Vallourec et GDF Suez révisent leur géographie
Rapidité de réaction, proximité avec le client... Plusieurs grandes sociétés cotées françaises justifient de la sorte des projets de remaniement géographique. Le spécialiste des solutions tubulaires premium Vallourec a présenté hier une nouvelle organisation par région. Le groupe dirigé par Philippe Crouzet se dote d’une structure en quatre pôles régionaux : Europe, Amérique du Nord, Hémisphère Est et Amérique du Sud. Ces quatre entités sont respectivement pilotées par Philippe Carlier, Nicolas de Coignac, Didier Hornet et Alexandre Lyra. Ces quatre responsables de régions siègent au «group management committee» de Vallourec et sont placés sous la responsabilité directe de Philippe Crouzet.
«Cette nouvelle organisation simplifiée répond à la volonté de Vallourec de renforcer la proximité avec ses clients et ses marchés, d’améliorer l’efficacité de ses opérations industrielles et d’accélérer le processus de décision», souligne le président du directoire dans un communiqué publié jeudi. La veille, GDF Suez avait également présenté un nouveau projet d’entreprise comprenant un nouveau maillage géographique. Le groupe français veut mettre en place début 2016 cette nouvelle organisation, avec à la clé la constitution de 10 entités opérationnelles géographiques (Amérique du Nord, Amérique latine, Brésil, Afrique, Chine, Asie-Pacifique, Asie du Sud/Moyen-Orient, Benelux, Europe du Nord, centrale et du Sud, Royaume-Uni).
Ces entités auront «en charge, sous une autorité unique, le pilotage de l’ensemble des métiers du groupe dans la zone considérée», indique GDF Suez. La France comptera à elle seule huit entités et l’Europe conservera une entité Génération. Enfin, le tableau sera complété par cinq entités de pilotage global. Au total, le groupe comptera donc 24 entités opérationnelles, «sur un principe de territorialité, aux bornes d’un pays ou d’un groupe de pays». «C’est une réforme énorme où la géographie prédomine sur les métiers», déplore auprès de l’AFP le coordinateur CGT du groupe, Yves Ledoux. Une approche également suivie par Suez Environnement qui a finalisé en début d’année la majeure partie de sa réorganisation par zones géographiques. Cinq entités opérationnelles géographiques multidisciplinaires couvrent désormais les quatre lignes métiers.
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Affaire Mandelson/Epstein: à la suite de nouvelles révélations, Starmer appelé à démissionner
Londres - Plusieurs partis d’opposition ont appelé jeudi le Premier ministre britannique Keir Starmer à démissionner, après de nouvelles informations sur la nomination de l’ex-ambassadeur aux Etats-Unis Peter Mandelson malgré ses liens avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein. Le journal The Guardian a révélé jeudi que le ministère des Affaires étrangères avait accordé une habilitation de sécurité à Peter Mandelson pour ce poste en janvier 2025 malgré un avis défavorable du service chargé de contrôler ses antécédents. Des responsables du Foreign Office ont décidé d’aller «contre la recommandation» de ce service, a confirmé jeudi un porte-parole de Keir Starmer, qui a affirmé que ni le Premier ministre, ni aucun membre de son gouvernement «n'étaient au courant» de ces éléments «avant le début de la semaine». Le Foreign Office a dit jeudi par la voix d’un porte-parole «travailler en urgence» à apporter des réponses sur l’octroi de cette habilitation. Début février, Keir Starmer avait déclaré à la presse qu’un «contrôle mené de manière indépendante par les services de sécurité» avait permis à Peter Mandelson d’obtenir «l’habilitation nécessaire pour occuper ce poste». Le cheffe de l’opposition conservatrice, Kemi Badenoch, a estimé jeudi sur X que «Starmer a trahi la sécurité nationale» et doit donc «démissionner». Le leader des libéraux-démocrates, Ed Davey, a lui affirmé que «si Keir Starmer a induit le Parlement en erreur et menti au peuple britannique, il doit partir». Le Premier ministre, qui a limogé Peter Mandelson en septembre 2025, a accusé l’ex-ambassadeur d’avoir «menti de manière répétée» à Downing Street sur l'étendue de ses liens avec le criminel sexuel. Cette affaire a fragilisé le chef du gouvernement britannique, cible de critiques depuis plusieurs mois en raison de sa décision de nommer à l’un des postes les plus prestigieux de la diplomatie britannique cet ami du financier américain décédé en prison en 2019. Le porte-parole de Keir Starmer a réaffirmé jeudi la détermination du gouvernement à publier les documents relatifs à la nomination de Peter Mandelson, dont une première partie a été rendue publique en mars. Ils ont permis d’apprendre que M. Starmer avait été averti du «risque réputationnel» posé par les liens de Peter Mandelson avec Jeffrey Epstein avant de le nommer. La police britannique a ouvert une enquête et perquisitionné deux résidences de l’ex-ambassadeur en février, après la publication de nouveaux documents tirés des dossiers Epstein, publiés fin janvier par le ministère américain de la Justice. Ces derniers suggèrent que Peter Mandelson aurait transmis au financier des informations susceptibles d’influer sur les marchés, notamment lorsqu’il était ministre dans le gouvernement de Gordon Brown, de 2008 à 2010. © Agence France-Presse -
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