaires ou politiques. Nous concentrons donc nos efforts sur l’analyse des implications de la guerre et des sanctions des deux côtés sur nos investissements, sur les marchés et sur la situation macroéconomique. S’il est trop tôt pour dire quels seront les effets à long terme sur le marché, nous nous attendons à un niveau très élevé de perturbation et de volatilité à court terme. Nous évaluons et gérons activement les événements réels à mesure qu’ils se produisent», détaille la firme dans un communiqué. Le gestionnaire américain JP Morgan Asset Management a, lui, pris la décision de suspendre temporairement ses fonds Emerging Europe (35 millions d’euros d’encours) et Russia Equity (248 millions d’euros d’encours) avec effet immédiat ce lundi. «En raison de l’escalade du conflit entre la Russie et l’Ukraine, les conditions normales de négociation sur le marché ont été considérablement altérées, ce qui, de l’avis de la société de gestion, constitue une situation d’urgence à la suite de laquelle la cession et l'évaluation des investissements du fonds sont impraticables», a écrit JPM AM aux porteurs de parts, ajoutant que la suspension de ces fonds sera revue régulièrement. Effondrement des actions russes à Londres Le Suisse Pictet Asset Management a lui aussi choisi, lundi, de suspendre le calcul de la VNI de son fonds Russian Equities et de suspendre tout achat, rachat ou conversion de parts jusqu’à ce qu’une décision soit prise par le conseil d’administration du fonds. Pictet indique que même si la négociation des parts du fonds redevenait possible à l’avenir, «la possibilité pour le compartiment de convertir le rouble russe en dollars américains serait sérieusement compromise de sorte que les transactions ne pourraient pas être réglées de manière normale». Le Britannique Liontrust a lui aussi suspendu son fonds investi en actions russes.Derrière ces suspensions demeurent de possibles futurs sujets de liquidité que pourraient connaître les fonds concernés en fonction de l’évolution de la situation et de la nature des instruments investis. D’autres ont cherché à vendre leurs titres de sociétés russes cotés à Londres, qui eux, peuvent être cédés, mais dans des conditions dantesques. SkyNews rapportait ce lundi quele gestionnaire britannique Abrdn avait été incapable de vendre pour 5 millions de livres sterling d’actions Rosneft, le groupe pétrolier de l’Etat russe dont BP a annoncé se désengager. Les titres du groupe ont plongé de 42% à Londres; ceux du distributeur Magnit, de 80%. Les expositions aux titres russes des gérants français restent, elles, assez faibles dans l’ensemble, peu de fonds de droit français ciblant particulièrement la Russie. Les quelques fonds hexagonaux spécialisés sur les marchés émergents étaient plutôt peu voire pas investis sur ce marché. Le fondsCarmignac Portfolio Emerging Patrimoine, qui avait, à l’inverse, une position plus conséquente, avec 11,36% de ses 493 millions d’euros d’encours investis en roubles à fin janvier, s’est progressivement allégé avec la montée des tensions, avant de se retirer complétement. « Nous avons coupé nos positions actions russes d’une part et acheté des protections sur les marchés obligataires et de change dans un contexte de forte volatilité et de dislocation sur les marchés», a indiqué Kevin Thozet, membre du comité d’investissement chez Carmignac. Situation dégradée sur les ETF Du côté des ETF, la situation se tend également. Le plus gros ETF Russie du marché, commercialisé par Van Eck, perdait 23% en négociation pré-boursière lundi après avoir vu sa performance et ses encours dégringoler en fin de semaine dernière. D’autant que selon Bloomberg, le département du trésor américain a donné jusqu’au 25 mai aux sociétés de gestion américaines pour trouver des acheteurs non-américains pour leurs titres et obligations de cinq entités russes dont le groupe financier VTB. La Bourse de Londres a relevé à 10% ses exigences de spread maximum (maximum spread requirements) pour 10 ETF investis en actifs russes cotés sur sa plateforme depuis jeudi dernier. Un taux deux fois supérieur à ce qui été autorisé pour l’ensemble des ETF pendant la crise boursière liée au Covid-19 en mars 2020, relevait le média ETF Stream. La Bourse italienne (Borsa Italiana) a indiqué qu’elle attribuerait des «exemptions» de spread en raison de la volatilité élevée sur les ETF concernés. Quant à Euronext il a aussi fait état de «conditions de marché exceptionnelles» pour les ETF pour l’ensemble de ses marchés, juste avant l’ouverture de la Bourse le 24 février, permettant aux teneurs de marché d’élargir les spreads, ou en apportant moins de liquidité que leurs obligations habituelles.
La société de gestion américaine VanEck vient de lancer un fonds indiciel coté (ETF, «Exchange-Traded Fund») qui vise à investir dans des entreprises qui jouent un rôle clé sur la digitalisation en Inde. Dénommé VanEck Digital India ETF, ce fonds indiciel suivra l’indice MVIS Digital India Index. Ce dernier offre une exposition aux entreprises domiciliées en Inde dont au moins 50% des revenus proviennent des secteurs digitaux comme les logiciels, les services et conseils en matière de technologies de l’information, les infrastructures et services de télécommunications, les applications Internet, les paiements électroniques et les services financiers numériques. Il inclura également le Top 10 des entreprises de télécommunications en termes de revenus annuels. Coté à la Bourse new-yorkaise Arca, ce véhicule aura un ratio de dépenses nettes de 0,75%. Avec ce lancement, VanEck souhaite profiter de la digitalisation rapide en Inde, portée par l’augmentation des usagers d’Internet de 622 millions à 900 millions d’ici 2025, et la croissance des licornes indiennes cotées en Bourse ainsi que l’augmentation de capital privé pour les financer. VanEck comptait 78,6 milliards de dollars d’actifs sous gestion au 31 janvier 2022.
Le gestionnaire Direxion a déposé une demande auprès de la US Securities and Exchange Commission pour lancer 21 fonds qui présentent une innovation: chacun de ces fonds offre une exposition aux rendements quotidiens inversés ou à effet de levier d’une seule et unique action, en l’occurrence issue du secteur technologique et qui se veut parmi ses leaders. Selon le Financial Times, le gestionnaire d’actifs alternatifs AXS Investments a déposé une demande pour 18 ETF similaires courant février. Chez ce dernier, chaque ETF est conçu pour répliquer deux fois la performance quotidienne ou la performance inverse quotidienne de neuf actions connues, mais pas toutes axées sur la technologie. Les deux sociétés ont inclus le fabricant de puces Nvidia parmi leurs actions cibles. Parmi les autres actions cibles de Direxion figurent Meta Platforms, Netflix, Apple, Microsoft, Amazon et Google. Les fonds d’AXS investissent également dans Tesla, ConocoPhillips, Boeing, PayPal, Wells Fargo, Pfizer, Salesforce et Nike.
Dans un contexte où la Russie n’avait pas encore envahie l’Ukraine à la date des relevés de statistiques, les investisseurs internationaux ont continué d’alléger leurs positions dans les fonds obligataires, selon le «Flow Show», le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. Entre le 17 et le 23 février, la catégorie a enregistré une décollecte de 3,5 milliards de dollars, concentrée sur les fonds d’obligations d’entreprises. Dans le même temps, les fonds actions ont continué à drainer une collecte mesurée, avec +6,2 milliards cette semaine. Les fonds monétaires ont, quant à eux, retrouvé quelques couleurs, avec 7 milliards de dollars de flux nets, après leur importante décollecte de 79 milliards la semaine précédente. La décollecte des fonds obligataires, qui a démarré au tout début d’année, s’élève désormais à 50,2 milliards de dollars. Avec -3,5 milliards de dollars, le niveau hebdomadaire de retraits est toutefois en baisse, après quatre semaines passées en-dessous de la barre de -10 milliards. A l’image des précédents relevés, les rachats nets de cette semaine concernent majoritairement des fonds d’obligations d’entreprises investment grade, high yield et de dette émergente. Les premiers ont rendu 1,9 milliard de dollars, contre 2,8 milliards pour les deuxièmes, et 0,5 milliard pour les troisièmes. Les fonds de dettes souveraines résistent, avec une collecte de 1,3 milliard de dollars, tout comme les fonds de dettes bancaires, avec +0,8 milliard. Du côté des fonds actions, la collecte s’est principalement répartie entre les véhicules exposés aux pays émergents (+3 milliards), et aux Etats-Unis (+1,7 milliard). Les fonds européens et japonais ont, eux, rendu respectivement 1,8 milliard (plus large décollecte depuis trois mois) et 0,6 milliard à leurs porteurs de parts. Sur le marché américain, la collecte s’est concentrée sur les fonds de grandes capitalisations (+5,7 milliards de dollars), les fonds value (+1,6 milliard), et les fonds du secteur des matériaux (+1,3 milliard). A l’opposé du spectre, le podium de la décollecte réunit les fonds croissance (-2,2 milliards de dollars), les fonds du secteur de la santé (-0,8 milliard), et à égalité les fonds exposés aux financières et à l’énergie (-0,7 milliard).
La société de gestion alternative Trium Capital a lancé une stratégie décorrélée au sein de sa gamme Ucits, rapporte Citywire. Le fonds Trium Alternative Growth est investi dans un portefeuille cœur de stratégies de primes alternatives sur toutes les classes d’actifs. Toby Hayes supervise le fonds.
Smart Lenders AM a annoncé en début de semaine le lancement d’un fonds de dette dédié aux nouvelles plateformes de financement européennes. Dénommé The Lending Smart Fund 1, le portefeuille sera composé prêts provenant d’une dizaine de plateformes de prêts en ligne. La fintech vise un encours compris entre 150 et 200 millions d’euros. Le fonds comprendra une échéance à huit ans, et distribuera un coupon trimestriel. Les crédits en portefeuille seront essentiellement amortissables et sur des durées de quelques semaines à 6 ans. Le fonds pourra accepter des investisseurs américains. Le premier partenariat de financement a été signé avec la plateforme française Silvr, spécialisée dans le financement des e-commerçants et SaaS.
Allspring Global Investments (ex-Wells Fargo AM) a annoncé le départ de Peter Wilson. Il ne gérera donc plus le Allspring Multi-Sector Income Fund à compter du 16 mai. Peter Wilson gère la poche dette étrangère (dont dette émergente) du fonds, aux côtés d’Alex Perrin et de Lauren van Biljon. Ces derniers continueront à gérer cette partie après le départ de Peter Wilson. Christopher Kauffman, Michael Lee, Michael Schueller, Noah Wise et Chris Lee continueront aussi à gérer le fonds.
CSOP Asset Management est la dernière société de gestion en date à lancer un ETF sur le thème du metavers, rapporte le Financial TImes. Le CSOP Metaverse Concept ETF, le premier fonds sur le metavers coté à Hong Kong, sera principalement investi dans des entreprises cotées aux Etats-Unis qui sont directement ou indirectement impliquées dans les technologies qui sous-tendent le développement de la réalité augmentée du metavers. Meta Platforms (Facebook) est sa principale valeur, à 6,38 % lundi.
Aviva Investors vient de lancer deux fonds qui visent un impact social et environnemental positif. Le Aviva Investors Social Transition Global Equity Fund et le Aviva Investors Natural Capital Transition Global Equity Fund font partie de la gamme Sustainable Transition fondée sur les objectifs de développement durable. Les fonds seront investis dans des entreprises jugées attentives à la gestion de leurs impacts sociaux et environnementaux et qui fournissent des solutions en faveur de la transition vers un avenir durable aussi bien pour les personnes que pour la planète.
JP Morgan Asset Management a lancé ce qui serait le premier ETF du secteur sur les actions chinoises géré activement, selon Citywire. Le JPM China A Research Enhanced Index Equity Ucits ETF (JREC) sera accessible sur les Bourses britannique, allemande et suisse. La société américaine a aussi lancé le JPM AC Asia Pacific ex Japan Research Enhanced Index Equity (ESG) Ucits ETF sur les mêmes Bourses.
Le britannique Schroders a annoncé l'élargissement de son offre en investissements durables avec le repositionnement de trois fonds ciblant les entreprises européennes et destinés à la clientèle britannique. Il s’agit des véhicules European Alpha Income, Global Cities Income et Absolute Return Bond. Le groupe a également lancé un fonds trust (UK Unit Trust) basé sur son fonds européen European Sustainable Equity fund lancé en 2019. Le gérant va également commercialiser un autre nouveau produit, le Schroder Sustainable Bond fund, qui cible les marchés de taux internationaux. Concernant son approche des obligations souveraines, ce fonds ciblera les pays «qui font les progrès adéquats pour atteindre les objectifs de développement durable des Nations unies, ceux qui ont des politiques explicites de zéro émission nette de carbone, et ceux dont les libertés politiques et civiles soutiennent la croissance durable». Il vise un rendement total net annuel supérieur de 2,5% à l’indiceICE BofA Sterling three-month Government Bill sur un cycle de trois ans. «Au cours des 12 derniers mois, les fonds durables domiciliés au Royaume-Uni ont réalisé 37,1 milliards de livres sterling de collecte- une indication significative que la demande des investisseurs britanniques pour des solutions d’investissement durable s’est accélérée de manière exponentielle au cours des dernières années. À l’avenir, nous pensons que l’investissement durable et d’impact deviendra une pierre angulaire des portefeuilles de nombreux investisseurs britanniques. En réponse à cette demande croissante, Schroders a pour ambition d'être un fournisseur de premier plan de fonds, de solutions et de fonds d’investissement durables pour les investisseurs britanniques», explique dans un communiqué Doug Abbott, responsable de la clientèle intermédiaire britannique chez Schroders.
L’ETF MSCI Global Climate Select, soutenu par les Nations Unies, est au bord de l’échec trois mois après son lancement au sommet climatique de Glasgow parce que les investisseurs, dont de grandes banques, n’ont jamais apporté leurs capitaux d’amorçage, rapporte le Financial Times. Cet ETF exclut les entreprises de combustibles fossiles et privilégie celles qui affichent de faibles émissions carbone. Le fonds a amassé moins de 2 millions de dollars et devrait être liquidé fin mars s’il ne réunit pas davantage d’argent, selon Ethan Powell, le fondateur d’Impact Shares, la société de gestion. Il ajoute que sa société dépense environ 25.000 dollars par an pour gérer l’ETF. Bank of America, Citigroup et Santander avaient promis d’investir dans l’ETF mais refusent de le faire tant que d’autres investisseurs ne mettent pas la main à la poche, essentiellement pour des raisons de ratios d’emprise.
La société de gestion allemande Flossbach von Storch élargit son offre dédiée au marché italien avec le fonds actions Flossbach von Storch – Global Quality. Ce produit d’actions monde avec un style de gestion «qualité» s’adresse aux investisseurs privés et institutionnels. «Flossbach von Storch est une société indépendante et gérée par ses fondateurs: cela se reflète de manière évidente dans la stratégie d’investissement», explique le gérant Michael Illig.
Palatine Asset Management a annoncé ce 15 février avoir modifié la stratégie et le nom du fonds Uni-Hoche. Renommé Palatine France Emploi Durable, ce véhicule de près de 340 millions d’encours va investir quasi-exclusivement en actions françaises, avec pour thématique l’emploi dans l’Hexagone. «Nous avons transformé ce fonds, après avoir interrogé nos grands clients institutionnels et avoir réfléchit avec la société Humpact, car nous pensons que la dimension sociale est une thématique qui va prendre de plus en plus d’importance, avec celle de la transition énergétique», a expliqué le directeur général de Palatine AM, Michel Escalera, lors d’une conférence de presse. Celui-ci fixe un objectif de collecte pour ce véhicule comprise entre 300 et 500 millions d’euros d’ici 2025. Précédemment géré par Yves Dujardin et Mary-Sol Michel, le fonds est désormais piloté par Bruno Vacossin. La stratégie de gestion se veut qualité-croissance, avec un univers d’investissement construit en appliquant trois filtres successifs aux titres composant le SBF 120. Un premier filtre ESG est réalisé avec l’aide des notations de Vigeo Eiris, un deuxième sur des critères sociaux, avec un score calculé par Humpact, et un dernier qui correspond à une analyse financière fondamentale. Le portefeuille contient au final une quarantaine de valeurs sur les 55 présélectionnées. Le fonds pourra contenir jusqu'à 10% d’actions étrangères, mais celles-ci ne seront pas, pour le moment, notées via le référentiel d’Humpact. Concernant le fonctionnement de ces filtres, le premier couvrira notamment les sujets de politique sociale, de protection de l’environnement, de relations client-fournisseur, de politique managériale, de relations avec la société civile et de respect des droits humains, tandis que le deuxième prendra en compte la création nette d’emploi en France, l’emploi pour les jeunes, le maintien des seniors et l’intégration des personnes en situation de handicap, la parité hommes-femmes, la qualité d’emploi, le partage des valeurs, la transparence des données des informations, l’engagement sur les Objectifs de Développement Durables (ODD), la diversité des collaborateurs, et les politiques d’achats responsables. Palatine AM a par ailleurs déclaré avoir réalisé 300 millions d’euros de collecte sur l’exercice 2021, principalement sur les produits de taux, tandis que ses stratégies actions ont rendu 100 millions d’euros. Le dirigeant a imputé cette décollecte à un petit nombre de clients institutionnels «souvent sortis pour des raisons techniques et qui [leur] ont annoncé qu’ils devraient revenir». Dans ses projections pour l’année 2022, la société vise une collecte totale d’environ 350 millions d’euros, notamment grâce aux fonds actions. Les encours sous gestion dépassent désormais les cinq milliards d’euros.
Ces deux dernières semaines, l’ETF Ark Innovation de Cathy Wood a acheté pour plus de 400 millions de dollars d’actions à forte croissance, dont Roblox, Block et Robinhood Markets, rapporte le Wall Street Journal. Selon elle, ces entreprises, qui couvrent les jeux vidéo, les paiements numériques, le commerce et d’autres secteurs, ont le potentiel de changer le monde. Toutefois, les actions de Roblox, Block et Robinhood ont perdu au moins 25 % chacune au cours des six premières semaines de l’année. Plus de la moitié de toutes les actions de l’ETF, qui porte le ticker ARKK, sont en baisse de 20 % ou plus en 2022, selon FactSet. Ark a fait partie des grands gagnants de l'ère de la pandémie, qui s’est caractérisée par des gains importants des actions de nombreuses entreprises non rentables et des crypto-monnaies, en raison de la faiblesse des taux d’intérêt et des mesures de relance étendues. Les investisseurs dans ces actifs sont maintenant confrontés à un environnement de taux d’intérêt en hausse qui risque d'être beaucoup moins favorable à ces entreprises. L’Ark Innovation ETF a baissé de 24 % cette année, ce qui correspond à son déclin en 2021.
La tendance du tout actions se poursuit dans l’univers des fonds. Entre le 3 et le 9 février, les flux de collecte se sont quasi-exclusivement dirigés vers les fonds actions, qui ont reçu 46,6 milliards de dollars nets (40,9 milliards d’euros), selon le «Flow Show», le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. A l’inverse, les fonds obligataires et les fonds monétaires ont poursuivi leur chemin de croix, avec des retraits nets respectifs de 10,5 milliards et 47,5 milliards de dollars. La collecte des fonds actions est en route pour battre le record de l’année 2021. Depuis le début de l’année, elle s’élève à 153 milliards de dollars, soit deux milliards de plus que sur l’exercice précédent à la même période. Les analystes du BofA Global Research notent pourtant que leur indice du sentiment haussier («bullish» en anglais) chez les investisseurs se trouve au plus bas depuis août 2020. Lorsque l’on regarde à la loupe les flux hebdomadaires, on remarque que la très grande majorité s’est dirigée vers les fonds de grandes capitalisations américaines, qui ont attiré 34,1 milliards de dollars. Cela représente d’ailleurs la quasi-totalité des flux vers les fonds d’actions américaines, qui s’élèvent à 35,2 milliards de dollars. Dans les autres régions, les fonds d’actions émergentes ont reçu 5,3 milliards de dollars, et les fonds d’actions européennes 2,2 milliards. Les fonds d’actions japonaises ont eux décollecté 1,4 milliard. Dans l’obligataire, les fonds de titres d’entreprises ont enregistré leur cinquième semaine consécutive de décollecte. Les retraits s’élèvent à 4,9 milliards de dollars pour les fonds d’obligations investment grade, et à 5,2 milliards pour les fonds d’obligations à haut rendement. Dans l’univers souverain, les fonds de dette au nominal ont reçu 0,8 milliard, tandis que leurs équivalents investissant sur des titres indexés à l’inflation ont rendu 2,6 milliards. Les fonds de dette bancaire, discrets pendant de nombreux mois, continuent d’engranger des flux, avec +1,8 milliard de dollars cette semaine.