Résilience. L’étude 2018 d’Accenture sur la cybersécurité dans les services financiers montre un véritable progrès : alors que le nombre d’attaques a doublé, les acteurs du secteur sont parvenus à stopper 81 % des tentatives d’intrusion contre 66 % l’an dernier. Cela explique que 80 % des décideurs interrogés se disent confiants dans les performances de leurs dispositifs de sécurité. Néanmoins, 71 % des intrusions en France sont restées non détectées pendant plus d’une semaine et 6 % pendant plus d’un mois. Pour Accenture, c’est probablement l’indice d’un excès de confiance de la part des décideurs alors que l’adoption de technologies nouvelles, comme le cloud, les microservices, les interfaces de programmation ou la Blockchain entraînent aussi de nouveaux risques. 85 % des décideurs français estiment d’ailleurs que l’intelligence artificielle (apprentissage automatique, robotisation) est désormais indispensable à la cybersécurité, mais la moitié seulement investissent dans ces technologies. Et seuls 18 % indiquent que leurs dépenses de cybersécurité ont au moins doublé depuis trois ans.
Harriet s’en va renifler un bout d’histoire de la Route du Rhum. La chienne vient de découvrir un drôle de trésor échoué, en l’occurrence l’étrave du flotteur tribord du Maxi Edmond de Rothschild. Cela un mois après que ce dernier s’est fait la belle début novembre pendant la première nuit de course. Le flotteur flotte donc parfaitement bien : il n’aura pas vu la Guadeloupe (pas plus que le trimaran, ayant rebroussé chemin vers La Corogne), et a fini son périple sur cette plage des Cornouailles anglaises nommée Fishing Cove. Belle pêche en effet pour Harriet. L’écurie Gitana a rapatrié son bien pour analyser les conditions de sa défection.
BNP Paribas a remporté le mandat de gestion de la trésorerie pan-européenne du groupe pétrolier BP, a-t-elle annoncé mercredi. Elle accompagnera le groupe britannique dans 20 pays pour ses transactions locales, estimées à 100 millions par an. La banque française sera «le seul gestionnaire de trésorerie de BP en euro et francs suisses ainsi que pour les devises des pays nordiques, de la Hongrie, de la Pologne, de l’Ukraine et de la Turquie», précise le communiqué.
Barclays envisage de doubler ses effectifs à Dublin, pour passer à 300 salariés d’ici fin 2019, indique-t-elle dans un communiqué. La banque britannique a obtenu l’autorisation de la banque centrale d’Irlande pour élargir son opération dans le pays, et d’y étendre son activité européenne, en englobant ses activités de banque d’investissement, de services bancaires, et de gestion du patrimoine. La banque a décidé d’y installer son principal hub européen en raison du Brexit. Barclays Bank Ireland, avec à sa tête Kevin Wall, devrait devenir le plus gros créancier basé en Irlande, avec 224 milliards d’euros d’actifs du groupe d’ici les cinq prochains mois.
Le gouvernement allemand étudie des moyens de faciliter une fusion entre les groupes bancaires Commerzbank et Deutsche Bank, a indiqué mercredi Bloomberg. Parmi les pistes étudiées figure une modification de la législation fiscale allemande de façon à rendre une telle opération moins coûteuse. Une levée de fonds auprès d’actionnaires nouveaux ou existants de Deutsche Bank fait également partie des options envisagées pour aider le groupe bancaire. Mercredi en fin d’après-midi, l’action Deutsche Bank bondissait de 5,14% à 7,81 euros, et le titre Commerzbank gagnait 5,61% à 6,94 euros.
Sans surprise, la Banque centrale européenne (BCE) a annoncé qu’elle mettait fin à sa politique non conventionnelle d’achats nets d’actifs, dit de «quantitative easing». Depuis mars 2015, l’institution européenne a injecté au total près de 2.600 milliards d’euros sur les marchés. Les achats nets d’actifs composés à plus de 80% d’obligations souveraines, atteignaient encore 15 milliards d’euros par mois en octobre alors qu’ils s’élevaient à 80 milliards d’euros au démarrage entre mars 2015 et mars 2016. La taille du bilan de la BCE a ainsi doublé pour représenter plus de 4.500 milliards d’euros. Mais le soutien de la BCE au marché ne doit pas s’arrêter là. Le remboursement de titres acquis par la BCE et arrivant à échéance doit être réinvesti «en totalité (...) et pour une période prolongée après la date à laquelle il commencera à relever les taux d’intérêt directeurs de la BCE et, en tout cas, aussi longtemps que nécessaire pour maintenir des conditions de liquidité favorables et un degré élevé de soutien monétaire», indique la BCE. Cette politique accommodante devrait durer au moins jusqu’à l’été 2019, la BCE prévoyant de laisser ses taux directeurs à leurs niveaux actuels jusqu'à cette date et «aussi longtemps que nécessaire pour assurer la poursuite de la convergence durable de l’inflation vers des niveaux inférieurs à, mais proches de 2 % à moyen terme». La BCE laisse donc inchangés ses taux d’intérêt directeurs : taux d’intérêt des opérations principales de refinancement à 0%, taux d’intérêt de la facilité de prêt marginal à 0,25 % et taux d’intérêt de la facilité de dépôt à -0,40 %. TV
BNP Paribas a remporté le mandat de gestion de la trésorerie pan-européenne du groupe pétrolier BP, a annoncé ce matin la banque française. Elle accompagnera le groupe britannique dans 20 pays pour ses transactions locales, estimées à 100 millions par an. «Ce projet soutien la stratégie de modernisation du groupe BP, notamment la simplification et la standardisation de sa gestion de trésorerie et de ses transactions bancaires à l'échelle internationale», précise le communiqué de BNP Paribas, qui sera «le seul gestionnaire de trésorerie de BP en euro et francs suisses ainsi que pour les devises des pays nordiques, de la Hongrie, de la Pologne, de l’Ukraine et de la Turquie».
Le gouvernement allemand étudie des moyens de faciliter une fusion entre les groupes bancaires Commerzbank et Deutsche Bank, a indiqué mercredi Bloomberg, en citant des personnes proches du dossier. Le ministre allemand des Finances, Olaf Scholz, et le président du directoire de Deutsche Bank, Christian Sewing, ont pris part à des discussions sur la façon dont l’Etat pourrait aider les deux groupes à se rapprocher. Parmi les pistes étudiées figure une modification de la législation fiscale allemande de façon à rendre une telle opération moins coûteuse, ont précisé les sources. Une levée de fonds auprès d’actionnaires nouveaux ou existants de Deutsche Bank fait également partie des options envisagées pour aider le groupe bancaire.
Les banques espagnoles Unicaja et Liberbank ont confirmé mercredi avoir eu des discussions en vue d’une fusion. Elle donnerait naissance à la sixième banque espagnole en termes d’actifs avec près de 96 milliards d’euros, a rapporté le journal espagnol Expansion.
Le titre Credit Suisse était stable (+0,05%) à la mi-journée à Zurich, après l’annonce d’un programme de rachats d’actions dont le montant pourrait atteindre 3 milliards de francs suisses (2,7 milliards d’euros) sur deux ans. A l’occasion d’une journée investisseurs à Londres, la deuxième banque suisse a dévoilé ce matin qu’elle rachètera ses propres actions en 2019 pour un montant d’au moins 1 milliard de francs suisses et pouvant aller jusqu'à 1,5 milliard de francs. Elle devrait faire de même en 2020, en fonction des conditions de marché, et augmentera son dividende d’au moins 5% par an à partir de l’année prochaine.
L’intégration d’XL, repris en mars par Axa, est en marche. «Cela représente l’un de nos principaux chantiers actuellement. Le processus devrait prendre environ deux ans pour être totalement finalisé», indique Stephen Robb, directeur financier d’Axa XL, s’exprimant lors d’une rencontre avec la presse à New York. «Le regroupement opérationnel des équipes devrait être achevé d’ici fin 2019», précise Greg Hendrick, directeur général d’Axa XL. L’objectif étant de regrouper, au sein de la nouvelle division Axa XL dédiée à l’assurance dommages des grandes entreprises, les entités XL Group, Axa Corporate Solutions, Axa Art et Axa Matrix. L’intégration sur le plan informatique devrait suivre l’année suivante. «Les synergies joueront à plein en 2020», estime Greg Hendrick. Axa vise des synergies de 100 et 300 millions d’euros par an sur le plan des revenus et des coûts.
Thibaut de Roux, le patron des activités de marchés du groupe bancaire HSBC, a quitté la banque après qu’une salariée junior l’a accusé de conduite inappropriée à un bar d’hôtel à New York, selon Bloomberg. La banque avait annoncé mi-septembre, dans un mémo interne, le départ du Français basé à Londres, qui avait rejoint HSBC en 1990, et travaillait depuis trente ans dans le secteur bancaire. Des cas de harcèlement supposé se sont répandus dans le monde économique, y compris la finance, mettant la pression auprès des sociétés. Plus tôt dans l’année, UBS avait indiqué avoir ouvert une hotline confidentielle ad hoc pour le personnel, tandis que HSBC mettait en place de nouvelles procédures disciplinaires.
Le directeur général de Credit Suisse Group, Tidjane Thiam, devrait annoncer un rachat d’actions de quelque 3 milliards de francs suisses (3 milliards de dollars) et une hausse du dividende, afin de stimuler le cours de l’action, qui a chuté depuis le début de son mandat. La seconde banque suisse prévoit un rachat d’actions ces deux prochaines années, à hauteur de 2 à 3 milliards de francs suisses, et de limiter la hausse du paiement en espèces, selon Bloomberg. Ce projet devrait être annoncé durant la journée des investisseurs, ce mercredi, selon l’agence. Credit Suisse va redistribuer aux investisseurs davantage via des rachats d’actions que par des dividendes, selon une source. La banque est dans la dernière phase d’une réorganisation sur trois ans lancée en 2015 par Tidjane Thiam, qui inclut notamment la suppression de 1.600 postes.
La banque italienne Banco BPM a annoncé lundi soir avoir accepté une offre de Credito Fondiario/Elliott pour le rachat de son portefeuille de créances douteuses de 7,8 milliards d’euros, ainsi qu’une participation dans ses activités de recouvrement de créances à Credito Fondiario. Cette opération permettra à la banque italienne d’abaisser son taux de créances douteuses à 10% du total de ses prêts, contre 16% fin septembre. Trois candidats étaient retenus pour ce rachat: Credito Fondiario/Elliott, le spécialiste italien des créances douteuses, doBank, soutenu par la société américaine de capital-investissement Fortress, et un groupe composé des fonds américains TPG, Christofferson, Robb & Company et Davidson Kempner.