Les membres actuels et passés du conseil d’administration de Danske Bank ont renoncé à leurs bonus pour 2018, a annoncé lundi Karsten Dybvad, son PDG depuis peu, lors de l’assemblée générale du groupe à Copenhague, sans dévoiler de montant. Les 700 investisseurs présents lors de cette AG ont exprimé leur colère de voir la première banque danoise impliquée dans un scandale de blanchiment d’argent. Certains ont exigé que la direction soit tenue responsable. Ils se sont toutefois opposés à la scission de la banque, et ont rejeté la proposition du cabinet belge de conseil aux actionnaires Deminor qui prônait l’ouverture d’une enquête indépendante. Danske Bank fait l’objet d’une enquête dans plusieurs pays à propos de 200 milliards d’euros passés par sa branche estonienne entre 2007 et 2015.
BNP Paribas Cardif a annoncé lundi relever de 1,1 milliard d’euros son objectif d’investissements verts à fin 2020, pour le porter à 3,5 milliards d’euros. La filiale d’assurance de BNP Paribas s'était engagée sur un objectif de 2,4 milliards d’euros d’investissements verts dans le cadre des fonds généraux de ses pays domestiques (France, Italie, Luxembourg). Elle ajoute poursuivre la réduction de l’exposition au charbon des portefeuilles de titres gérés en direct pour les fonds généraux de ses marchés domestiques. A ce jour, BNP Paribas Cardif ne finance plus d’entreprise productrice d'électricité dont plus de 30% des capacités de production d'électricité installée utilisent le charbon, précise le groupe.
La Société Générale a annoncé la nomination de Marie-Christine Ducholet comme directrice de la banque de détail en France à compter du 1er juin 2019. Elle était jusqu’à présent en charge de la relation clients de cette division.
L’action de la banque néerlandaise a chuté de 2,36% lundi à la mi-journée en raison d’une enquête de la banque centrale italienne ayant identifié des défauts dans les processus d’ING Italie en matière de lutte contre le blanchiment d’argent.
Les actions Deustche Bank et Commerzbank ont débuté la semaine sur les chapeaux de roue. Les cours de Bourse de la première et de la deuxième banque allemande gagnaient respectivement 3,36% et 6,79% lundi, en fin de matinée, au lendemain de l’officialisation de leurs discussions en vue d’un éventuel rapprochement.
Le projet de réglementation publié vendredi par par la Financial Services Agency japonaise s’avère plus souple que prévu pour les CLO, ces titres de dette émis par des structures ad hoc qui achètent et détiennent des prêts bancaires d’entreprises. Ces nouvelles règles stipulent que les banques japonaises devront augmenter leurs fonds propres en cas d’achat de CLO auprès d'émetteurs qui ne gardent pas une partie des actifs sous-jacents à leur bilan. Mais les banques seront exemptées de cette obligation s’il s’agit de CLO «ouverts» (open market). C'était ce que demandait l’association américaine de syndication et de trading des prêts. Les banques japonaises détiennent environ un dixième du marché mondial des CLO, évalué à 750 milliards de dollars en 2017, selon un rapport publié en novembre par la Banque d’Angleterre.
Crédit Agricole Corporate & Investment Bank S.A. (Crédit Agricole CIB) a annoncé vendredi a signature de contrats avec un consortium d’investisseurs mené par Ripplewood, qui prévoit la vente d’une participation de 4,9% dans le capital de la Banque Saudi Fransi (BSF). Le prix de cession est de 31,50 Riyals saoudiens (SAR) par action pour un montant total de 1,86 milliard de SAR, soit environ 440 millions d’euros. Une participation de 3,0% sera cédée à RAM Holdings I Ltd, un véhicule d’investissement contrôlé par Ripplewood Advisors, et 1,9% à la société saoudienne Olayan Saudi Investment Company, précise le communiqué. Crédit Agricole CIB réduira ainsi à 10,0% sa participation dans la BSF. La réalisation de ces transactions est attendueces prochaines semaines, soumise notamment à l’obtention des autorisations réglementaires.
La Banque d’Italie a demandé au groupe ING d'éviter toute affaire avec des nouveaux clients dans le pays, après qu’elle ait été retenue lors de vérifications récentes dans une affaire de blanchiment d’argent, ajoutant à ses problèmes de conformité. La banque centrale italienne a identifié des défauts dans les process de la banque basée à Amsterdam durant une inspection de quatre mois menée sur place, jusque janvier, selon un communiqué publié samedi. ING a indiqué de son côté prendre des mesures pour améliorer ses process et sa gestion des risques de conformité. La banque danoise se débat pour se sortir de problèmes de blanchiment d’argent, six mois après avoir payé 775 millions d’euros d’amende pour mettre fin à l’amiable à une enquête initiée par le procureur danois.
Au Danemark, les autorités s’intéressent de plus près aux entreprises qui fournissent des services de paiement. L’inquiétude vient du fait que le processus est si complexe que les criminels pourraient être capables de dissimuler leurs transactions illicites. Le ministre de l’Economie danois, Rasmus Jarlov, a expliqué qu’il s’agissait d'être «tout le temps en avance sur les criminels». Son gouvernement reste ébranlé par les accusations de blanchiment de plus de 230 milliards d’euros à l’encontre d’une des principales banques du pays, Danske Bank. Rasmus Jarlov s’apprête maintenant à faire adopter une des lois anti-blanchiment les plus sévères en Europe. Outre les banques, les sociétés fournissant des services de paiement seront aussi concernées.
Credit Suisse vise un bénéfice de 2 milliards de francs suisses (1,76 milliards d’euros) avant impôts pour 2019, avec son unité de gestion de patrimoine, cherchant pour la quatrième année consécutive à avoir une croissance des bénéfices de cette entité, selon une source proche, citée par l’agence Bloomberg. L’entité du wealth management international a été un des points positifs du plan de restructurations sur trois ans mené par le PDG Tidjane Thiam, qui a fait pivoter l’unité de trading vers la banque privée, à l’exemple des mesures prises par UBS.
BNP Paribas Fortis, filiale belge du groupe bancaire français BNP Paribas, va réduire de 40% son nombre d’agences en Belgique dans les 3 ans à venir et supprimer près de 2.200 emplois sur 13.000 d’ici 2021 en Belgique. La banque aura recours «le plus possible» aux départs à la retraite non remplacés, associés à des plans de départ volontaires, indique dans un communiqué la filiale du groupe français. De 678 agences début 2019, BNP Paribas Fortis compte passer à 592 d’ici la fin de l’année, et 411 d’ici fin 2021, indique la filiale du groupe français. La maison-mère française avait annoncé le 28 février dernier vouloir se séparer de 800 à 1.000 salariés dans sa filiale belge, dans le cadre d’une nouvelle convention collective de travail négociée avec trois syndicats en Belgique.
Bonne nouvelle pour le marché des CLO, ces titres de dette émis par des structures ad hoc qui achètent et détiennent des prêts bancaires d’entreprises. Le projet de réglementation publié vendredi par par la Financial Services Agency japonaise s’avère plus souple que prévu. Ces nouvelles règles stipulent que les banques japonaises, qui témoignent d’un appétit féroce pour les CLO, devront augmenter leurs fonds propres en cas d’achat de CLO auprès d'émetteurs qui ne gardent pas une partie des actifs sous-jacents à leur bilan. Mais les banques seront exemptées de cette obligation s’il s’agit de CLO «ouverts» (open market). C'était précisément ce que demandait l’association américaine de syndication et de trading des prêts.
La Société générale a déclaré vendredi avoir franchi début mars en hausse le seuil de 5% du capital de l’assureur italien Generali dans le cadre de ses activités de trading. La banque française, qui est depuis redescendue sous la barre des 5%, assure dans un communiqué que ces opérations de trading ne sont pas liées à la construction d’une participation stratégique au capital de l’assureur italien.
UBS a annoncé vendredi avoir augmenté de près de 400 millions de dollars (352 millions d’euros) ses provisions pour litiges, pour tenir compte de l’amende de 4,5 milliards d’euros infligée le mois dernier par le tribunal correctionnel de Paris à la première banque suisse.
En 2018, Boursorama SA a dégagé une perte nette de 28,2 millions d’euros, selon ses comptes sociaux non audités, figurant dans le document de référence de la Société Générale - depuis son retrait de la cote par la Société Générale en 2014, elle ne publie plus de résultats financiers. Ces chiffres s’entendent pour les activités en France, la banque étant sortie du Royaume-Uni, d’Allemagne, et l’an dernier d’Espagne. Le produit net bancaire de Boursorama SA a atteint 152,7 millions d’euros. La Société Générale valorise sa filiale à 100% à 783,8 millions d’euros dans ses comptes consolidés. Rentable de 2003 à 2015, Boursorama a consenti de forts investissements marketing pour atteindre la barre des 2 millions de clients, attendue au second semestre 2019. A fin 2018, la banque en ligne en comptait 1,7 million, indiquait le mois dernier son directeur général Benoît Grisoni à L’Agefi. Hors investissements marketing, Boursorama se dit rentable.
Dans un contexte de taux bas, les revenus ont diminué sur la période 2014-2018, alors qu’ils devaient croître de 0,9% par an. Et l’objectif de conquérir 500.000 nouveaux clients n’a pas été tenu.