La courbe des rendements obligataires américains entre 5 ans et 30 ans s’est inversée lundi pour la première fois depuis 2006, suggérant que certains acteurs anticipent un ralentissement économique aux Etats-Unis. Les segments 5 ans-10 ans puis 3 ans-10 ans s’étaient déjà inversés la semaine dernière, l’écart entre le taux à 2 ans et celui à 10 ans descendant au-dessous de 20 points de base (pb).
La Banque du Japon (BoJ) a annoncé lundi son intention d’acheter un montant illimité d’emprunts d’Etat dans le but de freiner la remontée des rendements, tandis que le yen continue de se déprécier.
La banque centrale de Norvège a relevé son taux directeur, jeudi, de 0,50% à 0,75%. Ce troisième resserrement depuis le mois de septembre 2021 était anticipé par les économistes. La Norges Bank a précisé envisager une accélération de son processus de resserrement monétaire pour contenir la hausse des prix et éviter une surchauffe de l’économie. Si la guerre en Ukraine rend les prévisions économiques plus incertaines, la Norvège n’est pas dans la même situation que ses voisins européens, puisqu’elle est un gros producteur d’hydrocarbures. La banque centrale prévoit que le taux atteindra 2,5% d’ici à fin 2023, alors qu’elle anticipait auparavant un taux à 1,75%. Ida Wolden Bache, gouverneure par intérim de l’institution, devrait rester en place de manière permanente. Jens Stoltenberg, actuel secrétaire général de l’Otan, a annoncé, jeudi, avoir accepté de prolonger d’un an son mandat à la tête de l’Alliance atlantique en raison de la guerre en Ukraine.
Le taux d’intérêt des emprunts de l’Etat français à 10 ans (OAT) a dépassé, jeudi, le seuil de 1% pour la première fois depuis février 2018, dans un contexte de durcissement accéléré de la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine et de la Banque centrale européenne (BCE). Le taux allemand (Bund) a dépassé, lui, 0,55%. En un mois, la hausse est fulgurante puisque le taux de l’OAT était retombé à 0,40% début mars, juste après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, qui avait provoqué un retour des investisseurs vers les actifs moins risqués. La tendance a vite repris le dessus, et les taux se sont de nouveau envolés, pour revenir à 0,80% mi-mars comme avant l’offensive russe, puis au-dessus avec les déclarations des banquiers centraux pour tenter de contrôler l’inflation cette semaine. Entre mi-2019 et mi-2021, le taux français avait été la plupart du temps négatif.
La banque centrale de Norvège a relevé son taux directeur jeudi de 0,50% à 0,75%. Ce troisième resserrement depuis le mois de septembre 2021 était anticipé par les économistes.
La présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, a affirmé lundi matin ne pas envisager de récession en zone euro, même dans le pire des scénarios économiques qui conduirait à une forte hausse des prix et à un boycott du gaz et du pétrole russe.
Le président de la Réserve fédérale (Fed) de Saint-Louis, James Bullard, s’est prononcé vendredi pour un relèvement plus rapide des taux d’intérêt. Il souhaite que la Fed porte son principal taux directeur à plus de 3% d’ici à la fin de l’année, contre une fourchette de 0,25%-0,5% actuellement, ce qui correspondrait à des hausses de taux de 50 points de base lors de chacune des prochaines réunions. Le 16 mars, la banque centrale américaine a enclenché son cycle de hausse des taux pour lutter contre l’inflation, en relevant d’un quart de point le taux cible des Fed Funds. Lors de la réunion du comité de politique monétaire cette semaine, James Bullard est le seul membre à avoir soutenu une hausse immédiate de 50 pb du taux des fonds fédéraux. En moyenne, les membres de la Fed prévoient un taux directeur d’un peu moins de 1,9% à la fin de l’année.
La Banque du Japon (BoJ) a maintenu vendredi ses mesures de soutien à l'économie, marquant sa différence avec les autres grandes banques centrales (hormis la Banque de Chine) qui ont initié leur normalisation monétaire. La BoJ a décidé de maintenir son objectif de taux d’intérêt à court terme à -0,1% et son engagement à encadrer les rendements des obligations à 10 ans autour de zéro. L’envolée des prix de l'énergie et des matières premières liée à la guerre en Ukraine pourrait porter l’inflation au Japon vers l’objectif de 2% que s’est fixé la BoJ à partir d’avril. L’inflation japonaise reste pour l’heure modérée même si elle a atteint en février un plus haut de deux ans à 0,6% en rythme annuel.
Le président de la Réserve fédérale (Fed) de Saint-Louis, James Bullard, s’est prononcé vendredi pour un relèvement plus rapide des taux d’intérêt. Il souhaite que la Fed porte son principal taux directeur à plus de 3% d’ici à la fin de l’année, contre une fourchette de 0,25%-0,5% actuellement, ce qui correspondrait à des hausses de taux de 50 points de base lors de chacune des prochaines réunions.
La banque centrale russe a maintenu, comme attendu, son taux directeur à 20% vendredi mais mis en garde contre une hausse de l’inflation et une contraction économique. Elle avait relevé d’urgence ce taux le 28 février de 10,5 points, lorsque le rouble s’est effondré après les sanctions occidentales consécutives à l’invasion de l’Ukraine par la Russie, afin de soutenir la stabilité financière.
La Banque du Japon (BoJ) a maintenu vendredi ses mesures de soutien à l'économie et prévenu que la crise ukrainienne créait de nouveaux risques susceptibles de compromettre une reprise encore fragile, marquant sa différence avec les autres grandes banques centrales (hormis la Banque de Chine) qui ont initié leur normalisation monétaire.
Le taux de chômage au Royaume-Uni a diminué de 0,2 point de pourcentage à 3,9% au cours des trois mois précédant janvier 2022, un plus bas en deux ans qui se trouvait même inférieur aux attentes du marché de 4%, alors que le marché du travail continuait de se redresser selon les données de l’Office for national statistics (ONS) publiées mardi. Dans le même temps, la croissance de la rémunération totale moyenne a atteint +4,8% avec primes et +3,8% hors primes sur les trois mois de novembre 2021 à janvier 2022. Mais du fait de l’inflation de 4,9% en janvier (5,5% en format CPI), la croissance des salaires réels était de seulement +0,1% avec primes et -1% hors prime.
Le taux de chômage au Royaume-Uni a diminué de 0,2 point de pourcentage à 3,9% au cours des trois mois précédant janvier 2022, un plus bas en deux ans qui se trouvait même inférieur aux attentes du marché de 4%, alors que le marché du travail continuait de se redresser selon les données de l’Office for national statistics (ONS) publiées mardi.