Nul n’ignore plus l’existence d’Elkette, cet élan en peluche que l’administrateur délégué d’UniCredit, Jean-Pierre Mustier (photo), exhibe à chaque intervention publique – en Italie, le lien a vite été fait avec FinElk, la société à qui le banquier a confié sa communication. Déjà mis à contribution lors de séances photos un brin embarrassantes, les collaborateurs du groupe sont désormais priés d’adopter dans un bel ensemble la mascotte du chef, tel le pin’s que tout cadre ambitieux d’Axa se devait d’arborer au revers de sa veste ou de son tailleur. Les salariés d’UniCredit à Milan ont ainsi reçu la semaine dernière des autocollants Elkette pour en décorer leurs ordinateurs et leurs téléphones en guise de porte-bonheur. Par respect pour l’élégance italienne, les cadres du siège échappent encore à la cravate « rouge UniCredit » obligatoire décorée à l’effigie du pauvre animal.
L’intersyndicale de BNP Paribas, réunissant la CFTC, la CGT, FO et le SNB, a annoncé un mouvement social pour le 4 décembre 2018, jour de la deuxième séance de négociation sur la gestion active de l’emploi et des compétences. «La réunion [d’hier] n’a pas permis aux organisations syndicales d’obtenir les réponses aux questions que le personnel de BNP Paribas SA se pose et qui concernent particulièrement les conditions de travail au sens le plus large du terme», ce qui va au-delà de la seule question des salaires, indique un document diffusé par les syndicats.
La deuxième banque espagnole, BBVA, a annoncé mercredi avoir nommé Onur Genç au poste de directeur général, pour remplacer Carlos Torres. Le patron des activités de la banque aux Etats-Unis prendra ses fonctions à partir du 31 décembre 2018 et supervisera la transformation numérique du groupe. Cette nomination était largement attendue, Carlos Torres ayant déjà été nommé à la présidence exécutive du groupe en remplacement de Francisco Gonzalez. «Le conseil d’administration de BBVA a choisi Onur Genç, car il est le directeur général idéal pour (...) accélérer notre transformation à travers toutes nos franchises», déclare le groupe dans un communiqué. Cette nomination confirme la stratégie de BBVA consistant à proposer davantage de services numériques.
NordLB, la banque publique allemande en difficulté, a reçu quatre offres contraignantes de la part de sociétés de capital-investissement candidates à une prise de participation, selon Reuters, citant une source au fait des négociations. Cerberus et Apollo ont déposé leur offre ce mercredi, la date limite fixée. Advent, Commerzbank et Helaba, qui avaient fait des premières offres, n’ont pas participé au dernier tour de table, selon d’autres sources. NordLB, dont les actionnaires sont le Land de Basse-Saxe et des caisses d'épargne régionales, veut augmenter son capital de 3 milliards d’euros pour faire face à ses mauvaises créances maritimes. Le groupe va étudier ces offres externes avec les actionnaires. Un accord entre Helaba et NordLB pourrait être annonciateur d’une consolidation dans le secteur bancaire public allemand, qui a jusqu'à présent échoué.
Les banques de l’Union européenne ont réduit leurs créances douteuses et augmenté leurs provisions, a annoncé la Commission européenne mercredi, avant la réunion, le 3 décembre, des ministres des Finances de l’UE consacrée au renforcement du mécanisme européen de stabilité (MES) et à l’Union bancaire. Ils examineront le 3 décembre le projet de système européen de garantie des dépôts (SEGD ou EDIS en anglais). Dans son troisième rapport, publié mercredi, sur la réduction des risques liés aux NPL (non performing loans), la Commission souligne que ces créances douteuses ont encore diminué dans le secteur bancaire européen et atteignent à présent en moyenne 3,4% de leur encours de crédit, soit 820 milliards d’euros en valeur absolue. Ce ratio était à 4,6% il y a un an. La moyenne à l'échelle de l’UE masque toutefois de grandes disparités: les NPL représentent encore 44,9% des prêts en Grèce, 28,1% à Chypre, 11,7% au Portugal et 10% en Italie.
L’intersyndicale de BNP Paribas, réunissant la CFTC, la CGT, FO et le SNB, a annoncé un mouvement social pour le 4 décembre 2018, jour de la deuxième séance de négociation sur la gestion active de l’emploi et des compétences. «La réunion [d’hier] n’a pas permis aux organisations syndicales d’obtenir les réponses aux questions que le personnel de BNP Paribas SA se pose et qui concernent particulièrement les conditions de travail au sens le plus large du terme», ce qui va au-delà de la seule question des salaires, indique un document diffusé par les syndicats.
Tom Patrick, patron des activités américaines de Deutsche Bank, devrait quitter la banque allemande, probablement d’ici la fin de l’année, selon Reuters, qui cite deux sources proches du dossier. Deutsche Bank a entrepris de réorganiser ses activités aux Etats-Unis alors que sa filiale américaine a échoué aux tests de résistance de la Réserve fédérale. Une porte-parole de Tom Patrick aux Etats-Unis s’est refusée à tout commentaire.
Le système bancaire britannique est suffisamment robuste pour résister à un Brexit désordonné, vient d’indiquer la Banque d’Angleterre (BOE) dans son rapport sur la stabilité financière et les résultats de tests de résistance menés auprès des banques du Royaume-Uni. Selon la BoE, aucune banque britannique n’a besoin de lever des fonds propres à l’issue des tests de résistance.
Les tensions commerciales, un Brexit désordonné, des difficultés en Chine et dans certains pays émergents sont autant de causes potentielles de turbulences pour un système financier américain dans lequel les prix des actifs sont «élevés» et la qualité du crédit susceptible de se détériorer, estime la Réserve fédérale dans son tout premier rapport sur la stabilité financière.
La banque en ligne néerlandaise Bunq se lance ce mercredi sur le marché français. Créée en 2012 par Ali Niknam et basée à Amsterdam, la néobanque exerce déjà des activités en Allemagne, Autriche, Italie et en Espagne. Elle propose des comptes sans carte bancaire gratuits ainsi que des comptes courants avec carte pour particuliers à 7,99 euros par mois et des comptes pour professionnels à 9,99 euros par mois. Parmi ses services se trouvent la gestion de factures, la prise en charge des cartes Mastercard et Maestro pour Apple Pay et la possibilité de réaliser des transferts d’argent internationaux grâce à son partenariat avec la fintech TransferWise.
Barclays a recruté Alex Shterenberg chez Bank of America pour diriger son activité mondiale de transactions de change électronique. Il va rejoindre la firme en janvier prochain et rapportera à Fabio Madar. Il retrouvera près de 50 directeurs généraux recrutés depuis 2017 par Barclays, qui continue de développer ses opérations à revenu fixe et de commerce de titres.
Deutsche Bank a annoncé mardi finalement racheter pour 615 millions d’euros d’obligations détenues par des investisseurs. La première banque allemande, qui visait jusqu'à 1 milliard d’euros, avait lancé cette opération de rachat, via une offre publique concernant des «obligations de premier rang non garanties», afin d’optimiser ses liquidités pléthoriques. A fin septembre 2018, la banque détenait 268 milliards d’euros de liquidités et veut les utiliser pour résorber en partie sa dette. Malgré ses efforts pour réduire son exposition à des activités risquées, Deutsche Bank a été maintenue parmi les 29 banques dans le monde classées comme «systémiques», selon la liste publiée mi-novembre par le Conseil de stabilité financière (FSB).
La banque espagnole a présenté hier un plan stratégique qui repose sur une hausse de l’Euribor et une restructuration drastique de son réseau d'agences.
Les banques portugaises accélèrent leur réduction de créances douteuses, et sont sur le point de résoudre le problème, même si leurs ratios excèdent toujours la moyenne européenne, a indiqué à Reuters un directeur adjoint de la banque centrale. Les banques ont pu couper 10 milliards d’euros par an, sabrant un tiers de leurs prêts douteux depuis un pic atteint en 2016. Ceux-ci ont été un poids pour l'économie, en particulier durant la crise de la dette souveraine du Portugal de 2011 à 2014. Les prêts non performants ont chuté de 37 milliards d’euros en décembre 2017 à 32,4 milliards en juin 2018, bien loin du pic à 50 milliards mi-2016. Une plateforme créée par les trois principales banques portugaises, Caixa Geral de Depositos (CGD), Millennium bcp et Novo Banco, pour remédier à ces créances douteuses, recense les entreprises débitrices.