Sigfox songe déjà à un nouveau tour de table avant une éventuelle entrée sur le Nasdaq
Sigfox a besoin de carburant pour alimenter sa croissance. Quelques mois seulement après avoir bouclé une levée de fonds de 100 millions d’euros auprès de grands investisseurs et émetteurs (dont Telefonica, Air Liquide, Elliott Management et Engie, rejoints par la suite par le coréen Samsung), le spécialiste toulousain des réseaux à basse consommation dédiés à l’internet des objets rêve déjà d’un nouveau tour de table. La pépite de la french tech pourrait ainsi lever de 200 à 300 millions de dollars (178 à 267 millions d’euros environ) en fonction de ses besoins stratégiques.
Une étape intermédiaire avant une éventuelle introduction en Bourse sur le Nasdaq qui pourrait se dérouler courant 2017, a confié le directeur général de Sigfox, Ludovic Le Moan, aux agences Bloomberg et Reuters. «Il existe une réelle opportunité aujourd’hui de devenir un leader dans l’univers de l’internet des objets car personne ne dispose d’un réseau qui couvre le monde entier. Nous avons déjà dix pays couverts», explique Ludovic Le Moan, cité par Bloomberg. Sigfox assure que sa technologie radio à bande étroite offre une connectivité peu coûteuse, économe en énergie et efficace sur de longues distances, contrairement à celle des opérateurs télécoms classiques.
La société est désormais engagée dans une course de vitesse pour déployer son réseau, avec l’objectif de couvrir soixante pays d’ici 2020. Mais la concurrence s’organise. Aux côtés d’acteurs français et internationaux (Actility, Kerlink, Sagemcom ou encore Semtech), Bouygues Telecom a intégré une alliance centrée sur la technologie LoRa, développée par la société grenobloise Cycleo (filiale de Semtech depuis 2012). L’opérateur déploie ainsi depuis juin en France un réseau bas débit dans le domaine de l’internet des objets.
D’autres opérateurs, tels qu’Orange, KPN et Swisscom font également confiance à la technologie LoRa et ont participé en juin à la levée de 25 millions de dollars d’Actility. Face à cette contre-offensive qu’il juge tardive, Sigfox affiche sa sérénité et revendique une couverture à 100% de l’Hexagone. Ses clients sont des industriels qui peuvent appliquer cette solution de connectivité à des domaines aussi variés que la santé, l’automobile, les bâtiments intelligents, l’agriculture ou encore l'énergie.
Plus d'articles du même thème
-
Les pétroliers américains préparent le terrain à des périodes moins fastes
Exxon Mobil et Chevron ont tous deux consacré une partie de leur excédent de trésorerie à la diminution de leur endettement au deuxième trimestre 2026. -
La baisse du bitcoin continue d'affecter les bénéfices de Coinbase
La plateforme d'échanges de cryptomonnaies multiplie les initiatives pour diversifier son offre. Toutefois, ses résultats financiers restent à la merci du cycle de la première des cryptomonnaies. -
En août, vos opérations de change peuvent vous coûter beaucoup plus cher
Comme chaque semaine, retrouvez le coup d’oeil de DeftHedge sur le marché des changes.
ETF à la Une
Pimco lance un nouvel ETF Ucits
- La Société Générale augmente sa cible de rentabilité et va racheter 1,5 milliard d'euros d'actions
- La Société Générale affiche une forme olympique avant un nouveau plan à trois ans
- Les investisseurs troquent leurs carrés Hermès contre des sacs Gucci
- L’IA irrigue la croissance des entreprises du CAC 40
- Clap de fin pour plusieurs plateformes historiques d'échange crypto
Contenu de nos partenaires
-
Peau de l'oursDésarmement du Hamas : malgré Donald Trump, rien n'est gagné
Alors que le président américain vante un accord inédit à Gaza, Israël et la milice se renvoient la balle -
Série (14/28)Sarkozy et la dictature : quand François Bayrou criait à l'abus de pouvoir
Pour l'Opinion, notre chroniqueur Bernard Quiriny a rouvert des essais politiques d’hier à aujourd’hui, des classiques incontournables aux livres de circonstance oubliés -
La City contre-attaqueA Londres, les dessous de l'offensive culturelle et touristique de la City
Le Leadenhall Market, magnifique marché en verre et fer forgé, est un lieu prisé des cols blancs de la City. Mais depuis quelques années, la clientèle a changé. « Les habitués viennent le matin, l’après-midi et le week-end, ce sont plutôt les touristes, précise Julien Dentroux, qui tient avec sa femme la boutique Les Merveilleux de Fred, ouverte depuis 2020. Cette évolution a en fait été impulsée par la Corporation de la City.