Un rapport de 1.315 pages ! Le moins que l’on puisse dire, c’est que la mission de quatre personnes chargée début 2012 par l’Igas (Inspection générale des affaires sociales) de contrôler la politique de placements financiers des organismes de gestion des caisses de retraite complémentaire n’a pas chômé. Le rapport général et les rapports spécifiques aux six caisses contrôlées totalisent donc plus de 1.300 pages. Il faut dire que les organismes chargés de placer les sommes issues de ces différents régimes de retraite gèrent au total des réserves de 110 milliards d’euros. Les contrôles de l’Igas visent à appréhender les processus de décision qui président à la gestion des fonds en question. Retour sur cinq points clefs du rapport. La réglementation La première remarque du rapport déplore que les divers régimes soient soumis à des règles de gestion différentes, alors que la mission qu’ils remplissent est peu ou prou la même. Ainsi, l’Etablissement de retraite additionnelle de la fonction publique (Erafp) est-il régi selon des dispositions spéciales prise par voie réglementaire, alors que les fameux régimes Agirc et Arrco obéissent à des règles mises en place par les conseils d’administration des fédérations et que les caisses de retraite des professions libérales sont soumises aux articles du Code de la Sécurité sociale créés ou modifiés par le décret de 2002 et désignant les types placements qu’elles sont autorisés à faire. La mission regrette d’ailleurs les insuffisance de ce fameux décret, notamment parce que la définition des OPCVM (véhicules collectifs de placements financiers) autorisés ou interdits s’attache trop à la forme et pas assez à la nature des produits financiers qu’ils contiennent. Cela n’empêche pas les rapporteurs de se lancer à l’occasion dans des arguties juridiques avec les organismes contrôlés, rappelant par exemple à la Caisse de retraite des notaires (CRN) que les fonds dédiés ne sont pas éligibles au sens de l’article R623-3 du Code de la Sécurité sociale, car ils sont «???explicitement exclus???» des OPCVM à vocation générale par le Code monétaire et financier. Pourtant, l’Autorité des marchés financiers définit bien les fonds dédiés comme une sous-catégorie des OPCVM à vocation générale non coordonnés. Les risques Les rapporteurs critiquent également la détention par les caisses, via des fonds, d’actifs «???complexes et risqués???». Reproche est ainsi fait à la CRN d’avoir détenu des «???hedge funds???» pour un montant n’ayant pourtant pas dépassé 6???% du portefeuille et alors que la caisse est depuis entièrement sortie de ce type d’actifs. Plus curieusement, la mission classe aussi les obligations convertibles dans ces actifs risqués, faisant notamment grief à la caisse des médecins (CARMF) de ne pas savoir les valoriser, tout en rappelant qu’elles permettent de ne pas subir toute la baisse de l’action sous-jacente. La transparence Le rapport pointe aussi les problèmes de transparence liés à l’intégration d’OPCVM. Cette détention indirecte expose les caisses à des actifs qu’elles n’auraient pas le droit de détenir en direct. Si un satisfecit est accordé sur ce point aux fédérations Agirc-Arrco, qui suivent de manière hebdomadaire la composition ligne à ligne des fonds dédiés, la mission considère que 7???% du portefeuille de la Caisse de retraite du personnel navigant de l’aéronautique civile (CRPNPAC) ne sont pas conformes à son règlement. La gouvernance La mission de l’Igas juge dans plusieurs cas que la gouvernance mise en place par les institutions contrôlées ne répond qu’insuffisamment aux enjeux et, notamment, ne définit pas clairement une politique en matière de placements. Il est ainsi reproché à l’Ircantec (retraite des agents non titulaires de l’Etat) de n'énoncer aucun principe en la matière dans son règlement financier. D’autres caisses, comme celle des pharmaciens (CAVP), se voient reprocher un trop faible suivi des risques, voire un goût trop prononcé pour le rendement qui peut sembler logique dans une période de taux bas, mais n’est pas toujours en adéquation avec les besoins du passif, selon les rapporteurs. Les règles de déontologie Hormis la CRPNPAC, qui s’est dotée en 2004 d’un code en la matière, les caisses contrôlées se voient reprocher l’insuffisance des règles de déontologie applicables à leurs administrateurs ou à leurs services. Celles-ci sont jugées «???inexistantes???» à l’Agirc-Arrco, «???minimales???» à la CARMF, «???à renforcer???» (Ircantec), «???peu contraignantes???» (CRN), ou «???grandement perfectibles???» en ce qui concerne la CAVP. Les inspecteurs de l’Igas décortiquent ainsi l’emploi du temps d’un séminaire en Inde organisé aux frais d’un fournisseur auquel a participé le directeur des investissements de la caisse afin d’isoler les événements «???récréatifs???» de ceux à caractère professionnel, alors même que l’intéressé n’a déclaré que deux déplacements dans l’année. Un souci du détail qui fait penser à certains que le rapport de l’Igas a été mené «???à charge???». Lire la suite : cliquez ici
La question du déficit des caisses de retraite est bien connue. Mais comment ces institutions gèrent-elles concrètement la disparition de leurs actifs?’ Si certaines, comme l’ERAFP (Etablissement de retraite additionnelle de la fonction publique), continuent d’avoir une bonne vision sur leurs flux futurs, de nombreuses autres ont vu leur horizon d’investissement se raccourcir singulièrement depuis quelques années. C’est le cas du Fonds de réserve pour les retraites (FRR), complètement chamboulé par la réforme des retraites de 2010. Jusqu’en 2024, il devra décaisser 2,1 milliards par an au profit de la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades). De nombreuses institutions de retraite voient de même leur horizon de placement raccourci. «???Trois éléments ont contribué à la diminution des actifs gérés par les caisses de retraite complémentaires, rappelle Pierre Richert, directeur financier d’Agrica, groupe de protection sociale dédié au monde agricole, qui gère notamment la retraite complémentaire de 1,5 million de salariés. Tout d’abord, le déficit du régime Agirc-Arrco a été financé par une remontée de fonds des caisses vers la Fédération. Ensuite, la volonté de réduire les frais de gestion des institutions s’est traduite par un écrêtement des fonds de gestion et des fonds sociaux. Enfin, l’excédent de trésorerie lié à la mensualisation récente des pensions n’est pas resté dans les institutions mais a aussi été remonté à la Fédération.???» Ainsi, la Camarca, une des caisses du groupe Agrica, dédiée aux non-cadres, a été dépossédée de 422 millions d’euros d’actifs depuis 2009, soit environ 30???% de l’actif de départ. Une gestion revue en conséquence Cette problématique a des impacts lourds sur la gestion financière. «???Pour la gestion de cette caisse, nous avons désensibilisé la part obligataire, mais aussi la part actions en investissant dans des obligations convertibles à hauteur de 14???% de la poche actions et en limitant à 3,5???% l’exposition aux pays émergents???», détaille Pierre Richert. Agrica a aussi décidé de restructurer des portefeuilles en diminuant le nombre de fonds et en revoyant les mandats, pour tenter de mieux maîtriser la sensibilité et la liquidité. Il a aussi introduit le concept de performance absolue dans la gestion obligataire. Au FRR aussi, la gestion a été revue en profondeur. «???Nous avons fait le choix fin 2010 d’adosser 85???% de notre passif à des produits de taux, et non la totalité, afin d’accroître le poids de la poche de performance???», explique Yves Chevalier, membre du directoire du FRR. Il indique ainsi que cette dernière est plus diversifiée que par le passé et peut comprendre non seulement des actions, également diversifiées, mais aussi des obligations à haut rendement, de l’immobilier coté, des fonds de prêts à l'économie, voire des matières premières non alimentaires. Un pari gagnant puisque le FRR a pratiquement retrouvé ses actifs de début 2011 malgré les versements à la Cades. Des choix plus dynamiques Le contexte incite aussi les institutionnels à des allocations d’actifs plus dynamiques. «???L’action des banques centrales dans le monde a rendu les tendances fondamentales peu lisibles et se traduira à un moment par de la volatilité sur les marchés, analyse Pierre Richert. Nous faisons en conséquence des choix d’allocations tactiques, pour des montants parfois supérieurs à notre allocation stratégique de base.???» Dans cette optique, Agrica vient de confier un mandat de conseil macroéconomique au cabinet indépendant Global Macro Finance de Laurent Berrebi, qui permettra de mieux formaliser ces orientations. Coté FRR, s’il décide chaque mois d’avril de ses grands choix stratégiques, il s’autorise aussi une certaine souplesse dans la gestion. Il délègue majoritairement sous forme de mandats mais peut aussi intégrer jusqu'à 15???% d’OPCVM. «???C’est une source de flexibilité, tout comme le mandat «overlay» qui permet de prendre des positions dans des «futures» ou options cotées à des fins de couverture???», rappelle Yves Chevalier. Des coûts sous contrôle Enfin, la fragilisation des actifs des caisses de retraite rend aussi plus sensible la gestion des coûts. «???Nous avons ramené nos effectifs de 56 à 48 temps plein, soit une baisse de 14???%, rappelle Yves Chevalier. Aujourd’hui, nos coûts de gestion complets sont d’environ 20 points de base, dont les trois quarts pour la gestion financière.???» Impossible pour le FRR de négocier les coûts dans la gestion sous mandat, car ce serait contraire au Code des marchés publics. «???En revanche, nous négocions les frais sur les OPCVM???», précise Yves Chevalier. Certains sont même allés plus loin en abandonnant les fonds impossibles à négocier. «???Nous avons abandonné certains fonds monétaires au profit de comptes sur livret, non chargés, qui permettent une rémunération de l’ordre de 1???%???», précise Pierre Richert chez Agrica. Pour le groupe, la diversification des activités a été aussi une réponse à la fragilisation des actifs retraite. «???Nous développons pour les salariés des offres optionnelles, dans le domaine de la santé, de la prévoyance, ou de la retraite par capitalisation???», détaille Pierre Richert. Une diversification des activités qui, en définitive, contribuera peut-être à sauver le régime par répartition.
« Nous voulons faire du développement de l’ensemble les conditions du développement de chacun », explique Léonara Tréhel, présidente de la Mutuelle Familiale et de la nouvelle UGM Umanens. Mme Tréhel ajoute que le choix de constituer une union de groupe mutualiste (UGM), plutôt qu’une union mutualiste de groupe (UMG) plus structurante, « correspond à une vision de l’indépendance et de l’autonomie des mutuelles ». Les trois partenaires, qui affichent 550 M€ de cotisations pour 340 M€ de fonds propres, un peu plus d’un million de personnes protégées et 165 agences, affichent en effet une volonté de mettre en place des solutions alternatives à la logique de fusions et d’absorptions qui prévaut actuellement sur le marché. D’autres mutuelles pourraient rejoindre l’UGM dans un avenir proche puisque des discussions ont déjà été engagées. Déjà dix projets communs Concrètement, Umanens poursuit un double objectif. D’une part, l’UGM à vocation à constituer un pôle de services communs. Le champ va du marketing et de la communication aux services support et à la gestion, en passant par la formation ou les centres d’appel. En tout, une dizaine de projets ont déjà été engagés ou définis. D’autre part, les trois partenaires prévoient la création d’une structure dédiée aux accords de branche et d’entreprise. Sa forme juridique n’a pas encore été arrêtée et il pourrait s’agir soit d’une structure mutualiste livre 2 du code de la mutualité), soit d’une structure de type assurantielle. Des moyens pour le collectif La généralisation de la complémentaire santé à tous les salariés prévue par l’ANI du 11 janvier 2013 n’est pas à l’origine de Umanens, puisque le tout début des discussions entre la Mutuelle Familiale et Identités Mutuelles remonte à 2011. « Mais l’ANI nous a conduits à réfléchir à nouveau à la forme et à l’organisation d’Umanens », indique Mme Tréhel. Ainsi, il a été décidé que la structure dédiée aux branches et aux entreprises, qui portera les risques santé et prévoyance, sera dotée de ses propres moyens et cofinancée par ses créateurs. Ces derniers la réassureront ou la co assureront selon un principe égalitaire.
Frédéric Sadaca, Responsable gestion overlay chez PRO BTP, nous donne sa définition du reporting et analyse les évolutions en matière d'intégration de la mesure du risque.
Cette chronique de Merryleas Rousseau, Associate Director Insurance chez Standard and Poor's, revient sur la notation des assureurs face aux notes des dettes souveraines auxquels ils sont exposés. L'agence explique les raisons de ces notations, parfois deux crans au-dessus des notes des dettes nationales pourtant fortement détenues par ces organismes.
L’optimisme est de retour chez les investisseurs institutionnels : début 2014, 31% d’entre eux souhaitent augmenter le poids des actifs risqués dans leurs allocations d’actifs, contre 24% en 2013. C’est l’un des enseignements de l’enquête «Nouvelles allocations pour un nouvel environnement» de Morningstar/Forum GI, qui sera dévoilée lors de la 10e édition du Forum GI, le jeudi 20 mars prochain, au Palais Brongniart, à Paris. L’indice de confiance des institutionnels en forte hausse L’enquête a été réalisée fin février/début mars 2014 auprès de 128 investisseurs institutionnels, dont 33% de compagnies d’assurances et 22% de mutuelles santé et prévoyance. Elle montre que l’indice de confiance des institutionnels français atteint 5,86 en 2014 contre 4,97 en 2013. «Les institutionnels semblent avoir retrouvé une plus grande sérénité après des années de crises successives», indique l'étude. Crise économique en Europe et déflation : deux risques majeurs Cependant, les investisseurs institutionnels restent soucieux sur la situation économique en Europe et sur le risque de déflation : le danger d’une crise bancaire n’est plus cité que par 4% des investisseurs interrogés (contre 20% en 2013) et celui d’une crise des dettes souveraines, à son comble en 2013, est redescendu à seulement 10%, mais la crise économique (19%) et le risque de déflation (20%) apparaissent comme les risques majeurs en 2014.
P { margin-bottom: 0.08in; direction: ltr; color: rgb(0, 0, 0); }P.western { font-family: «Times New Roman»,serif; font-size: 12pt; }P.cjk { font-family: «WenQuanYi Micro Hei"; font-size: 12pt; }P.ctl { font-family: «Lohit Hindi"; font-size: 12pt; } Doug Hodge, the new CEO of Pimco, has admitted in an interview with Financial Times fund management that there is an “urgent” need for the bond management firm to diversify into equities, after a year of redemptions. The group, which is currently in the midst of an open war in the media between its founder Bill Gross and former CEO Mohamed El-Erian, saw outflows of EUR35.6bn in the fourth quarter of last year.
Dans une interview au quotidien allemand, le premier ministre britannique indique que l’Europe serait prête à réexaminer l’ensemble de ses relations économiques et politiques avec Moscou si cette dernière continue à déstabiliser l’Ukraine, en particulier la Crimée. Il envisage un gel de la coopération économique qui toucherait fortement la Russie.
En France, les professionnels de la gestion entament l’année 2014 avec le sourire puisque les marchés actions domestiques s’inscrivent dans la tendance de 2013, ont maintenant effacé leurs pertes et ont délivré à plus long terme des performances honorables de l’ordre de +12% par an sur 5 ans avec une volatilité de 16% pour la catégorie Actions France. Et si l’investisseur avait diversifié son portefeuille sur des actions américaines, le rendement aurait grimpé à +16% par an avec 30% de risque en moins. Nous utilisons le conditionnel à dessein car la vraie question est de savoir si les investisseurs européens ont réellement profité de cette hausse des marchés actions depuis le point bas de 2009. Pour cela, Morningstar calcule l’Investor Return, la performance retraitée des flux d’entrée et de sortie par grande classe d’actifs, par marché et même par fonds. Le constat est sans appel : Les investisseurs ont privilégié massivement les placements obligataires depuis 2009 de manière régulière avec une collecte nette cumulée en Europe de +470 milliards d’euros au plus haut qui ne s’est véritablement calmée que très récemment, à partir de mai 2013, venant donc s’investir sur une classe d’actifs offrant des taux historiquement bas. Alors que le rendement des obligations en Europe a été en moyenne de +7% en moyenne sur les 30 dernières années, il convient de préciser que le niveau des taux était proche de 14% en 1984 et proche de 1% en 2013 ! Sur les marchés actions, la collecte a été très timide, elle ne s’est réveillée à partir de fin 2012 et a surtout profité aux marchés émergents avec une collecte nette de +70 milliards d’euros jusqu’en mai 2013, subissant ainsi de plein fouet la baisse récente sur ces marchés et loupant donc, par ricochet, le rattrapage sur l’Europe depuis plus de 2 ans. En effet, les collectes nettes sur les actions européennes sont restées négatives jusqu'à fin 2012 et n’ont véritablement accélérées qu'à partir de mi-2013. La palme revient aux investisseurs allemands qui se sont payés le luxe de sortir régulièrement sur les 5 dernières années de leur marché domestique alors que ce marché a battu des records. Si les investisseurs européens ont loupé en grande partie la phase de hausse que nous venons de connaître, la question intéressante est de savoir s’ils vont finalement pouvoir profiter de la hausse future si elle se présente. La bonne nouvelle est que le gros des bataillons des investisseurs particuliers n’est pas encore revenu significativement sur les marchés européens et devraient servir de soutien aux marchés dans les mois à venir. Qu’en sera-t-il pour les investisseurs institutionnels ? Sommes-nous entrés dans un nouvel environnement plus propice pour les actifs risqués ? C’est justement tout l’objet de la conférence de clôture du prochain Forum Gi qui se tiendra à 17h30 : Panorama des stratégies d’investissement des institutionnels européens : Profil et vision long terme ? Jean-François Bay, Directeur Général Morningstar France
Denis Banizette Dans le cadre de l’alternance paritaire, Denis Banizette (Collège adhérents-Medef), 66 ans, est nommé à la présidence du groupement paritaire de prévoyance (GPP) Adéis, Michel Dieu (Collège participants - FO) devient vice-président. Ancien pilote de chasse, Denis Banizette a exercé l’essentiel de son parcours professionnel au sein du Pari Mutuel Urbain (PMU) en tant que directeur des relations internationales et des ressources humaines et préside par ailleurs le Pari Mutuel Hippodrome (PMH). Il est également administrateur de la sommitale du groupe Humanis, d’Humanis prévoyance et de l’institution de retraite Agirc Altéa. Il siégeait depuis mars 2012 (date de création d’Adéis) au poste de vice-président.
Alain Kahn Alain Kahn, directeur général de Groupama Méditerranée (GMed), a été demis de son poste, le 7 mars dernier. Selon l’Argus de l’assurance, cette décision, qui a été publiée ce lundi 10 mars dans l’intranet de Groupama, a été prise par le conseil d’administration de la caisse régionale, qui a « pris acte des divergences stratégiques avec son directeur général, Alain Kahn, incompatibles avec la poursuite de ses fonctions ». Pascal Loiseau, directeur général adjoint de GMed, assurera l’intérim jusqu’au 30 juin prochain. ll doit rejoindre Groupama Centre Manche. Pour rappel, selon les dernières statistiques publiées par la caisse, Groupama Méditerranée compte quelque 1900 collaborateurs et a réalisé un chiffre d’affaires de 522,8 M€ en 2012.
D’après une enquête mondiale menée par Towers Watson sur les gestionnaires de fonds, ces derniers sont désormais plus optimistes sur les perspectives de la plupart des marchés actions de la planète, tout en restant préoccupés par la croissance mondiale et les obligations d’Etat à moyen terme. L’enquête a également mis en évidence les problématiques les plus importantes auxquelles les gérants s’attendent à rencontrer en 2014, telles que l’intervention gouvernementale, l’inflation, les déséquilibres économiques mondiaux et l’instabilité financière ; l’intervention gouvernementale étant un sujet de préoccupation majeure à leurs yeux, pour les cinq prochaines années. Matt Stroud, Directeur de la stratégie d’investissement Amériques chez Towers Watson, a déclaré : « Il n’est pas surprenant que les gestionnaires soient mal à l’aise à propos des interventions gouvernementales dans les pays développés, à travers des mesures monétaires, fiscales, législatives et réglementaires ; étant donné leur impact sur les marchés mondiaux, comme l’ont montré récemment la réduction de l’assouplissement monétaire aux Etats-Unis (« QE tapering »), la mise sous séquestre des dépenses budgétaires ou encore la règle Volker. Les conséquences de telles mesures ont été significatives sur les marchés financiers, que ce soit la réduction du « QE » sur certains marchés émergents et la règle Volker sur certains marchés OTC (« Over The Counter ») relatifs aux obligations d’entreprises par exemple. » L’enquête mondiale établie à partir des réponses de 128 gérants (la majorité d’entre eux ayant des encours d’investisseurs institutionnels de plus de 5 milliards de dollars et de plus de 1 milliard de dollars pour ceux en charge d’une clientèle de particuliers) a montré que près de la moitié (44%) des gestionnaires pensent que les stratégies d’investissement de leurs clients institutionnels seront plus agressives cette année, contre un pourcentage de 33% en 2013. Au cours des cinq prochaines années, la majorité des gérants s’attend à ce que les plus puissantes économies mondiales connaissent une croissance modérée, à l’exception de la zone euro où ils voient le taux de chômage rester, à court terme, sur des niveaux à deux chiffres, en se maintenant autour de 9,5% à moyen terme. Matt Stroud a déclaré : « au cours du dernier trimestre de 2013, lorsque cette enquête a été réalisée, les actions des marchés développés ont très bien performé, ce qui conduit à améliorer de la confiance des consommateurs. Vers la fin de l’année, la croissance s’est redynamisée aux États-Unis et en Chine, tout en accélérant au Royaume-Uni et le Japon. Autant de signes positifs qui ont influencé les prévisions des gestionnaires pour 2014 ; la reprise économique mondiale alors encore un peu fragile, semble désormais plus soutenue ». Contrairement à l’an dernier, cette année, les gérants s’attendent à voir de meilleurs rendements boursiers sur la plupart des marchés, à l’exception des États-Unis et de la Chine. La plupart des gestionnaires de l’enquête ont une vision globalement optimiste pour les cinq prochaines années sur les marchés actions des pays émergents (76 % contre 83% en 2013), les marchés actions en général (inchangé à 78%) et le « private equity » (59 % contre 53%). Sur le même horizon de temps, la majorité d’entre eux restent globalement baissiers sur les obligations d'État (81 % contre 80% en 2013), les obligations de type « investment grade » (58% contre 47%), les obligations à haut rendement (42% contre 39%) et les obligations d’Etat indexées sur l’inflation (42% contre 47% en 2013). Matt Stroud a déclaré : « une surprise intéressante pour nous, est l’augmentation du nombre de sondés, pensant que les stratégies d’investissement de leurs clients institutionnels seront plus agressives l’année prochaine (44% contre 34% l’an dernier). De quoi attirer notre attention, étant donné que nous sommes passés « neutre » sur les marchés actions après les avoir considérées comme « modérément attractifs » en janvier 2014, ce qui reflète notre changement de vision en termes de niveaux de valorisation sur les douze derniers mois. Il faut également mentionner la fuite des capitaux que nous observons dans certains pays, comme la Turquie et l’Afrique du Sud, en réponse aux attentes liées au « QE tapering ». Ainsi, le biais « acheteur » lié à des anticipations de stratégies d’investissement plus agressives, appelle à une grande sélectivité, de notre point de vue ». Un changement important par rapport aux études des années précédentes concerne les attentes en matière de croissance du PIB pour 2014, qui montrent maintenant une tendance à la hausse, allant de juste au-dessus de 1% pour la zone euro (contre 0% en 2013) à 7,0 % en Chine (7,5%), suivie par un niveau de 2,4% pour l’Australie (2,5%), 2,4% aux États-Unis (2,0%), 2,2% au Royaume-Uni (1,0%) et 1,6% au Japon (0,9 %). La compétitivité économique des États-Unis devrait progresser dans le futur, même si la plupart des sondés estiment qu’il est vraisemblable d’observer une situation financière fragile, restant gérable en dépit d’une croissance modérée . L’enquête montre que les gestionnaires s’attendent à ce que le chômage demeure un défi difficile à relever pour certains pays occidentaux, en particulier pour les pays de la zone euro mettant en place des mesures d’austérité budgétaire. Selon les sondés, les politiques monétaires expansionnistes devraient se maintenir en 2014, avec des taux d’intérêt exceptionnellement bas dans certains pays occidentaux mais qui devraient se raffermir progressivement dans les années à venir. En ce qui concerne les rendements des obligations d'État à dix ans, en 2014, les gestionnaires prévoient des rendements se stabilisant à des niveaux historiquement bas, reflétant à la fois un renforcement de la situation économique et la poursuite des politiques d’achats d’actifs de la part des banques centrales. En raison de hausse des rendements obligataires, observés en fin d’année 2013, dans de nombreux pays, beaucoup de gérants entrevoient une augmentation des rendements des obligations d'État à dix ans, les taux d’intérêt à 10 ans passant aux États-Unis de 2,0% à 3,0%, au Royaume-Uni de 2,0% à 3,1%, en zone euro de 2,0% à 2,4%, en Australie de 3,3% à 4,1% et en Chine de 3,8% à 4,6%. Les gestionnaires anticipent une légère baisse des rendements obligataires pour le Japon (de 1,0% à 0,9%). Matt Stroud conclut « les gestionnaires sont baissiers sur les obligations d'État des pays développés et les obligations de type « investment grade », même s’ils prévoient une hausse modérée des taux d’intérêt l’an prochain. Les investisseurs peuvent trouver ces classes d’actifs moins attractives en raison des niveaux actuels de taux d’intérêt et de l’intervention des banques centrales ; les sondés étant également baissiers sur le marché du « high yield » et du marché monétaire, ce qui reflète peut-être la détérioration des valorisations aussi bien pour les opérations d’emprunts de type « convenant-lite » ou de « payment-in kind » au cours de l’année 2013. »
Paris EUROPLACE publie aujourd’hui un rapport sur le financement en dette des PME/ETI en France, destiné à alimenter les travaux du « Comité Place Financière de Paris 2020 ». Ce rapport est produit par la Commission Financement des PME/ETI, animée par Olivier CASANOVA, Directeur financier de Tereos, au sein du Collège Entreprises de Paris EUROPLACE, présidé par Bruno Lafont, Président Directeur Général de Lafarge. Olivier CASANOVA souligne que « le financement en dette est une préoccupation quotidienne des PME/ETI françaises. Actuellement, en France, le flux de financement est d’environ 100 milliards d’euros en dette pour 10 milliards d’euros en fonds propres. » Avec la crise, les PME/ETI sont très sensibilisées au risque que représente une dépendance exclusive au financement bancaire, face à l’impact que les contraintes réglementaires de Bâle 3 vont avoir sur les crédits. C’est pourquoi elles cherchent une plus grande diversification de leurs sources de financement et un allongement des maturités. Dans le même temps, les investisseurs institutionnels, qui sont à la recherche de rendements, compte tenu d’un environnement général de taux bas, souhaitent diversifier leurs investissements et se tournent vers le financement direct de l'économie. Dans ce contexte, la cartographie des modes de financement est en phase de recomposition en France. Le marché des placements privés, notamment, progresse rapidement avec 7 milliards d’euros levés en 2012 et 2013. En Europe il devrait représenter d’ici 3-4 ans près de 60 milliards d’euros, dont 25% pour la France, contre 14% en 2013. Le marché des émissions obligataires se développe également, ainsi que les financements participatifs (crowdfunding). L’objectif doit être de favoriser une diversité d’options de financement, pour répondre au mieux à la pluralité des besoins, des tailles et des natures de PME/ETI emprunteuses. Il s’agit d’un enjeu majeur pour la Place de Paris pour attirer les émetteurs PME/ETI, et les investisseurs européens et internationaux. Concrètement, les besoins peuvent être caractérises de la manière suivante : Les grandes ETI avec des besoins de financement supérieurs à 100 millions d’euros peuvent avoir un accès large aux placements privés (base obligataire ou « prêts »), ainsi qu’au financement obligataire, pour celles ayant des besoins au-delà de 250 millions d’euros. Les ETI et grandes PME avec des besoins de financement entre 20 et 100 millions euros ont accès aux solutions de placement privé ou aux émissions obligataires publiques, qui se sont développées en Europe et notamment en France au travers de la plateforme créée par NYSE Euronext (IBO - Initial Bond Offering). Les PME avec des besoins de financement entre 3 et 20 millions euros ont accès aux solutions de financement obligataire public (type IBO) et/ou aux émissions obligataires mutualisées, telles que celles réalisée par GIAC et Micado. Enfin, pour les PME à besoins de financement inférieurs à 3 millions d’euros, l’accès à des sources de financements en dette moyen et long terme autre que bancaires est limité. Des nouvelles solutions se développent telles que le prêt participatif. Les freins identifiés au développement de ces nouveaux canaux de financement concernent, pour les PME/ETI, les obligations d’information et de notation, et, pour les investisseurs institutionnels l’insuffisance des moyens en analyse crédit. Le rapport de Paris EUROPLACE recommande 5 axes d’actions : Axe 1 - En priorité, consolider l’offre de prêts bancaires, pierre angulaire du financement des PME/ETI et notamment : Développer une titrisation des prêts de PME/ETI adaptée aux contraintes des charges en capital des investisseurs institutionnels, dans un schéma qui permette aux banques de conserver une partie de l’exposition au risque crédit. Axe 2 - Accélérer la mise en place des nouvelles sources de financements : Accélérer la mise en place du comité de suivi de la « Charte Euro PP » (placements privés euro) élaborée par la Banque de France et la CCIP. Encourager le développement d’une offre de notation spécifique PME/ETI pour les placements privés comme les offres au public, plus rapide et moins onéreuse. Assouplir les ratios d’emprise des investisseurs institutionnels pour faciliter leur souscription à des émissions de petites tailles. Définir une pratique de marché acceptable permettant le pré-sondage des investisseurs dans le cadre du placement d’un Euro PP. Axe 3 - Développer la demande des investisseurs institutionnels Encourager les investisseurs à développer des solutions d’analyse crédit, en propre ou de façon externalisée. Développer les partenariats banques/sociétés d’assurances pour faciliter l’utilisation du savoir-faire développé par les banques en analyse crédit. Poursuivre les réflexions sur la création d’un « fonds de financement de l'économie française » permettant de réorienter une partie de l'épargne longue des caisses de retraite vers les financements de moyen et long terme des PME/ETI. Accompagner les développements des nouveaux contrats d’assurance-vie Euro Croissance. Promouvoir les Euro PP auprès des investisseurs internationaux. Axe 4 - Favoriser les solutions de mutualisation Encourager le développement d’une offre de fonds Euro PP similaires à Novo** Encourager le développement de fonds mutualisés complémentaires, type GIAC ou Micado, avec un niveau d’homogénéité et de granularité des sous-jacents satisfaisant pour les investisseurs. Etudier des mécanismes de garantie pour les investisseurs. Axe 5 - Faciliter l’accès des PME/ETI aux investisseurs particuliers Sensibiliser et former les particuliers aux enjeux de l’investissement dans les PME/ETI et aux risques liés aux instruments de dette, notamment obligataire. Pour les meilleures signatures de la Place, encourager la création de tranches destinées aux particuliers, aux côtés des investisseurs qualifiés. Encourager le développement des plateformes électroniques dédiées pour la souscription du public à des émissions obligataires. Créer un cadre favorable au développement du financement participatif en France, notamment à l’occasion de la consultation en cours. Le rapport de Paris EUROPLACE est disponible à l’adresse suivante : http://www.paris-europlace.net/files/Rapport_PEP_PME_100314.zip
Nomura Asset Management remanie son état-major. Kunio Watanabe vient ainsi d’être nommé directeur général de la société de gestion japonaise, avec effet au 1er avril, en replacement de Toshihiro Iwasaki. Cette nomination intervient dans le cadre d’un réaménagement en profondeur des équipes au sein de l’ensemble du groupe Nomura.Kunio Watanabe est actuellement responsable des clients internationaux depuis avril 2013. Il est remplacé par Fumiki Kondo, actuel directeur général d’Instinet, la filiale de Nomura en charge des services d’exécution actions, qui, à compter du 1er avril, prendra donc la responsabilité de la clientèle internationale.En conséquence de ce mouvement, Nomura a nommé Jonathan Kellner, actuel responsable des activités américaines d’Instinet, au poste de directeur général d’Instinet en remplacement de Fumiki Kondo.
Le 17 mai dernier, la Mutuelle Humanis familiale avait voté son départ du groupe Humanis, devant ainsi M comme Mutuelle. Et la séparation entre les deux mutuelles semblerait, selon L’Argus de l’assurance, se terminer devant les tribunaux. Parmi les sujets de désaccord, les 56 millions d’euros réclamés par le groupe de protection sociale à M comme Mutuelle au titre de la « désimbrication » des activités.
La Direction des retraites et de la solidarité de la Caisse des Dépôts a pour vocation d'éclairer les décisions du conseil d'investissement des institutions sociales qu'elle a sous mandat. Si son pouvoir n'est pas décisionnaire, le rôle de suivi et de conseil qu'elle exerce dans le cadre de la gestion financière est majeur.
Le ministre du Travail Michel Sapin indique dans une interview au journal dominical que «la majeure partie» des 10 milliards d’euros d’allègements de cotisations promis par le gouvernement aura lieu l’an prochain. Il ajoute que le calendrier «tiendra compte des rendez-vous de suivi avec les partenaires sociaux, et des économies dans les dépenses publiques qui financeront le pacte de responsabilité».
Scor Global Life, filiale de réassurance vie du groupe Scor, Swiss Re et Munich Re ont annoncé le 6 mars avoir conclu un contrat de longévité avec l’assureur britannique Aviva. Cette transaction couvre les pensions en cours de quelque 19.000 retraités affiliés au régime de retraite d’Aviva. Le risque d’allongement de la durée de vie de ces affiliés est transféré du régime de retraite d’Aviva au marché de la réassurance. Les engagements associés représentent près de 5 milliards de livres, soit le swap de longévité pour régime de retraite le plus important jamais conclu à ce jour sur le marché international. La transaction prend effet au 1er janvier 2014.Pour Scor, il s’agit du quatrième swap de longévité souscrit au Royaume-Uni, confirmant la solidité du fonds de commerce et la grande expertise du groupe sur ce marché en plein croissance. Le succès rencontré au Royaume-Uni, dans le prolongement de la transaction de réassurance du risque de longévité innovante réalisée par Scor aux Pays-Bas en décembre 2013, témoigne du chemin déjà parcouru par Scor Global Life pour la mise en oeuvre du plan stratégique «OptimalDynamics». Scor entend doubler son volume d’affaires en longévité au cours du plan triennal tout en maintenant un niveau de rentabilité conforme à l’objectif fixé dans «OptimalDynamics» d’un ROE de 1.000 points de base au-dessus du taux sans risque. De son côté, Swiss Re est présent sur le marché de la longévité depuis 2007, avec plusieurs opérations à son actif en partenariat avec des assureurs et des fonds de pension des secteurs privé et public. Derniers en date, des contrats de longévité conclus en 2012 avec LV=Employee Pension Scheme pour un montant de 1,3 milliard de dollars et avec Akzo Nobel (CPS) Pension Scheme pour un montant de 2,2 milliards de dollars. Selon Paolo De Martin, directeur général de Scor Global Life, «cette transaction de longévité importante est pleinement conforme à l’appétence au risque de Scor et à la stratégie suivie par le groupe en matière de longévité, et elle respecte les critères de rentabilité du groupe. Elle intervient seulement quelques mois après la conclusion de la transaction réalisée avec Aegon aux Pays-Bas, démontrant les solides compétences de Scor Global Life sur le marché mondial de la longévité. Scor est un acteur important de ce marché et nous entendons établir de nouveaux partenariats afin d’offrir des solutions de longévité dans les mois et les années à venir».
P { margin-bottom: 0.08in; } Within the next nine months, Candriam, the former Dexia Asset Management, wants to grow institutional business in Switzerland and Germany while increasing third-party distribution exposure in the United Kingdom, IPE.com reports. In an interview with the website, Naïm Abou-Jaoudé, CEO of Candriam, says that “institutional business in the United Kingdom was an ambition, but would be more realistic in 18 months’ time.”
Selon nos informations, Alexandre Gardel est nommé directeur commercial institutionnel de Fédéris Gestion d’Actifs, fonction qu’il occupait au sein de Metropole Gestion depuis juin 2011. Son arrivée est prévue le 17 mars. Alexandre Gardel évolue depuis une vingtaine d’années dans l’asset management, au sein respectivement de Fortis Investments, BNP Paribas AM et Alfi Gestion. De septembre 2007 à juin 2011, il a notamment pris part à la création de l’activité institutionnelle de Generali Investments France. Avant la nomination du nouveau directeur commercial institutionnel, Frédéric Bedigis, consultant management de transition chez Montgomery Conseil, a participé jusqu'à fin janvier à la mise en place de la fonction commerciale axée développement externe. Fédéris GA gère 24 milliards d’euros d’encours, dont 2 milliards gérés pour compte de tiers. La société se lance en 2014 dans la refonte totale de son système d’information avec l’objectif d’obtenir un outil ultra performant du front jusqu’au back office et à la transmission comptable des informations aux clients.
Marie-Thérèse Piechaud est nommée directrice de l’immobilier et du patrimoine de la Croix-Rouge Française. Il s’agit d’une nouvelle direction. Marie-Thérèse Piechaud a débuté à Bordeaux au sein d’organismes publics, dont le Comité d’expansion Aquitaine et le Conseil général de la Gironde, pour poursuivre ensuite dans le secteur de l’immobilier. Elle a notamment occupé plusieurs fonctions de directrice de développement immobilier chez Cirmad Ouest Atlantique (Bouygues) puis chez Vinci Construction, en charge notamment des programmes médico-sociaux, avant de rejoindre, en 2011, Pitch Promotion, en tant que directrice régionale.
Après les fonds Novo (lancés en octobre 2013) et la charte sur les Euro-PP (publiée mi-février 2014), les assureurs poursuivent leurs réflexions sur le financement de l'économie française. De nouveaux projets pourraient être publiés au cours de l’année 2014. L’objectif est avant tout de répondre aux problématiques spécifiques d’alimentation des contrats Vie Génération qui doivent être investis au moins à 35%, notamment dans les entreprises non cotées, un des secteurs de l'économie jugés prioritaires par les pouvoirs publics. Pour rappel, le contrat Vie Génération a été créé dans le cadre du projet de la loi de finance rectificative.
Après vingt-cinq ans de carrière chez Mercer, Denis Stainier a décidé de quitter le cabinet de courtage spécialisé en ressources humaines, protection et avantages sociaux. Une décision inattendue, moins d’un an après sa nomination en tant que président de Mercer France. Denis Campana, directeur de l’activité santé prévoyance, assurera l’intérim à ce poste. A l’aube du nouveau plan stratégique Interviewé le 20 décembre dernier par l’Argus de l’assurance, Denis Stainier avait annoncé que Mercer France finalisait « un nouveau plan stratégique qui court jusqu'à 2018 », dans lequel le groupe avait de «grands projets pour [ses] métiers développés en France, à savoir la santé-prévoyance, la retraite et la gestion des talents et des rémunérations». « Sur ces trois axes, nous avons vocation à devenir leader de marché », nous avait alors précisé Denis Stainier.
Thierry Brevet va quitter prochainement son poste de directeur général du Fonds de dotation du Louvre. Après avoir créé le fonds en janvier 2010, doté de 120 millions d’euros, issus d’un accord intergouvernemental avec Abu Dhabi, Thierry Brevet a accompagné la croissance régulière de l’encours de ce fonds destiné à perpétuer le rayonnement international du musée en assurant le financement de ses grands projets pour les prochaines décennies. L’encours du Fonds de dotation du Louvre s'élevait fin 2013 à 153 millions d’euros. Il rejoint la compagnie d’assurance anglaise West Of England, où il exercera la fonction de secrétaire général et Chief Investment Officer (CIO). Il sera basé à Luxembourg, siège social de la compagnie. Son successeur au Fonds de Dotation du Louvre n’est pas encore connu pour le moment.
Cécile Gauché, 34 ans, est nommée directrice financière et membre du comité de direction d’Euler Hermes France, à compter de décembre 2013. Diplômée de l’ESSEC, elle est entrée chez Euler Hermes France en mai 2003 après 2 ans au contrôle de gestion des AGF (devenu Allianz France). Elle devient successivement contrôleur de gestion, responsable de secteur de contrôle de gestion puis responsable du département contrôle financier en mars 2010.
D’après un article de La Tribune de l’assurance publié ce mois-ci, les assureurs seraient de plus en plus intéressés par les collectivités territoriales qui se professionnalisent davantage dans la gestion des risques. Yannis Wendling, directeur de l’audit, du contrôle interne et de la gestion des risques du Conseil général de la Seine-Saint-Denis, explique les raisons de cette tendance en l’illustrant avec le département dont il est responsable. Même si la plupart des collectivités territoriales n’ont pas encore adopté une culture du risque aussi développée que celles des entreprises privées, les choses évoluent pourtant dans le bon sens. « Le chemin parcouru au cours des quatre dernières années est assez significatif, précise Yannis Wendling. Nous avons réalisé la première cartographie des risques par direction en 2010, que nous avons par la suite consolidée au niveau du département ». Un premier rapport annuel sur le management des risques voit ainsi le jour quelques temps après. Deux ans plus tard, un rapport sur la cartographie des risques et le contrôle interne est présenté aux élus. Les offres d’assurance sont tellement florissantes que le département de la Seine-Saint-Denis n’a aucun problème pour couvrir tous ses risques, bien au contraire. « Que ce soit en responsabilité civile ou en dommages aux biens, les assureurs se montrent intéressés pour nous accompagner, note Yannis Wendling. L’appétence des compagnies pour les risques des collectivités se vérifie à chaque appel au marché. Même les violences urbaines de 2005 dans le département n’ont pas modifié substantiellement les perceptions des risques et les politiques de souscription des assureurs. » Comme pour les organismes publics, le conseil général est dans l’obligation de faire appel au marché public pour les demandes d’assurances. « Chaque lot fait l’objet d’un appel à concurrence », ajoute Yannis Wendling. En 2013, le montant total des dépenses assurances du département de la Seine-Saint-Denis s’est élevé à 1 135 990 euros pour 7 contrats. Le financement des projets d’investissement est également l’une des préoccupations majeures de toutes les collectivités territoriales. Même si les emprunts toxiques de ces dernières années sont encore dans l’esprit de chacun, certaines collectivités territoriales ont pourtant pris le taureau par les cornes pour les traiter efficacement. « Les élus et la direction financière du Conseil général se sont emparés très tôt du sujet, raconte Yannis Wendling. Nous gagnons des contentieux et certains établissements bancaires revoient leurs conditions de financement. Le niveau de nos expositions a fortement baissé puisque le stock de dettes structurées est passé de 93% en 2008, à environ 58% aujourd’hui. Plus globalement, nous n’avons pas de difficulté pour trouver des lignes de crédit, car le spectre des opérateurs s’est élargi notamment avec l’arrivée d’acteurs étrangers. Par ailleurs, dans une logique de diversification, de plus en plus de collectivités ont recours à des emprunts obligataires », conclut-il.
Interrogé dans le numéro de mars (n°1259) d’Option Finance, Jean-Jacques Berthelé, directeur général de la Carac, explique son choix de ne pas proposer des contrats « euro-croissance ». « En tant que mutuelles, nous veillons à proposer des produits lisibles et faciles à comprendre, précise le directeur général de la Carac. Par ailleurs, le contrat euro-croissance ressemble un peu à l’euro-diversifié qui n’a pas été un succès ». L’institution ne suit pas forcément la tendance actuelle de proposer les nouveaux contrats d’assurance vie créés par la loi de finances rectificative 2013, les « euro-croissances ». En revanche, concernant les contrats fonds en euros, « l’exposition aux actions a été renforcée, ce qui a contribué positivement à la performance du portefeuille : nous avons dégagé 180 millions d’euros de plus-values latentes à fin 2013, contre 60 millions d’euros à fin 2012. », explique-t-il.
Directeur général d'Indep'AM, société de gestion filiale de la Mutuelle des Artisans (MNRA), Frédéric Lagier nous décrit l'évolution récente de son allocation. Il relativise la notion de liquidité du point de vue de l'allocation stratégique. Pour lui, quand le passif de l'investisseur est long, le choix de titres illiquides peut s'avérer judicieux.