L’impact est un sujet porteur en ces temps de crise du coronavirus. L’Union Bancaire Privée (UBP) lance à son tour un fonds d’impact, cette fois sur les marchés émergents, l’UBAM – Positive Impact Emerging Equity. L’objectif affiché par ce nouveau produit est de fournir «un impact social et environnemental mesurable» en investissant dans des sociétés cotées sur les marchés émergents, en plus d’un rendement financier. Ces entreprises devront contribuer à l’un de ces six objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies : besoins fondamentaux, santé et bien-être, économies inclusives et équitables, écosystèmes sains, stabilité du climat et communautés durables. Ce nouveau fonds s’appuie sur la méthodologie IMAP mise au point par la banque pour son premier fonds d’impact, l’UBAM – Positive Impact Equity, lancé en septembre 2018 sur les actions européennes. Ce système permet à l’équipe de mesurer «l’intensité de l’impact d’une entreprise». Quatre aspects sont étudiés et notés sur 5: l’intentionnalité (la stratégie affichée par la société et la part des dépenses d’investissement et de recherche et développement allouée à cette solution), la matérialité (la part des revenus de la société provenant de domaines générant un impact positif, les lignes métier potentiellement en contradiction), l’additionnalité (la société a-t-elle une position de leader mondial, peut-on parler d’unicité de la technologie ou de l’approche?) et la potentialité (impact sur le plan mondial du produit ou processus proposé par l’entreprise). Cela permet d’aboutir à une note sur 20, sachant que les entreprises obtenant moins de 12 sont exclues. Passer d’un univers de pays européens à un univers émergent n’a pas nécessité d’adaptation du système. Mais Mathieu Nègre, responsable de l’équipe actions émergentes et co-gérant du fonds, reconnaît dans une interview à NewsManagers que les standards de communication sur les questions de durabilité et d’impact ne sont pas les mêmes. Les standards de gouvernance sont aussi légèrement inférieurs. En revanche, les problématiques, comme les besoins fondamentaux, d’économies inclusives et équitables, sont plus fortes dans les émergents. Les valeurs moyennes s’illustrent Il n’existe pas d’allocation prédéfinie pour chaque thème, et celle-ci découle essentiellement des opportunités d’investissement. «Mais clairement, nous souhaitons être diversifié sur tous les thèmes, l’objectif n’étant pas de devenir un fonds sur la transition énergétique ou autre». Au moins quatre des six thèmes retenus doivent être présents en portefeuille et aucun ne peut représenter plus de 40 % du portefeuille. Environ 200 valeurs sont passées au crible de l’IMAP sur un univers de plus de 2.500 titres. «Nous ne pouvons pas analyser toutes les sociétés, car il s’agit d’un travail d’analyse minutieux et détaillé, qui mobilise beaucoup de ressources», explique Mathieu Nègre. «Nous étudions les sociétés qui nous semblent les plus prometteuses». Cet univers sera élargi au fil du temps. La philosophie d’investissement du fonds conduit à privilégier des valeurs moyennes. Ainsi, 60 % du portefeuille sont des valeurs moyennes et la capitalisation moyenne du portefeuille est de 4,1 milliards de dollars. «Nous voulons vraiment investir dans des sociétés ayant un impact, avec un business model pur, ce qui n’est pas le cas des grandes capitalisations», commente Mathieu Nègre. Le portefeuille est ensuite construit en fonction de critères financiers et de diversification traditionnels, l’objectif étant aussi bien entendu de dégager une performance financière. L’objectif est d’obtenir un portefeuille de 35 à 45 valeurs. Aujourd’hui, le portefeuille compte 39 titres et les trois premières valeurs sont le chinois Longi Green Energy, le plus gros fabricant mondial de tranches monocristallines, safaricom, le champion de l’argent mobile au Kenya, et Sungrow Power, fournisseur de solutions d’énergie propre en Chine. Quant à l’impact concret, et à sa restitution aux clients, UBP compte dégager au moins une variable pour chaque entreprise dans laquelle le fonds est investi. « Pour un million de dollars investi, on obtient un ensemble d’indicateurs comme par exemple : 77kW de capacité de production d’énergie renouvelable construits, 114 tonnes de déchets sont traitées et/ou recyclées, 17 étudiants admis dans un programme d’éducation, 56 000 dollars prêtés en microcrédit etc. », illustre Mathieu Nègre. En revanche, le travail d’agrégation est difficile, compte tenu de la diversité des problématiques. UBP a amorcé le fonds avec une vingtaine de millions d’euros. Des clients ont déjà été sollicités, tant du côté de la banque privée que du côté des institutionnels, ce sujet intéressant les deux catégories de clientèle. Parallèlement au renforcement de son offre en impact investing, UBP a créé deux entités dédiées, l’Impact Advisory Board et l’Impact Investment Committee. L’Impact Advisory Board a comme rôle de faire bénéficier la franchise ‘Impact’ de l’expertise de conseillers externes reconnus dans des domaines autres que la gestion d’actifs. L’Impact Investment Committee est, quant à lui, chargé d’implémenter la stratégie d’impact investing de l’UBP et de garantir le respect des meilleures pratiques dans le cadre de sa mise en œuvre.
Yves Martrenchar, responsable des ressources humaines groupe de BNP Paribas, dévoile à L’Agefi Hebdo la politique mise en oeuvre pour assurer la continuité du travail et préparer le déconfinement.
Il est assez rare que les banques abordent une crise dans la peau du sauveur plutôt que du condamné. Cet éphémère retour en grâce doit aujourd’hui rendre jaloux les assureurs français. Il constitue en revanche une maigre consolation pour les actionnaires d’un secteur dont la valorisation touche des profondeurs inconnues en Europe depuis le cataclysme de 2008. La pandémie, le confinement et la récession majeure qu’ils entraînent vont aggraver, à brève échéance, les maux d’une industrie n’ayant pas su convaincre la Bourse de la pertinence de son modèle économique.
Carrefour Banque a annoncé à ses clients la fermeture des comptes C-Zam d’ici au 15 juillet. Ils pourront être accueillis chez Nickel. Le service incluait une carte bancaire et un compte courant pour 1 euro par mois. En trois ans d’existence, l’offre C-Zam n’a jamais atteint la masse critique. A fin 2018, selon les dernières données fournies, le nombre de comptes C-Zam atteignait 120.000, loin des scores de Nickel, qui a inventé ce concept en 2012. Racheté depuis par BNP Paribas, Nickel comptait fin mars 1,6 million de comptes ouverts. Alors que Nickel est proposé chez les buralistes, C-Zam était vendu par les salariés de l’enseigne Carrefour.
La Banque centrale européenne (BCE) a encore défendu mercredi l’effet de sa politique de taux négatifs sur la santé financière du secteur bancaire, dans une étude. «Jusqu'à présent, les taux d’intérêt négatifs ont eu un impact globalement neutre sur la rentabilité des banques, car leur effet négatif sur les revenus d’intérêts nets a été compensé par un effet positif sur la solvabilité des emprunteurs», indiquent les auteurs de l'étude, calculs à l’appui. Une conclusion qui devrait agacer les banques européennes, qui mettent en avant le coût de leurs réserves excédentaires à la BCE et l'écrasement de leurs marges. Les auteurs de l'étude soulignent aussi que les taux négatifs ne favorisent pas un modèle économique plutôt qu’un autre.
La Banque centrale européenne (BCE) a une nouvelle fois défendu mercredi l’effet de sa politique de taux négatifs sur la santé financière du secteur bancaire, dans une étude publiée sur son site internet. «Jusqu'à présent, les taux d’intérêt négatifs ont eu un impact globalement neutre sur la rentabilité des banques, car leur effet négatif sur les revenus d’intérêts nets a été compensé par un effet positif sur la solvabilité des emprunteurs», indiquent les auteurs de l'étude, calculs à l’appui. Une conclusion qui devrait faire grincer des dents parmi les banques européennes, qui mettent en avant le coût de leurs réserves excédentaires à la BCE et l'écrasement de leurs marges.
Le spécialiste des solutions de paiement dans le monde du travail Edenred a annoncé mercredi le rachat des activités d’avantages aux salariés du brésilien Cooper Card. Aucun montant n’a été communiqué par l’entreprise. Cette activité a réalisé un chiffre d’affaires de 25 millions de reals brésiliens, soit environ 4 millions d’euros, en 2019.
Les 12 premières banques de financement et d’investissement (BFI) mondiales ont atteint des revenus au plus haut niveau depuis cinq ans à 44 milliards de dollars (milliards d’euros) au premier trimestre, en hausse de 12% sur un an, selon le cabinet Coalition. L’activité a été tirée par les métiers de taux et change, en progression de 20% en rythme annuel, à 22,7 milliards de dollars. Les métiers d’actions et de banque d’investissement (fusions-acquisitions et émissions primaires), au poids quasi égal, ont progressé de respectivement 3% et 7%. Les activités de marchés ont profité de la volatilité liée au krach boursier de mars et aux baisses de taux de plusieurs banques centrales. Avec de fortes différences entre les acteurs: les banques américaines ont par exemple bondi de 30% en moyenne dans le trading, tandis que les banques françaises ont accusé des pertes dans les dérivés actions liées à la suppression des dividendes. Les BFI ont accéléré la décrue de leurs effectifs, en contraction de 5% sur un an, avec 49.000 équivalents temps plein en front office à fin mars. Les personnels ont même fondu de 10% dans les métiers actions par rapport à fin mars 2019.
La BaFin, le régulateur allemand des services financiers, se dit « préoccupée » par les futurs défauts d’entreprises liés au coronavirus, tout en estimant que les banques allemandes sont globalement armées pour faire face à la crise. « Le secteur bancaire a ce qu’il faut pour traverser la crise, mais avec quelques blessures », a déclaré ce mardi le patron de BaFin, Felix Hufeld. « Quand ce sera fini, les banques devront faire face à leurs modèles commerciaux de manière plus urgente », a-t-il ajouté. Les établissements allemands souffrent depuis des années d’une concurrence rude, de taux d’intérêt bas et d’une faible profitabilité.
La BaFin, le régulateur allemand des services financiers, se dit « préoccupée » par les futurs défauts d’entreprises liés au coronavirus, tout en estimant que les banques allemandes sont globalement armées pour faire face à la crise. « Le secteur bancaire a ce qu’il faut pour traverser la crise, mais avec quelques blessures », a déclaré ce mardi le patron de BaFin, Felix Hufeld. « Quand ce sera fini, les banques devront faire face à leurs modèles commerciaux de manière plus urgente », a-t-il ajouté. Les établissements allemands souffrent depuis des années d’une concurrence rude, de taux d’intérêt bas et d’une faible profitabilité.
À l’occasion de la loi sur l'état d’urgence sanitaire, le sujet des frais pour incident bancaire se retrouve à nouveau sur la table. Les banques et l’exécutif discutent de nouvelles mesures envers les ménages les plus fragiles, dont la situation est aggravée par la crise, selon Les Echos. En octobre dernier, le gouvernement avait rappelé à l’ordre les banques, à la suite d’une enquête de plusieurs associations de consommateurs, dont UFC-Que Choisir et l’Union nationale des associations familiales. Les banques avaient pris des engagements en février dernier. L’exécutif pourrait donc formaliser certains des engagements pris par le secteur, et en ajouter de nouveaux, comme le raccourcissement à un mois de la mise en place du plafond de 25 euros.
Commerzbank a annoncé lundi qu’elle mettait un terme au processus de cession d’une majorité du capital de sa filiale polonaise mBank. «Dans l’environnement de marché actuel, dominé par la crise du coronavirus, une transaction à des conditions raisonnables ne semble pas réalisable», a souligné la banque allemande dans un communiqué. Cette activité continue à faire partie du groupe, a-t-elle ajouté. Commerzbank prévoyait de céder 69,3% du capital de mBank. Le groupe bancaire a précisé qu’il poursuivait son plan stratégique Commerzbank 5.0 présenté en septembre.