La Banque Postale Asset Management (LBP AM), filiale de La Banque Postale, a levé 270 millions d’euros pour le premier closing de son fonds LBPAM Infrastructure Debt Climate Impact Fund. L’objectif est de réunir 500 millions d’euros, avec un hard cap de 700 millions d’euros. L’objectif de cette stratégie est de limiter l’augmentation des températures, en cohérence avec l’accord de Paris, en investissant dans des projets bas-carbone avec un objectif minimum de 70 % d’alignement avec la taxonomie européenne. Classé article 9 selon la réglementation SFDR, ce fonds s’appuie sur une mesure d’impact quantitative des actifs et du portefeuille et cible trois secteurs jugés essentiels pour la réduction des émissions carbone : les énergies renouvelables, les transports électriques et l’efficacité énergétique. La stratégie de dette infrastructure à impact utilise Ciara, un outil de mesure de l’alignement de température des portefeuilles développé par Carbone 4, ainsi que d’autres outils, pour assister l’analyse d’éligibilité des projets à la taxonomie européenne. Elle s’appuie également sur la méthodologie propriétaire de scoring d’impact, GREaT, mise en place par l’équipe ISR de LBP AM depuis 2018. La stratégie sera menée par Bérénice Arbona, responsable dette infrastructure et Marie-Laure Marshall, gérante dette privée infrastructure. L’équipe dette infrastructure de LBP AM se donne trois ans maximum pour déployer l’ensemble des fonds levés et construire un portefeuille équilibré de 15 à 20 projets. Un premier investissement est prévu ce mois-ci pour le financement d’une nouvelle centrale de cogénération biomasse qui produira de l’électricité verte et de la vapeur pour un site industriel français. La commercialisation du fonds, qui a débuté auprès d’investisseurs institutionnels européens investis aux côtés du groupe CNP, va se poursuivre sur les prochains mois, en collaboration avec Aegon Asset Management. Le closing porte le total des montants levés par la plateforme Actifs Réels et Privés de la société de gestion à près de 7 milliards d’euros.
Axa, l’entreprise mondiale de biens de consommation Unilever et le gérant Tikehau Capital annoncent la signature d’un protocole d’accord marquant leur ambition de créer un fonds à impact dédié à l’accélération de la transition vers une agriculture régénératrice. Les trois partenaires ont l’intention d’investir 100 millions d’euros chacun dans ce véhicule de portée mondiale dont la taille cible est fixée à 1 milliard d’euros. Pascal Christory, directeur des investissements du groupe Axa, et Antoine Denoix, directeur général d’Axa Climate, ont déclaré : «Ce fonds s’inscrit pleinement dans notre stratégie de décarbonation de l’économie réelle par l’investissement à impact. Au sein d’Axa, nous avons l’ambition d’investir 26 milliards d’euros dans des actifs verts d’ici à 2023, et de disposer d’1,5 milliard d’euros à déployer sur les forêts et les projets de capital naturel, au sein desquels figurera bientôt l’agriculture régénératrice.» Le fonds de private equity à impact sera géré par Tikehau Capital. Il aura pour objectif de promouvoir les pratiques d’agriculture régénératrice en se concentrant sur trois axes principaux : - Protéger la santé des sols pour renforcer la biodiversité, préserver les ressources en eau et participer à la lutte contre le changement climatique - Contribuer à l’approvisionnement futur en ingrédients régénératifs pour répondre, d’une part aux besoins de la population mondiale croissante, d’autre part à la demande des consommateurs pour des produits de plus en plus durables - Contribuer au progrès des solutions technologiques qui ont l’ambition d’accélérer la transition vers l’agriculture régénératrice Axa Climate participera de façon intégrée au lancement et au déploiement du fonds. La filiale d’Axa mobilisera son expertise sur les risques climatiques, environnementaux et agricoles, sur le suivi de l’impact (notamment via les technologies satellites), et apportera sa connaissance des filières agricoles.
Lombard Odier Investment Managers et l’Alliance pour l’élimination des déchets plastiques vont lancer un fonds appelé « Circular Plastic ». Ce produit vise à lever 500 millions de dollars auprès d’investisseurs institutionnels et d’investisseurs accrédités pour déployer des solutions innovantes visant à éliminer les déchets plastiques, à augmenter le recyclage et à conduire la transition mondiale vers une économie circulaire du plastique. L’Alliance sera l’un des investisseurs principaux de cette stratégie. Le fonds, créé à l’issue d’un appel d’offres de l’Alliance, vise à cibler les points principaux qui peuvent contribuer directement à une économie circulaire du plastique et à accélérer les opportunités dans la gestion globale des déchets (en amont et en aval) - notamment les infrastructures de collecte, de tri et de recyclage, les solutions pour améliorer la durabilité du plastique ainsi que sa réutilisation et sa recyclabilité. Il entend également stimuler l’innovation dans la production des plastiques, ce qui peut simplifier ou rendre plus efficace le traitement du produit en fin de vie. L’Alliance agira en tant que conseiller technique avec l’aide d’une équipe de professionnels qui fourniront des conseils sur la faisabilité technique, la viabilité commerciale et l’évolutivité des solutions d’économie circulaire des plastiques, ainsi que sur les technologies et les infrastructures de gestion des déchets. La gestion est assurée par LOIM.
Société Générale Private Banking a annoncé ce 11 mai l’arrivée d’un nouveau fonds au sein de la gamme Moorea. Il s’agit d’une stratégie à impact climatique, dénommée «Moorea Fund- Sustainable Climate Action». Le fonds sera cogéré par Société Générale Private Wealth Management et SG 29 Haussmann. La stratégie va investir dans des sociétés internationales à fort impact environnemental, avec pour objectif de délivrer une intensité carbone significativement inférieure à 20% par rapport à l’indice MSCI World All Country (MSCI ACWI Index), le tout avec un portefeuille aligné sur le scénario de Paris. Ce véhicule UCITS est par ailleurs classé 9 selon la réglementation européenne SFDR.
Neuberger Berman vient de lancer au format Ucits sa stratégie Next Generation Space Economy pour l’Europe, rapporte Bluerating. Le fonds est géré par Michael Barr et Hari Ramanan, deux gérants basés à New York disposant d’un historique de trois ans dans l’économie de l’espace.
Le gérant finlandais Evli vient de lever 94 millions d’euros pour un fonds de fonds forestier. Dénommé Impact Forest Fund I, cette stratégie est distribuée auprès d’investisseurs institutionnels et de particuliers fortunés. Elle a déjà investi dans trois fonds situés dans les Amériques, et compte en avoir au total six ou sept dans son portefeuille.
Cinq ans après son lancement avec 100 milliards de dollars, le Vision Fund de SoftBank affiche une performance embarrassante, rapporte le Wall Street Journal. Conçu avec l’objectif de financer une génération entière de futurs géants de la tech, le fonds a levé près de 30 fois plus d’argent que les autres fonds de venture capital à l’époque. Il est désormais l’une des victimes les plus visibles de la déroute de la tech. Les actions cotées qui composent le gros du portefeuille du Vision Fund ont chuté de plus de la moitié depuis le début de l’année (à lundi). Cela implique une perte de plus de 25 milliards de dollars si SoftBank détient encore ces entreprises, selon une analyse du WSJ. Le Vision Fund était tout de même valorisé à 138,5 milliards de dollars fin 2021, ce qui lui conférait un rendement d’environ 40 % sur 4 ans et demi.
Hines, un gérant immobilier texan, a annoncé avoir réalisé une levée initiale de 800 millions d’euros pour un nouveau fonds immobilier européen. L’objectif final s'élève à un milliard d’euros. Dénommé Hines European Property Partners, ce véhicule est géré par Jorge Duarte, un ex-Barclays fraîchement arrivé. Sa stratégie «core plus» va se concentrer sur les actifs durables dans les secteurs de la logistique, des bureaux, du résidentiel, des logements étudiants et des maisons de retraite.
Carmignac a lancé mardi Carmignac Crédit 2027, un fonds à échéance d’une durée de 5 ans, investi sur les différents segments de l’univers du crédit. Carmignac Crédit 2027 met en œuvre une stratégie de détention de long-terme, dite de portage, d’émetteurs privés ou publics. La sélection de titres vise à construire un portefeuille diversifié. Il doit permettre aussi aux investisseurs de profiter d’une échéance anticipée selon l’objectif de gestion du fonds. Il est co-géré par Pierre Verlé, responsable de l’équipe Crédit, Alexandre Deneuville et Florian Viros, gérants obligataires. A ce jour, Carmignac Crédit 2027 est enregistré en France, en Allemagne, en Espagne, et en Italie. Il s’agit du deuxième fonds à échéance de la société de gestion.
Muzinich & Co a annoncé ce 9 mai le lancement du fonds Muzinich Dynamic Credit Income Fund.La gestion en a été confiée à Michael McEachern, assisté par Brian Nold et Warren Hyland. La stratégie vise un niveau élevé de revenu du portefeuille tout au long du cycle de crédit, tout en recherchant les opportunités qu’offrent les dislocations de marché. Le processus d’investissement allie l’analyse macroéconomique afin d’identifier les tendances haussières et baissières de l’univers des dettes d’entreprise, et une sélection de titres bottom-up pour identifier ceux qui reflètent le mieux ces tendances. Le fonds est un compartiment de Muzinich Funds, un fonds commun de placement établi en Irlande. Il est actuellement autorisé à la vente au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, en Italie, au Luxembourg et en Suisse.
J.P. Morgan Asset Management vient de renforcer son partenariat avec la banque italienne Banca Widiba, rapporte Bluerating. Désormais, la société de gestion proposera aux conseillers financiers et clients de la banque ses ETF Strategic Beta et ses ETF actifs, soit plus de vingt produits. Cela vient s’ajouter aux ETF passifs de la maison américaine déjà offerts aux clients de Widiba. Le partenariat prévoit aussi des formations à destination des réseaux de Banca Widiba.
BNP Paribas Asset Management a annoncé ce 9 mai le lancement de BNP Paribas Sustainable Asian Cities Bond, un fonds obligataire sur la thématique de l’urbanisation durable en Asie (hors Japon). Domicilié au Luxembourg, il est géré par Jean-Charles Sambor, responsable de l’équipe de gestion dette émergente. Le fonds investira à la fois dans des obligations vertes, sociales et durables qui contribuent à financer des projets naturellement alignés avec les villes durables (par exemple, les transports propres, les énergies renouvelables ou les infrastructures de santé), et dans des obligations conventionnelles d'émetteurs, dont au moins 20 % de leurs revenus proviennent d’activités contribuant aux réseaux électriques intelligents («smart grid») ou au développement des villes durables, tels que les promoteurs immobiliers, tout en intégrant des filtres ESG. Il se classe «article 9" selon la réglementation européenne SFDR, assure BNP Paribas AM.
Les achats d’ETF ont chuté en avril à leur plus bas niveau depuis les profondeurs de la crise Covid, la guerre en Ukraine et l’inflation mondiale ayant sapé la demande, rapporte le Financial Times. La collecte nette dans les ETF et ETP dans le monde a représenté 27,4 milliards de dollars en avril, selon des données BlackRock, contre 117,4 milliards de dollars en mars. Il s’agit du plus faible montant depuis mars 2020. Les fonds actions ont été particulièrement touchés, avec des souscriptions ne représentant que 2,8 milliards de dollars, contre 76,2 milliards de dollars un mois plus tôt.
Le gestionnaire d’actifs britannique Jupiter AM a indiqué, ce mardi, avoir pris la décision de clôturer son fonds Emerging European Opportunities qu’il avait suspendu peu après le début de l’invasion russe en Ukraine. «Le conflit en cours entre la Russie et l’Ukraine a impacté de manière sévère les conditions de trading dans les marchés dans lequel le fonds investit principalement. Cela affecte négativement notre capacité à valoriser certains actifs dans le fonds», a indiqué une porte-parole de la firme. Jupiter AM explique que la fermeture du fonds lui permettra de retourner un certain montant de cash aux investisseurs du fonds plus tôt que cela n’aurait été possible. Fin janvier 2022, le fonds géré par Colin Croft comptait 79 millions de livres (94 millions d’euros) d’encours sous gestion et allouait 61% de son actif à des titres russes.
La Banque Postale et CNP Assurances ont annoncé ce 3 mai le lancement de leur premier fonds d’infrastructure, dénommé «LBPAM infrastructure Septembre 2030», spécialement pour l’enveloppe d’assurance-vie. Le véhicule a été développé en partenariat avec LBP AM, filiale en gestion d’actif de La Banque Postale. Commercialisée du 2 mai au 31 août, avec une échéance à septembre 2030, cette nouvelle unité de compte vise une rentabilité cible de 2% net de frais par an sur une durée d’investissement conseillée de 8 ans. Afin de mettre en place ce fonds, La Banque Postale et CNP Assurances ont créé une SCP (société civile de portefeuille), détenue à 100% par CNP Assurances. LBP AM intervient quant à elle comme gestionnaire de la société et du fonds de dette. Le portefeuille va investir dans des actifs non cotés de secteurs tels que l’environnement, la santé, l’éducation, les télécommunications et les services d’utilité publique. Ces actifs permettent également d’investir dans des projets à impact social et environnemental, liés aux énergies renouvelables, de mobilité durable (transport) ou encore d’infrastructures sociales (comme les écoles) ou numériques (comme la fibre optique). Il sera composé, au démarrage, de 40% d’un fonds de dettes de projets d’infrastructures et à 60% d’un fonds actions non cotées dédié aux infrastructures, deux fonds dans lesquels CNP Assurances a déjà investi pour son compte. L’encours sous gestion est de 100 millions d’euros au 2 mai 2022.
Groupama AM a annoncé ce 3 mai le lancement du fonds G Fund Opportunities Europe, une stratégie value basée sur le stock picking. Le portefeuille compte entre 40 et 50 valeurs perçues par l’équipe de gestion commeinjustement ou temporairement décotées.L'équipe de gestion va recourir à plusieurs styles value en fonction des phases du cycle économique, pour une recherche d’asymétrie des performances potentielles :«Self help»: les ratios de valorisation sont estimées faibles au regard du potentiel d’appréciation de la société. Le potentiel d’amélioration de la valorisation est lié exclusivement à des causes et changements internes à l’entreprise.«Value défensif» : les ratios de valorisation sont estimées faibles, avec une quasi-stagnation des bénéfices mais une résistance des marges. La volatilité s’avère faible.«Value cyclique»: les valeurs sont estimées décotées avec des ratios de valorisation dépendant du cycle économique et profitant des phases de reprises.«Value situations spéciales/ Low PE (Price Earnings)» : les titres dont la valorisation anticipe, potentiellement à tort, une dégradation rapide de la rentabilité.La pondération en portefeuille des différents types de titres value sera modulable en fonction de la maturité du cycle économique. Sur le plan des critères extra-financiers ESG, la définition de l’univers d’investissement éligible repose sur des facteurs d’exclusion : exclusion des sociétéspour lesquelles les risques ESG pourraient remettre en cause leur viabilité économique et financière, exclusion des filières jugées non compatibles avec la stratégie ISR (Investissement Socialement Responsable) du fonds (charbon, armes controversées). Elle repose également sur une méthodologie dite «best in universe», selon laquelle les entreprises sélectionnées sonr celles ayant une note moyenne supérieure à celle de l’univers d’investissement après avoir retiré le dernier quintile.
Le fournisseur de données financières Six a dévoilé en exclusivité à NewsManagers ce mardi 3 mai son classement annuel Alpha League Table 2022 (ex-classement Europerformance) des fonds commercialisés en France ayant produit de la surperformance dans la catégorie actions. Absent de l’édition précédente, Meeschaert Amilton Asset Management en est le grand vainqueur, avec un alpha moyen de 3,61% et une fréquence de 47,22%. La fréquence de l’alpha est importante car le classement récompense les meilleures sociétés de gestion pour la capacité de leur gestion Actions à générer de l’alpha en tenant compte des risques extrêmes et de la persistance de la surperformance. Trois maisons de gestion se distinguent en intégrant pour la première fois le Top 10 : Mandarine Gestion (9ème), Groupe La Française (6ème) et Tocqueville Finance qui de surcroit se place directement sur la 2ème place du podium. Lazard Frères Gestion (7ème) et Oddo BHF Asset Management (10ème) font également leur retour dans le palmarès en tant qu’habitués du classement. Après avoir été couronnée trois années consécutives à la tête du classement de l’Alpha League Table, cette année, la Financière de l’Echiquier se place en 4ème position. Au sein de la base EuroPerformance, 311 gestionnaires ont une gamme de fonds actions (sur 708 sociétés de gestion en France), soit une augmentation de 12 sociétés supplémentaires par rapport à l’an dernier. Et 28 sociétés de gestion d’actifs remplissaient tous les critères pour obtenir une note, comme en 2021. Elles ressortent avec 252 fonds gagnants, contre 209 supports d’investissement l’an passé. Rencontre avec Meeschaert Amilton AM et son directeur de la gestion actions, Guillaume Chaloin : Parmi les véhicules d’investissement gagnants chez Meeschaert Amilton AM, le fonds MAM France Relance (le nouveau nom de MAM France PME comme appelé dans l’entretien vidéo), labellisé Relance, se distingue tout particulièrement avec un alpha moyen de 6,86%, le plus élevé parmi les fonds du Top 10, et une fréquence moyenne récurrente tout au long de l’année. Lors de cette édition du prix, Meeschaert Amilton AM atteint un score de 1,73%. Guillaume Chaloin profite de notre rencontre pour évoquer la fusion entre Meeschaert AM et Amilton AM au sein du groupe LFPI et sa vision des marchés. Rencontre avec Tocqueville Finance et Michel Saugné, directeur de la gestion : La société de gestion détenue par La Banque Postale Asset Management est entrée pour la première fois dans le classement l’an dernier à la 17ème place et a gravi les marches de manière spectaculaire cette année. Cette progression est à mettre au crédit de la 2ème meilleure fréquence moyenne combinée au 3ème meilleur alpha moyen du classement. Michel Saugné revient pour NewsManagers sur la nouvelle mission de Tocqueville Finance au sein de La Banque Postale AM et sur les performances du fonds Tocqueville Technology ISR qui enregistre un alpha moyen de 6,19%. Rencontre avec SMA Gestion et Philippe Ezeghian, responsable de la gestion actions et matières premières : Discrète société de gestion, SMA Gestion, filiale de l’assureur SMA BTP est pourtantdans le Top 10 de l’Alpha League Table pour la 9ème année et depuis son entrée dans le classement en 2014. Si elle concède une place par rapport à l’année précédente en se plaçant à la 5ème position du classement, elle fait pourtant preuve d’une très belle régularité. Son responsable de la gestion, Philippe Ezeghian, revient pour NewsManagers sur la philosophie de gestion de ses fonds.
Quelque 163 fonds européens ont obtenu l’autorisation de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) pour être commercialisés en France, selon le décompte réalisé par NewsManagers et basé sur les données disponibles de l’AMF. Dans le détail, 45 fonds européens ont été autorisés en janvier 2022, 36 en février et 82 en mars. Sur ces 163 fonds, 59 comportaient dans leur intitulé une référence à l’investissement durable (ESG, ISR, sustainable, green, impact, Paris-Aligned Climate, biodiversité, better world, SDG), soit près d’un fonds européen sur trois (36,2%) autorisé au cours du premier trimestre 2022. Par ailleurs, 35 des 163 fonds européens autorisés durant le T1 22 par l’AMF étaient des fonds indiciels cotés (ETF), soit un produit sur cinq (21,4%).
BlackRock a dominé la collecte de fonds en Europe au premier trimestre, en ayant drainé 9 milliards d’euros, selon les dernières statistiques de Refinitiv. Et ce, au cours d’un début d’année compliqué où les fonds ont été en décollecte de 88,6 milliards d’euros. Le géant américain est suivi par UBS (+7,2 milliards d’euros), Vanguard (+4,8 milliards), Lumyna (+4,7 milliards) et Invesco (+4,3 milliards). BlackRock a réalisé la totalité de sa collecte sur des ETF. Ils ont attiré 16,3 milliards d’euros, tandis que ses fonds traditionnels voyaient sortir 7,3 milliards d’euros. La situation est inversée pour UBS, qui a attiré 8,2 milliards d’euros sur ses fonds traditionnels et a subi des rachats de 1 milliard d’euros sur ses ETF. Pour Refinitiv, ces destins opposés entre BlackRock et UBS montrent la différence entre un gestionnaire indépendant et une filiale de banque. En effet, «les ventes d’ETF UBS semblent avoir été influencées par les décisions d’allocation d’actifs de l’activité gestion de fortune de la banque», commente Lipper. Par classes d’actifs, UBS a été le meilleur vendeur de fonds obligataires, avec 5,9 milliards d’euros de collecte, devant Invesco (+1,6 milliard), Legal & General (1,4 milliard) et Aviva (1,3 milliard). Sur les fonds actions, c’est BlackRock qui s’illustre avec 21,3 milliards d’euros de collecte, devant Amundi (+7,8 milliards), Vanguard (+2,6 milliards), DWS (+2,1 milliards) et Invesco (+1,9 milliard). Allianz arrive en tête des fonds diversifiés (+4,7 milliards), tandis que Lumyna domine la collecte sur les fonds alternatifs Ucits (+4,2 milliards).
WisdomTree lance le WisdomTree Recycling Decarbonisation Ucits ETF (WRCY), un ETF sur les technologies de valorisation et de recyclage des déchets. Coté jeudi 28 avril sur le London Stock Exchange, Börse Xetra et Borsa Italiana, ce fonds vise à reproduire le cours et le rendement, avant imputation des frais de gestion, de l’indice Tortoise Recycling Decarbonisation Ucits. Les frais de gestion s’élèvent à 0,45%. WRCY est enregistré à la vente en Autriche, au Danemark, en Finlande, en France, en Allemagne, en Italie, au Luxembourg, aux Pays-Bas, en Espagne, en Suède et au Royaume-Uni. Cet indice offre un accès à des sociétés mondiales liées aux technologies de valorisation et de recyclage des déchets dans le cadre de la mégatendance mondiale de la décarbonation tout en respectant les critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance) de WisdomTree. La valorisation des déchets correspond au processus de production d’énergie grâce aux déchets tels que les ordures, le fumier animal, les produits agricoles et/ou la graisse animale. Cette production d’énergie prend la forme de gaz naturel et de diesel renouvelable utilisés pour générer de l’électricité et/ou comme carburant de transport pour les véhicules fonctionnant au gaz naturel comprimé (gaz naturel renouvelable ou GNR) et/ou au diesel (diesel naturel renouvelable ou DNR) qui alimentent les moteurs des camions. Classé article 9, le nouvel ETF est la septième stratégie de la gamme d’ETF thématiques de WisdomTree totalisant 1,6 milliard de dollars.