Les banques de l’Union européenne ont réduit leurs créances douteuses et augmenté leurs provisions, a annoncé la Commission européenne mercredi, avant la réunion, le 3 décembre, des ministres des Finances de l’UE consacrée au renforcement du mécanisme européen de stabilité (MES) et à l’Union bancaire. Ils examineront le 3 décembre le projet de système européen de garantie des dépôts (SEGD ou EDIS en anglais). Dans son troisième rapport, publié mercredi, sur la réduction des risques liés aux NPL (non performing loans), la Commission souligne que ces créances douteuses ont encore diminué dans le secteur bancaire européen et atteignent à présent en moyenne 3,4% de leur encours de crédit, soit 820 milliards d’euros en valeur absolue. Ce ratio était à 4,6% il y a un an. La moyenne à l'échelle de l’UE masque toutefois de grandes disparités: les NPL représentent encore 44,9% des prêts en Grèce, 28,1% à Chypre, 11,7% au Portugal et 10% en Italie.