Pas question pour Deutsche Bank de remanier à nouveau sa banque de financement et d’investissement (BFI). Dans un communiqué adressé à Reuters, la banque allemande a répondu par la négative au souhait de quatre de ses dix principaux actionnaires, qui, selon le Financial Times, réclameraient de nouvelles coupes dans la BFI, en particulier aux Etats-Unis. «Nous avons ajusté notre BFI en 2018, y compris aux Etats-Unis.(…) Nous avons terminé ces ajustements en avance par rapport à notre feuille de route et disposons maintenant d’un bon socle pour réaliser de la croissance», a répliqué Deutsche Bank.
Royal Bank of Scotland (RBS) figure parmi les huit banques faisant l’objet d’une enquête de la Commission européenne concernant une entente présumée sur le trading d’obligations d’Etat européennes, a indiqué jeudi l’agence Bloomberg, en citant une source proche du dossier. Les faits précis reprochés au groupe bancaire britannique ne sont pas connus, ni le montant de l’amende qui pourrait lui être infligée. RBS n’a pas souhaité fournir de commentaire à Bloomberg, ni à Dow Jones Newswires.
Eric Syz, cofondateur et directeur général du groupe bancaire helvétique Syz, va quitter la tête de Banque Syz. Yvan Gaillard lui succèdera comme directeur général. Ce dernier, qui avait rejoint Syz en 2016, était depuis l’année dernière directeur général adjoint du groupe.
Credit Suisse perçoit une tendance à la stabilisation des marchés en ce début d’année, alors que la deuxième banque suisse a annoncé jeudi avoir dégagé en 2018 son premier bénéfice annuel depuis 2014 à l’issue d’un plan de transformation sur trois ans.
Pas question pour Deutsche Bank de remanier à nouveau sa banque de financement et d’investissement (BFI). Dans un communiqué adressé à Reuters, la banque allemande a répondu par la négative au souhait de quatre de ses dix principaux actionnaires, qui, selon le Financial Times, réclameraient de nouvelles coupes dans la BFI, en particulier aux Etats-Unis. « Nous avons ajusté notre BFI en 2018, y compris aux Etats-Unis.(…) Nous avons terminé ces ajustements en avance par rapport à notre feuille de route et disposons maintenant d’un bon socle pour réaliser de la croissance », a répliqué Deutsche Bank.
Commerzbank a affiché jeudi une forte progression de son bénéfice net au quatrième trimestre, à 113 millions d’euros, soit 43% au-dessus du consensus, qui était de 79 millions d’euros. Si le produit net bancaire (PNB) hors éléments exceptionnels n’a atteint que 2,16 milliards d’euros au quatrième trimestre, en repli de 0,7% par rapport à la même période de l’exercice précédent, il s’est en revanche établi à 8,6 milliards d’euros sur l’ensemble de l’année 2018, soit une hausse de 5,4%.
Responsable. Le numéro un mondial de la vente de meubles veut moderniser son modèle. Il se lance dans la location de meubles, selon des contrats de leasing qui seront gérés par des partenaires financiers, permettant aux clients de rendre le meuble loué à l’issue du contrat ou de lui substituer un autre meuble. Le lancement de cette nouvelle offre pour une gamme délimitée d’articles démarre en Suisse dès ce mois-ci. La baisse des revenus et des profits du groupe explique ce tournant, de même que d’autres nouvelles démarches, comme les implantations dans les centres de grandes villes. La location financière des meubles s’inscrit aussi dans une logique environnementale, Ikea rénovant les meubles restitués pour en prolonger la durée de vie. Le leasing place ses pions dans les initiatives favorisant l’économie circulaire.
« Banque propre ». BPER Banca anime la concentration bancaire italienne. Le sixième plus important acteur de la Péninsule a convenu de racheter pour 220 millions d’euros l’activité bancaire de son principal actionnaire (15 %, bientôt 20 %), l’assureur Unipol. L’ancienne Banca Popolare dell’Emilia Romagna, qui se félicite de l’acquisition d’une « banque propre », verra ainsi ses actifs grossir de 17 % et y gagnera 500.000 clients et 258 agences. L’assureur rachète en parallèle pour 130 millions d’euros à BPER un portefeuille de créances douteuses d’une valeur comptable brute d’un milliard. BPER Banca a également annoncé le rachat des intérêts minoritaires au capital de sa filiale Banco di Sardegna. L’acquéreur entend tirer de ces opérations une croissance d’un tiers de son résultat par action en 2021.
Jeffrey Gundlach (photo) a la dent dure contre Frédéric Oudéa… et la rancune tenace. Le fondateur de DoubleLine Capital se fend depuis quelques semaines de tweets assassins à l’encontre du directeur général de la Société Générale. Le dernier en date, posté lors de la publication des résultats du groupe, accuse le dirigeant français de n’avoir « aucune idée de ce qu’il fait, à part envoyer la banque dans le mur ». Il faut dire que la Société Générale n’avait pas hésité il y a dix ans à mettre sur la touche Jeffrey Gundlach, alors gérant star de sa filiale américaine TCW, elle-même cédée début 2013. S’en était ensuivi un procès haut en couleur, où chaque partie accusait l’autre des pires turpitudes, avant la signature d’un armistice. Le traité de paix n’a, semble-t-il, pas effacé toutes les blessures…
En ligne. Pour sa quatrième édition, l’étude « Nouveaux services et nouveaux modèles numériques dans la banque » réalisée par Next Content pour CGI et Sab montre une réelle évolution des consommateurs en faveur des usages digitaux dans les services financiers. Ainsi, 56 % des personnes interrogées sont prêtes à passer à la banque en ligne, soit 11 points de plus qu’il y a deux ans. Le chiffre atteint même 66 % chez les multibancarisés, dont 84 % souhaitent en faire leur banque principale. La moitié des Français utilisent leur application mobile bancaire plusieurs fois par semaine mais l’ordinateur reste l’appareil refuge pour les opérations nécessitant davantage de sécurité, comme la souscription d’un nouveau produit, la modification des bénéficiaires de virement ou la commande d’un moyen de paiement. Les usages liés à la voix semblent bien acceptés pour des fonctionnalités simples. S’ils utilisent encore peu les services des fintech (Lydia, Bankin4 ou Linxo…), les consommateurs sont prêts à essayer de nouveaux services, comme le microcrédit entre particuliers ou les plates-formes bancaires multimarques.
La plus grande banque de Malte, Bank of Valletta, a fait l’objet d’une cyberattaque mercredi. Des hackers ont tenté de s’emparer de 13 millions d’euros, a annoncé le Premier ministre, Joseph Muscat. L'établissement, dont le gouvernement est le plus grand actionnaire, a verrouillé ses systèmes, fermant ses agences et ses distributeurs automatiques et interrompant les transactions par smartphone et internet. Son site internet a aussi été déconnecté. Les comptes des clients n’ont pas été touchés et les services vont revenir à la normale dès que possible, a indiqué la banque. Les hackers ont tenté de transférer des fonds dans des banques en République tchèque, à Hong Kong, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. «Ces transactions ont été tracées et sont en cours d’annulation», a affirmé le ministre.
Deutsche Bank va supprimer 1.950 postes à son siège social d’ici 2022, alors qu’elle réintègre Postbank, selon le quotidien Handelsblatt, qui cite des sources proches des discussions. Elle va supprimer 750 emplois d’ici 2020 dans ses secteurs grands comptes et banque privée, puis 1.200 autres d’ici 2022 dans le secteur des opérations, ce qui inclut les services de comptes et les crédits. Deutsche Bank est en pleine intégration de la banque de détail Postbank, qui appartenait auparavant au service postal allemand. La nouvelle entité aura 20 millions de clients avec 325 milliards d’euros sous gestion, selon Deutsche Bank.
ABN Amro a annoncé mercredi matin une baisse de 42% de son résultat net au quatrième trimestre 2018. Il ressort ainsi à 316 millions d’euros, contre 542 millions il y a un an et une prévision moyenne des analystes interrogés par Reuters de 446 millions. La banque néerlandaise a souffert d’une hausse des dépréciations de prêts accordés à certains secteurs.