L'institution révise sévèrement sa projection de croissance. Les droits de douane de Donald Trump devraient coûter un point de croissance aux Etats-Unis, et un demi-point au niveau mondial.
Le «Liberation Day» du 2 avril a altéré le statut des Treasuries et du dollar. Pour la Maison-Blanche, le Trésor et la Fed, l'enjeu est de contenir tout dérapage des taux longs alors que le pays a d'énormes besoins de refinancement.
Donald Trump s’en est pris à la politique monétaire de la banque centrale américaine et son administration envisagerait de renvoyer son président, Jerome Powell. L’or a franchi pour la première fois le cap symbolique des 3.500 dollars l’once, avant de refluer.
Le groupe de spiritueux a enregistré une baisse de son chiffre d'affaires au troisième trimestre de son exercice décalé dans un environnement compliqué par la politique douanière de la Chine et des Etats-Unis.
En imposant des tarifs commerciaux élevés, Trump montre une fois de plus son mépris pour le système de libre-échange basé sur des règles de l’après-guerre. L’objectif est clair : tirer le meilleur parti de la domination américaine en matière de défense, de commerce et de technologie. Dans la politique baptisée « America First », le droit du plus fort s’applique. Mais si d’autres pays collaborent, cela se traduit par un « America Alone ».
Les Etats-Unis veulent encore plus limiter la capacité des fabricants de puces pour l'intelligence artificielle à vendre leurs produits en Chine. Nvidia a en outre annoncé une charge de 5,5 milliards de dollars.
Le président américain a exempté de droits de douane plusieurs produits clés importés de Chine, dont les ordinateurs et les smartphones. Les Bourses rebondissent.
L’indice DXY est repassé sous les 100 points et a perdu plus de 10% depuis l’investiture de Donald Trump, dont 2% sur la semaine écoulée ! Outre les craintes accrues sur la croissance américaine, le sentiment de défiance s’accélère à l’égard des actifs américains, et donc du billet vert.
L’indice publié jeudi par le département américain du Travail est meilleur qu’attendu, mais ne tient pas encore compte des effets à venir des droits de douane augmentés depuis le 2 avril.
La banque d’investissement américaine Goldman Sachs a notamment diminué jeudi ses prévisions de croissance pour 2025 et 2026, après que le président Donald Trump a porté à 145% les tarifs douaniers sur les importations en provenance de Chine. Pékin a avancé des pistes pour y remédier, mais ne semble pas près de reculer sur les droits de douane.
La chute des US Treasuries s’intensifie, les investisseurs délaissant les obligations à long terme. Les étrangers ont beaucoup moins de levier que par le passé sur la dette américaine, mais semblent essayer de l’utiliser dans la guerre commerciale. La recherche de liquidité des hegde funds commence aussi à inquiéter.
En mobilisant les armes douanières et monétaires, Pékin a montré les muscles. Mais ses marges de manœuvre restent limitées. Mercredi, Donald Trump a encore augmenté les «tariffs» envers la Chine à 125%, tout en accordant un moratoire de 90 jours pour les pays n'ayant pas exercé de représailles sur les Etats-Unis.
La forte remontée des taux américains depuis le début de la semaine, soutenue mardi par l'éventualité de négociations sur les droits de douane, laissait penser à des prises de profit plutôt qu’à des besoins de liquidité. Mais le mouvement de vente des Treasuries se poursuit.
Exepté aux Etats-Unis, où la chute des marchés s'est poursuivie, les autres places mondiales ont repris temporairement des couleurs après un plongeon boursier de l’ordre de 10%. L’environnement reste hautement incertain.
En dehors du Mexique et du Canada, dont le sort n'est pas scellé, les économies d’Asie, d’Allemagne et d’Italie semblent celles qui se révèlent les plus à risques après la hausse des tarifs douaniers décidée par Donald Trump.
Les Bourses européennes ont ouvert dans le rouge vif lundi après le plongeon des marchés asiatiques. Les marchés américains se montrent particulièrement volatils.
Les chiffres du rapport mensuel sur le marché du travail ressortent plutôt bons pour le mois de mars. Le détail confirme encore une dynamique faible de l’économie américaine, sans prendre encore en compte les effets des licenciements déjà effectués dans le secteur public, ni ceux liés aux risques économiques résultant de la hausse des droits de douane.
Les annonces de mercredi soir ne permettent toujours pas d’avoir une vision très claire des tarifs douaniers qui seront réellement appliqués à partir du 9 avril. Les négociations risquent d’être compliquées.