Le Crédit Agricole Ile-de-France est prêt à lancer ses «agences actives»
Fer de lance du plan triennal «Ambition 2015» du Crédit Agricole Ile-de-France (Cadif), le déploiement sur l’ensemble du réseau du nouveau concept «d’agence active» va pouvoir entrer dans sa phase industrielle. A la suite du succès du pilote mené dans 8 agences et d’ateliers de retours clients organisés en août et en septembre, le Cadif a annoncé qu’il étendrait son nouveau dispositif à 130 agences l’an prochain, puis 140 agences en 2016.
«Les clients que nous avons interrogés ont particulièrement apprécié la modernité, la convivialité et la transparence des agences actives, en rupture avec les codes habituels du secteur», a souligné Guy Poyen, directeur du marketing et de la communication du Cadif. Principale nouveauté, le traditionnel guichet est supprimé au profit d’une borne d’orientation permettant au client de signaler son arrivée à son conseiller. Le cœur de l’agence comprend un espace d’attente avec un mobilier moderne et une zone interactive équipée d’écrans tactiles et de tablettes, ainsi qu’un «mur» de libre-service bancaire pour la gestion des opérations courantes, tandis que les salons de conseil sont vitrés.
Le déploiement des «agences actives» intervient dans le cadre d’une réduction du nombre des agences de la caisse régionale, de 325 à 277 d’ici à l’an prochain. «Les clients fréquentent de moins en moins les agences bancaires, qui trouvent donc une nouvelle fonctionnalité autour de la relation multicanal», résume Bertrand Chevallier, le directeur général adjoint du Cadif. Sur les 250 millions d’euros d’investissement prévu par «Ambition 2015», 110 millions sont consacrés au déploiement des nouvelles agences, contre 80 millions pour la seule partie technologique. Les collaborateurs des agences pourront notamment avoir accès via un portail à une vision à 360 degrés de chaque client, qui pourra être partagée avec ce dernier afin de servir de support de vente.
Le Cadif investira par ailleurs 60 millions d’euros pour développer les compétences de ses collaborateurs. «Les attentes des clients sont fortes, notamment en termes d’expertise et de proximité géographique ou virtuelle», souligne Bertrand Chevallier. Sur les 1.000 conseillers d’accueil que compte actuellement le réseau, 300 ont déjà suivi une formation afin de devenir conseillers commerciaux. A terme, 450 conseillers seront promus, les plus expérimentés devant être affectés en priorité à la clientèle professionnelle et à la banque privée.
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