Les affaires ne chôment pas au gouvernement, effets d’annonce compris ! Le 10 février, pas moins de trois ministres – de la Transition écologique, de la Transition énergétique et des Transports – ont annoncé de concert un premier bilan prometteur du plan de covoiturage annoncé… en décembre 2022. En un mois, les résultats débouchent sur un satisfecit ! Un peu juste, comme référence, semble-t-il. Surtout si l’on considère les résultats du baromètre de l’« autosolisme » réalisé par Vinci Autoroutes et publié par le journal La Croix deux jours plus tôt. Les choses sont moins avantageuses, avec près de 9 conducteurs sur 10 se déplaçant seuls sur les trajets du quotidien. Une proportion en hausse, malgré l’augmentation des prix du carburant et la baisse des cas de Covid ! La part des automobilistes roulant seuls est passée, par rapport au précédent baromètre six mois plus tôt, de 82,6 % à 84,7 %. Et pourtant, l’analyse a été réalisée sur les trajets quotidiens et sur des axes souvent embouteillés. Vraiment pas de quoi lancer des messages réjouis…
Après les chiffres de l’emploi et de l’inflation en janvier, ce sont les ventes au détail d’un mois sur l’autre qui ont fait un bond inattendu et spectaculaire de 3% en janvier, selon les données publiées mercredi par le département du Commerce (US Census Bureau). Il s’agit de la plus forte augmentation depuis mars 2021, bien au-dessus des prévisions du marché d’une hausse mensuelle de 1,8%, après une baisse de 1,1% en décembre.
La production industrielle dans la zone euro a chuté de 1,1 % en janvier par rapport à décembre, alors que le marché s’attendait à une baisse de 0,8 %. Sur une base annuelle, la production industrielle a chuté de 1,7 %, le premier mois de baisse depuis juillet, alors que le marché s’attendait à une baisse de 0,7 %. La baisse est d’abord liée à la chute de la production de biens intermédiaires (-2,8 % en décembre contre 0,5 % en novembre), suivie par la production de biens de consommation durables (-1,4 % contre -0,1 %), les biens de consommation non durables (-1,0 % contre 1,3 %) et les biens d'équipement (-0,4 % contre 1,2 %).
La Nouvelle-Zélande a déclaré mardi l'état d’urgence nationale, pour la troisième fois seulement de son histoire, alors que le cyclone Gabrielle qui frappe le pays a engendré d’importantes inondations et glissements de terrain, provoquant des évacuations et des coupures d'électricité. Si le pire est passé, a déclaré le ministre en charge des services d’urgence, Kieran McAnulty, de fortes pluies et rafales de vent sont encore redoutées. Les routes ont été fermées, les réseaux de téléphonie mobile sont hors service et certaines villes sont privées d'électricité. Il a été conseillé aux personnes se trouvant dans les zones les plus affectées de rationner l’eau et la nourriture, par crainte d’une pénurie.
L’Union européenne (UE) lancera ce mercredi un groupe ad hoc chargé d’enquêter sur la manière dont les milliards de dollars de fonds russes gelés, y compris les réserves des banques centrales, peuvent être utilisés pour reconstruire l’Ukraine, a déclaré mardi le Premier ministre suédois. «Le mandat consiste (premièrement) à contribuer à la cartographie des fonds qui ont été gelés dans l’Union européenne (...) et, deuxièmement, à déterminer comment procéder légalement pour accéder à ces fonds», a expliqué Ulf Kristersson lors d’une conférence de presse à Stockholm. Il n’existe aucun modèle préalable sur la manière de gérer les avoirs russes et l’UE doit s’assurer que des procédures juridiques appropriées soient établies, a-t-il ajouté.
La hausse des salaires a accéléré au Royaume-Uni au cours des trois derniers mois de 2022. Les salaires, hors primes, ont bondi de 6,7%, par rapport à la même période un an plus tôt, selon les données publiées mardi par l’Office national de la statistique (ONS). Il s’agit de la plus forte hausse depuis que cette statistique existe, soit 2001, à l’exclusion de la période du Covid. Les économistes attendaient une croissance de 6,5%.
La confiance des ménages américains s’améliore pour le troisième mois consécutif en février mais reste à des niveaux déprimés en raison des inquiétudes sur l’inflation et le ralentissement de l'économie, selon l’enquête de l’université du Michigan publiée vendredi. L’indice de confiance préliminaire pour le mois en cours est remonté à 66,4, contre un chiffre de 64,9 fin janvier. Les économistes anticipaient en moyenne un indice un peu plus faible, de 65,1, en février. Les ménages se sont montrés un peu plus optimistes sur leur situation actuelle, le sous-indice ayant augmenté à 72,6 contre 68,4 le mois précédent. Mais leur évaluation des perspectives s’est légèrement dégradée, à 62,3 contre 62,7 en janvier.
La chef économiste du Trésor, Agnès Bénassy-Quéré, va devenir deuxième sous-gouverneure de la Banque de France. Sa nomination a été officialisée mercredi à l’occasion du Conseil des ministres. L'économiste prendra ses nouvelles fonctions le 27 février. Elle remplace Sylvie Goulard, qui avait quitté en décembre la Banque de France. Spécialiste de macroéconomie, Agnès Bénassy-Quéré était devenue chef économiste du Trésor en juin 2020, au moment où la pandémie de Covid brouillait toutes les analyses de la conjoncture. Elle s’est efforcée durant ces presque trois années de faire oeuvre de pédagogie pour diffuser la recherche économique du Trésor au plus grand nombre.
Les inscriptions au chômage ont augmenté plus que prévu aux Etats-Unis lors de la semaine au 4 février, à 196.000 contre 183.000 la semaine précédente, a annoncé jeudi le département du Travail. Les économistes attendaient en moyenne une hausse à 190.000 inscriptions au chômage. La moyenne mobile sur quatre semaines s'établit à 189.250, contre 191.750 (non révisé) la semaine précédente.
La chef économiste du Trésor, Agnès Bénassy-Quéré, va devenir deuxième sous-gouverneure de la Banque de France. Sa nomination a été officialisée mercredi à l’occasion du Conseil des ministres. L'économiste prendra ses nouvelles fonctions le 27 février. Elle remplace Sylvie Goulard, qui avait quitté en décembre la Banque de France.
Jusqu’à présent, la gestion du choc inflationniste a fait l’objet d’un consensus remarquable. Les banques centrales ont abandonné leur approche accommodante sans déclencher de protestations visibles. Dans le champ académique, les thuriféraires de la « théorie monétaire moderne » qui soutenaient des politiques d’expansion continue de la masse monétaire se sont faits soudainement très discrets. Ce consensus pourrait toutefois s’effriter en 2023, alors même que, paradoxalement, l’inflation ralentit.
« C’est le manque de ressources dans les administrations qui engendre des délais de plusieurs années des projets d’énergie renouvelable. » Jacques Veyrat, président d’Impala
La France et l’Allemagne ont indiqué mardi avoir constaté que les Etats-Unis étaient disposés à discuter des préoccupations de l’Europe à propos de la loi américaine destinée à compenser l’inflation (IRA). Paris et Berlin s’inquiètent que l’IRA, mise en oeuvre à la fois pour protéger les entreprises américaines de l’impact de la hausse des prix et pour apporter des aides fédérales à des projets de technologie verte, nuise à la compétitivité des entreprises européens sur le gigantesque marché nord-américain. En déplacement à Washington, le ministre français de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, et son homologue allemand, Robert Habeck, ont rencontré la secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen. Hormis une promesse de «transparence» sur les aides publiques apportées, peu de détails ont été communiqués par les deux ministres à l’issue de la réunion.
Les commandes à l’industrie ont progressé plus que prévu en décembre en Allemagne, de 3,2% sur un mois en données ajustées des variations saisonnières, montre la publication de Destatis lundi. Les analystes tablaient sur une hausse de 2% seulement après une baisse de 4,4% en novembre (chiffre révisé).
L’indice ISM des services aux Etats-Unis a rebondi de manière inattendue vendredi à 55,2 en janvier, après avoir touché un creux de deux ans et demi à 49,2 en décembre. Les marchés s’attendaient à ce que le secteur ressorte du territoire de contraction en remontant au-dessus des 50 points (50,4). La capacité et les performances logistiques ont continué de s’améliorer et la majorité des entreprises ont indiqué que l’activité évoluait dans une direction positive. Des augmentations plus rapides ont été observées pour l’activité commerciale/la production (60,4), les carnets de commandes (52,9) et les nouvelles commandes (60,4). Les conditions d’emploi et de livraisons des fournisseurs sont restées à peu près inchangées (à 50).