L’Eurogroupe a apporté jeudi son soutien à la candidature de la Croatie pour adopter l’euro comme devise, ouvrant la voie à une intégration du pays des Balkans dans la zone euro, dont il deviendrait le 20e Etat membre, au début de l’an prochain. «Je suis très heureux d’annoncer que l’Eurogroupe est convenu aujourd’hui que la Croatie remplit toutes les conditions nécessaires pour adopter l’euro», a déclaré Paschal Donohoe, président de l’Eurogroupe, qui réunit les des ministres des Finances des pays de la zone euro. La Commission européenne a annoncé au début du mois que la Croatie, membre de l’Union européenne (UE) depuis 2013, était prête à intégrer la zone euro. La demande déposée par Zagreb doit désormais être approuvée par les Vingt-Sept lors d’un sommet la semaine prochaine. Les ministres des Finances des pays de l’UE devront fixer en juillet le taux de conversion entre la kuna croate et l’euro, ce qui donnera six mois à la Croatie pour se préparer au changement de devise.
La baisse du yen est un casse-tête pour les autorités nippones tandis que les investisseurs testent la banque centrale sur sa capacité à défendre sa politique de contrôle de la courbe.
Le Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne se réunit depuis 11 heures. Le taux souverain italien se détend et les Bourses européennes rebondissent.
Les investisseurs intègrent désormais plusieurs hausses de 75 points de base des taux des Fed funds, des mouvements loin d’être anodins pour les marchés.
La Réserve fédérale (Fed) risque de taper fort mercredi à l’issue de son comité de politique monétaire (FOMC). C’est en tout cas la projection qui prédomine à présent à Wall Street. Selon l’outil FedWatch de l’opérateur boursier CME, la probabilité d’une hausse des taux de 75 points de base (pb) lors de la réunion de juin est passée de 35% lundi à 94% mardi matin. Les marchés de swaps valorisent également, désormais, plutôt une hausse de 75 pb que de 50 pb.
La Bundesbank a fortement abaissé vendredi ses prévisions de croissance pour l’économie allemande. La banque centrale table désormais sur une croissance de 1,9% du PIB en 2022, bien au-dessous de sa prévision d’une croissance de 4,2% donnée en décembre. Elle s’attend à ce que la croissance ressorte à 2,4% en 2023, au lieu de 3,2% auparavant. Dans le même temps, elle prévoit désormais une inflation à 7,1% en 2022, bien plus que les 3,6% donnés en décembre, puis encore à 4,5% en 2023, au lieu de 2,2% précédemment, et même 2,6% en 2024. «Le scénario de base des projections repose sur l’hypothèse que la guerre en Ukraine et ses conséquences ne s’intensifieront pas davantage», ajoute l’institution allemande.
L’ex-chef économiste du FMI était à Paris le 10 juin à l’Amundi World Investment Forum. Inflation, ‘policy mix’: il décrypte les enjeux du moment pour L’Agefi.
La Bundesbank a fortement abaissé vendredi ses prévisions de croissance pour l’économie allemande et s’attend à une accélération de l’inflation en raison de la flambée des prix alimentaires et de l’énergie, ce qui devrait plomber davantage le pouvoir d’achat et la confiance des consommateurs.
La Banque centrale européenne a confirmé la fin de son programme d’achat d’actifs et annoncé le relèvement de ses taux de 25 points de base en juillet.