Eurofins Scientific relève ses objectifs grâce à ses acquisitions
Pas de crise pour Eurofins Scientific. Le leader mondial de la bio-analyse vient de relever de 10% ses prévisions 2015. Il table désormais sur 1,8 milliard d’euros de chiffres d’affaires et sur 330 millions d’Ebitda ajusté. Des niveaux qu’anticipait déjà le consensus. Fort de cette croissance à grands pas, le groupe luxembourgeois d’origine française compte atteindre dès 2016, avec un an d’avance, son objectif de 2 milliards d’euros de revenus.
Depuis 2004, Eurofins Scientific a multiplié par dix ses ventes comme son excédent brut d’exploitation. Lors de la publication de ses résultats 2015, Eurofins dévoilera ses nouveaux objectifs à moyen terme.
Rien que sur le premier semestre 2015, le groupe a vu son chiffre d’affaires s’envoler de près de 31% à 842 millions d’euros, grâce à la croissance organique (+6%), aux effets changes (+6%) et aux acquisitions (+18%). Toujours prudent, Eurofins anticipe une croissance interne de 5% sur l’ensemble de l’exercice. Désormais, le groupe réalise plus d’un tiers de ses revenus (34,1%) en Amérique du Nord, «un marché dynamique et ouvert à l’innovation médicale», se félicite Gilles Martin, PDG d’Eurofins Scientific. Les deux autres plus gros marchés, la France et l’Allemagne, pèsent respectivement 14,1% et 13,8%. Sur les six premiers mois de l’année, l’Ebitda a progressé de 45%, la marge opérationnelle passant ainsi de 14,1% à 15,7%, en dépit de l’impact dilutif des acquisitions.
Il est vrai que l’année est riche en opérations de croissance externe, notamment avec le renforcement dans le diagnostic médical avec le rachat de Bio-Access pour 150 millions d’euros et de Biomnis pour 220 millions. Depuis début janvier, 14 acquisitions ont été finalisées, représentant un chiffre d’affaires annuel de 340 millions d’euros.
En conséquence, le ratio de levier (dette nette sur Ebitda ajusté) devrait repasser au-dessus de 2, contre 1,34 fin juin et 1,9 fin 2014, prévient Hugues Vaussy, directeur financier d’Eurofins. Un niveau qui reste loin du covenant de 3,5 fois. Depuis le début de l’année, le groupe, l’un des dix plus gros émetteurs européens non notés, a renforcé son bilan, avec deux émissions obligataires de 500 millions d’euros, l’une en janvier à 7 ans à 2,25% et l’autre en juillet à 7,5 ans à 3,375%; et a émis 300 millions d’euros d’hybrides en avril. Le coût de la dette ressort à 3,8% et 3,2% hors hybrides, pour une maturité de 6 ans à fin 2015.
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