L’actualité des grands acteurs présents dans l’univers de la gestion de patrimoine, groupements de CGP, réseaux, et associations. L’actualité des banques privées et des gestionnaires de fortune, rôle des nouveaux acteurs tels que les fintechs, assurtechs, legaltechs, propertech, etc.
Concordia,la holding de la famille Rothschild, - qui avait indiqué vouloir engager plusieurs investisseurs, agissant de concert, dans le projet de retrait de la cote de Rothschild & Co - a levé lundi soir une partie du voile sur l’identité de ses alliés et sur la future géographie du capital de la banque d’affaires. En cas de succès, le futur tour de table serait composé de Concordia à 55%, suivi d’un groupe d’investisseurs familiaux français et européens détenant un total d’environ 35% du capital. Six d’entre eux détiendraient des blocs de l’ordre de 5%, sans possibilité de sortie avant huit ans, ni garantie de liquidité secondaire à ce terme. La famille Maurel et Edouard de Rothschild, déjà présent dans le concert actuel, disposeraient respectivement 5,5% et 5,3% du capital de Rothschild & Co, tandis que les familles Dassault – à travers «Groupe Industriel Marcel Dassault» - et Giuliani, elles aussi déjà présentes - se «reluraient» pour passer d’environ 2% du capital actuel à 5%. L’italien mais résident suisse Giammaria Giuliani qui interviendrait via différents véhicules d’investissement est un investisseur connu dans le secteur pharmaceutique. Il est notamment actionnaire de Royalty Pharma, un des spécialistes du mode de rémunération des «royalties» dans le secteur de la santé. Enfin, la famille Peugeot – via Peugeot Invest – ainsi que les familles Wertheimer et Heilbronn – via leur family office Mousse Capital - feront leur entrée au capital. Peugeot Invest a précisé hier soir s’être engagée à investir aux côtés de Concordia et d’autres investisseurs de long terme et pourrait détenir, en cas de succès de l’offre, jusqu’à 5,1% du capital de Rothschild & Co. Peugeot Invest aurait vocation à être représentée au conseil de surveillance de Rothschild & Co. Les «partners» à 10% La composition du dernier bloc de 5% n’est pas précisée. Elle comprendrait des «investisseurs familiaux de long terme», présents avec des tickets de taille plus réduite, notamment des membres de la famille Rothschild anglaise (dont Hannah Rothschild). Le nom de la famille Dentressangle est également évoqué. Enfin, les banquiers-associés de Rothschild & Co, regroupés dans une nouvelle entité baptisée «Rothschild & Co Partners», pourraient se partager jusqu’à 10% du capital.
Quelques jours après l'entrée en négociations exclusives avec le groupe LFPI qui souhaite prendre le contrôle de son entreprise, Marc Renaud, président de Mandarine Gestion, explique les enjeux autour de cette opération.
La Commission de contrôle des activités financières (CCAF) a agréé la branche monégasque du groupe de gestion d’actifs et de gestion privée Iris Finance, a appris NewsManagers. Iris Finance fait partie de la holding Iris Finance International, par ailleurs propriétaire du gestionnaire d’actifs Chahine Capital. Iris Finance Monaco a été agréée à la mi-novembre 2022. Sa licence couvre la gestion de portefeuilles pour le compte de tiers; la réception et la transmission d’ordres pour le compte de tiers;le conseil et l’assistance dans les activités mentionnées précédemment.
Président de l'Affo, Frederick Crot revient sur l'évolution du métier de family officer que l'association veut structurer. Il en détaille les atouts comme les axes d'amélioration, parmi lesquels figure la relation avec d'autres acteurs et partenaires comme les banques privées...
La banque suisse, confrontée aux retraits de ses clients en gestion de fortune, a perdu près de 1,4 milliard de franc au dernier trimestre, et 7,3 milliards sur l'année.
Alors que LFPI (La Financière Patrimoniale d’Investissement) a publié un communiqué mardi soir confirmant son projet d’entrée au capital de Mandarine Gestion et son souhait de prendre le contrôle de la société de gestion fondée en 2008 par Marc Renaud, on en sait un peu sur ses intentions. Le projet qui se dessine est celui d’une fusion entre Mandarine et Meeschaert AM, l’actuelle société de gestion collective du groupe LFPI, fondé par des anciens de Lazard. Les deux entités combinées pèseraient quelque 7,2 milliards d’euros: 4 milliards pour Meeschaert et 3,2 milliards pour Mandarine. «Avec cette opération, nous entendons renforcer notre ligne métier Gestion d’actifs au sein de LFPI grâce à la complémentarité des deux entités.Nous n’envisageons pas de créer deux sociétés concurrentes au sein de LFPI.», explique Fabien Bismuth, président du directoire de Financière Meeschaert et de Meeschaert Asset Management et membre du conseil de LFPI. La marque de Mandarine serait toutefois conservée en raison de sa notoriété, ainsi que l’ensemble de ses salariés. L’opération doit permettre à LFPI, qui gère un total de 25 milliards sur diverses classes d’actifs, de considérablement accroître son expertise sur les marchés actions, une spécialité de Mandarine. A l’heure actuelle, un quart environ des encours gérés par Meeschaert AM sont en actions cotées. LFPI est aussi intéressé par l’empreinte un peu plus internationale de Mandarine pour y commercialiser ses services et produits. Selon toute vraisemblance, Marc Renaud ne devrait pas se retirer tout de suite mais accompagner «quelques années» la transition. Rémi Leservoisier n’exclurait pas de partir un peu avant lui. Les «négociations exclusives» dont il est fait part dans le communiqué par LFPI concernent uniquement les deux associés. Avec leurs parts, LFPI deviendrait de fait, actionnaire majoritaire. Les autres actionnaires minoritaires que sont Arkéa IS, Financière Dassault et la Banque Postale, sont approchés par Marc Renaud pour connaître leurs intentions puis discuter éventuellement avec LFPI. Comme nous l'écrivions mardi, d’après nos informations, Arkéa IS aurait déjà accueilli favorablement l’idée et commencé à rapatrier ses fonds confiés à Mandarine. A noter que LFPI se dit prêt à accueillir les actionnaires minoritaires s’ils le souhaitent, sans préciser toutefois si cela serait à son capital ou au capital de la future entité fusionnée.
Carmignac vient de débaucher deux gérants de Candriam spécialisés dans l’arbitrage de fusions et acquisitions, Fabienne Cretin-Fumeron et Stéphane Dieudonné. Et ce, avec l’intention de lancer, au premier semestre 2023, deux fonds merger arbitrage gérés par le duo offrant des volatilités différentes et ciblant les investisseurs professionnels. «L’arrivée d’un duo spécialisé en merger arbitrage répond à la demande croissante des clients qui souhaitent diversifier leur investissement des classes d’actifs traditionnelles, au profit de celles offrant une faible volatilité, des sources de rendement non corrélées et des capacités de gestion du risque expérimentées», explique un communiqué. Avant de rejoindre Carmignac, Fabienne Cretin-Fumeron et Stéphane Dieudonné travaillaient pour Candriam, développant sa stratégie merger arbitrage. Ils ont 18 ans d’expérience de gestion commune de cette stratégie, acquise d’abord chez ADI en 2004, puis chez OFI Investment Asset Management en 2009 et enfin chez Candriam en 2018. Carmignac continue ainsi de renforcer son pôle alternatif. Récemment, la société de gestion a recruté Jean-François Louvrier chez Pictet en qualité de gérant. Il travaille à la création d’un fonds d’actions internationales article 8 qui intégrera des critères environnementaux et sociaux dans le processus d’investissement. Carmignac a pour objectif de lancer ce fonds à l’été 2023.
Talence Gestion et la société Auris ont discuté pendant plusieurs mois d’un rapprochement entre leurs deux entités, a appris NewsManagers de sources concordantes. Didier Demeestère, co-fondateur et président de Talence Gestion, âgé de 62 ans, penserait en effet à pérenniser l’avenir de sa société. D’après ces sources, les discussions étaient bien avancées mais n’auraient finalement pas abouti à leur conclusion en raison d’une rentabilité amoindrie pour Talence Gestion, après une année 2022 compliquée comme pour tout le secteur. La perspective de l’interdiction des commissions de mouvement à partir du 1er janvier 2026 semblerait aussi avoir joué. Un décret surprise avait été publié en ce sens en mai dernier à l’initiative de l’Autorité des marchés financiers. Talence Gestion gérait environ 1 milliard d’euros à fin 2022 et comptait 35 salariés. Elle s’est illustrée l’an dernier avec 2i Sélection, le fonds de place ayant mis un ticket dans Talence Humpact Emploi France, son fonds à impact sur la thématique de l’emploi en France lancé en 2020. Le fonds avait aussi bénéficié d’un club deal de 17 millions d’euros auprès de plusieurs investisseurs institutionnels, dont des caisses de retraite intéressées par cette thématique sociale. Talence avait eu aussi, pendant quelques années, Alain Pitous comme directeur général, venu directement d’Amundi. Il avait alors été remplacé par Nathalie Viel via une promotion interne. Auris Gestion de son côté se veut un consolidateur de la gestion d’actifs. La société, créée en 2004 d’abord dans la gestion privée, a notamment racheté Salamandre AM en 2019. Elle gérait environ 3 milliards fin 2022. Interrogées, les deux sociétés n’ont pas souhaité commenter l’information.
Le cabinet de conseil en gestion de patrimoine Herez vient de promouvoir Laurent Porquiet au poste de directeur de la gestion privée, a annoncé ce dernier sur LinkedIn. Il était responsable des consultants depuis 2014. Auparavant, il a travaillé pendant cinq ans comme responsable du développement et de la clientèle privée chez Vendyssee Finance, cédé au groupe Herez. Il a également évolué chez UBS, Boursorama, et CaixaBank.
Nouvelle opération de consolidation dans la gestion d’actifs française. Montségur Finance a annoncé, vendredi 3 février, l’acquisition de Sepiam, cofondé parYohan Kadri-Caillaux et Damien Grulier en octobre 2017. Sepiam est spécialisé dans la gestion des actions européennes de petite capitalisation. Dans un communiqué, François Chaulet, président de Montségur Finance, explique que la firme recherchaitune capacité à investir dans des petites entreprises européennes de croissance, valorisées entre 500 millions et 3 milliards. «Cette classe d’actifs est très difficile à adresser correctement et nous ne trouvions pas de solution satisfaisante pour nos clients. Les fonds proposés sur le marché ou les ETF sont souvent trop concentrés ou biaisés par une proximité géographique avec le pays du gérant. Le process de Sepiam Europe Small Caps permet des sélectionner un portefeuille très diversifié de 120 valeurs, privilégiant la qualité et la croissance. Les performances 2022 ont été affectées par des sorties de capitaux massives. Elles créent une opportunité car nous pensons qu’elles continueront à battre les indices larges comme elles le font régulièrement depuis de très nombreuses années», ajoute-t-il. Le cofondateur de Sepiam, Yohan Kadri-Caillaux, souligne «les synergies évidentes sur les produits et les marchés cibles» (France, Belgique, Luxembourg) qu’impliquent la transaction. L’offre de Montségur Finance s’articule autour de la gestion privée, de la gestion en architecture ouverte et de la gestion collective (allocation d’actifs, fonds actions large cap européennes). Montségur Finance gère environ 800 millions d’euros d’encours, principalement pour une clientèle privée.
Aucun rapprochement n’est simple à réaliser, et Amplegest n’a pas totalement échappé à la règle même si son président Arnaud de Langautier en a profité pour expliquer à la presse, lors d’une conférence, que les opérations qui le concernaient avaient finalement réussi. La plus importante par son envergue est celle, bien sûr, qui a consisté à rejoindre le groupe Cyrus il y a un peu moins de deux ans et l’a amené à intégrer l’an dernier les équipes d’Invest AM, alors filiale de gestion de Cyrus. L’autre concerne le rapprochement avec Octo AM, plus ancien puisqu’il date de quatre ans, mais le retournement des marchés obligataires est l’occasion pour Arnaud de Langautier d’en faire un bilan réjouissant. Concernant Cyrus tout d’abord. «Avec Cyrus, c’était une fusion assez ambitieuse, commence d’emblée le dirigeant. Tout le monde s’était étonné à l’époque qu’une société de gestion rejoigne un CGP avec un fonds. Je vois avec délectation que ce modèle là, tout le monde veut l’adopter désormais». Cyrus a en effet été accompagné par le fonds de capital investissement Bridgepoint, qui est aussi à son capital. Cyrus détient à 100% Amplegest mais tous les salariés d’Amplegest peuvent être potentiellement actionnaires du groupe Cyrus, a-t-il indiqué. 27 personnes d’Amplegest sont devenues d’ailleurs associées du groupe Cyrus sur un total de 60 salariés. Quant à Octo AM, le fondateur Matthieu Bailly et quelques associés historiques détiennent toujours 25% du capital. Amplegest s’était fixé début 2020 une feuille de route à suivre avec l’ambition de faire partie du top 50 des sociétés de gestion en France. Mais c’était avant le Covid et aussi «l’arrivée de monstres américainsavec des dizaines de milliards». Une ambition alors «impossible à atteindre» pour Amplegest. Le groupe Cyrus lui aurait tout de même «donné de la force» en élargissant son offre par exemple dans la gestion privée avec l’immobilier. Amplegest passe la première année post-fusion sans qu’aucun salarié ne parte, un phénomène plutôt rare. Il se réjouit alors du succès de la fusion, «puis quand j’ai commencé à dire ‘c’est formidable’, il y a eu 7 ou 8 départs dans l’année car le projet ne leur plaisait plus ou parce qu’ils voulaient prendre leur retraite», s’amuse-t-il. Une déconvenue qui sera transformée en opportunité pour rajeunir les équipes d’Amplegest. Quelques années plus tôt, quand Amplegest décide du rachat d’Octo AM, un petit acteur spécialisé sur le crédit value, la société fait alors le pari que les taux vont monter. «Mais je me suis trompé», reconnait Arnaud de Langautier, Les taux n’ont pas monté et sont même allés en territoire négatif. Pendant près de quatre ans, Octo Am ne collecte rien. Le dirigeant dit toutefois avoir profité de la période pour rendre la marque Octo plus visible, structurer davantage la société, et «passer chez Amundi», faisant allusion à un accord avec la table de négociation d’Amundi qui passe leurs ordres. Puis 2022 et la hausse des taux arrive… «Enfin! Depuis novembre, on a la hausse des taux qui nous pousse, on a le vent dans le dos et comme Octo a été bien positionnée, les capitaux se sont mis à monter». La société était proche des 400 millions d’encours fin décembre et aujourd’hui elle est proche des 430 millions, avec une collecte «très importante» et qui donne «beaucoup d’espoir». «Il faut être patient dans nos métiers», conclut le dirigeant. Les chiffres clés d’Amplegest: 3 milliards sous gestion fin 2022, dont 1,9 milliard en gestion privée et 1 milliard en asset management. Collecte nette en 2022: 150 millions en gestion privée et 50 millions en asset management Le groupe surpervise aussi près de 900 millions d’euros en family office pour une douzaine de familles
Le gestionnaire d’actifs français GPS Stratégie et Finance (ex-Futur Investment Managers) a récemment nommé Patrick Olivier Duquenne en qualité de président, selon les informations de NewsManagers. Il remplace Julien Nebenzahl, qui a quitté la firme fin décembre et avait été cofondateur de Futur IM en 2015 avec Nicolas Charvet, lui aussi parti de la société de gestion. Le duo avait développé une approche de gestion basée sur la finance comportementale. En mai 2022, Patrick Olivier Duquenne avait été nommé dirigeant en charge de diriger et déterminer l’orientation de la société début mai 2022. Celui-ci est notamment passé par Morgan Stanley en tant que conseiller en investissements. Il en avait été licencié après des accusations à son encontre de trading discrétionnaire dans les comptes de clients. Depuis 2013, Patrick Olivier Duquenne dirige un gestionnaire de fortune, Aureus Wealth Management, établi à Miami et enregistré auprès de la SEC.
M&G a nommé Julien Mancini comme responsable distribution. Il devra développer la clientèle banque privée, détail, family office, et conseillers financiers dans la région sud-ouest sous la direction d’Adrien Barbanchon.
Cedrus & Partners vient de recruter Géraldine Meyer en tant que directrice du conseil des family office, selon un post sur LinkedIn. Elle arrive d’UBS, où elle était gérante et spécialiste ESG au sein d’UBS La Maison de Gestion depuis 2021. Auparavant, elle y travaillait comme responsable du conseil d’investissement entre 2018 et 2021. Elle a démarré sa carrière au Crédit Agricole CIB en tant que responsable commerciale pour les dérivés en 2006, avant de devenir conseillère en investissement au sein de la gestion de fortune chez Crédit Agricole Indosuez Private Banking de 2010 à 2012. Elle a ensuite occupé le même poste au sein d’Indosuez Wealth Management entre 2015 et 2018.
Alors que se déroulait l’Ipem la semaine dernière à Cannes, le grand raoult du private equity, une nouvelle société de gestion en a profité pour se présenter. Il s’agit de Tygrow, fondée par Florent Colombet , l’ancien directeur des opérations d’Eiffel Investments, et Nicolas Baboin, le directeur général de Tylia Invest. Agréée en 2022, la société de gestion surfe sur la grande mode de la «démocratisation» du private equity pour la clientèle finale des particuliers. Elle se présente comme « digital native» avec pour objectif d’accompagner les acteurs du non-coté à créer leurs fonds et à en assurer la gestion. La nouvelle société dit aussi pouvoir proposer une solution tout-en-un à des équipes de gestion souhaitant prendre leur indépendance, allant de la structuration des fonds à leur gestion opérationnelle, grâce à son agrément pour la gestion de fonds d’investissement alternatifs (FIA). Tygrow se compose de huit personnes et assurait la gestion de six fonds fin 2022.
La banque suisse recule en Bourse après la publication de résultats 2022 supérieurs aux attentes. Les perspectives pour l’exercice en cours refroidissent les investisseurs.
Kepler Cheuvreux a annoncé la nomination de Jean-Pierre Ané comme directeur général adjoint, responsable du développement. Il sera rattaché à Grégoire Varenne, président du directoire.
Secret professionnel, guichet unique des entreprises, réforme des retraites... A l'occasion des vœux du Conseil national des barreaux pour 2023, son président Jérôme Gavaudan revient sur les thématiques qui font l'actualité de la profession d'avocat.