Le décret du n° 2013-717 du 2 août 2013 a modifié le Code des assurances en vue de favoriser les investissements des assureurs dans les prêts accordés à l'économie réelle. Si ces opérations de crédit restent strictement encadrées, le décret élargit la liste des actifs éligibles à deux nouvelles catégories de fonds de dettes et aux prêts directs à l'économie.
Ageas annonce la nomination de Filip Coremans en tant que membre du Group Executive Committee et directeur des risques à compter du 1er juillet 2014. Filip Coremans succédera à Kurt De Schepper, qui a confirmé son intention de terminer sa carrière cette année. Filip Coremans (49 ans, de nationalité belge) est actuaire et possède une vaste expérience en assurances. Filip est entré chez Ageas en 2002 et y a exercé plusieurs fonctions au sein des activités asiatiques en Inde, en Malaisie et plus récemment au siège régional à Hong Kong. Actuellement, Filip est directeur financier et directeur des risques (CFO/CRO) pour la région asiatique et détient plusieurs mandats dans les conseils d’administration d’entités du groupe Ageas dans la région. A l’issue des formalités réglementaires usuelles, le Conseil d’Administration a décidé de nommer Filip Coremans avec effet au 1er juillet. Reprenant les responsabilités de l’actuel directeur des risques, il aura la responsabilité des départements Conformité, Juridique, Risques, Ressources Humaines, Informatique et Bureau d’appuie. Son enveloppe de rémunération sera identique à celle de l’actuel CRO, dans le respect de la politique de rémunération de la société, telle qu’approuvée par l’assemblée générale des actionnaires de 2012. L’actuel directeur des risques, Kurt De Schepper, terminera sa carrière au 1er juillet. Ageas pourra toutefois encore faire appel à lui pour des missions spécifiques. Kurt a été nommé CRO d’Ageas en septembre 2009 et, durant sa carrière exemplaire, il a occupé plusieurs positions au sein du groupe. Au terme de ce remaniement et à partir du 1er juillet 2014, le nouveau Group Executive Committee se composera de Bart De Smet (CEO), de Christophe Boizard (CFO) et de Filip Coremans (CRO). Le Group Management Committee comprend les trois membres de l’Executive Committee, Barry Smith, COO, Emmanuel Van Grimbergen, Group Risk Officer, et les responsables des quatre secteurs: Antonio Cano, CEO AG Insurance; Steven Braekeveldt, CEO Europe continentale; Gary Crist, CEO Asie et Andy Watson, CEO Ageas Royaume-Uni. À propos de ces changements au sein de la direction du Groupe, Bart De Smet, CEO d’Ageas, s’est exprimé en ces termes : Je suis très heureux que Filip ait accepté ce rôle important: outre ses qualités professionnelles et ses réalisations, il apporte à l’Executive Committee sa vaste connaissance opérationnelle de notre activité, en particulier des activités asiatiques. Je tiens également à remercier Kurt pour sa contribution de grande valeur tout au long de sa carrière au sein du groupe et en particulier pour ses cinq dernières années en tant que CRO d’Ageas.
Le Grand Conseil de la Mutualité (GMC), le premier réseau de services et de soins d’accompagnement mutualiste des Bouches-du-Rhône, vient de nommer Thierry Marnez au poste de directeur général. Issu de la distribution spécialisée, Thierry Marnez devra assurer le redressement de la structure (en plan de continuation depuis mai 2013) et ramener la situation financière vers un équilibre durable. Découvrant le monde du mutualisme, ce diplômé de l’Ecole Polytechnique et de l’Ecole nationale des Ponts et Chaussées a effectué sa carrière dans l’industrie agro-chimique (groupe EMC), en France, aux Pays-Bas et au Canada, puis dans la distribution spécialisée (Brenntag Spécialités, Brossette). Il a ensuite présidé la Financière Marnez, société de conseil et d’investissement avec laquelle il a mené diverses réorganisations d’entreprises, et intégré le réseau de management de transition MCG Managers.
P { margin-bottom: 0.08in; } At a time when a raft of mandates is maturing, BNP Paribas Investment Partners (BNPP IP) is planning to take a position on the British fiduciary management market by constructing a dedicated team, eFinancial News reports. “We have developed a fiduciary activity which weight USD16bn in the Netherlands,” says Charles Janssen, head of multi-asset class solutions at BNPP IP, in an interview with the website. “We are now in the process of recruiting to construct this activity in the United Kingdom and we are also planning to grow in Germany,” In the fiduciary management sector, BNPP IP already has a reputation due to its management of BNZ, the pension fund for Netherlands health insurance, alongside Russell Investments.
David Azéma n’est pas candidat au poste de PDG de Veolia Environnement. «Je n’ai reçu aucune sollicitation ferme du comité des nominations de Veolia Environnement pour y occuper les fonctions de président directeur général. Je ne suis pas candidat à ces fonctions. Je n’ai donc déposé aucun dossier auprès de la commission de déontologie», a affirmé à Reuters le directeur général de l’Agence des participations de l’Etat. Cette déclaration intervient alors qu’Arnaud Montebourg, l’un des deux ministres de tutelle de l’APE, avait annoncé plus tôt dans la matinée avoir «demandé à l’intéressé (David Azema) de voir la commission de déontologie qui va passer au scanner le risque d’un conflit d’intérêts, à l’issue duquel le gouvernement se prononcera». La famille Dassault, deuxième actionnaire de Veolia Environnement, pousse depuis plusieurs semaines pour remplacer Antoine Frérot, l’actuel PDG du numéro un mondial du traitement de l’eau et des déchets, dont le mandat arrive à échéance le 24 avril.
Si le métier d’actuaire n’est pas forcément très connu du grand public, le secteur de l’assurance - et plus largement le secteur financier - ne peuvent pas se passer de ceux que l’on considère comme les «ingénieurs de la gestion du risque». Les actuaires sont indispensables aux compagnies pour concevoir des contrats, tarifier des produits, gérer ou placer des capitaux. Comme le montre une récente étude du cabinet de conseil Hudson (réalisée fin 2013 et appuyée sur les données chiffrées de l’Institut des Actuaires), les salaires fixes des actuaires sont les plus attrayants dans les secteurs banques & sociétés de gestion, réassurance et conseil devant les compagnies d’assurance, les institutions de retraite et prévoyance (IP) et les mutuelles, avec des rémunérations fixes moyennes «supérieures de près de 40% par rapport au secteur de la mutualité«, selon Hudson France. Concernant la part variable du salaire (qui concerne 79% des actuaires), elle fluctue selon le secteur, passant en moyenne de 46% dans les banques et institutions financières à 4% au sein d’une mutuelle (14,4% dans les compagnies d’assurance). Enfin, les actuaires bénéficient d’une augmentation de salaire de16% en moyenne par an, une hausse qui peut atteindre 20-25% lorsqu’il change d’organisation. Avantages et carrières mouvementées Outre le salaire, la fonction d’actuaire permet d’avoir d’autres avantages. L'étude révèle qu’en moyenne, 15% de ces derniers ont des stock-options, tous secteurs de l’assurance confondus. Autre avantage, la voiture de fonction pour 11% des actuaires. Très prisés par les compagnies, les actuaires sont encore rares (trop peu d’actuaires sont formés en France pour répondre aux besoins du marché) ce qui leur permet d'être très courtisés et de pouvoir rapidement évoluer à leur poste, tout en bénéficiant d’une «évolution moyenne des salaires supérieure à celle du marché des cadres avec un écart avec les autres métiers qui se creuse au fur et à mesure des ans». Les candidats, aussi difficiles à recruter qu'à fidéliser, reconnaissent être constamment ouverts à de nouvelles opportunités. Ainsi, à 5 ans d’expérience, les actuaires ont (déjà) changé 1 fois d’entreprise en moyenne. Après 12 ans d’expérience, ils ont changé 2 fois d’entreprise tandis qu’entre 12 et 20 ans d’expérience, le nombre de changement d’employeur est de 2,6 en moyenne.
La Macif et la Matmut renforcent leur alliance au sein d’Inter Mutuelles Entreprises, une structure commune destinée à apporter une réponse assurantielle complète en responsabilité civile et dommages aux biens sur le marché des professionnels et des entreprises. En avril 2013, les groupes Macif et Matmut annonçaient dans une lettre d’intention leur volonté partagée de réunir leurs forces pour constituer un partenariat durable sur le marché des professionnels et des entreprises. Neuf mois plus tard, la signature des accords vient concrétiser l’entrée prochaine de la Macif à hauteur de 40% dans le capital de Matmut Entreprises, qui deviendra Inter Mutuelles Entreprises. Sous réserve de l’accord de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution, cette structure sera opérationnelle au cours du second trimestre 2014. La gouvernance d’Inter Mutuelles Entreprises reposera sur un Conseil de surveillance et un Directoire. Au sein du Conseil de surveillance, présidé par Daniel Havis, Président de la Matmut, la Matmut et la Macif disposeront chacune de 5 sièges sur les 10. Au sein du Directoire, présidé par Bernard Scagliotti, actuel président du Directoire de Matmut Entreprises, la Macif disposera de 2 sièges sur les 5, la Matmut disposant des 3 autres sièges. Inter Mutuelles Entreprises proposera une offre assurantielle sur mesure qui viendra compléter les offres forfaitaires des groupes Macif et Matmut, leur permettant d’apporter des solutions en Responsabilité civile et Dommages aux biens spécifiquement adaptées aux besoins des entreprises, professionnels, associations gestionnaires, syndics de copropriétés et propriétaires de murs commerciaux. Par ailleurs, ils continueront de bénéficier des offres existantes au sein des deux Groupes dans les autres domaines (véhicules, santé/prévoyance, finance/ épargne). Commentant la naissance d’Inter Mutuelles Entreprises, Daniel Havis, PDG de la Matmut a déclaré : « Avec la naissance d’Inter Mutuelles Entreprises, nous concrétisons une nouvelle fois de façon très opérationnelle les liens qui nous unissent à la Macif, au service des professionnels qui nous ont jusqu’ici fait confiance et de ceux qui, demain, trouveront auprès de notre filiale commune l’offre d’assurance adaptée à leurs besoins. » Jean-Marc Raby, directeur général du groupe Macif a, quant à lui, précisé : « Nouvelle étape dans l’approfondissement des liens entre les groupes Macif et Matmut, Inter Mutuelles Entreprises va nous permettre d’accélérer notre développement sur le marché des professionnels et des entreprises aux côtés de la Matmut qui, plus que jamais, est un partenaire de confiance pour notre Groupe ».
The investment adviser Koris International had a very good start into 2014 with a number of contracts in France and in Europe. In an interview with Newsmanagers, its CEO, Jean-René Giraud, presents the company and explains his strategy
Comme souvent en période de vacances, nous proposons un petit « best of » permettant à ceux qui n'ont pas eu le temps de suivre la publication de tous nos portraits de se rattraper !
Alors que le groupe Crédit agricole (Caisses régionales, LCL, Crédit agricole SA, etc.) a publié des résultats 2013 en net rebond avec 5,1 Md€ de résultat net, soit mieux que ceux annoncés la semaine dernière par BNP Paribas et Société Générale, et un PNB de 31,2 Md€ (+1,6%/2012), le métier assurances est lui aussi dans le vert en termes d’activité, confirmant les résultats du troisième trimestre 2013. 4,3 Md€ de collecte nette positive en France en 2013 Ainsi, selon les premières données dévoilées par le groupe, l’activité assurance affiche un chiffre d’affaires de 26,4 Md€ sur l’année 2013, avec 18,6 Md€ (+14,9%/2012) rien que pour l’assurance vie, qui «enregistre en 2013 une progression de son activité supérieure à celle du marché», indique le groupe dans son communiqué. La collecte nette positive s'élève à 5,4 Md€ en 2013, dont 4,3 Md€ en France pour 235 Md€ d’encours d’assurance vie à fin décembre 2013 (dont 18,4% en unités de compte), en hausse de 4,6% en un an. 2,6 Md€ de chiffre d’affaires pour l’assurance dommage en 2013 De son côté, l’activité assurance dommages poursuit sa croissance avec un chiffre d’affaires en France de 2,6 Md€, en progression de 6,2%. «Le ratio sinistralité / cotisations de l’activité (net de réassurance) est toujours bien maîtrisé, à 70,9% pour l’année 2013, malgré les événements climatiques de l'été et de la fin de l’année 2013», se félicite le groupe. Seul marché en baisse, l’assurance emprunteur voit son chiffre d’affaires atterrir à 932 M€ (964 M€ en 2012), une fois de plus plombé par la baisse de la production de crédit à la consommation. A l’international, le chiffre d’affaires total atteint 4,2 Md€ en 2013. Un résultat net part du groupe de 922 M€ Si le résultat avant impôt reflète les bonnes performances en termes d’activité du métier assurances (+14,1% au quatrième trimestre 2013 par rapport au quatrième trimestre 2012), le résultat net part du groupe s'établit à 922 M€ en 2013 : il est «pénalisé par la hausse du taux d’impôt comptabilisée au quatrième trimestre 2013 pour l’ensemble de l’année et qui représente une charge supplémentaire de 35 M€», ainsi que d’autres charges financières liées aux exigences de Bâle 3, souligne le groupe. 9 Md€ investis dans l'économie française En ce qui concerne les placements, le pôle assurances a «poursuivi sa politique de gestion prudente» en réduisant son exposition aux dettes de l’Italie, l’Espagne, l’Irlande et le Portugal (7 Md€ fin 2013, - 900 M€ sur un an) et en augmentant la part des produits de taux (82,8% des placements en 2013 contre 79,4% à fin 2012). Enfin, le groupe rappelle que Crédit agricole assurances a confirmé en 2013 son rôle dans le financement de l'économie française en y investissant 9 Md€.
A un jour d’intervalle, BPCE et CNP Assurances ont employé presque les mêmes mots pour évoquer la suite de leurs relations commerciales, après les accords actuels qui s’achèvent fin décembre 2015. « Je suis confiant dans la capacité de nos deux institutions à suivre une démarche de type industriel et commercial. C’est une approche bien meilleure qu’une démarche de type juridique et financière », a déclaré hier Frédéric Lavenir, le directeur général de CNP Assurances, à l’occasion de la présentation des résultats annuels du premier assureur-vie français. Des propos qui font écho à ceux de François Pérol, le président du directoire du groupe BPCE : « Nous sommes confiants : la discussion va s’engager sur le terrain industriel, qui reste le seul qui vaille pour le groupe BPCE, comme pour la CNP » (« Les Echos » d’hier). Divergence de vue Alors que le groupe bancaire a annoncé qu’il ne ferait plus produire les nouveaux contrats d’assurance-vie vendus aux guichets des Caisses d’Epargne à partir du 1erjanvier 2016 par CNP Assurances, mais par sa propre filiale Natixis Assurances, Frédéric Lavenir a assuré une fois de plus qu’ « il y aura un partenariat » à cet horizon. Mais « il ne faudrait pas qu’il soit a minima », a-t-il ajouté. Aux dernières nouvelles, les négociations n’ont pourtant toujours pas commencé. Si les deux parties ne se sont pas encore mises autour de la table, c’est qu’ils ont une divergence de vue profonde sur le devenir après 2015 des commissions versées par CNP Assurances à BPCE, aujourd’hui versées en échange de la distribution de ses produits dans le réseau de l’Ecureuil. Celles-ci se sont élevées à 848 millions d’euros au titre de l’exercice 2013 pour l’ensemble des produits (épargne, prévoyance, assurance-emprunteur). « Nous sommes dans une posture de négociation globale, a réaffirmé Frédéric Lavenir. BPCE avait une vision moins globale et considérait qu’il y avait un sujet à part sur les commissions. Il est évident que l’ensemble des sujets sont liés. » L’assureur confirme avoir travaillé à des schémas de propositions. En attendant, il sort d’une année qui montre, selon lui, « la solidité et la capacité d'évolution du modèle CNP Assurances ». Donnant la priorité « à la qualité de sa production », à travers notamment une collecte d'épargne davantage tournée vers les unités de compte, le groupe a vu sa marge sur affaires nouvelles augmenter de 2,5 points, à 14,1 %. Son chiffre d’affaires, lui, a progressé de 4,6 %, à 27,67 milliards d’euros. Le fort redémarrage de l’activité en Italie (+ 85,4 %), ainsi que la croissance du Brésil (certes limitée à 4,9 % en raison de la forte dépréciation du real) ont compensé le repli en France (-1,8 %, à 21,1 milliards) qui tient à une moindre collecte d’assurance-vie en euros. Le résultat net ressort en hausse de 8,3 %, à 1,03 milliard d’euros pour une marge de solvabilité de 302 % (115 % hors plus- values latentes). Lire la suite : cliquez ici
A l’occasion de la présentation de ses résultats 2013, Swiss Re a annoncé la nomination de David Cole au poste de directeur financier du groupe. Ancien directeur des risques du groupe, David Cole succède ainsi à George Quinn qui doit rejoindre Zurich Insurance au printemps. Ainsi, David Cole prendra ses nouvelles fonctions le 1er mai 2014. Walter B. Kielholz, président du conseil d’administration de Swiss Re, déclare: « Je suis heureux d’annoncer que David Cole a été nommé nouveau directeur financier du groupe Swiss Re, succédant à George Quinn. David a les compétences nécessaires pour performer dans ce rôle clé. En tant que directeur des risques du groupe pendant trois ans, il a acquis une grande expérience en matière de réglementation, qui est de plus en plus complexe dans notre secteur. La nomination de David démontre bien la capacité que Swiss Re a d’avoir de véritable talent. » David Cole rejoint Swiss Re en novembre 2010 et devient directeur des risques du groupe en mars 2011. Avant cela, il était directeur des risques, puis directeur financier d’ ABN Amro Holding, groupe bancaire basé aux Pays-Bas. Il a occupé plusieurs postes de gestion des risques et de gestion de la relation client, et a travaillé dans plusieurs pays en Europe et dans les Amériques. Il a rejoint ABN Amro en 1984. En 2012 et 2013, David Cole a également servi en tant que président de la CRO Forum, une association internationale de gestion des risques de haut niveau des professionnels de réassurance. David Cole est né en 1961 et a la double nationalité américaine et néerlandaise.
Dans ce marché très concurrentiel de la complémentaire santé, avec les évolutions actuelles (loi ANI, révision annoncée des contrats responsables et solidaires), les mutuelles 45 sont à la croisée des chemins. Pour être en ordre de marche, plusieurs perspectives s’offrent à elles. Engagé au lendemain de la réforme du Code de la Mutualité en 2001, le mouvement de concentration des mutuelles s’est renforcé avec la préparation à Solvabilité II. On l’a vu, d’autres rapprochements ont eu lieu dans la foulée de l’instauration de la loi ANI. Si le business model des mutuelles de tailles moyenne et petite est remis en cause avec ces nouveautés, elles attendent que l’horizon se précise (décret à venir sur les contrats socles de la loi ANI, révision du contenu des contrats solidaires et responsables) afin de déterminer leur positionnement. A contrario des grandes mutuelles, déjà dans les ???'starting blocks’’. « Au plan stratégique, on distingue actuellement trois tendances majeures parmi les mutuelles : certaines sont tentées de fusionner ou de se rapprocher d’une grande mutuelle, avec un fort risque de disparition à terme. D’autres mutuelles sont tentées de s’adosser à un groupement paritaire, espérant attirer les nouveaux retraités ou prendre en charge les surcomplémentaires santé. Une troisième catégorie de mutuelles souhaite conserver leur indépendance en axant leur développement sur leur c??ur d’expertise, à savoir la complémentaire santé, auprès des jeunes seniors, des travailleurs non salariés, en s’ouvrant au courtage ou encore en se focalisant sur des niches, par exemple », synthétise Céline Blattner, associée et responsable du Pôle prévoyance et santé au sein du cabinet Actuaris.
Il faudra agir encore plus vite que prévu sur le dossier de l'échange automatique d’informations en matière fiscale, assure la ministre des finances Eveline Widmer-Schlumpf dans une interview parue jeudi dans le quotidien «Neue Zürcher Zeitung». La proximité des sommets du G20 et de l’OCDE, où le thème de l'échange automatique d’informations sera abordé, bouleverse à nouveau les plans de la Suisse sur le futur du secret bancaire. «Les principes pour l'échange automatique d’informations ont été développés plus vite qu’attendu», souligne la conseillère fédérale.Les ministres des finances du G20 examineront cette fin de semaine une norme élaborée par l’OCDE. Le G20 doit officialiser l'échange automatique d’informations en tant que principe global en septembre. Bien que ce délai soit prévu depuis un an et demi, Eveline Widmer-Schlumpf ne s’attendait pas «jusqu’il y a quelques semaines» à ce que cette norme soit si vite créée."Le temps manque maintenant pour trouver les réponses aux questions qui nous hantent vraiment - l’accès au marché et une solution pour les fonds dissimulés en Suisse», reconnaît la ministre des finances. «La Suisse doit à présent se positionner rapidement, aussi par rapport à l’Union européenne», ajoute Eveline Widmer-Schlumpf.
The former asset management unit at Lehman Brothers, Neuberger Berman is doing well today. “We have solid performance, happy clients and good inflows,” says George Walker, CEO, in an interview with Financial Times fund management. One of the keys to his success is the structure of the firm, which is owned by 400 employees. “The recruitments are infinitely easier, particularly for portfolio managers. That gives people enormous confience in the fact that they will be able to focus on management,” Walker explains. Last year, the firm recruited professionals from ING Investment Management and JPMorgan. It is now in the process of building a high yield debt team. The article also states that assets under management in Europe at Neuberger Berman quadrupled in the space of five years, while assets under management in Euorpean UCITS funds rose from slightly under USD1bn to USD16bn.
Depuis juin 2005, les normes internationales IFRS s’appliquent au secteur de l’assurance, sous une forme un peu particulière. Le normalisateur comptable international, l’IASB, a opté pour une norme transitoire, IFRS 4 Phase 1, dans laquelle la plupart des actifs sont comptabilisés en valeur de marché, tandis que les passifs restent norme locale, soit au coût amorti pour l’essentiel. Le mécanisme de comptabilité reflet, qui repose sur l’affectation aux assurés de la revalorisation comptable des actions, via le mécanisme de participation aux bénéfices différée, corrige l’incohérence de valorisation entre les actifs et les passifs. Cependant, l’IFRS 4 Phase 1 n'était pas considérée comme une vraie norme pour les assureurs puisqu’ils continuaient à appliquer les normes locales pour les passifs. Le triple objectif de transparence, de comparabilité et de lisibilité n'était alors pas respecté. Une phase 2 avait été ainsi prévue d’emblée dans l’idée de comptabiliser les actifs, mais aussi les passifs à la juste valeur. L’IASB a ainsi ressurgi en juin 2013 l’IFRS 4 Phase 2 sous la forme d’un nouvel exposé sondage. La première version avait suscité un vif rejet en 2010. L’un des objectifs de l’IASB est toujours de pouvoir comparer les secteurs entre eux, les conduisant à proposer des approches qui ne correspondent pas nécessairement au modèle économique de l’assurance. En effet, l’une des clés de la mécanique financière de l’assurance, la gestion actif-passif, est notamment très mal appréhendée du fait de l’existence de deux normes séparée : l’une par la valorisation des actifs financiers (IFRS 9), l’autre par celle des passifs d’assurance (IFRS 4 Phase 2). Nous avons pu faire la démonstration chiffrée que cela ne fonctionne pas Si pour l’assurance non vie, l’IFRS 4 Phase 2 pourrait fonctionner, c’est loin d'être le cas pour l’assurance vie. En effet, l’approche miroir, développée par l’IASB pour tenter de lier actifs et passifs pour les contrats participatifs, ne marche pas. Jean-Michel Pinton, directeur de la comptabilité groupe de CNP Assurances, peut en témoigner puisque l’assureur l’a testé. « Nous faisons partie des douze groupes ayant participé au test grandeur nature de l’Efrag (European Financial Reporting Advisory Group) pour voir comment mettre en oeuvre le projet de norme, avec la particularité de l’avoir réellement mené au niveau quantitatif, explique-t-il. Nous avons donc pu faire la démonstration chiffrée que cela ne fonctionne pas, même si, sur le papier, l’idée de lier l'évaluation des passifs à celle des actifs fait sens. Trop complexe à mettre en ??uvre pour les contrats participatifs français, l’approche miroir repose sur une décomposition des cash-flows selon leur variation - directe, indirecte ou inexistante - aux rendements des actifs sous-jacents. Cette décomposition trop théorique ne correspond ni à la réalité économique des contrats d’assurance vie avec participations aux bénéfices, ni aux pratiques actuarielles de valorisation de ces passifs et débouche sur une méthode complexe, mais surtout instable. » Les propositions alternatives de CNP Assurances D’où l'émergence de propositions alternatives développées notamment par Allianz et CNP Assurances. «Nous préconisons de ne pas créer d’exception à la building block approach, qui détermine la valeur des passifs à partir d’une évaluation courante tenant compte des conditions de marché, ajoute Jean-Michel Pinton de CNP Assurances. Mais nous conseillons d’utiliser, pour la charge d’actualisation des contrats participatifs, au taux CBY (current book yield), reflétant d’une part le rendement des actifs sous-jacents en portefeuille, et d’autre part le rendement projeté des actifs en cas de besoin de réinvestissement d’ici au terme du contrat, ce qui respecte l’objectif de l’approche miroir. » En effet, l’assureur souhaite que l’ensemble des effets des variations de taux de marché soit comptabilisé en OCI (Other Comprehensive Income), y compris leurs effets sur la valeur temps des options et garanties, et non en résultat. Ainsi « le compte de résultat refléterait le comportement des assurés selon les scénarios central et prendrait graduellement en compte le « mismatch » actif-passif », ajoute le directeur de comptabilité groupe de CNP Assurances. En outre, ces modalités permettraient de limiter la volatilité du compte de résultat et de comptabiliser en OCI les éléments volatils qui ont vocation à se résorber dans le temps. « Notre approche est vertueuse, car elle conduira à révéler dans le compte de résultat global (P&L et OCI) les conséquences de la gestion actif-passif et de la vente d’options aux assurés, tout en étant cohérente avec les principes de la comptabilité de couverture », développe Jean-Michel Pinton. Reste encore à ce que ces propositions alternatives soient validées par l’IASB qui entend bien publier sa norme IFRS 4 Phase 2 début 2015, par une application trois ans plus tard.
Le projet stratégique du groupe BPCE de loger l’assurance dans une plate-forme unique chez Natixis annoncé au mois de novembre 2013 se concrétise : le rachat par Natixis des 60% que détenait le groupe BPCE dans BPCE Assurances pour un montant de 300 M€ a été approuvé ce mercredi 19 février en conseil d’administration, a indiqué François Pérol, président du directoire du groupe BPCE et du conseil d’administration de Natixis, le jour-même en fin d’après-midi lors de la présentation des résultats 2013. Le chantier Assurément#2016 lancé De même, le chantier Assurément #2016 a été officiellement lancé. Ce projet qui prévoit la «structuration d’une offre et d’un dispositif industriel performant pour la commercialisation des nouveaux contrats d'épargne et de prévoyance, assurés par Natixis Assurances et distribués par le réseau Caisse d’Epargne, à compter de 2016», selon le communiqué du groupe, sera piloté par Jean-François Lequoy, actuel délégué général de la FFSA et qui devient dès la fin février le monsieur «assurance» du groupe. Interrogé par l’Argus de l’assurance, Laurent Mignon, directeur général de Natixis, a précisé : «Le chantier Assurément#2016 est en route : nous sommes en phase de constitution de notre plate-forme industrielle». Des «discussions industrielles» avec CNP De son côté, questionné sur les relations avec CNP Assurances, François Pérol a indiqué : «Nous souhaitons engager au plus vite des discussions industrielles avec CNP sur l’ensemble des sujets de notre souhait stratégique de reprendre les affaires nouvelles sur notre plate-forme assurance dès janvier 2016» en précisant que CNP, qui présente ses résultats ce jeudi 20 février au matin, «travaille à élaborer ces propositions». 500 M€ de collecte nette en assurance vie En termes d’activité, à l’instar du groupe qui a réalisé un produit net bancaire de 23 Md€ en 2013, en hausse de 4,6% sur un an, l’assurance a connu une belle année commerciale pour l’ensemble des réseaux : la collecte brute en assurance vie s'élève à 10,5 Md€ pour finir l’année à 153,5 Md€ d’encours en hausse de + 2,3% sur un an (41,8 Md€ pour le réseau Banque populaire, en hausse de 3,2% et 107,6 Md€ pour le réseau Caisse d’Epargne à + 1,8% sur un an). La collecte nette avoisine les 500 M€ pour tout le groupe. Un portefeuille de 4 millions de contrats d’assurance Le chiffre d’affaires de l’assurance dommages et prévoyance bondit quant à lui de 9,5% pour s'établir à 1,3 Md€ tout comme le nombre de contrats qui atteint le cap des 4 millions pour l’ensemble du groupe (+10%/2012).
Dans une interview accordée à Option Finance, Jean-Luc Vitré, Directeur des placements financiers du Régime Social des Indépendants (RSI), détaille la répartition de l’allocation d’actifs du régime. Le portefeuille financier comprend ainsi 33% d’actions, 47% de taux, 10% d’immobilier et 10% de monétaire. Au départ de la création du régime, notre exposition aux actions était encore plus importante puisque nous avions hérité d’une position historique d’un des régimes, explique Jean-Luc Vitré. Mais dés le premier semestre 2007, nous avons fait le choix de diminuer de plus de 10% leur poids dans nos actifs. Nous n’avions alors pas anticipé la crise, mais ce portefeuille, hérité de la fusion (le régime social des indépendants est né en 2006 de la fusion des caisses de protection sociale des chefs d’entreprise, ndlr), ne s’inscrivait plus dans le pilotage de nos risques ni dans nos vues de marché. Une décision qui a permis au régime de limiter les pertes durant la crise. Le portefeuille actions est actuellement composé d’actions de sociétés issues des pays de l’OCDE. Sur la partie obligataire, le RSI possède en direct un portefeuille d’emprunts d’Etats qu’il gère essentiellement en buy and hold. Ce dernier est composé en très grande majorité d’emprunts d’Etat français, car au-delà de la fiscalité, cela reste pour nous le seul actif sans risque compte tenu de la nationalité de notre passif, ajoute Jean-Luc Vitré. Les obligations indexées sur l’inflation représentent l’essentiel du portefeuille obligataire français du RSI qui continuera à privilégier ce type de titres. Mais les encours de notre portefeuille, actuellement de 2,4 milliards d’euros, soit 35% de nos encours en obligataires, n’ont cessé de diminuer au rythme des papiers arrivant à maturité et faute de nouvelles opportunités sur le marché, développe le directeur des placements financier du régime. Dés que nous retrouverons une configuration de taux plus intéressante pour un portage en direct, nous investirons davantage sur les emprunts d’Etats en direct. Cette stratégie se fera certainement au détriment d’une partie de notre portefeuille d’obligations corporate, qui n’a cessé de progresser ces dernières années pour atteindre actuellement 34% de nos actifs obligataires. La gestion de celui-ci est entièrement externalisé tout comme les placements en actions et en monétaire du RSI.
La Mutuelle UMC réalise 95 % de son chiffre d'affaires en complémentaire santé. La politique de gestion qui a soutenu ses quarante-six années de développement se traduit par des fonds propres de 99 millions d'euros représentant près de 4,81 fois l'exigence de marge de solvabilité. Frédéric Bernard, Directeur général de la Mutuelle UMC, nous explique l'organisation financière de son institution ainsi que sa philosophie de placements.
Émission obligataire cotée, l'IBO est née en juillet 2012. Alternative au crédit bancaire, elle permet aux entreprises moyennes, qu'elles soient cotées ou pas, d'accéder à l'ensemble des investisseurs, notamment les particuliers. Revue des contraintes juridiques liées à ces émissions.
Début janvier 2014, Hugues Fournier a quitté la direction générale de Macif Gestion, filiale du groupe OFI (dont le premier actionnaire est le groupe Macif), pour devenir directeur financier adjoint du groupe Macif. Il évoque les raisons de ce changement de poste et explique ses nouvelles missions à la rédaction d’Instit Invest. « Le groupe OFI prépare actuellement la fusion de trois structures du groupe, à savoir OFI Mandats, Macif Gestion et OFI AM. Etant le directeur général de Macif Gestion, je me suis interrogé sur mon avenir. J’avais plusieurs options : soit continuer au sein du groupe OFI, soit revenir au sein du groupe Macif. Etant issu du groupe Macif, mon choix s’est rapidement orienté vers la deuxième option. En tant que directeur financier adjoint du groupe Macif au sein de la Direction générale adjointe du pilotage économique et financier, je m’occupe dorénavant du suivi des participations du groupe, des négociations et des refinancements bancaires du groupe, de pilotage actif/passif, de l’allocation stratégique et des placements. Je suis également en charge de la définition et de la construction des modèles financiers utilisés au sein du groupe (modèles de valorisation des participations financières, scénarios économiques...). Je supervise ainsi plusieurs équipes : la première est composée de cinq personnes dédiées au suivi des participations et la deuxième est constituée de deux personnes dédiées à la gestion actif/passif, à la valorisation et aux modèles financiers. Celles-ci sont renforcées par l’arrivée de trois autres personnes antérieurement rattachées au suivi des risques. Quant à l’activité de négociation bancaire et de refinancement, elle est plus ponctuelle, car la Macif n'émet pas de titres de manière récurrente. Ainsi, les décisions remontent au niveau du directeur général, Jean-Marc Raby et du directeur général adjoint en charge du pilotage économique et financier, Olivier Arles. »
Dans la lignée d’un premier semestre réussi, CNP Assurances et Groupama jeudi, puis AXA vendredi, devraient faire état d’une bonne année 2013. Les trois assureurs sont à des étapes très différentes de leurs histoires. CNP Assurances : des questions stratégiques Pour un peu, les résultats de CNP Assurances passeraient presque au second plan cette année. La partie qui se joue en coulisses entre l’assureur et le groupe BPCE sur la suite de leurs accords commerciaux au-delà du 31 décembre 2015 monopolise en effet l’attention. Les investisseurs espèrent, sans trop y croire, des indications sur ce dossier crucial. Mais, selon nos informations, les discussions n’ont toujours pas commencé et la situation semble pour l’instant dans l’impasse. En attendant, les résultats présentés jeudi promettent « d'être bons, sans être mirobolants non plus », estime un analyste. « La croissance des résultats sera limitée par le renforcement des réserves », anticipe un autre. Tous s’attendent à ce que l’assureur ait doté à nouveau sa provision pour participation aux excédents. Sur les neuf premiers mois de l’année, CNP Assurances a enregistré un résultat net de 811 millions d’euros. Alors que l’assureur mise plus que jamais sur le Brésil, son deuxième marché après la France, les analystes surveilleront de près l’impact de la forte dépréciation du real brésilien sur les comptes. Enfin, ils espèrent que l e groupe renouera avec un paiement du dividende en cash, après avoir proposé deux années de suite l’option dun paiement en actions. Groupama : retour aux bénéfices annoncé Groupama a annoncé la couleur. L’exercice 2013 marquera le retour dans le vert après les lourdes pertes des années précédentes (- 589 millions d’euros en 2012 et - 1,8 milliard en 2011). Thierry Martel, son directeur général, a même promis des bénéfices « très significatifs ». Au premier semestre, l’assureur a déjà dégagé un bénéfice de 187 millions d’euros. Le niveau de la marge de solvabilité (qui s'élevait à 170 % à fin juin après avoir touché le fond en 2011) sera scruté avec attention. Le travail abattu en deux ans (ventes d’actifs et de filiales, réduction des risques au bilan, etc.) se traduit donc dans les chiffres, ce qui a valu au passage à Groupama de voir sa note relevée à BBB par Fitch. L’assureur a fait de l’amélioration de la rentabilité opérationnelle son grand objectif et il sera très attendu sur ce plan-là. Reste à voir si le ratio combiné (sinistres et frais rapportés aux primes) du premier assureur agricole français n’aura pas trop souffert après les nombreuses intempéries de l’année dernière. AXA : la confirmation De l’avis général, Henri de Castries, dont le mandat de PDG devrait être prolongé pour 4 ans supplémentaires lors de l’assemblée générale de 2014, devrait afficher des résultats de bonne tenue. « On attend une bonne dynamique opérationnelle aussi bien en vie - avec en particulier une amélioration aux Etats-Unis - qu’en non-vie », pronostique Benoî t Valleaux (Natixis), qui table sur un résultat opérationnel de 4,8 milliards d’euros (en hausse de 13% sur un an). Raphaël Caruso (Raymond James Euro Equities), lui, anticipe 4,7 milliards d’euros de résultat net. Le groupe s’est « bien métamorphosé ces dernières années », explique-t-il et devrait profiter d’un développement de plus en plus fort sur les activités de biens et de responsabilité - « un segment très rentable » - couplé à un redressement de l’activité d'épargne en unités de compte. Lire la suite : cliquez ici
Six ans après sa création, Delta Alternative Management (Delta AM) entend donner un coup d’accélérateur à son développement. En accueillant à son tour de table deux nouveaux actionnaires – à savoir la Financière Dassault et Blue Alpha, structure créée par Thierry Callault (lire NewsManagers du 17 janvier), chacun détenant 15,05 % du capital –, la compagnie française compte bien franchir une étape décisive dans son évolution. «L’arrivée de nouveaux actionnaires témoigne de notre volonté de poursuivre et d’accélérer le développement de la société et de franchir un nouveau cap, explique à Thibaut Sciard, directeur général de Delta Alternative Management (Delta AM). A ce titre, la Financière Dassault pourra nous apporter des encours supplémentaires et un accès à leur réseau.»La société de gestion, qui gère aujourd’hui 50 millions d’euros d’actifs après avoir enregistré une collecte nette d’environ 3 millions d’euros en 2013, ne cache d’ailleurs pas son ambition. «Notre objectif est de doubler nos encours pour atteindre le seuil fatidique des 100 millions d’euros dans les 6 à 12 mois qui viennent», avance Thibaut Sciard. Un objectif qui concerne en priorité son fonds phare Delta Prime ESSF, lancé au moment de la création de la société.Spécialisée dans les situations spéciales des dettes d’entreprises, Delta AM s’ouvre toutefois de nouveaux horizons et affiche aujourd’hui un «intérêt pour le financement de l’économie réelle car nous avons été sollicités par des entreprises confrontées à des besoins de financement», souligne Thibaut Sciard. Dans cette logique, Delta AM a donc lancé deux nouveaux fonds. Le premier, Delta Bond Plus, sera lancé en mars et est dédié aux investisseurs institutionnels. «Avec ce fonds d’une durée de vie de 5 ans, nous ciblons le PME-ETI avec des financements n’excédant pas 3 ans, précise Thibaut Sciard. Toutefois, le fonds ne sera pas lancé si nous n’avons pas 30 millions d’euros entre le premier closing fin mars et le deuxième closing fin avril. A la fin du mois de mai, l’objectif est de collecter 100 millions d’euros dans Delta Bond Plus.» En parallèle, Delta AM a lancé début janvier le fonds Delta France SMid Cap, le pendant de Delta Bond Plus dédié aux actions et éligible au PEA-PME. «C’est un fonds plus grand public pour lequel nous travaillons avec Sébastien Faijean, directeur associé d’IDMidcaps, qui intervient comme conseiller de premier niveau, indique Thibaut Sciard. Nous visons entre 50 et 100 millions d’euros pour Delta France SMid Cap.» Si la société de gestion parvient à concrétiser l’ensemble de ses objectifs, ses encours pourraient alors être multipliés par 6 en l’espace de deux ans.
L’opérateur britannique a porté plainte contre son rival espagnol pour abus de position dominante sur le marché espagnol du téléphone, de l’accès internet et la télévision. Cette plainte, déposée vendredi, intervient alors que la concurrence se durcit en Espagne, plusieurs sources évoquant une possible offre d’achat de Vodafone sur le câblo-opérateur Ono.
La complémentaire santé représentant 88 % de l’activité des 483 mutuelles 45 recensées par la Drees en 2011, l’implication de ces organismes dans la couverture d’autres risques est minime. Encore convient-il de distinguer les grandes mutuelles avec celles de taille plus modeste. «Suite à la loi ANI, les mutuelles 45 qui vont se positionner sur le collectif seront contraintes d’aller vers la prévoyance et de nouer des rapprochements ou de partenariats. Et compte tenu de leurs valeurs, elles sont particulièrement désignées pour se positionner sur la dépendance«, estime Jean Sammut, Président du cabinet Procial. Une diversification vers des risques longs, gourmands en fonds propres, à l’inverse de ce risque court qu’est la santé. D’où la nécessité de bien affûter sa stratégie en tenant compte de ses spécificités. Difficile cependant de développer une stratégie dépendance sur des garanties en inclusion dans les contrats si les cotisations versées sont à fonds perdus. Quant à l’assurance emprunteur, c’est un marché peu investi par les mutuelles. En vue de se diversifier, différentes voies s’offrent aux mutuelles selon leur taille. Ainsi, 23 % du chiffre d’affaires de la Mutuelle Générale, soit 240M d’euros, émanent de la prévoyance, une activité pour laquelle elle est son propre assureur. Et la mutuelle Just’en Famille, rayonnant dans le Nord-Pas de Calais et en Picardie, a conclu un partenariat de réciprocité avec AG2R-La Mondiale basé sur «l'échange de produits», notamment pour proposer prévoyance et dépendance à ses adhérents. Avec les dispositions en cours dans le domaine de la complémentaire santé (loi ANI, refonte annoncée des contrats responsables et solidaires), un autre champ de diversification pour les mutuelles sera «d’investir dans les problématiques de service«, comme le prévoit Jean Sammut. Les normes imposées par la loi étant de plus en plus contraignantes, ce sera un moyen de bien marquer sa différence.
Legg Mason will in 2014 celebrate its second anniversary on the French market. In an interview with Newsmanagers, Vincent Passa, director of distribution for France, Monaco and Benelux since 2007, welcomes the commercial results achieved since 2013. The objective of assets of USD1bn for the French market will come in due time. In 2014, Legg Mason Paris hopes to benefit from the growing interst of institutionals in geographical diversification. These clients are eventually expected to represent one third of assets.
P { margin-bottom: 0.08in; } Hedge funds are earning spectacular returns, but foreign investors remain wary, the Financial Times finds in a long article on the subject. “The fund managers we see in China really are posting very good figures, but they are too opaque. Nobody quite knows how they are doing,” one investor interviewed by the newspaper says. Overall, greater China hedge funds in 2013 posted gains of more than 19%, according to Eurekahedge.
«L’excédent budgétaire primaire (hors service de la dette, ndlr) est nettement plus élevé que nous l’avions estimé initialement (...) Je vous annonce maintenant qu’il dépasse 1,5 milliard d’euros, soit trois fois plus que nos calculs initiaux», s’est félicité le Premier ministre Antonis Samaras dans une interview publiée dans l'édition dominicale du journal To Vima, vendue dans les kiosques dès samedi soir. Des responsables européens ont toutefois jugé préférable d’attendre la publication en avril des chiffres officiels de l’agence européenne de la statistique, Eurostat. Aux termes de l’accord par lequel les créanciers internationaux ont fourni une aide totale de 240 milliards d’euros à la Grèce, le pays devait atteindre un excédent budgétaire primaire en 2014. Antonis Samaras a réaffirmé son intention d’utiliser cet excédent pour alléger le fardeau pesant sur les catégories les plus durement touchées par l’austérité.