Le géant bancaire suisse UBS, jugé à Paris pour le démarchage illégal de riches clients français et la dissimulation de milliards d’avoirs non déclarés, sera fixé sur son sort le 20 février 2019. Le parquet national financier a requis une amende de 3,7 milliards d’euros contre UBS AG, un montant inédit en France pour sanctionner un système de fraude «d’une ampleur exceptionnelle», tandis que la défense de la banque a pilonné la «vacuité» d’une accusation pétrie de grands principes moraux mais «sans aucune preuve» de faits précis. Elle a demandé hier la relaxe de la banque helvétique
L’Agence des participations de l’Etat (APE) a annoncé ce jeudi avoir engagé des discussions avec la Caisse des dépôts (CDC) «en vue de lui transférer le contrôle de la Sfil», la banque publique de développement issue du démantèlement de Dexia en 2013. «Cette opération permettrait de poursuivre la rationalisation de l’organisation des institutions financières publiques au service des territoires, en les regroupant au sein du groupe CDC», souligne l’APE dans un communiqué. La Sfil est actuellement contrôlée à 75% par l’Etat, à 20% par la CDC et à 5% par La Banque Postale (LBP).
Jamie Dimon ne prétend plus qu’il pourrait battre Donald Trump à une élection. Cela n’empêche pas le patron de JPMorgan, première banque du monde par la capitalisation boursière, de se comporter en chef d’Etat. Super Jamie, on le sait, était de passage à Paris la semaine dernière pour fêter les 150 ans de présence du groupe en France et dévoiler un plan d’aide aux quartiers sensibles lors d’une conférence à Pantin. Le message envoyé en amont par la banque aux journalistes laissait peu de doutes sur l’identité de la puissance invitante. « Le président-directeur général de JPMorgan Chase, M. Jamie Dimon, réunira le mardi 6 novembre le ministre du Travail, Muriel Pénicaud, ainsi que des responsables politiques et des chefs d’entreprise », peut-on lire dans le message. La ministre est passée à deux doigts de la convocation dans le bureau du directeur…
Ils auront bien mérité leurs gorgées de rhum et de Champagne après avoir bataillé jusqu’à la ligne d’arrivée, franchie avec 428 secondes d’écart. François Gabart aux couleurs de Macif juste derrière Francis Joyon sous la bannière de l’opérateur immobilier Idec. Ce même bateau avait déjà emporté les deux dernières éditions de la Route du Rhum : en 2010 avec Groupama, en 2014 avec Banque Populaire. Banque qui, cette fois, avait placé ses espoirs en Armel Le Cléac’h, mais le skipper finistérien n’a bu que de l’eau salée en chavirant avant les Açores. Autre porte-étendard d’un groupe financier dans la catégorie Ultime des maxi-trimarans, Sébastien Josse avec Edmond de Rothschild s’est contenté d’une sangria à La Corogne après avoir perdu l’étrave de son flotteur tribord. Rappelons que l’abus d’eau de mer comme celui d’alcool est dangereux pour la santé.
Raiffeisen Bank International a annoncé hier un résultat net de 417 millions d’euros au troisième trimestre, en hausse de 29% sur un an et supérieur au consensus de 352 millions d’euros fourni par la banque même. Le bénéfice imposable dépasse aussi les attentes, grâce à des revenus d’intérêt et des commissions plus élevés qu’attendu, et à des charges et un coût du risque inférieurs aux prévisions. La baisse des provisions sur les encours de prêts est liée à la vente de sa filiale polonaise à BNP Paribas. L’opération aura un impact positif de 85 points de base sur le ratio de fonds propres durs CET1 au quatrième trimestre. A fin septembre, le ratio CET1 atteignait 12,8%.
Lloyds Banking Group a annoncé hier un accord avec l’ex-salariée Sally Masterton. Dans un rapport en 2013, elle avait accusé d’anciens dirigeants d’avoir caché une vaste fraude dans sa division HBOS Reading, intervenue juste avant une augmentation de capital record menée par la banque britannique en 2009 pour échapper à la faillite. Cette dernière a présenté ses excuses à l’ancienne cadre, tout en précisant lui avoir versé une compensation financière. Le numéro un des prêts immobiliers en Grande-Bretagne, qui avait racheté HBOS en 2009, a rouvert le dossier suite à des pressions subies pour le traitement qu’elle a réservé à son ancienne salariée. En février 2017, six personnes ont été condamnées à des peines de prison cumulées de 47 ans.
Les vulnérabilités du système financier allemand s’accumulent, estime la banque centrale allemande. Neuf années de croissance annuelle ont poussé les prix des actifs à la hausse, notamment dans l’immobilier, où ils sont surévalués de 15 à 30%. Les banques surestiment peut-être certaines valeurs apportées. Elles ont peut-être également des réserves de liquidités insuffisantes au cas où le retournement à la baisse de la conjoncture économique serait exacerbé par des défauts de crédit, des révisions de valorisation des actifs et des variations de taux d’intérêt, a ajouté la Bundesbank.
Alison Rose, la femme au poste le plus élevé chez RBS, va devenir directrice générale adjointe à compter du 3 décembre, a annoncé hier la banque britannique. Cette femme, qui a fait toute sa carrière dans le groupe, est considérée comme un successeur potentiel du directeur général Ross McEwan, en poste depuis 2013. Alison Rose est actuellement en charge de la banque commerciale et privée. Elle s’occupera désormais également de la banque d’investissement NatWest, «ségréguée» depuis de la loi de séparation bancaire britannique.
Alison Rose, la femme au poste le plus élevé chez RBS, va devenir directrice générale adjointe à compter du 3 décembre, a annoncé ce matin la banque britannique. Cette femme, qui a fait toute sa carrière dans le groupe, est considérée comme un successeur potentiel du directeur général Ross McEwan, en poste depuis 2013. Alison Rose est actuellement en charge de la banque commerciale et privée. Elle s’occupera désormais également de la banque d’investissement NatWest, «ségréguée» depuis de la loi de séparation bancaire britannique.
Les vulnérabilités du système financier allemand s’accumulent et les risques attachés à la croissance ont sensiblement augmenté, estime la banque centrale allemande, qui juge que les banques pourraient avoir des réserves de liquidités insuffisantes.
Raiffeisen Bank International a annoncé ce matin un résultat net de 417 millions d’euros au troisième trimestre, en hausse de 29% sur un an et supérieur au consensus de 352 millions d’euros fourni par la banque autrichienne elle-même. Le bénéfice imposable dépasse également les attentes, grâce à des revenus d’intérêt (en hausse de 5,2% sur un an) et des commissions plus élevés qu’attendu, et à des charges et un coût du risque inférieurs aux prévisions des analystes.
La mésaventure de Banca Carige illustrent les difficultés auxquelles le secteur bancaire italien doit faire face lorsque son accès aux marchés est restreint.
Le Crédit Mutuel Alliance Fédérale (ex-groupe Crédit Mutuel-CM11) a dévoilé mardi son plan stratégique 2019-2023, baptisé « ensemble#nouveaumonde ». Ce dernier repose sur trois piliers : relation client, engagement des salariés et innovation technologique. Sur ce dernier point, le groupe prévoit notamment de consacrer 1,2 million de jours/hommes et d’investir 350 millions d’euros sur la période.
Deutsche Bank ne subit aucune pression du gouvernement allemand l’incitant à fusionner avec sa rivale et compatriote Commerzbank, a déclaré hier le président du directoire de la première banque allemande, Christian Sewing, qui s’est dit satisfait des progrès déjà réalisés en matière de réduction des coûts. Il a reconnu que les performances boursières de Deutsche Bank n'étaient pas satisfaisantes tout en ajoutant qu’elles n’avaient pas été pires que celles de l’ensemble du secteur bancaire européen. Il s’est aussi dit satisfait de l’entrée récente au capital du groupe du gestionnaire de fonds activiste Hudson Executive Capital.