Wendel boucle son plan d’investissement avec l’acquisition d’AlliedBarton
Wendel poursuit la diversification de son portefeuille aux Etats-Unis. La société d’investissement a annoncé mardi l’acquisition pour 1,67 milliard de dollars (1,5 milliard d’euros) de 96% du capital d’AlliedBarton Security Services, le deuxième acteur du marché de la sécurité outre-Atlantique. L’opération, qui intervient sept mois après le rachat du spécialiste américain des emballages en plastique CSP Technologies, sera financée en fonds propres à hauteur de 670 millions de dollars.
«Nous avons choisi ce marché car nous apprécions [d’investir] dans les services aux entreprises, d’être exposés à l’économie américaine et de bénéficier de tendances de long terme», a souligné Frédéric Lemoine, le président du directoire de Wendel. La multiplication par 4 des revenus et par 2,4 de la part de marché d’AlliedBarton depuis 2003 en fait, selon lui, «le vainqueur du marché de la sécurité». Dominé par Securitas, ce dernier devrait atteindre 30 milliards de dollars en 2019.
Malgré un endettement qui totalisera 6,5 fois l’Ebitda, AlliedBarton devrait être en mesure de verser des dividendes à Wendel dès 2016, a précisé Frédéric Lemoine. Du fait de dépenses d’investissement et d’un besoin de financement plutôt faibles, «la société affiche un taux de conversion en flux de trésorerie disponible très élevé de plus de 95%», précise-t-il. L’an dernier, AlliedBarton a enregistré des revenus de 2,2 milliards de dollars, pour 148 millions d’Ebitda ajusté.
L’opération, qui doit être finalisée au troisième trimestre, porte à 2,1 milliards d’euros les investissements en fonds propres réalisés par Wendel depuis 2013, soit plus que les 2 milliards prévus dans le cadre du plan stratégique 2013-2017. Outre ses deux acquisitions américaines, Wendel a notamment investi 640 millions d’euros dans le groupe autrichien de packaging Constantia Flexibles, ainsi que 779 millions de dollars dans le spécialiste panafricain des tours télécoms IHS.
«Nous avons atteint tous les objectifs de notre plan stratégique», s’est félicité Frédéric Lemoine en soulignant le rééquilibrage vers le non-coté, qui représentera 35% de l’actif, contre 29% avant l’opération, note Oddo. Frédéric Lemoine a par ailleurs souligné que Wendel avait les moyens de nouvelles acquisitions. Le ratio LTV, qui remontera à 31%, demeure encore à distance des 35% requis pour la note BBB- rendue il y a un an à Wendel par S&P.
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