Les banques américaines attendent au mieux une stagnation de leur activité

Sur le premier trimestre, les activités de marché devraient rebondir, toutefois contrebalancées par la banque de détail
Virginie Deneuville

Alors que JPMorgan et Wells Fargo ouvriront vendredi le bal des publications du secteur bancaire aux Etats-Unis, les spécialistes misent sur une stabilité de l’activité au sein du secteur sur le premier trimestre.

Les activités de marché devraient «enregistrer de bonnes performances, notamment dans le crédit et le fixed income. L’évolution sera favorable par rapport au précédent trimestre, mais peu satisfaisante en revanche sur un an, le premier trimestre 2011 ayant été très bon», relève un analyste. «Bien que nous attendions de solides résultats au premier trimestre 2012, ces résultats pourraient ne pas atteindre les prévisions élevées des investisseurs», estime KBW, qui juge la base de comparaison difficile.

Cette bonne tenue des activités de marché «sera par ailleurs compensée par les activités de banque de détail et d’entreprise, où la demande de crédit est restée relativement atone», poursuit le premier analyste. Les banques devraient néanmoins, pour la première fois en trois ans, enregistrer une croissance de leurs prêts, estime l’analyste d’Oppenheimer & Co.

JPMorgan Chase devrait dévoiler un produit net bancaire de 24,6 milliards de dollars (18,8 milliards d’euros), en recul de 5% sur un an, pour un bénéfice par action de 1,15 dollar, contre 1 dollar un an plus tôt, selon un consensus Reuters. Le bénéfice par action de Wells Fargo, dont l’activité hypothécaire devrait s’améliorer, est attendu à 72 cents contre 67 cents un an auparavant, pour des revenus stables à 20,4 milliards de dollars. Selon Macquarie, Wells Fargo devrait annoncer des résultats meilleurs que la moyenne du secteur, «en raison de fondamentaux solides».

Citigroup, attendu lundi prochain sur ses résultats, devrait voir son bénéfice par action stagner à 1 dollar, de même que ses revenus, à 19,6 milliards de dollars. Le bénéfice par action de Bank of America, qui publiera ses résultats le 19 avril, est estimé à 12 cents, contre 17 cents un an plus tôt, pour des revenus en recul de 15% à 22,8 milliards de dollars.

«Un élément commun à l’ensemble des banques est qu’elles devront passer des pertes sur dette propre, en raison de l’amélioration des spreads, qui a augmenté la valeur de la dette émise», souligne par ailleurs un analyste. Cet impact comptable pourrait affecter les résultats de Bank of America de 8 milliards de dollars, selon l’analyste de Wells Fargo.

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