Hapag-Lloyd se présente sous le meilleur jour avant son entrée en Bourse
Fort du succès de sa fusion avec le chilien CSAV et de ses performances semestrielles, l’armateur allemand Hapag-Lloyd devrait préparer dans les meilleures conditions son entrée en Bourse, qui pourrait intervenir plus tôt que prévu. Toutefois, le groupe hambourgeois s’est refusé hier à tout commentaire.
En mai dernier, le management n’envisageait pas d’IPO avant 3 à 5 trimestres, mais l’opération pourrait intervenir dès le mois d’octobre, avec le lancement des road-shows, selon une source citée par Bloomberg. Le groupe devrait être valorisé plus de 5 milliards d’euros, selon les analystes.
Grâce au rapprochement avec CSAV, le transporteur maritime allemand est devenu le quatrième acteur mondial en termes de capacités, avec un million de conteneurs standard, et a accru son activité. Sur les six premiers mois de l’année, le volume de transport a bondi de 29,4% à 3,7 millions de conteneurs, tandis que le chiffre d’affaires a progressé de 47% à 4,7 milliards d’euros. Hapag-Lloyd a également renoué avec les bénéfices, avec 268 millions de résultat opérationnel (-101 millions au premier semestre 2014), et 157 millions de bénéfice net (contre une perte de 173 millions un an plus tôt). Ceci, malgré un recul de 9% du taux de fret moyen à 1.296 dollars par conteneur.
«Après un début solide en 2015, nous sommes satisfaits de nos résultats du premier semestre, a déclaré Rolf Habben Jansen, directeur général de Hapag-Lloyd. Nos résultats prouvent que la fusion avec CSAV était la bonne décision». D’ailleurs, le groupe vient de réviser à la hausse ses prévisions de synergies nettes annuelles, misant sur 400 millions de dollars par an d’ici à 2017, contre 300 millions prévus initialement.
Par ailleurs, le programme de coût et d’efficacité, baptisé Octave, initié en 2014, devrait permettre de dégager 200 millions de dollars à partir de 2016. Déjà sur le semestre, le transporteur hambourgeois se félicite que ses coûts de transport aient augmenté moins vite que les volumes.
Pour l’heure, «l’environnement de marché reste très difficile, mais nous sommes bien positionnés et restons très résistants grâce au portefeuille équilibré de commerce et de services», ajoute Rolf Habben Jansen. Le groupe table sur un résultat d’exploitation ajusté «nettement positif» sur l’ensemble de l’exercice.
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