Le marché immobilier de la zone euro, sur lequel les prix sont surévalués à certains endroits, pourrait baisser si les taux augmentent plus vite que l’inflation, au risque de provoquer l’éclatement de bulles financées par l’endettement, a prévenu la Banque centrale européenne (BCE) dans son rapport de stabilité financière publié mercredi. Elle met également en garde contre une baisse continue des prix des actifs si les perspectives économiques se dégradent en raison de la guerre en Ukraine ou si l’inflation se révèle plus forte encore que prévu. La banque centrale, qui se dirige vers une première hausse de taux de 25 points de base (pb) en onze ans en juillet, estime que les prix de l’immobilier résidentiel dans la zone euro sont surévalués de près de 15% en moyenne, avec une surcote de 60% dans certains pays selon ses estimations, fondées sur la corrélation entre prix et revenus. Elle précise que les prix pourraient reculer de 0,83% à 1,17% pour chaque relèvement de 10 pb des taux des crédits immobiliers, après prise en compte de l’inflation.