Shawbrook agrandit la famille des banques britanniques cotées
Shawbrook a fait une entrée en Bourse réussie mercredi, dans le contexte britannique de multiplication des projets d’IPO de banques depuis 2014. La mise à prix avait été fixée à 290 pence par action, soit une capitalisation boursière de départ de 725 millions de livres (998 millions d’euros). Shawbrook avait établi une première fourchette indicative de 225 à 305 pence par action.
Pour ses premiers pas au London Stock Exchange, l’action a terminé en hausse de 5,52 % mercredi à la clôture. L’opération, supervisée par Bank of America Merrill Lynch et Goldman Sachs, a permis de lever 90 millions de livres (83,5 millions d’euros). Elle doit permettre au groupe de renforcer ses fonds propres et de mener ses projets de croissance.
Shawbrook est une banque de détail née en 2011 et spécialisée dans les prêts aux PME, qui représentent 73% de ses prêts. Ses encours de crédit ont atteint plus de 2,3 milliards de livres en 2014, en augmentation de 70% sur un an. Son bénéfice courant a presque doublé l’année dernière, à 49,1 millions de livres. La banque, qui appartient toujours à hauteur de 59% au fonds d’investissement Pollen Street Capital, a annoncé début mars son intention de verser un dividende modeste en 2016, puis de verser l’équivalent de 30% de son bénéfice avant impôt en 2017 et de revaloriser par la suite ce dividende.
L’établissement fait partie des jeunes banques nées après la crise financière de 2007-2009, dont le gouvernement britannique et les régulateurs locaux attendent qu’elles bousculent la position dominante des quatre grands acteurs. Lloyds, HSBC, Royal Bank of Scotland et Barclays se partagent 80% de la banque de détail et procurent 90% des prêts aux 4,5 millions de clients PME au Royaume-Uni.
Aldermore, également positionnée sur les PME, a été introduite en Bourse le 10 mars, après y avoir renoncé une première fois en octobre. Elle a alors vu son action s’envoler de plus de 20 % et a levé 226 millions de livres. En 2014, plusieurs nouveaux entrants britanniques, TSB, filiale de Lloyds Banking Group, OneSavings, et Virgin Money se sont introduits en Bourse, également motivés par la présence d’investisseurs financiers à leur capital.
Le mouvement devrait se poursuivre avec les projets d’IPO de la filiale britannique de Santander, déjà bien établie, ou de Metro Bank.
Plus d'articles du même thème
-
L’inquiétante correction des marchés de taux
Les facteurs de risque s’enchaînent pour faire monter les taux longs un peu partout dans le monde. Et s’il est davantage question de désorientation du marché que de véritable krach obligataire, il reste difficile d’anticiper une inversion du mouvement. -
Malgré les tensions, les discussions autour de la restructuration de Casino se poursuivent
Le distributeur ne paiera pas les intérêts dus fin septembre à certains de ses créanciers qui lui ont intenté une action contentieuse en août et s’opposent au projet de restructuration qu’il a choisi. Un accord entre les différentes parties semble malgré tout encore possible. -
Les pays émergents ont gonflé la dette mondiale
L’endettement mondial a atteint au 30 juin 2026 un nouveau record de 365.000 milliards de dollars, sous l’impulsion des entreprises et des Etats, selon l’IIF. La hausse des taux accroît les dépenses d’intérêt et mécaniquement la dette. Elle devrait continuer de progresser en raison des besoins d’investissement dans les secteurs stratégiques.
ETF à la Une
Le marché européen des ETF a d’ores et déjà collecté plus qu’en 2025
- Le plan stratégique de la Société Générale fait la part belle à la réduction des coûts et à la croissance
- Le patron de BoursoBank prend du galon chez la Société Générale
- La Société Générale fait de BoursoBank sa figure de proue
- Emporté par le digital, Wakam fait une sortie de route
- Le scénario de vente de Cetelem en Espagne se précise
Contenu de nos partenaires
-
Pourquoi Emmanuel Macron annonce l'envoi de soldats français en Arabie saoudite
Le président de la République a annoncé jeudi soir l'envoi de « moyens militaires » en Arabie saoudite, espérant contribuer à la stabilisation des marchés pétroliers affolés par la guerre au Moyen-Orient -
AlerteEmmanuel Macron renouvelle ses mises en garde contre la Russie
Le chef de l'Etat a tenté de faire la pédagogie de son action pour faire baisser les prix des carburants et assurer la sécurité du pays face au bellicisme russe -
EditorialMacron aux 20 heures : expliquer, c'est aussi inquiéter
Il y a près de seize mois qu’Emmanuel Macron n’était pas intervenu à la télévision, en ouverture des 20 heures de TF1 et France 2. Et ce n’est pas un hasard si le chef de l’Etat a choisi ce format XXL pour s’exprimer : les Français sont entrés très tôt, très vite, très fort dans la campagne électorale, joute dont Emmanuel Macron, pourtant constitutionnellement inéligible, ne veut pas être exclu. Le risque pour lui serait en effet que, déjà proche des pires scores de popularité décrochés par François Hollande à la fin de son unique mandat, il devienne le punching ball de tous les candidats, à la fois pour son bilan et pour sa responsabilité dans l’état de dénuement budgétaire et financier dans lequel se retrouve le pays en pleine crise de l’énergie.