State Street Global Advisors et Vanguard ont dominé la collecte sur les fonds commercialisés en Europe en avril, avec 4 milliards d’euros chacun, selon les données de Refinitiv Lipper. Ostrum Asset Management arrive troisième, avec 2,7 milliards d’euros, devant HSBC (2,5 milliards), BFT (2,5 milliards d’euros) et Amundi (2,5 milliards). A noter que la boutique française Varenne Capital figure dans les dix premiers, avec une collecte impressionnante de 1,7 milliard d’euros. La société, qui gérait 3,8 milliards d’euros début janvier, s’est illustrée grâce à ses fonds diversifiés, la meilleure catégorie du mois en termes de collecte, avec 8,3 milliards d’euros. En revanche, BlackRock, qui est habituellement en tête de ce classement, est absent du Top 10. Le géant américain est toutefois premier dans la catégorie des fonds obligataires, laquelle est en décollecte de 14 milliards d’euros à l’échelle du secteur. Sur les fonds actions, c’est UBS qui arrive premier, avec 4,4 milliards d’euros. Les fonds actions ont collecté un petit 200 millions d’euros. Le mois d’avril a été plutôt compliqué pour les fonds européens, qui ont vu sortir un total de 6,3 milliards d’euros.
Lombard Odier Investment Managers (LOIM) a lancé une stratégie de crédit durable privée. Un premier closing a été réalisée avec l’Environment Agency Pension Fund (EAPF) au Royaume-Uni, qui est le principal investisseur. Classée article 9, la stratégie de crédit privé durable de LOIM vise à fournir des prêts privés garantis de premier rang, principalement bilatéraux, à des industries nord-américaines diversifiées axées sur la transition climatique. Elle est conçue pour fournir des liquidités structurées basées sur des solutions sur mesure au sein de marchés moins bien financés, tout en recherchant des rendements ajustés aux risques et moins corrélés au marché que les stratégies de prêt direct traditionnelles. Peter Pulkkinen et Rhys Marsh ont rejoint LOIM l’année dernière pour concevoir cette stratégie.
Le gérant star Juan Nevado va quitter la société britannique M&G après 34 années de collaboration. Il laisse la gestion de son fonds M&G (Lux) Dynamic Allocation Fund (2,4 milliards d’euros d’actifs sous gestion) à son actuel cogérant Craig Moran, ainsi qu'à Steven Andrew, un gérant diversifié possédant plus de 20 ans d’expérience, qui le remplacera dès juillet. «Le fonds continuera d’être géré selon la même philosophie d’investissement, tout en étudiant la possibilité d’inclure davantage d’aspects relatifs aux enjeux de durabilité dans le processus de construction du portefeuille, et ce, avec la contribution de Maria Municchi, gérante de stratégies durables au sein de l’équipe», a indiqué M&G dans un communiqué. Craig Moran et Steven Andrew ont déjà repris un autre fonds de Juan Nevado, le M&G (Lux) Conservative Allocation, à l'été 2020. Les encours y ont été divisés par quasiment trois en deux ans, pour atteindre désormais 635 millions d’euros. Steven Andrew est par ailleurs gérant du fonds M&G (Lux) Income Allocation Fund (1,2 milliard d’euros d’encours) depuis son lancement en 2013. Juan Nevado a rejoint M&G en 1988 en tant que stratégiste actions et, à partir de 1999, a géré des capitaux internes au sein du groupe avant d’être nommé, en janvier 2011, le gérant du fonds qui est aujourd’hui M&G (Lux) Dynamic Allocation Fund.
La Foncière Magellan a annoncé ce 19 mai le lancement de Primmoval, un fonds de capitalisation (le fonds procède automatiquement au réinvestissement des bénéfices réalisés) éligible au PEA-PME et dédié aux opérations de promotion immobilière en région. Constituée sous forme de société par actions simplifiées (SAS), Primmoval est une solution de co-investissement aux côtés de promoteurs de taille intermédiaire. Ouvert à la souscription jusqu’au 30 juin 2023, le fonds investit dans des opérations de promotion immobilière résidentielles et tertiaires (bureaux, activité). La société a porté son objectif de collecte à 50 millions d’euros, avec un ticket d’entrée à 100.000 euros. Elle vise les investisseurs professionnels et la clientèle patrimoniale (CGP, family offices, banques privées…).
Pascal Christory va prendre la tête d’une nouvelle entité d’investissement du groupe sur les marchés privés, dotée de 20 milliards d’euros, a appris Instit Invest.
Columbia Threadneedle Investments vient d’enregistrer deux fonds d’investissement responsable en France. Il s’agit du fonds Columbia Threadneedle (Lux) Sustainable Outcomes Global Equity et du fonds Columbia Threadneedle (Lux) Sustainable Outcomes Pan-European Equity, lancés au Luxembourg en mai 2021.Ces stratégies, gérées par Pauline Grange et Dan Ison, investissent dans des sociétés qui contribuent significativement au développement durable, affichant des indicateurs ESG de qualité ainsi que des rendements financiers élevés. L’équipe de gestion a identifié huit thèmes (5 environnementaux et 3 sociaux), issus des Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations unies, qui portent sur les principaux besoins en matière de développement durable. Ils identifient les sociétés qui offrent ou se repositionnent afin d’offrir des solutions liées à ces thèmeset qui affichent les caractéristiques suivantes : intégrité: en répondant à des normes ESG (Environnement, Social, Gouvernance) élevéesimpact potentiel à la clé: la durabilité doit être un élément essentiel de l’activité intentionnalité: la durabilité doit être un véritable objectif de gestion, et non le résultat d’autres activitésDe plus, les sociétés les moins biens notées et qui sont exposées à des controverses significatives en violation avec le Global Compact sont exclues du portefeuille.
Après le succès de la commercialisation des premiers fonds Eurazeo ouverts aux particuliers, Eurazeo a annoncé mardi le lancement du fonds European Real Estate II ELTIF1, offrant pour la première fois à une clientèle patrimoniale la possibilité d’accéder à l’univers de l’immobilier non coté, habituellement réservé aux investisseurs institutionnels.Ce fonds a pour objectif de financer des sociétés détenant et exploitant leurs propres actifs immobiliers, de les accompagner dans leur stratégie de croissance et de réaliser des opérations immobilières à forte valeur ajoutée en Europe. Ce véhicule d’investissement, à la frontière du private equity et de l’immobilier, prendra une quote-part des investissements réalisés par l’équipe Real Assets du groupe, prenant ainsi part à un programme de près d’un milliard d’euros. De plus, chacun des investissements de l’équipe intègre des critères extra-financiers s’articulant autour de la stratégie O+ d’Eurazeo.Le nouveau fonds bénéficie du label ELTIF (European Long Term Investment Fund), lui permettant d’être distribué auprès d’investisseurs non professionnels dans toute l’Europe, ainsi qu’aux clients institutionnels.
Robeco vient de lancer le fonds Sustainable Asian Bonds, une stratégie obligataire alignée sur les Objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies, et investissant dans les titres obligataires asiatiques diversifiés. La gestion a été confiée à Thu Ha Chow, la toute nouvelle responsable Fixed Income pour l’Asie. Elle est épaulée par Reinout Schapers, responsable des fonds de crédit mondiaux et de la stratégie de crédit émergent durable. La stratégie suit une approche active avec la possibilité de prendre des positions hors de son indice de référence, le JP Morgan Asia Credit. Elle investit dans des obligations d’entreprises et souveraines asiatiques de qualité, libellées en devises fortes, et vise un revenu de 4 à 6 % par an tout au long du cycle. Ce fonds fait suite au développement du bureau de Singapour, qui compte désormais six professionnels de l’investissement. D’autres recrutements sont prévus dans le courant de l’année, ce qui porte à 25 le nombre de professionnels de la région Asie, y compris les bureaux de Hong Kong et Shanghai.
Pictet Asset Management vient de lancer le fonds d’immobilier non coté Pictet Real Estate Capital Elevation Core Plus ELTIF Sicav. Il s’agit de sa première stratégie sous format Eltif autorisée à la distribution auprès des particuliers en Italie. Elevation Core Plus est une stratégie immobilière core-plus centrée sur le marché européen. La stratégie est investie dans des actifs résidentiels, des bureaux et dans la logistique du dernier kilomètre dans les principales ville d’Europe occidentale. La stratégie, classée article 8, sera pilotée par une équipe composée de dix professionnels et dirigée par Zsolt Kohalmi, responsable mondial de l’immobilier. Elevation Core Plus fera partie de la gamme de fonds Elevation du groupe Pictet. Un premier fonds a déjà levé 700 millions d’euros en février 2020.
Tiger Global, le hedge fund connu pour réaliser de gros paris sur les valeurs technologiques, a coupé ses positions et liquidé ses participations dans des entreprises comme Netflix et Rivian après avoir souffert de lourdes pertes cette année, rapporte le Financial Times. La valeur totale des positions en actions cotées de Tiger Global a reculé de 46 milliards de dollars en fin d’année dernière à seulement 26 milliards à la fin du premier trimestre, selon des documents réglementaires publiés lundi. La baisse reflète la chute des valorisations et les ventes d’actifs. Le FT note que Tiger Global a vendu l’intégralité de sa participation dans plusieurs sociétés tech de consommation comme Bumble, Airbnb et Didi. Il a aussi réduit sa position dans Robinhood et Peloton.
Grayscale, le gestionnaire américain spécialiste des crypto-actifs, a lancé son premier fonds indiciel coté (ETF) en Europe. Pour cela, il s’est associé avec HANetf, une société qui aide les acteurs de la finance à lancer des ETF au format Ucits. Appelé Grayscale Future of Finance UCITS ETF, le nouveau fonds sera coté sur le London Stock Exchange, Borsa Italiana et Deutsche Börse Xetra. L’ETF sera également agréé à la vente dans plusieurs autres pays d’Europe. Comme son grand frère américain lancé en février 2022, GFOF UCITS ETF suit la performance de l’indice Bloomberg Grayscale Future of finance. Il cherche ainsi à offrir aux investisseurs une exposition aux entreprises qui bâtissent l’économie digitale et se situent à la croisée de la finance, de la technologie et des actifs digitaux. Les entreprises couvertes par l’indice se répartissent en trois catégories: les fondations financières (sociétés de gestion, Bourses, courtiers et gestionnaires de fortune impliqués dans le développement de l’économie numérique), les solutions technologiques (les entités qui fournissent la technologie pour faciliter l’économie digitale par le biais de données et de process), et l’infrastructure des actifs digitaux (les entreprises directement impliquées dans le minage, la gestion de l’énergie et les activités qui alimentent l’écosystème des actifs digitaux). Avec cet ETF, Grayscale prend pied en Europe. La société américaine, fondée en 2013, se présente comme le plus grand gestionnaire au monde de devises numériques avec plus de 30 milliards de dollars d’actifs. Elle est actuellement sous le feu des projecteurs aux Etats-Unis, car elle attend l’approbation de la Securities and Exchange Commission, le régulateur américain des marchés financiers, pour transformer le plus gros trust du monde investi en bitcoin en ETF sur le bitcoin. Sur le marché européen, d’autres produits seront lancés.
Maria Szczesna, une gérante de Barings et membre de l’équipe EMEA, a décidé de quitter la société, rapporte Investment Week. L’intéressée travaillait au sein de Barings depuis 2006. Elle gérait co-gérante du Barings Emerging EMEA Opportunities trust et du Barings Eastern Europe Strategy. Matthias Siller et Adnan El-Araby continueront à se partager ses responsabilités.
Franklin Templeton est la société de gestion dont les fonds d’investissement transfrontaliers sont distribués dans le plus grand nombre de marchés différents au monde selon une récente étude du consultant EY sur le sujet. Les fonds du gestionnaire américain étaient commercialisés dans 60 pays fin 2021. Sondée ce jeudi en marge du Fund Forum à Monaco sur le phénomène de démondialisation, la directrice générale de la firme, Jenny Johnson, a souligné l’importance d’être local pour un gestionnaire d’actifs aussi international que Franklin Templeton (1.456 milliards de dollars d’encours gérés à fin avril 2022). «Dans le monde du sport, aucun supporter ne soutient toutes les équipes du championnat mais juste l’équipe locale. Ce biais local est perceptible dans le domaine de l’investissement et persistera. Les flux entrants dans les marchés de fonds locaux sont en général de l’ordre de 70% pour les gérants locaux et le reste pour les gérants internationaux. Durant la pandémie de Covid, nous avons observé que les investisseurs voulaient soutenir d’abord l’économie locale, leur propre marché», dit-elle. Pour Jenny Johnson, local ne signifie pas seulement des produits locaux dans des véhicules locaux. Le service doit être local lui aussi. En ce qui concerne Franklin Templeton, il est assuré depuis 35 bureaux hors Etats-Unis à travers le monde, servant des clients dans plus de 155 pays. Ce quadrillage marque selon la dirigeante une différence concrète vis-à-vis des concurrents qui s’en tiennent à la distribution de fonds transfrontaliers à l’international sans réelle implantation locale. Personnalisation En termes de clientèle, le focus central de la distribution de fonds bascule actuellement de l’investisseur professionnel vers l’investisseur particulier. De fait, le «local» sous-tend également une personnalisation toujours plus poussée de l’offre produits et services. Et en matière de customisation, le gestionnaire américain a achevé, début 2022, l’acquisition de O’Shaughnessy Asset Management (OSAM), un fournisseur de solutions d’indexation directe (direct indexing). Cette pratique consiste en l’achat par l’investisseur de titres présents dans un indice avec les mêmes poids que dans l’indice concerné sans passer par l’achat d’un fonds mutuel ou d’un fonds indiciel coté (ETF). Le segment, que Jenny Johnson assimile à une extension des comptes gérés séparément (separate managed account) pour particuliers, a gagné en popularité pour des raisons essentiellement fiscales aux Etats-Unis mais n’a pas encore vraiment débarqué en Europe. «Le fait que l’indexation directe opère un modèle basé sur les frais est une composante importante car il en résulte une réelle transparence sur les frais payés par l’investisseur final.» Interpellée sur l’éventualité d’une cannibalisation de l’offre des fonds mutuels et ETF de Franklin et ses filiales par les solutions d’indexation directe, Jenny Johnson rétorque : «A la seconde où vous vous focalisez sur la cannibalisation de votre activité, vous sortez du jeu. Il ne faut vous concentrer que sur le client et avoir de la flexibilité pour ajouter des produits selon les souhaits des clients.» Manière de dire que le client investisseur reste le roi dans le monde de la gestion d’actifs. Divergences Le «local» ne s’arrête pas à la distribution, il se retrouve dans d’autres segments du secteur comme l’investissement durable interprété différemment aux Etats-Unis et en Europe par exemple, rappelle Jenny Johnson. L’amélioration de la data est pour elle une bonne nouvelle dans la mesure où les gérants seront de plus en plus capables d’identifier des investissements qui permettront de fournir des produits et mandats plus spécifiques et encore davantage en adéquation avec les attentes des clients. La directrice générale de Franklin Templeton prédit par ailleurs une évolution à double sens de la perception de l’investissement durable chez les clients au moment d’évoquer les questions de préférences en matière d’investissement durable rendues obligatoires par la directive européenne Mifid II et devront être posées à partir d’août par divers intermédiaires financiers. Certains clients demanderont quels sont les risques d’investir dans une société sur le long-terme d’un point de vue environnemental, social et de gouvernance quand d’autres s’intéresseront davantage à l’impact d’une société sur le monde. Ce qui résultera en deux appréciations très distinctes des fameuses préférences. Une solution parmi d’autres pour contenter tout ce monde sera d’être «glocal». Global et local à la fois.
Après trois mois consécutifs de décollecte, les fonds ouverts commercialisés en Suède ont renoué avec un solde positif en avril, selon les dernières statistiques de l’association locale des fonds Fondbolagens Förening. Ils ont drainé 3,3 milliards de couronnes suédoises (environ 300 millions d’euros). La collecte reste toutefois négative sur les quatre premiers mois de l’année, à 31,8 milliards de couronnes. La dynamique d’avril a été tirée par les fonds actions, qui ont recueilli 3,9 milliards de couronnes. Depuis janvier, ces fonds étaient dans le rouge. Ils voient toujours sortir 30,5 milliards de couronnes sur les quatre premiers mois de l’année. Fait notable, les hedge funds ont affiché une collecte nette de 2,4 milliards de couronnes. Les fonds diversifiés ont recueilli 1,1 milliard de couronnes. En revanche, les fonds monétaires ont vu sortir 4,1 milliards de couronnes alors qu’ils avaient plutôt le vent en poupe en ce début d’année tourmenté. «Pour la première fois cette année, la collecte dans les fonds prédomine. Les épargnants actifs osent maintenant prendre un peu plus de risques que ce que nous avons vu plus tôt dans l’année. Pour les fonds d’actions, nous constatons des souscriptions dans les fonds actions monde, nord-américaines et suédoises, tandis que les fonds d’actions européennes continuent d'être vendus. Les fonds diversifiés sont également prisés par les épargnants, tandis que ces derniers sortent des fonds monétaires. Il s’agit d’une rupture de tendance avec un appétit accru pour le risque au cours de cette année boursière turbulente», commente Philip Scholtzé, économiste de l’association suédoise des fonds d’investissement.
La Banque Postale Asset Management (LBP AM), filiale de La Banque Postale, a levé 270 millions d’euros pour le premier closing de son fonds LBPAM Infrastructure Debt Climate Impact Fund. L’objectif est de réunir 500 millions d’euros, avec un hard cap de 700 millions d’euros. L’objectif de cette stratégie est de limiter l’augmentation des températures, en cohérence avec l’accord de Paris, en investissant dans des projets bas-carbone avec un objectif minimum de 70 % d’alignement avec la taxonomie européenne. Classé article 9 selon la réglementation SFDR, ce fonds s’appuie sur une mesure d’impact quantitative des actifs et du portefeuille et cible trois secteurs jugés essentiels pour la réduction des émissions carbone : les énergies renouvelables, les transports électriques et l’efficacité énergétique. La stratégie de dette infrastructure à impact utilise Ciara, un outil de mesure de l’alignement de température des portefeuilles développé par Carbone 4, ainsi que d’autres outils, pour assister l’analyse d’éligibilité des projets à la taxonomie européenne. Elle s’appuie également sur la méthodologie propriétaire de scoring d’impact, GREaT, mise en place par l’équipe ISR de LBP AM depuis 2018. La stratégie sera menée par Bérénice Arbona, responsable dette infrastructure et Marie-Laure Marshall, gérante dette privée infrastructure. L’équipe dette infrastructure de LBP AM se donne trois ans maximum pour déployer l’ensemble des fonds levés et construire un portefeuille équilibré de 15 à 20 projets. Un premier investissement est prévu ce mois-ci pour le financement d’une nouvelle centrale de cogénération biomasse qui produira de l’électricité verte et de la vapeur pour un site industriel français. La commercialisation du fonds, qui a débuté auprès d’investisseurs institutionnels européens investis aux côtés du groupe CNP, va se poursuivre sur les prochains mois, en collaboration avec Aegon Asset Management. Le closing porte le total des montants levés par la plateforme Actifs Réels et Privés de la société de gestion à près de 7 milliards d’euros.
Axa, l’entreprise mondiale de biens de consommation Unilever et le gérant Tikehau Capital annoncent la signature d’un protocole d’accord marquant leur ambition de créer un fonds à impact dédié à l’accélération de la transition vers une agriculture régénératrice. Les trois partenaires ont l’intention d’investir 100 millions d’euros chacun dans ce véhicule de portée mondiale dont la taille cible est fixée à 1 milliard d’euros. Pascal Christory, directeur des investissements du groupe Axa, et Antoine Denoix, directeur général d’Axa Climate, ont déclaré : «Ce fonds s’inscrit pleinement dans notre stratégie de décarbonation de l’économie réelle par l’investissement à impact. Au sein d’Axa, nous avons l’ambition d’investir 26 milliards d’euros dans des actifs verts d’ici à 2023, et de disposer d’1,5 milliard d’euros à déployer sur les forêts et les projets de capital naturel, au sein desquels figurera bientôt l’agriculture régénératrice.» Le fonds de private equity à impact sera géré par Tikehau Capital. Il aura pour objectif de promouvoir les pratiques d’agriculture régénératrice en se concentrant sur trois axes principaux : - Protéger la santé des sols pour renforcer la biodiversité, préserver les ressources en eau et participer à la lutte contre le changement climatique - Contribuer à l’approvisionnement futur en ingrédients régénératifs pour répondre, d’une part aux besoins de la population mondiale croissante, d’autre part à la demande des consommateurs pour des produits de plus en plus durables - Contribuer au progrès des solutions technologiques qui ont l’ambition d’accélérer la transition vers l’agriculture régénératrice Axa Climate participera de façon intégrée au lancement et au déploiement du fonds. La filiale d’Axa mobilisera son expertise sur les risques climatiques, environnementaux et agricoles, sur le suivi de l’impact (notamment via les technologies satellites), et apportera sa connaissance des filières agricoles.
Lombard Odier Investment Managers et l’Alliance pour l’élimination des déchets plastiques vont lancer un fonds appelé « Circular Plastic ». Ce produit vise à lever 500 millions de dollars auprès d’investisseurs institutionnels et d’investisseurs accrédités pour déployer des solutions innovantes visant à éliminer les déchets plastiques, à augmenter le recyclage et à conduire la transition mondiale vers une économie circulaire du plastique. L’Alliance sera l’un des investisseurs principaux de cette stratégie. Le fonds, créé à l’issue d’un appel d’offres de l’Alliance, vise à cibler les points principaux qui peuvent contribuer directement à une économie circulaire du plastique et à accélérer les opportunités dans la gestion globale des déchets (en amont et en aval) - notamment les infrastructures de collecte, de tri et de recyclage, les solutions pour améliorer la durabilité du plastique ainsi que sa réutilisation et sa recyclabilité. Il entend également stimuler l’innovation dans la production des plastiques, ce qui peut simplifier ou rendre plus efficace le traitement du produit en fin de vie. L’Alliance agira en tant que conseiller technique avec l’aide d’une équipe de professionnels qui fourniront des conseils sur la faisabilité technique, la viabilité commerciale et l’évolutivité des solutions d’économie circulaire des plastiques, ainsi que sur les technologies et les infrastructures de gestion des déchets. La gestion est assurée par LOIM.
Société Générale Private Banking a annoncé ce 11 mai l’arrivée d’un nouveau fonds au sein de la gamme Moorea. Il s’agit d’une stratégie à impact climatique, dénommée «Moorea Fund- Sustainable Climate Action». Le fonds sera cogéré par Société Générale Private Wealth Management et SG 29 Haussmann. La stratégie va investir dans des sociétés internationales à fort impact environnemental, avec pour objectif de délivrer une intensité carbone significativement inférieure à 20% par rapport à l’indice MSCI World All Country (MSCI ACWI Index), le tout avec un portefeuille aligné sur le scénario de Paris. Ce véhicule UCITS est par ailleurs classé 9 selon la réglementation européenne SFDR.
Neuberger Berman vient de lancer au format Ucits sa stratégie Next Generation Space Economy pour l’Europe, rapporte Bluerating. Le fonds est géré par Michael Barr et Hari Ramanan, deux gérants basés à New York disposant d’un historique de trois ans dans l’économie de l’espace.
Le gérant finlandais Evli vient de lever 94 millions d’euros pour un fonds de fonds forestier. Dénommé Impact Forest Fund I, cette stratégie est distribuée auprès d’investisseurs institutionnels et de particuliers fortunés. Elle a déjà investi dans trois fonds situés dans les Amériques, et compte en avoir au total six ou sept dans son portefeuille.