Les investisseurs vendent les taux euros et achètent des actions américaines. Les taux souverains de la zone euro ont continué à faire l’objet d’un «sell-off» mardi, les marchés estimant que le ton «évasif» de la Banque centrale européenne (BCE) sur les perspectives de sa politique monétaire les exposait à la vente des bons du Trésor américains. Jeudi dernier, la BCE a confirmé son intention de mettre fin à son programme d’achats d’actifs le 30 juin, tout en soulignant vouloir rester flexible et pouvoir d’approche changer rapidement. Les bons du Trésor américain à 10 ans, qui avaient gagné 20 points de base (pb) entre jeudi et lundi, sont encore un peu remontés mardi, autour de 2,90%.
Les investisseurs vendent les taux euros et achètent des actions… américaines. Les taux souverains de la zone euro ont continué à faire l’objet d’un «sell-off» mardi, les marchés estimant que le ton «évasif» de la Banque centrale européenne (BCE) sur les perspectives de sa politique monétaire les exposait à la vente des bons du Trésor américains.
Certains estiment que la banque centrale risque de prendre du retard dans le resserrement de sa politique monétaire, ce qui la contraindrait à agir plus énergiquement plus tard.
Face à l’inflation, et malgré les risques sur la croissance, les institutions monétaires doivent accélérer les hausses de taux et mettre fin à leurs programmes d’achat.
La Banque centrale de Corée du Sud (BoK) a de nouveau relevé son taux directeur de 25 points de base (pb) à 1,50%, un plus haut niveau depuis août 2019. Ce mouvement, le quatrième depuis août 2021, n’était pas attendu par les marchés, même si la BoK cherche à freiner la flambée d’inflation, qui atteint désormais le double de son objectif de 2%.
La guerre en Ukraine aura des conséquences sur l'Union européenne en matière d'inflation, de construction politique, de financements... L’analyse de Franck Dixmier, directeur des gestions obligataires monde, Allianz Global Investors.
La banque centrale de Nouvelle-Zélande a relevé mercredi ses taux d’intérêt de 50 points de base (pb), la plus forte hausse depuis plus de deux décennies, ajoutant au mouvement de resserrement mondial face au risque inflationniste et d’effet de second tour. La Reserve Bank of New Zealand (RBNZ) a relevé son principal taux directeur à 1,50%, au plus haut depuis juin 2019, affirmant que cette décision plus importante visait à amener le taux de change à une position plus neutre et à empêcher une inflation élevée de s’enraciner. La banque centrale a cependant tempéré sa position belliciste en maintenant ses projections précédentes pour que ce taux culmine à environ 3,35 % à la fin de 2023.
La banque centrale de Nouvelle-Zélande a relevé mercredi ses taux d’intérêt de 50 points de base (pb), la plus forte hausse depuis plus de deux décennies, ajoutant au mouvement de resserrement mondial face au risque inflationniste et d’effet de second tour.
Les taux ont poursuivi leur mouvement à la hausse dans la première partie de la matinée, avant de diminuer ou de se stabiliser ensuite. Le rendement de l’obligation du Trésor américain à 10 ans a touché ses plus hauts niveaux depuis plus de trois ans, à 2,84% mardi matin, avant de redescendre vers 2,80%. Le rendement du Bund allemand à 10 ans s’est établi autour de 0,84%, après être monté jusqu’à 0,88%, celui de l’OAT française à 1,33% après un pic à 1,38%. Enfin, le taux du BTP italien à 10 ans est monté jusqu’à 2,54%, avant de revenir au niveau de lundi soir, autour de 2,46%, ce qui reste proche du niveau au-dessus duquel le coût de tout l’encours de la dette italienne augmentera pour le pays. Le spread BTP-Bund a atteint lundi un plus haut de près de deux ans, à 172 points, avant de refluer, tandis que le spread OAT-Bund s’est stabilisé lundi autour de 49 points avec la relative baisse du risque politique en France.
Alors que les marchés attendent la publication d’une inflation record aux Etats-Unis, les taux ont poursuivi leur mouvement à la hausse dans la première partie de la matinée, avant de diminuer ou de se stabiliser ensuite.
La Banque centrale de Russie (BCR) a surpris les investisseurs en abaissant son taux directeur vendredi hors calendrier officiel. Le taux d’inflation annuel en Russie a atteint son plus haut depuis 2015, à 16,70% au 1er avril. La BCR avait relevé son taux directeur de 9,5% à 20% après l’invasion de l’Ukraine face aux premières sanctions occidentales et à la chute du rouble. Les conditions extérieures de l'économie russe restent difficiles et «limitent considérablement l’activité économique», a déclaré la banque centrale russe, tout en ajoutant qu’elle «garde ouverte la perspective d’une nouvelle réduction du taux lors de ses prochaines réunions». La prochaine se tiendra le 29 avril (100 à 200 pb de moins sont attendus).