Sodexo amplifie son programme d’adaptation pour confirmer ses objectifs à moyen terme
Sodexo «résiste bien dans un contexte qui est vraiment difficile» selon son directeur général Michel Landel. L’activité plie mais ne rompt pas, comme en témoigne la progression affaiblie du chiffre d’affaires pour le semestre à fin février de 4,3% à 9,46 milliards d’euros, soit une croissance interne de 2,1% (2,7% hors impact positif de la Coupe du monde de rugby sur l’exercice 2011-2012), contre 6,4% un an auparavant.
L’activité du pôle Services sur site (9 milliards) a progressé en organique de 0,9% en Europe continentale (31% du chiffre d’affaires du groupe), avec un «ralentissement plus prononcé» en France et en Allemagne notamment, et de 1,3% en Amérique du Nord (38%). Elle a reculé de 2,6% au Royaume-Uni et en Irlande et progressé de 7,2% dans le reste du Monde. Sur cette zone, le ralentissement observé en Inde, au Brésil ou en Chine n’empêche pas Sodexo de qualifier d’excellente sa performance commerciale sur ces marchés où la croissance reste supérieure à 10%.
Le résultat opérationnel semestriel avant exceptionnels a reculé de 0,9% à 528 millions d’euros, correspondant à un repli de 0,3 point de la marge à 5,6%. En tenant compte de 50 millions de charges liées au plan d’économies, les résultats opérationnel et net (236 millions) chutent de 14,5 et 20,5%.
Face aux vents contraires, Sodexo a décidé d’amplifier son programme «d’amélioration de l’efficacité opérationnelle», mêlant abandons de contrats jugés insuffisamment rentables et «économies de train de vie» selon Michel Landel. Le coût sur 18 mois (à février 2014) est estimé entre 180 et 200 millions d’euros (contre 130 à 150 initialement). Une charge que le groupe entend récupérer intégralement en résultat opérationnel dès l’exercice 2014-2015.
Sodexo a dès lors prudemment «précisé» ses attentes pour l’exercice en cours, passant d’une «croissance modeste» de son chiffre d’affaires et de son résultat opérationnel à une croissance interne des ventes de 1 à 2% et à un résultat stable.
Le restaurateur confirme toutefois ses objectifs à moyen terme, sur la base notamment des effets du plan d’adaptation. Michel Landel met toujours en avant les atouts d’une offre diversifiée de services intégrés et d’une présence mondiale. Une «stratégie crédible» aux yeux de Raymond James, qui évoque concernant la situation à court terme «une pause avant de poursuivre l’aventure».
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