Le Qatar envisage d’accroître sa part dans Deutsche Bank, affirmait dimanche Handelsblatt. La famille royale détient 6,1% du capital de la banque allemande, et l'émirat en contrôle plus de 9% une fois prises en compte ses positions sur instruments dérivés, d’après le quotidien allemand. «Nous allons investir dans une grande institution financière en Allemagne. Cela a été discuté en marge du Forum de Doha», a déclaré Youssouf Mohamed Al Djaïda, directeur général du groupe public Qatar Financial Center, au journal. Al Djaïda n’a pas mentionné le nom de la société, mais précisé que le Qatar possédait déjà une partie du capital. Christian Sewing, président du directoire de Deutsche Bank, était le seul dirigeant d’un grand groupe allemand présent au Forum de Doha ce week-end.
BGZ, la filiale polonaise de BNP Paribas qui a racheté cette année les activités de la banque autrichienne Raiffeisen Bank International dans le pays, va supprimer jusqu'à 2.200 postes au cours des deux prochaines années afin de réduire ses coûts. BGZ a dit qu’elle provisionnerait 128,5 millions de zlotys (29,9 millions d’euros) au quatrième trimestre 2018 pour couvrir les coûts associés à ces réductions de postes. A la fin du troisième trimestre, BGZ comptait un peu plus de 7.500 salariés et Raiffeisen Polbank près de 3.700.
Dexia a annoncé vendredi avoir signé un contrat portant sur la vente de Dexia Kommunalbank Deutschland (DKD) à Helaba pour un montant total de 352 millions d’euros. La transaction devrait être finalisée au cours du deuxième trimestre de 2019 et se traduira par une réduction d’environ 15% du bilan de Dexia. Dexia détaillera les impacts financiers à la clôture de l’opération, qui mettra également fin aux lettres de soutien que Dexia avait fournies à DKD.
Blackrock a augmenté sa position courte nette dans Banco BPM de 8,91% à 16,7 millions d’actions, ou 1,10% de la société au 12 décembre, selon Bloomberg. Au moins huit investisseurs ont révélé des positions à découvert à Milan, où est basée Banco BPM, selon le régulateur. Les positions révélées représentent 140,5 millions d’actions, soit 9,27% des actions en circulation de la société.
Les deux banques espagnoles Unicaja et Liberbank devraient vendre 450 millions de dollars (400 millions d’euros) d’actions pour renforcer leur capital après leur possible fusion, selon des sources proches citées par Bloomberg. La rumeur d’un rapprochement entre les deux banques enfle depuis que Unicaja a confirmé un contact préliminaire avec l’autre banque mercredi.
Deux sénateurs démocrates, Elizabeth Warren et Chris Van Hollen, ont invité jeudi la chambre haute du Congrès américain à ouvrir une enquête sur Deutsche Bank, au sujet du respect de la législation en vigueur aux Etats-Unis sur le blanchiment d’argent, et évoquant les investigations menées par les autorités européennes. Des locaux de Deutsche Bank en Allemagne ont fait l’objet de perquisitions fin novembre dans le cadre d’une enquête de blanchiment. La banque allemande devrait faire l’objet d’un examen officiel par le Congrès américain en janvier. En tant que correspondant bancaire, Deutsche Bank a aidé au traitement de 150 milliards de dollars (131,5 milliards d’euros) d’opérations suspectes dans le scandale de la banque danoise Danske Bank, selon Reuters. Les démocrates s’intéressent aussi aux relations de la banque allemande avec Donald Trump.
Verdi, principal syndicat de Deutsche Bank, et des actionnaires ont exprimé jeudi leur scepticisme face aux spéculations sur une fusion avec Commerzbank. Ces supputations se sont accélérées récemment, les deux plus grandes banques d’Allemagne étant en pleine réorganisation. Parler d’une fusion est «un non-sens total», a dit une personne au fait du point de vue d’un grand actionnaire, citée par Reuters. Le ministère des Finances cherche comment accroître la compétitivité des banques allemandes, notamment en modifiant la fiscalité pour rendre les opérations de fusion moins onéreuses, selon des sources proches du dossier.
Arval, filiale de BNP Paribas spécialisée dans la location de véhicules d’entreprise, annonce ce jeudi la signature d’un partenariat avec Engie pour le lancement d’une flotte de véhicules électriques destinée aux entreprises, aux collectivités et aux particuliers. « Sur la base d’un loyer mensuel, cette offre intégrée comprend la location de véhicules électriques, assurée par Arval, et l’installation et la maintenance, par Engie, de points de recharge », précise un communiqué. Ces points seront situés dans les entreprises, les villes ou les domiciles des conducteurs. L’offre sera lancée en Belgique en 2019 puis en France et à terme en Italie, aux Pays-Bas ou au Royaume-Uni.
Résilience. L’étude 2018 d’Accenture sur la cybersécurité dans les services financiers montre un véritable progrès : alors que le nombre d’attaques a doublé, les acteurs du secteur sont parvenus à stopper 81 % des tentatives d’intrusion contre 66 % l’an dernier. Cela explique que 80 % des décideurs interrogés se disent confiants dans les performances de leurs dispositifs de sécurité. Néanmoins, 71 % des intrusions en France sont restées non détectées pendant plus d’une semaine et 6 % pendant plus d’un mois. Pour Accenture, c’est probablement l’indice d’un excès de confiance de la part des décideurs alors que l’adoption de technologies nouvelles, comme le cloud, les microservices, les interfaces de programmation ou la Blockchain entraînent aussi de nouveaux risques. 85 % des décideurs français estiment d’ailleurs que l’intelligence artificielle (apprentissage automatique, robotisation) est désormais indispensable à la cybersécurité, mais la moitié seulement investissent dans ces technologies. Et seuls 18 % indiquent que leurs dépenses de cybersécurité ont au moins doublé depuis trois ans.
Harriet s’en va renifler un bout d’histoire de la Route du Rhum. La chienne vient de découvrir un drôle de trésor échoué, en l’occurrence l’étrave du flotteur tribord du Maxi Edmond de Rothschild. Cela un mois après que ce dernier s’est fait la belle début novembre pendant la première nuit de course. Le flotteur flotte donc parfaitement bien : il n’aura pas vu la Guadeloupe (pas plus que le trimaran, ayant rebroussé chemin vers La Corogne), et a fini son périple sur cette plage des Cornouailles anglaises nommée Fishing Cove. Belle pêche en effet pour Harriet. L’écurie Gitana a rapatrié son bien pour analyser les conditions de sa défection.
BNP Paribas a remporté le mandat de gestion de la trésorerie pan-européenne du groupe pétrolier BP, a-t-elle annoncé mercredi. Elle accompagnera le groupe britannique dans 20 pays pour ses transactions locales, estimées à 100 millions par an. La banque française sera «le seul gestionnaire de trésorerie de BP en euro et francs suisses ainsi que pour les devises des pays nordiques, de la Hongrie, de la Pologne, de l’Ukraine et de la Turquie», précise le communiqué.
Le gouvernement allemand étudie des moyens de faciliter une fusion entre les groupes bancaires Commerzbank et Deutsche Bank, a indiqué mercredi Bloomberg. Parmi les pistes étudiées figure une modification de la législation fiscale allemande de façon à rendre une telle opération moins coûteuse. Une levée de fonds auprès d’actionnaires nouveaux ou existants de Deutsche Bank fait également partie des options envisagées pour aider le groupe bancaire. Mercredi en fin d’après-midi, l’action Deutsche Bank bondissait de 5,14% à 7,81 euros, et le titre Commerzbank gagnait 5,61% à 6,94 euros.
Barclays envisage de doubler ses effectifs à Dublin, pour passer à 300 salariés d’ici fin 2019, indique-t-elle dans un communiqué. La banque britannique a obtenu l’autorisation de la banque centrale d’Irlande pour élargir son opération dans le pays, et d’y étendre son activité européenne, en englobant ses activités de banque d’investissement, de services bancaires, et de gestion du patrimoine. La banque a décidé d’y installer son principal hub européen en raison du Brexit. Barclays Bank Ireland, avec à sa tête Kevin Wall, devrait devenir le plus gros créancier basé en Irlande, avec 224 milliards d’euros d’actifs du groupe d’ici les cinq prochains mois.
Sans surprise, la Banque centrale européenne (BCE) a annoncé qu’elle mettait fin à sa politique non conventionnelle d’achats nets d’actifs, dit de «quantitative easing». Depuis mars 2015, l’institution européenne a injecté au total près de 2.600 milliards d’euros sur les marchés. Les achats nets d’actifs composés à plus de 80% d’obligations souveraines, atteignaient encore 15 milliards d’euros par mois en octobre alors qu’ils s’élevaient à 80 milliards d’euros au démarrage entre mars 2015 et mars 2016. La taille du bilan de la BCE a ainsi doublé pour représenter plus de 4.500 milliards d’euros. Mais le soutien de la BCE au marché ne doit pas s’arrêter là. Le remboursement de titres acquis par la BCE et arrivant à échéance doit être réinvesti «en totalité (...) et pour une période prolongée après la date à laquelle il commencera à relever les taux d’intérêt directeurs de la BCE et, en tout cas, aussi longtemps que nécessaire pour maintenir des conditions de liquidité favorables et un degré élevé de soutien monétaire», indique la BCE. Cette politique accommodante devrait durer au moins jusqu’à l’été 2019, la BCE prévoyant de laisser ses taux directeurs à leurs niveaux actuels jusqu'à cette date et «aussi longtemps que nécessaire pour assurer la poursuite de la convergence durable de l’inflation vers des niveaux inférieurs à, mais proches de 2 % à moyen terme». La BCE laisse donc inchangés ses taux d’intérêt directeurs : taux d’intérêt des opérations principales de refinancement à 0%, taux d’intérêt de la facilité de prêt marginal à 0,25 % et taux d’intérêt de la facilité de dépôt à -0,40 %. TV