La colère gronde chez les grands utilisateurs de données financières, confrontés à une flambée des prix. Car, dans le monde de la finance, les «???data???» constituent la matière première. Elle est donc incontournable. Prix d’achat et de vente d’une action, d’une obligation ou d’un autre produit financier, niveau de l’offre, de la demande, informations sur le marché, description des indices, historique des cours... les salles de marché des banques, assureurs, dépositaires et valorisateurs ou sociétés de gestion ont chaque jour besoin de brasser ce type de données par millions. Ces «???data???» leur sont fournies par plusieurs grands opérateurs (Bloomberg, Thomson Reuters, Six Financial), les agences de notation (Fitch, Standard & Poor’s) ou les fournisseurs d’indices (Standard & Poor’s, MSCI, Dow Jones, Stoxx). «???Choc des données???» «???Depuis des années, ces fournisseurs, abusant de leur position dominante et n'étant soumis à aucune réglementation et supervision, ont régulièrement et sans vergogne augmenté leur prix d’accès aux données???», alerte une société de conseil qui travaille avec des grandes institutions financières françaises et européennes. Elle affirme que ces augmentations de tarifs «???ont pris une ampleur exceptionnelle ces deux dernières années. Celles-ci, combinées à un besoin croissant de données des valorisateurs, sont en train de mener à un choc des données???». Certains fournisseurs d’indices auraient ainsi présenté à leurs clients des augmentations allant «???d’un facteur multiplicateur de 4 à 24???» . Par ailleurs, selon nos informations, Bloomberg serait en train de négocier avec l’ensemble des établissements de la place un nouveau contrat sur les flux de données associées à ses terminaux, qui se traduirait par une hausse d’au moins 30???% de la facture sur les trois années à venir. Le géant de l’information financière jure qu’il ne fait que répercuter les hausses de prix de ses propres fournisseurs. De fait, certains opérateurs boursiers procèdent à des augmentations pour le moins audacieuses. Lire la suite : cliquez ici
Depuis le début du mois, Groupama présente son plan stratégique opérationnel (PSO) 2013-2015. Le 13 décembre, la direction a dévoilé à l’assemblée générale de la Fédération nationale Goupama ce document qui détaille les grandes orientations pour le groupe mutualiste et, quelques jours avant, aux syndicats. Un exercice très attendu en interne. « Depuis deux ans, on a l’impression que la direction joue davantage les pompiers que les stratèges », regrette ainsi un syndicaliste. Fin novembre, les agents généraux de Gan assurance ont piqué une grosse colère, lors d’une assemblée générale extraordinaire de leur syndicat, le Snagan, dénonçant, entre autres, l'« absence de stratégie commerciale » et le quasi-abandon du plan Entreprendre 2012 (L’Argus de l’assurance, n°7339). « L’objectif n°1 de la solvabilité a été atteint, mais les salariés ne perçoivent pas très bien ce que les dirigeants actuels veulent faire de Groupama », témoigne un ancien cadre. Il semble bien loin le temps où Jean Azéma, le directeur général d’alors, affichait haut et fort l’objectif de hisser Groupama parmi les dix premiers assureurs européens. Crise financière et investissements hasardeux ont balayé cette stratégie et le nouveau tandem installé à la tête du géant mutualiste - Thierry Martel, devenu directeur général, et Christian Collin, directeur général délégué - a d’abord cherché à redresser une marge de solvabilité tombée à 107% en 2011. Lire la suite : cliquez ici
Anne-Sophie Grave, directrice des retraites et de la solidarité de la Caisse des Dépôts, et Patrick Sitbon, nouveau directeur de l’Etablissement Public des Fonds de Prévoyance militaire et de l’aéronautique (EPFP) ont prolongé la convention de gestion qui les lie jusqu’en 2018. Ce partenariat renouvelé s’appuie sur les acquis de la première convention, établie à la création de l’EPFP en juillet 2008. Depuis la constitution de l'établissement, la Caisse des Dépôts a assuré la montée en puissance des activités sur la gestion des allocations, des secours, des flux financiers, de la comptabilité et des prêts immobiliers. Pour les quatre ans à venir, elle continuera à soutenir les évolutions de l’EPFP tout en poursuivant l’optimisation de la gestion et de la sécurité des processus opérationnels. La convention prévoit par ailleurs de nouvelles prestations, en particulier pour l’accompagnement des administrateurs. La signature de cette nouvelle convention suit de près l’entrée en fonction, le 1er décembre, de Patrick Sitbon, magistrat de la Cour des Comptes. Ce dernier a souligné « la qualité du travail réalisé par la Caisse des Dépôts et a dit son souhait de faire appel à elle de façon croissante. » Anne-Sophie Grave, a salué « la bonne définition de l’intervention de chacun des partenaires sur les différents champs », et a dit « la fierté de la Caisse des Dépôts d’exercer cette mission ». Les fonds de prévoyance militaire et de l’aéronautique ont été créés pour assurer la couverture des risques d’invalidité et de décès des militaires ou membres de l’aéronautique lors de leur service.
La leçon la plus sombre de la crise financière mondiale : des mesures supposées augmenter la résilience (dans ce cas, le modèle financier «originate and distribute») n’ont fait que la diminuer. Un danger similaire menace-t-il maintenant la stabilité ? Oui. La prochaine pénurie de liquidités pourrait naître des obligations en devises étrangères des sociétés non financières des économies émergentes. Au centre, des gestionnaires d’actifs, et non les banques. La crise du ???taper tantrum’ http://www.lenouveleconomiste.fr/la-fed-taper-and-not-tighten-20810/ de l'été dernier en a donné un avant-goût. L’annonce faite par la réserve fédérale américaine d’une possible réduction du taux de progression de son bilan a eu un effet foudroyant sur les économies émergentes. Comme l’a relevé le FMI dans le World Economic outlook sur l'économie mondiale d’octobre : « Les interrogations autour d’un resserrement de la politique monétaire américaine et d’un ralentissement de la croissance des économies des marchés émergents ont provoqué des sorties de capitaux très importantes des marchés émergent au cours du mois de juin 2013 ». Les conséquences ont été élargissement des spreads de risque, chutes des bourses et fortes baisses des taux de change par rapport au dollar. Pourquoi la seule éventualité d’un petit pas de la FED vers le resserrement de la politique monétaire provoque-t-elle ce chaos? Durant une conférence sur l’Asie à la banque de la réserve de San Francisco, Hyun Song Shin, de Princeton, un économiste de la finance parmi les plus respectés dans le monde, a avancé une réponse : la croissance de la demande d’obligations du secteur privé des économies émergentes. Durant les booms, la finance inonde le marché, provoquant des excès. Durant les creux, la finance s’assèche, et provoque des marasmes. Ce phénomène est connu sous le terme générique de « liquidités mondiales ». Avant la crise financière mondiale, les banques étaient les principaux fournisseurs de liquidités. Depuis 2010, le financement par obligations de sociétés des secteurs non-financiers des économies émergentes s’est accru. Les gestionnaires d’actifs (BlackRock, Vanguard, Fidelity, State Street, Pimco, etc) entraînent les flux. Ceci, alors, amène la «deuxième phase des liquidités mondiales.» C’est aussi pour cette raison que les flux de portefeuilles des économies émergentes se sont inversés l'été dernier. Les politiques des économies émergentes ont changé de deux façons : les sociétés non bancaires empruntent plus que les banques. Et les titres de créances ont en grande partie remplacé les prêts. Beaucoup d’emprunts sont contractés à l'étranger. L’un des signes en est l'écart grandissant entre les emprunts par lieu de résidence et par nationalité : les entreprises chinoises, par exemple, émettent des obligations en devises étrangères à Hong Kong, et non en Chine continentale. Lire la suite : cliquez ici
Dans le cadre d'une mission générale de contrôle des placements des organismes de retraite complémentaire sollicitée par le ministre du travail, de l'emploi et de la santé, une mission IGAS a conduit six contrôles sur pièces et sur place, contradictoires.
Frédéric Jauffret créé Jauffret Consultiva en 2003, après avoir passé près de dix ans chez Prudential Securities. Il débute sa carrière en Suisse dans le conseil financier auprès d'équipes de gestion d’actifs. Il fréquente plusieurs grands établissements, dont la Banque Worms et le Crédit Suisse. 1. Meilleur conseil à donner à un gérant : Savoir reconnaître ses erreurs et ne pas les cacher Lire la suite : cliquez ici
Sumitomo Mitsui Trust, quatrième plus importante banque nippone par sa capitalisation boursière, prévoit de porter de 10% actuellement à 15% la part de ses bénéfices réalisés à l’étranger d’ici à mars 2015, en développant notamment ses activités de conservation et de gestion d’actifs hors du Japon, a déclaré mardi lors d’une interview son président, Hitoshi Tsunekage.
Dans un communiqué daté du 24 décembre, ils précisent que cela passera par la création d’une Union de Groupe Mutualiste (UGM) avant l'été 2014, le premier président de cette UGM étant Daniel Havis, PDG du groupe Matmut, et le vice-président Mikel de Rezola, président d’Ociane. La création de cette UGM permettra, en matière de frais de santé et de prévoyance, d’organiser notamment la convergence des gammes de complémentaire santé, en particulier en créant de nouvelles offres dédiées au segment des TPE, de mettre en place une communication efficace et de partager les compétences pour l’animation des réseaux.
Dans le cadre d'une mission générale de contrôle des placements des organismes de retraite complémentaire sollicitée par le ministre du travail, de l'emploi et de la santé, une mission IGAS a conduit six contrôles sur pièces et sur place, contradictoires.
2014 : Les perspectives des principales sociétés de gestion de la place Une enquête indépendante et gratuite réalisée auprès d’une centaine de sociétés de gestion proposant une large gamme de produits et de services. Un questionnaire réalisé via internet comprenant une vingtaine de questions: des questions relatives aux anticipations afférentes à différentes classes et typologies d’actifs ainsi qu’aux stratégies d’investissement mises en ??uvre ; des questions relatives aux anticipations d’ordre macro-économique. Une synthèse bimestrielle, accessible gratuitement, qui permet de confronter les anticipations des sociétés de gestion sur différentes classes d’actifs plus ou moins risquées avec le niveau de risque qu’elles prennent réellement au sein de leurs portefeuilles de référence. Ce baromètre permet également de voir évoluer l’appétit pour le risque des sociétés de gestion dans le temps. Pour télécharger le baromètre de décembre sur les perspectives 2014 : cliquez ici
Marie-Pierre Peillon a été réélue présidente du Conseil d’administration de la SFAF. Elle entend poursuivre les travaux initiés sous sa mandature : imposer l’association comme un acteur incontournable de la construction d’une nouvelle finance «d’après-crise», consolider le Centre de Formation et les relations avec les émetteurs et positionner la SFAF comme centre de réflexion et d’action. Trois nouvelles administratrices ont rejoint le Conseil d’administration: Agnès Blazy a rejoint CM-CIC Securities en 2001. Elle est analyste financier ISR, spécialisée en gouvernance depuis 2006, après avoir été analyste « aéronautique et défense » et coordinatrice internationale. Au préalable, elle a été analyste chez MIA-MARCHE INTER ACTIONS; analyste « stock picking » chez PINATON, analyste automobile à la SOCIETE GENERALE et chez DUPONT DENANT. Agée de 49 ans, Agnès Blazy est diplômée du Centre de formation de la SFAF et de l’IEA, Institut Européen des Affaires. Elle est membre de la SFAF depuis 1996. Barbara Cohen a rejoint BNP Paribas Asset Management en 2002. Elle y est responsable de la recherche crédit Europe depuis 2007, et analyste buy side depuis 2002. Au préalable, Barbara a été chargée d’affaires en private equity (1990 à 2000) chez Natexis Banques-Populaires puis analyste action sell side chez Natexis Capital. Agée de 47 ans, Barbara Cohen est diplômée du Centre de formation de la SFAF où elle est chargée de TD depuis 2005. Elle est titulaire d’un DESS de gestion des organismes bancaires et financiers (Dauphine) et membre de la SFAF depuis 2000. Véronique Laurent-Lasson a fondé en août 2013 Sponsor Finance, société de conseil en placement privé, introductions en bourse et fusions /acquisitions. Elle a été de 2010 à 2013 directeur executif d’AELIOS Finance, après avoir créé les départements « corporate finance » de KEPLER Capital Market (2007) et de CM-CIC Securities (2006). Au préalable, elle était chargée des valeurs étrangères chez NYSE EURONEXT Paris. Agée de 42 ans, Véronique Laurent-Lasson est diplômée du Centre de formation à l’Analyse Financière. Elle est titulaire d’un DESS banque et finance (Dauphine) et membre de la SFAF depuis 2000. Elues pour quatre ans, elles remplacent des administrateurs dont le mandat arrivait à échéance : Vincent Bazi, Isaac Chebar et Ibra Wane.
SCOR annonce le lancement d’une solution de capital contingent innovante et efficace pour une durée de trois ans prenant la forme d’une ligne d'émission d’actions garantie, qui apporte au Groupe une couverture de EUR 200 millions en cas de survenance d’un événement extrême (catastrophes naturelles ou événements vie). Cette solution s’inscrit dans le cadre de l’un des quatre piliers du Groupe, à savoir « une protection du capital efficace », ainsi que de son plan stratégique « Optimal Dynamics ». Dans le prolongement de l’autorisation accordée par son assemblée générale en avril 2013, SCOR a mis en place une nouvelle ligne d'émission contingente d’actions avec UBS. Cette solution remplacera, au 1er janvier 2014, l’actuelle solution de capital contingent, qui vient à terme le 31 décembre 2013. En vertu de ce nouvel instrument de EUR 200 millions, SCOR augmente de EUR 50 millions son niveau de protection par rapport à la solution de capital contingent existante. Pour ce nouveau programme, SCOR paie une commission annuelle à UBS de 0,10 %, ce qui le rend très compétitif en termes de coût par rapport aux précédents programmes de capital contingent ainsi qu'à d’autres formes de capital. De plus, SCOR a fortement réduit la probabilité de survenance d'événements déclencheurs par rapport à sa première structure de 2010 (en rehaussant significativement les seuils de déclenchement applicables), ce qui diminue aussi significativement les coûts pondérés probabilisés pour SCOR et ses actionnaires. Dans le cadre de ce nouveau programme, le montant maximum des augmentations de capital qui pourraient résulter des tirages sur le programme s'élève à EUR 200 millions (prime d'émission incluse), montant pour lequel SCOR a reçu un engagement ferme de souscription de la part d’UBS. L'émission d’actions sera déclenchée dès lors que le montant total des pertes ou des sinistres enregistrés par SCOR et consécutives à la survenance de catastrophes naturelles ou d'événements extrêmes vie s'établira au-dessus d’un certain niveau entre le 1er janvier 2014 et le 31 décembre 2016. Cette solution est disponible en deux tranches de EUR 100 millions chacune. Outre sa reconnaissance dans le modèle interne de SCOR, le programme a reçu un accueil favorable d’un point de vue tant qualitatif que quantitatif de la part des agences de notation, dont un crédit en capital proche du maximum. En l’absence d'événement extrême déclencheur, aucune action ne sera émise dans le cadre de ce programme. Par conséquent, ce programme peut aller jusqu'à son terme sans aucun impact dilutif pour les actionnaires. Denis Kessler, Président-Directeur général de SCOR, déclare : « Nous sommes très heureux de lancer cette nouvelle solution de capital contingent innovante et efficace, qui est pleinement conforme à la politique de gestion du capital dynamique instaurée dans le cadre de notre plan triennal « Optimal Dynamics ». Ce programme continue de protéger SCOR contre l’accumulation d'événements extrêmes prédéfinis et contribuera à renforcer la solvabilité du Groupe si nécessaire. C’est une source de capital extrêmement efficace au sein de la structure du capital de SCOR, plus compétitive encore en termes de coût que le précédent programme. Cette solution est également plus innovante que le précédent mécanisme, dans la mesure où les critères de déclenchement s’inscrivent désormais parfaitement dans le cadre de notre nouvelle zone de capital « optimale » et incluent les événements vie extrêmes, tels une pandémie. Toutefois, la probabilité de déclenchement d’un tel programme, que nous estimons inférieure à 2 % par an, est très faible et se traduit, compte tenu de l’impact dilutif théorique de ce produit, par une dilution moyenne probabilisée inférieure à 0,1 % ». Caractéristiques de la ligne d'émission contingente d’actions L’opération donnera lieu à l'émission par SCOR d’environ 12,7 millions de bons d'émission d’actions en faveur d’UBS, chaque bon donnant à UBS le droit de souscrire à deux actions nouvelles de SCOR. L'émission de bons a été autorisée par la 20e résolution de l’Assemblée générale extraordinaire des actionnaires de SCOR en date du 25 avril 2013 et approuvée par une décision de son Conseil d’administration en date du 5 novembre 2013. Dans le cadre de ce contrat, SCOR a pris l’engagement d’effectuer un tirage au titre du programme encas de survenance d’un événement déclencheur résultant de catastrophes naturelles ou non naturelles, tel que décrit ci-dessous, et UBS a réciproquement pris l’engagement d’exercer le nombre de bons nécessaires à la souscription de EUR 200 millions d’actions nouvelles en deux tranches de EUR 100 millions chacune.
In 2013, iShares has had a record year in Italy, Emanuele Bellingeri, head of the ETF division of BlackRock for Italy, confirms in an interview with Bluerating. “In terms of assets, we have reached EUR13bn, and in the first ten months of the year, inflows totalled about EUR3bn,” he explains. “Taking into account only assets deposited in Italy, iShares has a market share of 53%,” he adds. Bellingeri predicts that 2014 will be marked by an acceleration in the use of ETFs by clients who currently use them less: institutional investors and distribution.
Alors qu’il anticipe pour 2013 un repli d’environ 40% de son excédent brut d’exploitation, le premier fabricant mondial de caoutchouc synthétique pour pneumatiques s’attend à un rebond de ses résultats l’an prochain grâce à son plan de réduction de coûts, a indiqué dans une interview au Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung le président du directoire Axel Heitmann.
Encensée en 2012, la dette émergente a beaucoup souffert en 2013 : de l'amorce de normalisation des taux d'intérêt aux Etats-Unis ; du ralentissement de la croissance (Chine notamment) et du découplage avec les pays développés ; des flux sortants des investisseurs privés et allocataires à hauteur de 35 milliards USD (alors que les flux institutionnels sont restés positifs).
Charles Vaquier, l’ancien directeur général de l’Union Mutualiste Retraite (UMR), s’apprêterait à lancer un site internet baptisé Comparetraite. Un outil gratuit qui, comme son nom l’indique, comparerait les produits de retraite individuels, notamment les contrats Perp et Madelin.
Bouygues Telecom proposera l’an prochain des prix réduits dans l’internet fixe afin de contrer le développement de son rival Free. Dans une interview au Figaro, le PDG de Bouygues, Martin Bouygues, déclare que cette nouvelle offre permettra aux clients intéressés de réaliser 150 euros d'économies par an par rapport aux offres disponibles actuellement sur le marché. «Qui dit mieux? Que Xavier Niel (le fondateur d’Iliad, la maison mère de Free, ndlr) fasse la même chose s’il en est capable !», lance-t-il. Free a créé une nouvelle rupture dans le très haut débit mobile en annonçant au début du mois qu’il proposait la 4G au prix de la 3G, ce qui a obligé ses concurrents à infléchir leur stratégie tarifaire. SFR a ainsi annoncé jeudi l’intégration de la 4G dans un nouveau forfait de sa gamme de téléphonie mobile à bas coûts RED qui sera doté d’un accès illimité au site internet YouTube. Cette nouvelle offre sera affichée au prix de 25,99 euros par mois.
Depuis la nomination d’Eric Lombard au poste de directeur général de Generali France, la place de Stéphane Dedeyan au sein du groupe italien n'était pas encore clairement définie. Une incertitude révolue depuis le 18 décembre, date à laquelle il a été nommé officiellement directeur général délégué de la compagnie française. Stéphane Dedeyan vient d'être nommé directeur général délégué de Generali France. Alors qu’il était en charge de la direction de l'épargne patrimoniale, du développement et de la distribution de Generali France, son nom avait notamment circulé pour prendre auparavant la direction générale française, avant l’annonce officielle de la nomination d’Eric Lombard. Numéro deux au niveau opérationnel L’arrivée de l’ancien PDG de BNP Paribas Cardif aurait pu, selon certains observateurs, rendre un tant soit peu instable la situation de Stéphane Dedeyan au sein de Generali France.Par cette nomination, le groupe italien mené par Mario Greco montre au contraire compter sur ce membre du comité de direction générale en faisant ainsi de lui le numéro deux de la supervision des opérations France.
Introduction Les assureurs (vie) peuvent pousser un « ouf de soulagement » et aborder la nouvelle année des projets plein la tête, après le vote par l’Assemblée nationale, dans la nuit du 3 au 4 décembre, de la réforme de l’assurance-vie dans le cadre du collectif budgétaire 2013. L’année s’annonçait à risque, elle se termine plutôt bien : création de nouveaux produits, « euro-croissance » (au 1er janvier 2014) et « vie-génération » (au 1er juillet 2014), avec maintien de l’antériorité fiscale pour les encours transférés, et fiscalité en cas de succession, certes alourdie pour les plus gros patrimoines, mais moins que ce que préconisaient les députés K. Berger et D. Lefebvre dans leur rapport du mois d’avril, voire neutralisée par la création d’un abattement supplémentaire pour les contrats « vie-génération ». Quant à la généralisation du taux unique de prélèvements sociaux inscrite dans le PLFSS, mesure rétroactive très commentée dans le débat public sur l’insécurité fiscale, celle-ci ne concernera, sauf invalidation par le Conseil Constitutionnel, que certaines catégories de contrats...et aura pour moindre mérite une simplification des calculs. Lire la suite en pièce jointe
In a video interview with Bluerating, Paolo Sarno, who has been appointed as country head of Financière de l’Echiquier in Italy, says that he is aiming for EUR1bn in assets under management in the country. The French firm, which has EUR7.5bn in assets, has just opened an office in Milan, which is also its first office abroad. Italy is its second-largest country in terms of assets, after France. The Italian experiment by La Financière de l’Echiquier began nearly 10 years ago, with the distribution of the firtst funds via an Italian insurance firm. Sarno joined the firm in 2006, and there are now three people covering the Italian market for the French boutique. Sarno says that if the Italian experiement is a success, La Financière de l’Echiquier will open other offices in other countries, such as Switzerland, Belgium and Germand, where the firm already has its funds on sale.
Le président du conseil d’administration d’UBS, l’Allemand Axel Weber, estime que le groupe suisse se trouve à mi-chemin de sa transformation. Sa mission sera achevée notamment lorsque l'établissement répondra aux nouveaux défis posés par le législateur. Parmi les objectifs fixés par l’ancien patron de la Bundesbank figure encore la concrétisation de la nouvelle stratégie, indique-t-il dans une interview accordée à l’hebdomadaire allemand Die Zeit. Pour mémoire, la stratégie d’UBS vise à se concentrer sur la gestion de fortune, tout en réduisant les risques dans les activités de banque d’investissement.
A l’occasion de l’Emerging Manager Day 2013, organisé par Morningstar, une table ronde institutionnelle s’est tenue mercredi matin au Centre Paris Victoire sur le thème « Comment et pourquoi les institutionnels sélectionnent les nouveaux gérants ? » Actuellement, 630 sociétés de gestion agrées par l’AMF se disputent le marché et environ une cinquantaine se crée chaque année. La preuve que le développement des nouvelles sociétés de gestion est possible parmi les plus anciennes. Roland Laskine, rédacteur en chef du Figaro Bourse, était en charge d’animer la table ronde. Etaient présents : Jean Eyraud, président de l’AF2i Philippe Desfossés, directeur de l’ERAFP Philippe Dutertre, directeur du développement de l’ISR du groupe AG2R La Mondiale Louis Péponnet, directeur général de la Caisse de Retraite des Notaires (CRN) Jean-Tristan Parodi, responsable de la gestion déléguée compte propre de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) Alain Leclair, président d’Emergence Isabelle Reux-Brown, directeur général délégué de Vega Investment Managers
Alors que les grands réassureurs mondiaux ne consacrent à l'immobilier qu'une part minime de leurs actifs, la Caisse Centrale de Réassurance (CCR) a pris une option radicalement différente. Karine Robidou, Responsable du service immobilier, nous a expliqué pourquoi, et comment ces investissements sont gérés.
Les réformes que vise la Commission européenne vont-elles bien dans le sens d’une meilleure protection de vos investissements ? Pas si sûr, et pour plusieurs raisons. Le projet va créer une sur-réglementation qui s’ajoutera à celle de la directive Ucits et qui aura comme inconvénient fondamental d'être difficilement modifiable, compte tenu de la complexité et de la longueur du processus législatif européen. C’est pourquoi nous préférerions que la régulation des fonds monétaires reste dans le « scope » des régulateurs nationaux et de l’Esma. La réforme de 2010 de ce dernier allait dans le bon sens. Le projet de la Commission va créer différents surcoûts de gestion, pas vraiment justifiés alors que les perspectives de rendement des fonds monétaires sur les années prochaines resteront, on le sait, très faibles. Ces surcoûts vont conduire à raréfier l’offre et à une concentration des acteurs de la gestion monétaire, avec les conséquences tous azimuts que l’on peut imaginer. Enfin, à vouloir trop réglementer, il va en fait réduire les capacités de liquidité des fonds de trésorerie, pourtant essentielles pour les investisseurs et les trésoriers. Les institutionnels français ont-ils encore besoin ou envie d’investir dans les fonds monétaires, au regard de la chute des rendements ? Oui. Notre enquête annuelle montre que le poids des liquidités chez les investisseurs oscille, en moyenne, entre 6 et 10 % de leurs encours, avec des écarts bien plus importants selon la nature des institutions, ce niveau pouvant atteindre parfois 100 %. Chez les trésoriers, les fonds de trésorerie restent un outil incomparable de placement du fait des différentes sécurités qu’ils apportent. Leur poids dans le bilan des entreprises et les modes de placement dépendent des rendements offerts, mais également d’autres éléments comme le volume de la trésorerie disponible, les anticipations en besoins en fonds de roulement (BFR), la situation de la courbe des taux. Cela peut être pour les uns un placement récurrent, pour d’autres un placement d’attente ou un moyen pour ajuster la duration d’un portefeuille. Ces simples exemples montrent que vouloir restreindre la gestion de fonds de trésorerie à un seul modèle de gestion réglementaire serait totalement inapproprié et même absurde. Contrairement à ce que la Commission écrit dans l’exposé des motifs du projet de règlement, les fonds monétaires et de trésorerie ne servent donc pas qu'à régler la paie du personnel ! Laissons les gérants développer des gammes de fonds avec différents objectifs de performance et de risque de taux ou de crédit.
Pierre Mie Le Conseil d’administration du Centre technique des institutions de prévoyance (CTIP) réuni le 17 décembre a élu à sa présidence Pierre Mie, issu du collège des employeurs (Medef). Membre depuis un an du Conseil d’administration du CTIP, Monsieur Mie, 53 ans, succède à Bernard Lemée. Conformément aux règles de la gouvernance paritaire, le Vice-président du CTIP est Bernard Daeschler (CGT). Directeur des affaires sociales du groupe Air France depuis 2007, Pierre Mie a effectué sa carrière au sein de la compagnie aérienne dans différentes directions (industrielle, opérations, ressources humaines). Il a notamment exercé les fonctions de responsable des relations avec les institutions représentatives du personnel et de directeur délégué protection sociale et santé. Très impliqué dans le dialogue social au sein du groupe Air France, il est également Vice-président du Conseil d’administration d’Humanis Prévoyance. « Je souhaiterais remercier Bernard Lemée pour le travail mené au service des institutions de prévoyance. Sous son impulsion, le CTIP a su accompagner la modernisation de nos institutions et de leur gouvernance leur permettant de s’adapter à un environnement en mouvement. Je suis reconnaissant de la confiance que me témoigne aujourd’hui le Conseil d’administration du CTIP. Les défis restent nombreux et de nature extrêmement diverse : généralisation de la complémentaire santé dans les entreprises, gouvernance des institutions, normes de solvabilité, compétitivité... Cette liste, non exhaustive, souligne la nécessité de rester collectivement mobilisés et de poursuivre l’effort entrepris», a déclaré Pierre Mie. Le Conseil d’administration a également choisi le futur délégué général du CTIP en remplacement de Jean-Louis Faure qui fera valoir ses droits à la retraite en 2014. C’est la candidature de Jean-Paul Lacam, actuel directeur général délégué d’Humanis, qui a été retenue. Les administrateurs ont choisi un grand professionnel du monde paritaire, actuaire et expert de la gestion des institutions de prévoyance et des groupes de protection sociale. Il intégrera le CTIP au premier semestre 2014 et prendra ses fonctions de délégué général au plus tard le 1er juillet 2014 selon un calendrier établi par le Conseil d’administration.