La banque centrale de Norvège a laissé jeudi son principal taux directeur inchangé, à 0,75%, comme anticipé, mais a confirmé qu’un nouveau relèvement était vraisemblable en juin. La Norges Bank avait relevé son taux directeur de 25 points de base en mars, avoir déjà procédé à des hausses des taux en septembre et décembre afin de freiner l’inflation en Norvège. «Sur la base de l'évaluation actuelle des perspectives et de l'équilibre des risques, le taux directeur sera très probablement relevé en juin», a précisé la gouverneure Ida Wolden Bache.
Ils s’établissent en moyenne à 1,30 % sur 15 ans, 1,50 % sur 20 ans et 1,70 % sur 25 ans selon Vousfinancer. Depuis le début de l’année, ils ont augmenté de 0,45%.
La Banque d’Angleterre (BoE) a annoncé jeudi sa quatrième hausse consécutive de taux d’intérêt, dans un contexte marqué par une inflation élevée liée à la fois à la hausse des prix de l’énergie et à la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.
La flambée des prix force les banques centrales à réagir mais le resserrement de la politique monétaire risque d'entraîner un arrêt brutal de l'économie. L'analyse de Vincent Chaigneau, directeur de la recherche de Generali Investments.
La banque centrale australienne a relevé mardi son taux d’intérêt directeur d’un quart de point à 0,35% et laissé clairement entendre que le resserrement de sa politique monétaire se poursuivrait dans les mois à venir.
Pour la deuxième fois en moins d’un mois, la banque centrale russe a abaissé vendredi son taux directeur de 17% à 14%, en estimant que «les risques pour les prix et la stabilité financière ont cessé d’augmenter». Le consensus des économistes tablait en moyenne sur un abaissement de ce taux à 15%. La banque centrale avait fortement augmenté son taux directeur à 20% dans la foulée des premières sanctions après l’entrée des troupes russes en Ukraine fin février. Sur l’ensemble de 2022, l’inflation annuelle pourrait atteindre 23% avant de ralentir l’an prochain et de revenir à l’objectif de 4% en 2024, estime l’institut d’émission. Il table sur une chute de 8% à 10% du produit intérieur brut (PIB) russe cette année et sur un recul compris entre 3% et 0% en 2023.
La banque centrale de Hongrie a relevé son taux directeur pour la sixième fois cette année jeudi, après que la devise du pays (le forint) a chuté cette semaine de 343 à 357 face au dollar et que les décideurs politiques ont mis en garde contre une détérioration des perspectives d’inflation. Le taux de dépôt à une semaine a été relevé de 30 points de base (pb) à 6,45%, ce qui en fait le taux directeur le plus élevé de l’Union européenne (UE). Les banquiers centraux ont déclaré mardi qu’ils prévoyaient de poursuivre les hausses de taux pour endiguer l’inflation qui, selon eux, pourrait atteindre environ 9% cette année, le triple de l’objectif de 3% à moyen terme. Cette rhétorique «restrictive» n’a pas été suffisante pour soutenir le forint, qui a aussi chuté de 4,5% par rapport à l’euro depuis que la Russie a envahi l’Ukraine le 24 février.
La banque centrale de Hongrie a relevé son taux directeur pour la sixième fois cette année jeudi, après que la devise du pays (le forint) a chuté cette semaine de 343 à 357 face au dollar et que les décideurs politiques ont mis en garde contre une détérioration des perspectives d’inflation. Le taux de dépôt à une semaine a été relevé de 30 points de base (pb) à 6,45%, ce qui en fait le taux directeur le plus élevé de l’Union européenne (UE).
La banque centrale suédoise, la Riksbank, a surpris les marchés jeudi en relevant son taux directeur de 0% à 0,25% et en annonçant qu’elle prévoyait deux ou trois hausses supplémentaires cette année «afin d’empêcher une inflation élevée de s’ancrer dans les prix et les salaires». La Riksbank compte également mettre fin à son programme d’achats d’actifs à la fin de l’année.
La Banque du Japon (BoJ) a maintenu jeudi ses mesures de relance et s’est engagée à maintenir les taux d’intérêt à un niveau faible, signalant ainsi sa détermination à soutenir une économie japonaise fragile, alors même que la forte hausse des coûts des matières premières fait grimper l’inflation.
La présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, a demandé aux responsables de l’institution d’éviter d’exprimer des opinions personnelles divergentes sur les décisions de politique monétaire pendant les quatre jours qui suivent celles-ci, indiquait vendredi Reuters à partir de plusieurs sources. Elle a dû faire face, ces derniers mois, à des prises de position dissonantes de gouverneurs les plus «faucons» du Conseil, qui jugent la stratégie de la BCE trop accommodante face au niveau record de l’inflation, et ont fait «fuiter» la teneur des débats internes. Aux Etats-Unis, seul le président de la Réserve fédérale est autorisé à s’exprimer publiquement pendant un jour et demi après l’annonce des décisions de politique monétaire, afin que les marchés puissent intégrer celles-ci.