Le temps du déconfinement n’est pas encore venu, mais la quête du bouc émissaire va bon train. En 2008, les banques faisaient à juste titre un coupable idéal. Cette fois, les défaillances viennent d’abord des Etats : une excellente raison pour que ceux-ci cherchent à faire porter le blâme de leur impéritie aux acteurs privés. La quête d’un traitement contre le coronavirus préserve pour l’instant les laboratoires pharmaceutiques de la vindicte populaire, mais ceux qui ont localisé plus souvent qu’à leur tour leurs chaînes de production en Chine ou en Inde peuvent s’attendre à un retour de bâton. D’ici là, les assureurs font un bon candidat au pilori.
Baromètre. Mars a vu un boom de communication de la part des grandes entreprises, avec une accélération depuis le début du confinement. C’est ce que constate Wiztopic, une plate-forme de distribution d’information des grandes entreprises cotées et des services financiers. Une croissance bien visible (voir le graphique) en particulier dans les services financiers avec des campagnes menées par Amundi, BPCE, BNP Paribas, Natixis, Malakoff Humanis ou MACSF notamment, qui a triplé le nombre de ses actions d’information. En outre, le trafic sur les newsrooms générées par Wiztopic a augmenté de 74% en mars, avec des pics pour celles de Klépierre, du Crédit Agricole ou de la Macif. De l’information corporate et financière, le contenu a rapidement basculé vers les sujets liés à la crise sanitaire et à l’impact de la pandémie sur l’activité de l’entreprise et sur sa valeur en Bourse, puis ces acteurs ont mis en avant leur organisation en période de crise avant de partager leurs initiatives solidaires.
Frédéric Visnovsky, médiateur national du crédit à la Banque de France, dévoile à L’Agefi les mesures qui compléteront le dispositif de prêts garantis par l’Etat.
Les banques italiennes ont une solide position de capital et de liquidité pour faire face au coronavirus mais quelques prêteurs plus petits pourraient ne pas résister à l’impact, alerte la Banque d’Italie mercredi. Les responsables de la supervision et de la stabilité financière de la banque centrale italienne demandent au gouvernement d’utiliser des fonds publics pour favoriser des fusions entre petits établissements. Néanmoins, la décision des banques italiennes de reporter leur dividende 2019 a permis de libérer 5,5 milliards d’euros, ou 0,5 point en moyenne de ratio de fonds propres durs CET1. La Banque d’Italie estime par ailleurs à 50 millions d’euros les besoins de financement additionnels des entreprises du pays entre mars et juillet.
Credit Suisse n’a pas réussi à bloquer la nomination de l’auditeur chargé par le régulateur financier suisse de faire la lumière sur son scandale d’espionnage, selon des documents judiciaires dévoilés mercredi par Reuters. La deuxième banque suisse avait assigné la Finma pour qu’elle renonce à recruter Thomas Werlen, associé chez Quinn Emanuel Urquhart & Sullivan. Elle estime que le cabinet d’avocats mandaté manque d’indépendance, après avoir conseillé des parties opposées à la banque. Une cour fédérale suisse a rejeté ces accusations. Credit Suisse indique qu’elle a pris note de la décision et va l’analyser. La Finma cherche à savoir si des manquements de la direction de la banque l’ont conduite à espionner deux de ses anciens responsables.
Les cinq premières banques des Etats-Unis ont fortement accru leurs réserves au premier trimestre, anticipant une hausse importante des impayés sur les crédits.
Les banques italiennes ont une solide position de capital et de liquidité pour faire face au coronavirus mais quelques prêteurs plus petits pourraient ne pas résister à l’impact, alerte la Banque d’Italie ce mercredi. « Pour les banques qui ont déjà des éléments de fragilité, il est possible que les mesures du gouvernement et les actions de supervision ne soient pas suffisantes pour leur permettre de supporter les conséquences économiques de la pandémie », ont déclaré les responsables de la supervision et de la stabilité financière de la banque centrale italienne, dans le texte préparatoire de leur audition au parlement. Ils demandent au gouvernement d’utiliser des fonds publics pour favoriser des fusions entre petits établissements.
Credit Suisse n’a pas réussi à bloquer la nomination de l’auditeur chargé par le régulateur financier suisse de faire la lumière sur son scandale d’espionnage, selon des documents judiciaires dévoilés ce mercredi par Reuters. La deuxième banque suisse avait assigné la Finma pour qu’elle renonce à recruter Thomas Werlen, associé chez Quinn Emanuel Urquhart & Sullivan. Elle estime que le cabinet d’avocats mandaté manque d’indépendance, après avoir conseillé des parties opposées à la banque dans plusieurs affaires. Une cour fédérale suisse a rejeté ces accusations. Credit Suisse indique qu’elle a pris note de la décision et va l’analyser.
Les deux banques américaines ont provisionné au premier trimestre le risque de hausse des défauts sur leurs portefeuilles de crédit. Il n’est pas certain que cela suffise.
La banque américaine Wells Fargo a publié mardi un résultat net sur actions ordinaires de seulement 42 millions de dollars (38 millions d’euros) au premier trimestre, ou un penny par action, contre 5,5 milliards un an plus tôt. Le quatrième établissement de crédit des Etats-Unis par le total de bilan (à fin 2019) a enregistré 3,83 milliards de dollars de provisions pour créances douteuses sur son portefeuille de prêts, face à l’ampleur de la crise sanitaire et économique. Wells Fargo a aussi passé 950 millions de dollars de dépréciations sur titres dans ses activités de marchés. Le produit net bancaire trimestriel du groupe a chuté de 18% sur un an, à 17,7 milliards de dollars.
Selon un document consulté par L'Agefi, les ministres des Finances de l'UE soutiendront jeudi les injonctions des régulateurs à suspendre les dividendes.
La banque américaine Wells Fargo a publié ce mardi un résultat net sur actions ordinaires de seulement 42 millions de dollars (38 millions d’euros) au premier trimestre, ou un penny par action, contre 5,5 milliards de dollars un an plus tôt. Le quatrième établissement de crédit des Etats-Unis par le total de bilan (à fin 2019) a enregistré 3,83 milliards de dollars de provisions pour créances douteuses sur son portefeuille de prêts, face à l’ampleur de la crise sanitaire et économique. Wells Fargo a aussi passé 950 millions de dollars de dépréciations sur titres dans ses activités de marchés.
Le résultat net de JPMorgan a chuté de 68% au premier trimestre, à 2,87 milliards de dollars (2,62 milliards d’euros) en raison de fortes provisions sur les crédits à risque, a annoncé à la mi-journée la première banque américaine. Elle a augmenté ses réserves de 6,8 milliards de dollars, portant le total mise de côté à 8,3 milliards, pour couvrir des pertes potentielles sur ses créances douteuses. Les deux tiers des nouvelles provisions portent sur les prêts à la consommation. Le groupe enregistre aussi une charge exceptionnelle de 896 millions de dollars dans sa division de banque d’investissement en raison de dépréciations sur son portefeuille de prêts relais (bridge loans) aux entreprises, et 951 millions de dollars de pertes en raison de l’écartement des spreads de refinancement sur des dérivés.