Nuage. Openbank, la banque digitale de Santander lancée en 1995 comme banque par téléphone avant d’être rénovée l’an dernier, a totalement migré dans le cloud d’Amazon Web Services. Avec 1,3 million de clients en Espagne, Openbank fait désormais tourner son core banking system, son site web et son application mobile sur cette infrastructure externe, car son objectif est de partir à la conquête d’autres pays. Le recours au cloud lui permet de préserver son business model, d’être en conformité avec les exigences du régulateur européen et de bénéficier des capacités technologiques avancées d’AWS, comme les outils de machine learning ou d’analytics qui donnent une bonne vision des comportements et des attentes des clients.
BNP Paribas a annoncé mercredi avoir coopté Rajna Gibson Brandon à son conseil d’administration en remplacement de Laurence Parisot, qui a pris début octobre la présidence de Citi en France. De nationalité suisse, Rajna Gibson Brandon mène une carrière universitaire en enseignant la finance au sein de différentes universités en Suisse. Elle a aussi été directrice de recherche au Swiss Finance Institute, et administratrice de Swiss Re entre 2000 et 2018. La nomination de Rajna Gibson Brandon sera soumise, pour ratification, à la prochaine assemblée générale de ses actionnaires.
Frank Annuscheit vient de démissionner de son poste de directeur des opérations de Commerzbank et sera remplacé par Joerg Hessenmueller à compter du 1er janvier prochain. Le deuxième groupe bancaire allemand cherche un nouveau dirigeant pour son entité dédiée aux grands comptes, alors que le plan de redressement de son PDG Martin Zielke reste inachevé. Michael Reuther va quitter le conseil d’administration en septembre 2019. Alors que la banque est en difficulté, des spéculations quant à sa possible fusion avec sa rivale Deutsche Bank ressurgissent régulièrement.
Les principaux actionnaires de Mediobanca ont conclu un nouvel accord pour remplacer le pacte qui les lie actuellement, a annoncé mercredi la banque d’affaires italienne. Cet accord, qui couvre 19,82% du capital, entrera en vigueur le 1er janvier prochain pour une durée de trois ans. Il a été rendu nécessaire par la sortie de Vincent Bolloré - deuxième actionnaire avec 7,9% du capital - du précédent pacte. Parmi les participants à ce nouveau pacte figurent UniCredit de Silvio Berlusconi, le groupe Ferrero, et le groupe Gavio. Mediobanca, premier actionnaire de l’assureur italien Generali, a eu pendant des années des participations dans nombre d’entreprises italiennes majeures, mais s’en est souvent délesté pour se concentrer sur son cœur de métier bancaire. L'établissement veut également faire baisser sa part dans Generali.
ING Group a nommé Tanate Phutrakul directeur financier de la banque, alors que celle-ci cherche à tourner la page du scandale du blanchiment d’argent. Né en Thaïlande en 1965, il a rejoint ING en 1998 en tant que directeur général de ING Barings Securities dans son pays d’origine. Après être passé par une autre banque, il est revenu chez ING en 2008 en tant que contrôleur de groupe. Tanate Phutrakul va prendre ses fonctions le 7 février prochain, le lendemain de la publication des résultats du quatrième trimestre, a indiqué ING dans un communiqué. Il succède à Koos Timmermans, qui a accepté de démissionner en septembre, en pleine tourmente. ING a été rétive à licencier des membres de son conseil d’administration, mais a finalement accepté de se séparer de Koos Timmermans, et de payer 900 millions de dollars pour mettre fin à l’investigation néerlandaise.
Santander «négocie» le rachat d’Oney, la filiale bancaire du groupe Auchan, rapporte ce matin le site espagnol Bolsamania sans citer ses sources. L’opération pourrait valoriser l’ex-Banque Accord environ 10 fois ses bénéfices annuels. Le Crédit Mutuel, BNP Paribas et UniCredit auraient décliné en raison de la présence d’Oney dans des économies à risques telles que la Russie, la Roumanie et l’Ukraine, ajoute le média espagnol.
Fitch Ratings a relevé la note de crédit long terme de BPCE de A à A+, assortie d’une perspective stable, a annoncé ce matin l’agence de notation. La note court terme du groupe mutualiste reste à F1.
Les ministres des Finances de l’Union européenne (UE) se sont accordés mardi sur la réforme des règles bancaires. Elle contraindra notamment les banques de l’UE à respecter un ratio de levier de 3% afin de renforcer leur stabilité financière, et limitera leurs possibilités de recours à certains types de financements à court terme. L’UE va appliquer les nouvelles règles internationales qui contraignent les banques dites systémiques, comme Deutsche Bank ou la Société Générale, à disposer du matelas de ressources TLAC (Total Loss Absorbing Capacity). Les grandes banques européennes devront en outre respecter un nouveau ratio d’exigence minimale pour les fonds propres et passifs éligibles MREL, fixé à 8% (lire aussi en rubrique Economie et Marchés).
BNP Paribas propose à partir de janvier une nouvelle gamme de solutions d’assurance, pour ses clients entreprises et des associations de sa banque de détail en France, dans le cadre d’un nouvel accord de distribution avec Axa France. L’assureur français sera en charge de la souscription des contrats, du traitement des actes de gestion, des sinistres et du recouvrement. La nouvelle gamme prévoit aussi bien des contrats de dommages aux biens que de cyber sécurité en passant par des contrats automobiles.
Le mouvement de grève lancé mardi à l’appel des organisations syndicales de BNP Paribas aurait été suivi à entre 30% et 50% selon les structures et les régions, de sources syndicales.L’intersyndicale formée par le SNB/CFE-CGC, la CGT, FO et la CFTC, rejoints ensuite par la CFDT, dénonçait un manque de reconnaissance, et une dégradation des conditions de travail, notamment en raison de la baisse des effectifs, qui doivent diminuer de 3% d’ici 2020. La direction a refusé fin octobre toute augmentation générale des salaires après celle de 0,6% octroyée l’an dernier. A la place d’une augmentation pérenne jugée nécessaire selon les syndicats pour maintenir le pouvoir d’achat, elle a proposé une prime d’intéressement fonction du salaire, de 400 à 1.600 euros. Soit une enveloppe de 20 millions d’euros.
Le secteur bancaire sera marqué par la volatilité des marchés en 2019 en raison de l’instabilité politique et du recul de l’assouplissement monétaire, selon l’agence de notation Standard & Poor’s (S&P). Si les conditions de crédit restent plutôt favorables aux banques, les tensions commerciales et les risques politiques font baisser la confiance des investisseurs. Le changement de politique monétaire pourrait, lui, mener à une réévaluation des risques sur les marchés financiers. Le risque de récession aux États-Unis oscille entre 15 et 20%, selon S&P, tandis que l’économie européenne reste menacée par un éventuel Brexit sans accord.
La Suède n’aura probablement plus de billets ni de pièces de monnaie d’ici cinq ans au plus, a prédit mardi Cecilia Skingsley, vice-gouverneure de la banque centrale. L’utilisation d’espèces baisse spectaculairement en Suède depuis plusieurs années au profit des paiements électroniques instantanés et d’autres technologies. L’argent physique ne sera pas interdit, mais est si peu utilisé par les consommateurs et les entreprises qu’il n’aura presque plus d’existence matérielle. Les banques centrales elles-mêmes devront s’adapter en instaurant par exemple leurs propres monnaies numériques, ce sur quoi planche déjà la Riksbank suédoise. Ces institutions pourraient aussi se transformer en autorités de régulation de monnaies privées créées par des firmes tentées de dominer le marché mondial des paiements électroniques, a suggéré Cecilia Skingsley.
Alors qu'UniCredit a consenti un spread élevé pour entrer sur le marché de la dette senior non préférée, ING a préféré renoncer en début de semaine à une émission subordonnée.
Sam Woods, un gouverneur adjoint de la Banque d’Angleterre (BoE) a prévenu mardi qu’environ 4.000 emplois dans la banque et l’assurance allaient partir du Royaume-Uni vers l’Union européenne d’ici au jour J du Brexit fin mars. Il répondait, aux côtés du gouverneur de la BoE Mark Carney, aux questions de la commission du Trésor de la Chambre des communes. Ces 4.000 emplois représentent toutefois «un très petit nombre si l’on prend en considération les 500.000 employés du secteur de la banque et de l’assurance», a-t-il jugé.
Le secteur bancaire sera marqué par la volatilité des marchés en 2019 en raison de l’instabilité politique et du recul de l’assouplissement monétaire, selon les perspectives publiées par l’agence de notation Standard & Poor’s (S&P). Si les conditions de crédit restent plutôt favorables aux banques, les tensions commerciales et les risques politiques font baisser la confiance des investisseurs. Le changement de politique monétaire pourrait, lui, mener à une réévaluation des risques sur les marchés financiers et à une correction sur le marché immobilier dans des pays comme le Canada, l’Australie ou Hong Kong.
Le mouvement de grève lancé ce mardi à l’appel des organisations syndicales de BNP Paribas s’est soldé par un succès selon ces dernières. Alors que l’intersyndicale formée par le SNB/CFE-CGC, la CGT, FO et la CFTC, à laquelle s’est par la suite joint la CFDT, dénonce la dégradation des conditions de travail et un manque de reconnaissance, le mouvement aurait été fortement suivi, avec des taux compris entre 30% et 50% selon les structures et les régions, avancent des sources syndicales. L’Ouest de la France aurait fortement débrayé avec quelque 50% de grévistes. Il faudra attendre une éventuelle communication de la banque pour avoir des statistiques précises.