Le résultat net de la quatrième banque espagnole en termes d’actifs a bondi de 39,2% en 2018, à 703 millions d’euros. La hausse de 3,4% des commissions, à 1,01 milliard d’euros, et la bonne tenue de l’activité de courtage ont contrebalancé les pertes liées à la vente d’actifs toxiques.
Intesa Sanpaolo s’apprêterait à céder des prêts non performants émanant de la catégorie dite unlikely-to-pay, laquelle s’élève au total à 15,6 milliards d’euros dans les comptes de la banque italienne, selon Bloomberg. Les prêts en question seraient adossés à des actifs d’entreprise et immobiliers, d’après l’agence. Intesa est engagée dans un processus de nettoyage de son bilan qui doit ramener la proportion de créances douteuses à 6% du total des prêts en 2021 contre 9,2% au troisième trimestre 2018.
Aucun membre du conseil de surveillance de Deutsche Bank ne pousse à une fusion à court terme avec Commerzbank, juge Frank Bsirske, membre de ce conseil et président du syndicat allemand Verdi. «A ce stade, les conditions ne sont certainement pas réunies», a-t-il déclaré à des journalistes à Berlin jeudi soir. La banque n’a pas souhaité commenter vendredi les déclarations de Frank Bsirske, qui font écho aux propos déjà tenus par d’autres dirigeants du groupe. Mercredi, le président du directoire de la première banque allemande, Christian Sewing, avait déclaré ne pas réfléchir à une éventuelle fusion avec sa concurrente, indiquant avoir pour priorité le redressement du groupe.
L’action Erste Bank a gagné 7,4% à 31,22 euros vendredi. La banque autrichienne, très présente en Europe centrale, a publié un résultat d’exploitation de 2,73 milliards d’euros et un résultat net de 1,8 milliard pour l’ensemble de 2018, tous deux supérieurs au consensus des analystes. Erste Bank, qui détaillera ses comptes définitifs le 28 février, a bénéficié de reprises de provisions pour risque et d’un faible taux d’imposition.
L’année débute mal pour les gestionnaires de fortune d’UBS. La banque suisse serait en train de prévenir certains d’entre eux, en Europe et en Asie, de s’attendre à des chutes de leurs bonus pouvant aller jusqu’à 20% au titre de l’exercice 2018, avançait vendredi Bloomberg. De fait, la division de gestion de fortune, sur laquelle le groupe helvétique avait pourtant mis l’accent ces six dernières années, a accusé une chute de 22% de son bénéfice avant impôts, au cours des trois derniers mois de 2018, sur un an glissant. Ce pôle a subi une décollecte nette de 7,9 milliards de dollars (7 milliards d’euros) d’octobre à décembre, la forte volatilité des marchés ayant incité les investisseurs à la prudence.
Les fonds américains Cerberus et Centerbridge ont soumis samedi une offre conjointe pour prendre une participation minoritaire dans la banque allemande NordLB, indique Reuters dimanche. Contrôlée à 65% par le Land de Basse-Saxe, le solde étant détenu par des caisses d'épargne régionales. NordLB recherche 3,5 milliards d’euros pour couvrir des dépréciations de prêts dans le secteur maritime. Les deux fonds apporteraient chacun un quart des capitaux nécessaires, la Basse-Saxe fournissant le solde. Les fonds veulent ramener la taille du bilan de la banque sous 100 milliards d’euros en 2023, contre 150 milliards actuellement. Ils souhaitent que NordLB se concentre sur le financement du secteur aérien, les énergies renouvelables, l’immobilier, ainsi que sur une clientèle professionnelle, et plus sur la banque de détail.
Banca Carige a annoncé vendredi avoir émis 2 milliards d’euros d’obligations garanties par l’Etat italien, tirant parti des mesures de liquidités d’urgence instaurées au début du mois par Rome. L’Italie avait créé un fonds de 1,3 milliard d’euros pour venir en aide à l'établissement gênois en difficulté, passé sous administration temporaire de la Banque centrale européenne (BCE) le 2 janvier, après avoir échoué à augmenter son capital. Une des deux émissions arrive à maturité le 25 janvier 2020 et porte un coupon de 0,50%. L’autre dure six mois de plus, avec un coupon de 0,75%. Un porte-parole n’a pas voulu dire si les titres avaient été souscrits par la banque elle-même ou placés auprès d’investisseurs.
L’année débute mal pour les gestionnaires de fortune d’UBS. La banque suisse serait en train de prévenir certains d’entre eux, en Europe et en Asie, de s’attendre à des chutes de leurs bonus pouvant aller jusqu’à 20%, au titre de l’exercice 2018, selon Bloomberg. Et pour cause : la division de gestion de fortune, sur laquelle le groupe helvétique avait pourtant mis l’accent ces six dernières années, a accusé une chute de 22% de son bénéfice avant impôts, au cours des trois derniers mois de 2018, sur un an glissant. Ce pôle a subi une décollecte nette de 7,9 milliards de dollars d’octobre à décembre, la forte volatilité des marchés ayant incité les investisseurs à la prudence.
Aucun membre du conseil de surveillance de Deutsche Bank ne pousse à une fusion à court terme avec Commerzbank, a déclaré Frank Bsirske, membre de ce conseil et président du syndicat allemand Verdi.
Quatre anciens dirigeants de Barclays, dont l’ex-directeur général John Varley, comparaissent depuis mercredi devant un tribunal londonien pour des soupçons de fraude financière en 2008. Ce sont les banquiers de plus haut rang poursuivis en Grande-Bretagne pour les événements survenus durant la crise financière, durant laquelle Barclays a évité un renflouement par l’Etat en levant plus de 11 milliards de livres (12,62 milliards d’euros), essentiellement auprès d’investisseurs qataris. Au premier jour de leur procès, le représentant du SFO (Serious Fraud Office), le service britannique de lutte contre les fraudes financières, leur a reproché d’avoir dissimulé pour 322 millions de livres de versements au Qatar contre de l’argent frais. Le procès pourrait durer six mois.
Banco Santander prévoit de fermer 140 agences au Royaume-Uni en raison d’une moindre fréquentation de la part de ses clients, a annoncé mercredi le groupe bancaire espagnol. Ces fermetures toucheront 1.270 employés, dont environ un tiers devraient faire l’objet d’une mutation. Il conservera ensuite un réseau de 614 agences au Royaume-Uni. Le groupe compte investir 55 millions de livres (63 millions d’euros) dans la modernisation de 100 agences ces deux prochaines années. Les opérations effectuées dans les agences de Santander ont chuté de 23% au cours des trois dernières années, a indiqué le groupe. Les opérations réalisées en ligne ont doublé sur la même période.
L’action de la banque britannique Metro Bank plongeait d’environ 30% vers 12h30, à 1.531 pence, les investisseurs craignant que le groupe ne soit contraint à une nouvelle augmentation de capital. La banque a révisé de 900 millions de livres à la hausse ses actifs pondérés par le risque (RWA), à 8,9 milliards, en raison d’une mauvaise pondération affectée à des prêts aux entreprises et à l’immobilier locatif. Le ratio de fonds propres (total capital) est donc tombé à 15,8% fin décembre 2018 contre 19,1% fin septembre.