Après le « green washing » et le « social washing », les banques vont-elles devoir se défendre de « governance washing » ? La faute en reviendra assurément en bonne part aux groupes HSBC et Standard Chartered qui viennent d’apporter leur soutien officiel à la nouvelle loi chinoise de maintien de l’ordre, destinée à réduire au silence les défenseurs de la démocratie de Hong Kong. Cet alignement sur la dictature chinoise se comprend, bien sûr, par les intérêts des deux groupes dans l’empire du Milieu. Mais peut-on encore miser sur une économie asservie à un régime autoritaire ? Voilà déjà les deux groupes fortement critiqués chez les détracteurs de la Chine, c’est-à-dire la majeure partie, fût-elle silencieuse, de l’Occident. Le Royaume-Uni, lié par l’histoire au sort de Hong Kong, n’a pas caché sa réprobation, des hommes politiques anglais ayant même incité les clients de HSBC à changer de banque !