La semaine dernière, la Banque Centrale Européenne (BCE) a augmenté ses taux directeurs de 0,75 points de base, ce qui devrait entraîner une nouvelle hausse des taux de crédit immobilier dans les prochaines semaines. Toutefois, la majorité des banques a d’ores et déjà anticipé cette décision en procédant à une nouvelle hausse début septembre. Si le taux moyen sur 20 ans s’élève à 1,90 %, de nombreux établissements prêtent aujourd’hui à des taux bien supérieurs à 2 %. Si l’on ajoute les frais (garantie, dossier…) et l’assurance emprunteur, le taux annuel effectif global (TAEG) dépasse donc largement les taux d’usure, qui sont actuellement très bas. De nombreux acquéreurs doivent donc essuyer un refus de financement. Chez Artémis courtage, une trentaine de pourcents des dossiers ne peuvent pas être présentés aux banques ou financés selon les régions, ce qui est élevé.
Du nouveau dans la démocratisation du private equity. La société de gestion Mirova, filiale de Natixis Investment Managers, a décidé d’ouvrir à la clientèle privée son premier fonds de capital investissement à impact. «Une situation de marché favorable» Lancé en 2021, Mirova Environment Acceleration Capital ambitionne «d’accompagner en capital les entreprises dont l’activité vise à répondre aux Objectifs de développement durable (ODD) fixés par les Nations Unies», écrit la société dans un communiqué. Son approche repose sur cinq thématiques: villes intelligentes, ressources naturelles, technologies agri-agro, économie circulaire et énergies propres. «La situation de marché est assez favorable à la stratégie du fonds, a souligné Marc Romano, directeur private equity impact chez Mirova, à la rédaction. Nous investissons dans des entreprises qui innovent pour avoir un impact positif sur l’environnement». Il vante égalementla «résilience du segment impact du private equity» dans la conjoncture: «Alors que nous entrons sans doute dans un cycle économique moins porteur, cette tendance de société très forte, qui nourrit la croissance des entreprises, est une source de valeur intéressante pour les particuliers». Un FCPR nourricier accessible dès 10.000 euros Le fonds est catégorisé article 9 du règlement Sustainable Finance Disclosure Regulation (SFDR) et est labellisé ELTIF (European Long-Term Investment Fund, ((1)), ce qui lui donne accès à tous les investisseurs professionnels et non professionnels éligibles du Vieux continent. Sur les 300 millions d’euros visés, le fonds en a déjà collecté 90 millions. Cinq investissements ont été réalisés en France et deux autres devraient bientôt suivre d’ici la fin de l’année, européens cette fois-ci (sur un total de 25 prévus). L’ouverture aux investisseurs particuliers, «prévue dès le lancement du fonds» assure Marc Romano, se fera en deux temps. Mirova Environment Acceleration Capital leur sera d’abord accessible dès 100.000 euros, avec une immobilisation des capitaux de 10 à 12 ans. Un Fonds commun de placement à risque (FCPR) récemment agréé par l’AMF devrait bientôt suivre, avec un ticket d’entrée de 10.000 euros seulement. Il servira de fonds nourricier à Mirova Environment Acceleration Capital Côté distribution, les discussions sont déjà engagées avec cinq banques privées et cinq assureurs vie. (1) Fonds européen d’investissement à long terme
Alors que la chasse aux «profiteurs de guerre» est ouverte, les banques ont accepté de freiner la hausse de leurs frais. Elles espèrent encore un geste sur le taux d’usure.
Les deux tiers des travailleurs non-salariés pensent détenir des garanties prévoyance suffisantes, mais il sont tout autant à mettre la retraite au dernier rang de leurs priorités en protection sociale.
Certains assureurs-vie envisagent de se tourner vers l’eurocroissance en cas de remontée des taux continue. L’un des enjeux de sa mise en place est la formation des réseaux distributeurs.
Avec des taux de crédits immobiliers très faibles, les épargnants n’ont pas pioché dans leur plan d'épargne logement qui se présente de fait comme un produit d'épargne de long terme. Mais la hausse des taux change la donne...
L’Agefi Actifs sera également présent aux Cercles de L’Agefi qui se tiendront à Aix-en-Provence le 21 septembre prochain pour participer aux débats de la matinée. ,
C’est mieux en le disant. Si depuis ses débuts Generali Global Infrastructure affiche une indépendance de gestion complète, son changement de nom annoncé ce mardi appuie encore davantage sur l’autonomie de cette entitéfaisant partie de l’écosystème de gestionnaires multi-spécialistes de Generali. Dorénavant, la société s’appellera Infranity. «Ce nom apporte plus de clarté pour les clients et reflète précisément les deux priorités de la société : ‘infrastructure’ et ‘humanité’», explique la société de gestion dans un communiqué. Cette évolution n’implique aucun changement dans la structure actionnariale. Generali reste majoritaire danscette structure créée en 2018 par Philippe Benaroya, Alban de La Selle et Gilles Lengaigne. Avec 7 milliards d‘euros sous gestion, Infranity, qui investit dans la dette et les actions d’infrastructure, a atteint sa taille critique. «Notre taille nous permet d’être un des plus gros investisseurs dans la plupart de nos opérations et de bénéficier de très bonnes opportunités d’investissement (le deal flow). Cela nous permet aussi de participer en amont à la structuration des opérations», précise Philippe Benaroya. Une clientèle de plus en plus externe Une partie importante de ses encours proviennent de Generali, mais sa collecte s’est ouverte aux clients externes et est aujourd’hui répartie de manière équilibrée entre l‘assureur et les clients tiers. Et si les fonds de la société de gestion restent avant tout destinés aux institutionnels, certains produits élaborés pour une clientèle de particuliers ont pris un poids non négligeable. Infranity a en effet distribué pour près de 800 millions d’euros sous la forme d’unités de compte pour les contrats d’assurance vie du groupe. Pour les prochains mois, le gestionnaire reste confiant sur son potentiel de collecte et espère bien continuer sur la même tendance que ces dernières années, avec entre 2 et 3 milliards de levées par an. Le gérant ne craint ni l’inflation, ni la hausse des taux. «Nos stratégies et nos investissements sont bien protégés face à l’inflation. Par ailleurs, la hausse des taux nous permet de générer des rendements plus attractifs sur la dette sans affecter les qualités de crédit de nos emprunteurs. Nos investissements en taux variables permettent également de bénéficier des éventuelles hausses de taux dans le futur. Nos emprunteurs restent généralement bien couverts face au mouvement de hausse des taux», assure Philippe Benaroya.
Pandat Finance, le pionnier français du courtage en placements de trésorerie a décidé de confier une minorité de son capital à Apax Partners et à Bpifrance pour accélérer sa croissance. Les deux partenaires financiers remplacent donc Isai, qui était entré en qualité d’actionnaire minoritaire en 2019. «Nous étions arrivés à la fin d’un cycle avec Isai et avons voulu trouver des partenaires financiers capables d’accompagner la forte traction de notre activité de courtage, explique David Guyot, dirigeant fondateurde Pandat Finance, aucôtéde Thomas Forest. L’objectif est clair: nous voulons tripler lenombrede nos collaborateurs et de nos clients, ainsi que notre chiffre d’affaires en cinq ans.» Par là même, la société ambitionne de maintenir sa croissance annuelle de plus de 30% pour voir ses revenus passer le cap des 45 millions d’euros. Cela en multipliant le nombre de ses implantations régionales. Basé à Paris, il a ouvert l’an dernier un bureau à Lyon, où huit professionnels officient. Cette année, des locaux ont aussi été inaugurés à Bordeaux, pour couvrir le Sud-Ouest. Et le groupe envisage encore d’ouvrir cinq bureaux supplémentaires dans l’Hexagone, ainsi que dans les pays limitrophes d’ici 2026. «La dimension de proximité et de conseil est fondamentale dans cette activité, qui reste essentiellement basée sur la confiance», souligne Isabelle Hermetet, associée chez Apax Partners. Pandat Finance revendique des relations avec plus de 600 clients parmi lesquels de nombreux groupes du SBF 120, des ETI et de multiples institutionnels. I
Dernier mohican de l’assurbanque, Axa promet des taux préférentiels sur le crédit à la consommation. Son activité bancaire est difficile à rentabiliser.
Les services d’Elisabeth Borne et certaines associations professionnelles agréées ont répondu aux arguments soulevés par l’ANCDGP dans le cadre de sa QPC visant à supprimer l’obligation d’adhésion. Elle vient de produire son mémoire en réplique.
Le nom du nouveau président de l’AMF devrait être rapidement dévoilé. Guillaume Prache, directeur général de Better Finance, est l’un des candidats a avoir reçu un soutien important de la part de membresde la commission consultative épargnants de l'AMF.,
Elle transposera le prolongement de la période transitoire votée par la Commission européenne. Le nombre de dossiers d’agréments déposés à l’AMF a fortement augmenté depuis mai.
Plus de 1.500 fonds d’investissement pourraient perdre leur classification Article 9 au sens du règlement européen sur la publication d’informations en matière de durabilité dans le secteur des services financiers (SFDR), selon une analyse de FE fundinfo. Le fournisseur de données et de technologies pour fonds d’investissement a étudié les fichiers EET (European ESG Templates) de 6.000 produits classés Article 9 collectés auprès de sociétés de gestion et distributeurs de fonds. Ces fichiers EET, créés par le groupede travail européen du secteur financier (FinDatEx),regroupent et harmonisent, en un modèle de fichier unique, toutes les informations extra-financières des fonds concernés. Les fonds Article 9 de SFDR sont censés poursuivre un objectif clair de développement durable et donc ne réaliser presque exclusivement que des investissements durables. Or, l’analyse de FE fundinfo suggère que seulement 79 des 6.000 fonds Article 9 observés ont indiqué un niveau minimum d’investissement durable de 100% dans leur fichier EET et 168 autres ont indiqué un niveau de 90%. Le fournisseur de données précise que la grande majorité des fonds Article 9 ne publient aucun niveau minimum d’investissement durable dans leur fichier EET. Il observe que 663 fonds ont indiqué un niveau minimum de 0% tandis que 780 autres ont renseigné une proportion minimum d’investissement durable comprise entre 0,1% et 85%. Pour FE fundinfo, cela pose la question de savoir si les fonds Article 9, qui n’affichent pas 100% ou presque d’investissements durables, vont resserrer leurs critères d’investissement ou si les gestionnaires d’actifs vont commencer à les reclasser en fonds Article 8, pour lesquels aucun niveau minimum n’est requis.
La remontée des taux directeurs de la BCE pourrait inciter les banques à diminuer leur production de crédit aux particuliers tout en continuant à augmenter leurs taux d’intérêt.
Le Royaume-Uni se réveille dans le deuil. La reine Elizabeth II s’est éteinte jeudi 8 septembre dans l’après-midi, à Balmoral en Ecosse, à l’âge de 96 ans. Un coup dur pour la famille royale qui dit adieu à celle qui aura régné durant plus de 70 ans sur l’empire britannique. Son fils, que l’on nomme désormais Charles III, reprendra les rênes dans les prochains jours.
Les intermédiaires en assurance avancent à tâtons pour mettre en œuvre l'obligation de recueil des préférences ESG du client... pour ceux qui se sont penchés sur la question.
DNCA Investments, affilié de Natixis Investment Managers, a pris la décision de fusionner ses fonds DNCA Actions Small & Mid Cap France (103 millions d’euros d’actifs fin août), lancé en 1995, et DNCA Actions Small & Mid Cap Euro, lancé en 2004. La fusion sera effective le 10 novembre prochain, selon une lettre aux investisseurs consultée par NewsManagers. Les deux fonds sont gérés par la même équipe (Daniel Dourmap et Thierry Cuypers).
Retour sur une semaine au cours de laquelle les lancements de fonds ont été nombreux, certains se distinguant par ailleurs par leur originalité. A noter quelques fonds dont la gestion a été sensiblement revue et méritaient de figurer dans les nouveautés.
Les taux remontent, mais dans le haut du classement de la catégorie investie en obligations internationales, les performances sur un an restent élevées pour des fonds libellés en dollars... ,
HSBC Asset Management a coté à Paris ce 8 septembre son nouveau fonds ETF biodiversité sur Euronext. Ce fonds, HSBC World ESG Biodiversity Screened Equity Ucits ETF, est une première sur Euronext Paris. Il réplique l’indice Euronext ESG Biodiversity Screened World USD développé par les équipes indicielles d’Euronext, en partenariat avec celles de HSBC AM. Il s’agit du premier indice biodiversité lancé par Euronext Paris.Sustainalytics et Iceberg Data Lab est intervenu en tant que fournisseur de données extra-financières. L’ETF, domicilié en Irlande, a été lancé et coté pour la première fois à Londres mi-août. L’indice de référence suit les marchés actions au niveau mondial avec un filtre ESG (environnement, social, gouvernance) et l’intégration d’enjeux liés à la biodiversité, tout en excluant notamment 25% des moins bons élèves en matière de notation extra-financière sur les 3 piliers E, S, G. Ainsi, il applique des filtres d’exclusion dont certains en lien direct avec la biodiversité : 1. Le premier filtre ESG applique des exclusions sur un certain nombre de secteurs de type armes controversés, tabac, énergie nucléaire, etc dont des exclusions spécifiques en lien avec des considérations relatives à la biodiversité, par exemple les pesticides, la chasse (notamment à la baleine), etc.; 2. Le deuxième filtre ESG élimine les 25 % des moins bons élèves en matière de notation extra-financière sur les 3 piliers E, S, et G, à l’aide de la méthodologie de calcul des risques ESG développée par Sustainalytics ; 3. Le troisième filtre exclu sur la base de l’approche CBF (Corporate Biodiversity Footprint) développée par Iceberg Data Lab les titres qui ont les scores (négatifs) les plus élevés en matière de biodiversité. Cette méthodologie utilise l’abondance moyenne des espèces pour établir ses scores de biodiversité et évalue quatre des pressions les plus fortes sur la biodiversité : le changement climatique, l’utilisation des sols, la pollution atmosphérique et la pollution de l’eau. Le fonds relève de l’Article 8 du règlement sur la publication d’informations en matière de durabilité dans les services financiers (SFDR). Il doit aussi être coté en Allemagne (Xetra) et en Italie.
Les deux sociétés de gestion ont signé un partenariat de distribution. Le spécialiste du capital investissement pourra distribuer ses produits via le réseau de CIF du gérant immobilier.
La Cours des comptes met en place une plateforme de signalement en ligne permettant aux citoyens de les alerter sur des irrégularités au sein de la gestion publique, et tout cela anonymement.