Tim Sloan, directeur général de Wells Fargo, est auditionné mardi après-midi par la commission des services financiers de la Chambre des représentants américaine, une première depuis que l’assemblée est repassée sous le contrôle des Démocrates. Le banquier s’explique sur les suites du scandale des comptes fantômes ouverts par la banque californienne, qui a coûté sa place à son prédécesseur John Stumpf. La commission prévoit d’auditionner dans les semaines à venir les patrons des autres grandes banques américaines.
Le syndicat allemand Verdi s’est vivement opposé mardi à une éventuelle fusion entre Deutsche Bank et Commerzbank, estimant que cette nouvelle entité serait plus vulnérable à une offre étrangère hostile. Dans un mail adressé à Reuters, le syndicat estime également que ce rapprochement pourrait menacer au moins 10.000 emplois. Le syndicat bancaire DBV avait déjà fait savoir qu’il s’opposerait fermement à toute fusion entre les deux banques.
Société Générale a réduit de 19% le bonus de son directeur général, Frédéric Oudéa, après que la banque française a annoncé des résultats décevants pour le dernier trimestre 2018. Elle avait alors annoncé de coupes budgétaires. La rémunération variable de Frédéric Oudéa était de 1,06 million d’euros en 2018, bien loin des 1,31 million qu’il a touchés l’année précédente, selon Bloomberg, qui cite le rapport annuel de la banque. Son salaire fixe est resté stable à 1,3 million d’euros, ce qui implique que son salaire total a baissé de 9%. C’est la troisième année consécutive que la part variable du salaire de Frédéric Oudéa est réduite.
La banque en ligne britannique OneSavings a confirmé être en négociations avancées pour l’acquisition de sa concurrente Charter Court Financial Services. L’opération verrait les investisseurs de OneSavings récupérer 55% de la nouvelle entité, valorisée à 1,8 milliard de livres (2,1 milliards d’euros). L’actuel directeur général de OneSavings, Andy Golding, sera à la tête du nouveau groupe bancaire spécialisé dans le crédit immobilier.
Bforbank compte 230.000 clients et l’offre low cost Eko du Crédit Agricole, lancée il y a un an, n’a convaincu que 80.000 clients, en dessous de ses objectifs initiaux.
Les patrons de Deutsche Bank et Commerzbank ont repris les discussions en vue d’une éventuelle fusion entre les deux principales banques allemandes, rapporte vendredi le magazine Focus. Deutsche Bank et Commerzbank n’ont pas souhaité s’exprimer. Christian Sewing, le président du directoire de Deutsche Bank, et Martin Zielke, son homologue chez Commerzbank, ont eu des discussions intensives pendant quelques jours. Les deux dirigeants ont été mandatés par leur directoire et leur conseil de surveillance pour engager des discussions, ajoute Focus. Depuis que le ministre allemand des Finances Olaf Scholz s’est prononcé en faveur de banques solides, les spéculations en vue d’une fusion dans le secteur se sont renforcées.
Les patrons de Deutsche Bank et Commerzbank ont repris les discussions en vue d’une éventuelle fusion entre les deux principales banques allemandes, rapporte vendredi le magazine Focus, citant des sources proches du dossier. Deutsche Bank et Commerzbank n’ont pas souhaité s’exprimer.
Le secteur bancaire européen a accusé le coup après l’annonce en début d’après-midi par la Banque centrale européenne d’un maintien de ses taux d’intérêt au niveau actuel au moins jusqu'à la fin 2019, alors que la BCE avait auparavant fixé à la fin de l'été 2019 une possible première remontée (lire par ailleurs). A la Bourse de Paris, la Société Générale a terminé en baisse de 4,32% à 25,94 euros, plus fort repli du CAC 40. BNP Paribas a cédé 3,38% à 43,18 euros, Crédit Agricole SA 3,16% à 10,65 euros et Natixis 3,95% à 4,6 euros. Les cours de Bourse des autres grandes banques de la zone euro ont également fini en nette baisse. L’indice Euro Stoxx des banques a cédé 3,4%. Les banques de la zone euro vont ainsi devoir continuer à composer avec un taux de rémunération des dépôts à -0,40%, niveau auquel il se trouve depuis mars 2016 et qui pèse sur leur génération de revenus.
La banque ING a réduit ses attributions de bonus de 25%, après une année marquée par un scandale record de blanchiment d’argent. La première banque néerlandaise a payé 303 millions d’euros en bonus pour 2018, bien loin des 403 millions versés l’année précédente, selon l’agence Bloomberg, qui cite son dernier rapport annuel, publié jeudi. Tous les services de la banque seront affectés. ING avait indiqué plutôt qu’elle allait supprimer le bonus de son PDG Ralph Hamers à cause du règlement de 775 millions d’euros. Plusieurs banques ont revu à la baisse leurs bonus pour l’année dernière, telle Deutsche Bank, aussi en proie à de problèmes juridiques, qui les a coupés de 15%, et en France, chez BNP Paribas et Société Générale, qui coupent dans leurs coûts.
Le secteur bancaire européen a accusé le coup après l’annonce en début d’après-midi par la Banque centrale européenne d’un maintien de ses taux d’intérêt au niveau actuel au moins jusqu'à la fin 2019, alors que la BCE avait auparavant fixé à la fin de l'été 2019 une possible première remontée. A la Bourse de Paris, la Société Générale a terminé en baisse de 4,32% à 25,94 euros, plus fort repli du CAC 40. BNP Paribas a cédé 3,38% à 43,18 euros, Crédit Agricole SA 3,16% à 10,65 euros et Natixis 3,95% à 4,6 euros. Les cours de Bourse des autres grandes banques de la zone euro ont également fini en nette baisse. L’indice Euro Stoxx des banques a cédé 3,4%.
La filiale de BPCE, spécialisée dans les ETI et la clientèle privée, a publié jeudi un résultat net, hors investissements liés à la migration de son système informatique, en recul de 7% sur un an, à 42,7 millions d’euros. En ajoutant les dépenses entraînées par la modernisation de la Banque Palatine, le résultat net est en chute de 49% à 23,4 millions d’euros en 2018.
La banque n’est pas la sidérurgie, mais la moindre fréquentation des agences, la baisse des coûts et les fusions ont un impact sur l’emploi. En France, les effectifs de BNP Paribas et de la Société Générale auraient été réduits de 9 % entre 2009 et 2018, ceux des Caisses régionales du Crédit Agricole de 13 % et, globalement, ceux de BPCE de 16 %, selon certaines sources. Dans le même temps, Arkéa peut se targuer d’une croissance de 36 % des effectifs, pour atteindre 10.500 collaborateurs. Nul doute que cet indicateur extra-financier aura son importance lors de sa désaffiliation du Crédit Mutuel et dans ses prochains statuts, pour définir sa « raison d’être », au sens de la loi Pacte.