Les Bourses ne devraient reprendre un chemin haussier qu’à l’automne
Après la consolidation, le rebond ? Le recul de 2,69% du CAC 40, de 3,19% de l’Euro Stoxx 50, de 4,16% du S&P 500 et de 4,86% du Nikkei en avril était attendu, voire espéré. Une respiration nécessaire. Les 20 gérants du Panel Actions interrogés par L’Agefi du 18 avril au 2 mai 2024 adoptent des positions très contrastées.
Sur les marchés parisien et européen, les gestions se divisent en trois groupes à peu près égaux. Celles qui rehaussent leurs objectifs, notamment Axa IM, Candriam, Carmignac, Groupama AM et State Street GA. Celles qui les abaissent, en particulier OFI Invest AM et Swiss Life AM. Tandis que les autres optent pour le statu quo, surtout pour les prévisions à un an.
Désormais, le Panel anticipe une quasi-stabilité du CAC 40 (+1,1%) et de l’Euro Stoxx 50 (+1,7%) à horizon six mois. En un an, la place parisienne devrait gagner 6,1%, avec une amplitude toujours importante entre la baisse de 2% anticipée par Lazard et le rebond de 9% prévu par CMAM et LBP AM. Une évolution un peu plus favorable attendue pour l’indice pan-européen (+7,2% sur douze mois), de -2,5% (Lazard) à +12% (Auris Gestion, Carmignac, Goldman Sachs AM et Sycomore AM).
Sur le marché américain, en hausse de 7% depuis le début de l’année, seuls Axa IM, Carmignac et State Street GA ont relevé leurs cibles à six mois comme à un an, tandis qu’Auris Gestion, Federal Finance Gestion, LBP AM, OFI Invest AM et Swiss Life AM les ont abaissées. D’ici la Toussaint, le S&P 500 devrait rester stable (+0,9%), mais devrait gagner 5,2% en un an. De -6% pour Lazard, seul à le voir sous son niveau actuel dans un an, à +14% pour Raymond James et CMAM. Il semble que le marché américain « soit à la recherche d’un second souffle au travers de nouveaux thèmes d’investissements : les facteurs IA et de consommation semblent bien intégrés dans les prix. Les résultats du premier trimestre 2024 sont meilleurs que prévu, mais avec une faiblesse surprenante des chiffres d’affaires. L’activité de fusion-acquisition et les rachats d’actions devraient atténuer le risque baissier sur les valorisations boursières », notait récemment Ostrum AM.
Si le Nikkei conserve déjà une avance de plus de 14% depuis le début de l’année, il ne devrait progresser que de 1,4% à court terme. Le Panel prévoit un gain de 5,5% sur douze mois, de -3,2% pour Auris Gestion et LBP AM, à +12,5% pour Carmignac et CMAM.
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