A l'heure des vacances de Noël, Instit Invest vous propose de (re)découvrir ces investisseurs institutionnels qui ont fait le choix d'internaliser la gestion de leur portefeuille. "La gestion en direct permet d'avoir une vision totale de l’ensemble de nos portefeuilles financiers", explique Pascale Seni-Lapp, directrice générale de la Mutuelle d'Assurance des Armées. Epaulée par les consultants de Forward Finance, la petite mutuelle dispose d'une gestion "cousue main". De son côté, la Caisse d'Epargne Rhône Alpes gère l'intégralité de sa poche obligataire (2,5 milliards d’euros) au sein d’un service composé de deux personnes. La Section générale de la Caisse des Dépôts, 80 milliards d’euros d’encours sous gestion, gère, quant à elle, 93% des actifs en direct. "Mon équipe est majoritairement composée de gérants seniors, expérimentés et chevronnés", relate Joël Prohin, responsable de la gestion des actifs pour compte propre. Enfin, la compagnie d'assurance lyonnaise April a renforcé en 2015 son département de gestion d’actifs afin de garder la main sur la gestion. Il y a quelques années, celle-ci était confiée à BNP Paribas Asset Management.
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Les 793 délégués des trois mutuelles Adréa, Apreva et Eovi MCD, réunis à l'occasion d'assemblées générales extraordinaires les 16, 17 et 18 décembre 2015, ont approuvé les principes de constitution de l'UMG, traduits dans le projet de convention d'affiliation.
« Savons-nous ce qu’il se passera dans 20 ans ? Connaissons-nous vraiment nos engagements dans 20 ans ? », s’est interrogé Jean-Claude Guimiot, directeur général délégué d’Agrica Epargne, lors du panel de la JNI sur les enjeux liés au vieillissement de la population. Ont également participé au débat, Julien Le Louët, directeur des investisseurs de l’OCIRP, Jean-Marc Pont, investment specialist chez Generali Investments et Hervé Le Bras, démographe.
Panel de la JNI, animé par Sébastien Couasnon avec la participation de Philippe Legrand (RBC Investor & Treasury Services), Antoine Dréan (Palico), François de Varenne (Scor GI) et Anne-Laure Gelot (ACG Capital). Rapporteur : Sylvie Malécot (Millenium - Actuariat & Conseil).
Le vieillissement démographique, les nouveaux besoins en termes de déplacements et le développement durable sont autant d’opportunités pour les portefeuilles immobiliers des institutionnels. Dans le cadre du panel intitulé « Immobilier : les investisseurs institutionnels sont-ils en avance dans le financement des projets d’avenir ? » organisé le 3 décembre lors de la JNI, Jean-Charles Grollemund, directeur général du Groupe IRCEM, Henri Rémond, associé chez SwissLife Reim, et l’architecte Vincent Callebaut, ont apporté leur vision, parfois iconoclaste, sur les enjeux d’aujourd’hui et à venir.
Selon nos informations, Philippe Sabbah vient de créer JPS Consult, une société de conseil en gestion d'actifs qui fournit une aide au développement aux sociétés de gestion, françaises ou étrangères, qui souhaitent accélérer leur expansion sur le marché français.
Maud Mercier, 39 ans, est nommée directrice de l’activité International Consulting Group (ICG) de Towers Watson en France, qui conseille les multinationales, au niveau régional et international, dans leur stratégie de gouvernance, de pilotage, de financement, de gestion et d’exploitation de leurs programmes de retraite et d’avantages sociaux. Maud Mercier a 15 ans d’expérience dans le conseil en retraite, avantages sociaux et gestion des risques. Elle est une spécialiste de la conception, mise en place, financement et pilotage de programmes d’avantages sociaux dans le monde et collabore principalement avec de grandes multinationales françaises. Elle est également une spécialiste de la retraite en France et en Europe. Elle est une spécialiste de la conception, mise en place, financement et pilotage de programmes d’avantages sociaux dans le monde et collabore principalement avec de grandes multinationales françaises. Elle est également une spécialiste de la retraite en France et en Europe. Elle a effectué l’ensemble de sa carrière chez Towers Watson. Elle fut consultante en retraite et avantages sociaux de 2000 à 2010, puis consultante spécialisée dans les problématiques internationales jusqu'à ce jour.
Le Groupe IRCEM, spécialisé dans la protection sociale de salariés, employeurs et retraités du secteur des emplois de la famille et des services à la personne en France, représente aujourd’hui plus de 5 millions de clients-adhérents, dont 3 millions de particuliers-employeurs, et 500.000 retraités. Jean-Charles Grollemund, son directeur général, nous présente la stratégie et la vision du groupe dans le domaine de l’immobilier.
Évoquer les risques, le hasard et la nécessité avec un docteur en économie peut vous emmener sur des terrains peu courants, peu connus… Christian Walter spécialiste de l’histoire et l’épistémologie de la théorie de la finance nous livre son point de vue sur les risques et son analyse de comment les investisseurs institutionnels peuvent y faire face, plus ou moins bien armés. Il passe en revue les différentes mesures du risque, plus ou moins adaptées à un environnement économique sauvage. La prise en compte de la volatilité n'est pas suffisante : gérer des risques avec une gestion à long terme, c'est prendre en compte deux dimensions du risque, sa taille (la volatilité) et sa forme (« skewness », « kurtosis »).
Swiss Life Asset Managers (Swiss Life AM) a annoncé, ce mercredi 16 décembre, la nomination de Thierry Van Rossum au poste de directeur général (« CEO ») de l’activité de gestion pour compte de tiers (« Third-Party Asset Management ») à compter du 1er décembre 2015. L’intéressé est actuellement directeur des investissements (« Chief Investment Officer ou CIO) de Swiss Life France, poste qu’il conservera « jusqu'à la nomination de son successeur à ce poste », précise le groupe suisse. Thierry Van Rossum est rattaché directement à Stefan Mächler, Group CIO de Swiss Life. Dans le cadre de sa nouvelle fonction, Thierry Van Rossum sera chargé de poursuivre le développement et la mise en oeuvre de la stratégie de croissance de Swiss Life Asset Managers dans ses activités pour compte de tiers sur ses principaux marchés, à savoir la Suisse, la France et l’Allemagne. Swiss Life Asset Managers a déjà connu une forte croissance ces dernières années, ses actifs sous gestion ayant triplé en l’espace de 5 ans pour les porter à fin juin 2015 à près de 35 milliards de francs suisses. Le gestionnaire d’actifs n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. Lors de la journée des investisseurs de Swiss Life, en novembre dernier, Swiss Life Asset Managers a ainsi affiché son ambition de porter ses actifs sous gestion pour compte de tiers à 50 milliards de francs suisses d’ici fin 2018. Thierry Van Rossum est directeur des investissements de Swiss Life France depuis novembre 2011. Avant de rejoindre Swiss Life Asset Managers en 2009, Thierry Van Rossum était directeur des opérations de Swiss Life France et, auparavant, il a occupé le poste de directeur financier de Swiss Life Belgique.
Après plus de 12 ans chez Axa IM, Jean Pitois quitte son poste de directeur de la clientèle institutionnelle du groupe. C’est Florence Dard, Head of Client Group France, qui sera désormais l’interlocutrice principale des investisseurs institutionnels au sein de la filiale gestion d’actifs d’Axa. Diplômé de l’ESC Dijon Bourgogne, Jean Pitois commence sa carrière en 1984 en tant qu’attaché à la direction financière de Vinci. 6 ans plus tard, il rejoint Kaufman & Broad en tant que chief financial officer jusqu’en 1994. Il occupe ensuite le poste de consultant chez Deloitte de 1994 à 1997, puis head of business development chez Dexia AM jusqu’en 2003, avant d’intégrer Axa IM
La gestion institutionnelle évolue-t-elle du prêt-à-porter au sur mesure ? Telle était la question posée, dans le cadre d’un panel de la Journée Nationale des Investisseurs, à Jean-Philippe Olivier, directeur des investissements du groupe Coface, Jean-Marc Didier, directeur commercial institutionnels & entreprises chez Fidelity International, Charles Dupont, directeur de l’activité de financement des infrastructures chez Schroders, et Guillaume Jourdan, œnologue fondateur de Vitabella.
Une enquête indépendante et gratuite réalisée auprès d’une centaine de sociétés de gestion proposant une large gamme de produits et de services. Un questionnaire réalisé via internet comprenant une vingtaine de questions: des questions relatives aux anticipations afférentes à différentes classes et typologies d’actifs ainsi qu’aux stratégies d’investissement mises en œuvre ; des questions relatives aux anticipations d’ordre macro-économique. Une synthèse bimestrielle, accessible gratuitement, qui permet de confronter les anticipations des sociétés de gestion sur différentes classes d’actifs plus ou moins risquées avec le niveau de risque qu’elles prennent réellement au sein de leurs portefeuilles de référence. Ce baromètre permet également de voir évoluer l’appétit pour le risque des sociétés de gestion dans le temps. Téléchargez le baromètre de décembre
Créé en mars 1951 par le Conseil général du Puy-de-Dôme, l’Office Public de l’Habitat et de l’Immobilier Social (OPHIS) construit, améliore et gère plus de 15 000 logements afin de permettre au plus grand nombre, et dans la mixité, d’accéder à un habitat et à un cadre de vie plus agréable. Son directeur financier et comptable, Pascal Sultana, précise les activités de l’un des plus importants bailleurs sociaux d’Auvergne, tout en détaillant la gestion des investissements et de la trésorerie de l’organisme public.
Christian Pasquetti, 50 ans, est nommé à compter du 4 janvier 2016, en qualité de directeur général de la Mutuelle générale de l’économie, des finances et de l’industrie (MGEFI). Christian Pasquetti a démarré sa carrière dans le développement économique international et l’aménagement du territoire. Attaché commercial au sein de la SAEM Sophia Antipolis, Directeur de l’immobilier d’entreprise pour NeXT Computer, consultant senior chez Inno TSD et chef de département à la CCI Nice Côte d’Azur, il a rejoint EY Advisory en 2001. Au sein d’EY, il a successivement été senior manager, directeur exécutif (2007) puis directeur principal (2014) pour la France, le Maghreb et le Luxembourg en charge de la ligne de service « Transformation des organisations, ressources humaines et conduite du changement ». Spécialiste de la protection sociale, il a conduit de nombreuses missions d’optimisation de la performance et d’organisation pour les mutuelles santé, mutuelles d’assurances, le régime agricole, le régime général et la branche recouvrement. Christian Pasquetti est diplômé de Kedge Business School. Il est titulaire d’un DEA en sciences de gestion de l’IAE, Black Belt Lean Six Sigma Centrale Paris
Le très attendu rapport de la Mission d’évaluation et de contrôle des lois de financement de la sécurité sociale (MECSS) sur la gestion du régime de l’assurance maladie obligatoire par certaines mutuelles s’abstient finalement de toute préconisation à cause d’un article du budget de la Sécu pour 2016.
Environnement durable de taux bas, effritement des rendements obligataires, évolution de la réglementation avec notamment l’arrivée de Solvabilité II… Dans un tel contexte de marché, le non coté représente une classe d’actifs attractive pour les investiseurs institutionnels dans l’optique d’une diversification de leur portefeuille. Pour en parler, Instit Invest a organisé un panel TV le 3 décembre dernier, dans le cadre de la JNI, réunissant François de Varenne, président du directoire de Scor Global Investments, Anne-Laure Gelot, responsable des relations investisseurs chez ACG Capital, Philippe Legrand, managing director France de RBC Investors & Treasury Services et Antoine Dréan, fondateur et président de Palico.
Bien avant de devenir directeur financier et comptable de l’OPHIS, Pascal Sultana est tout d’abord passé par l’audit financier, puis par le contrôle de gestion dans des groupes industriels et par la Banque de France en tant qu’adjoint du directeur financier. Aimant relever des défis et se confronter à la réalité du terrain, Pascal Sultana a su saisir les opportunités tout au long de sa carrière professionnelle tout en préservant sa vie de famille. Retour sur le parcours de ce Clermontois.
Les banquiers privés doivent faire plus d’efforts qu’auparavant et doivent donc investir, estime Michel Juvet, associé de la banque privée genevoise Bordier & Cie. «Ils sont contraints de le faire, sinon ils disparaissent», a-t-il déclaré dans une interview accordée au Matin Dimanche. «Dans un marché difficile, Bordier a réussi à très bien s’en sortir», souligne Michel Juvet. «En termes de ratio de fonds propres, nous sommes au-delà des 20%, soit près du double des exigences légales. Nous avons désormais 11 milliards de francs sous gestion, soit une progression due aux effets de marché et à l’arrivée de nouveaux fonds d’Europe de l’Est, du Moyen-Orient et de Suisse». Selon lui, la place bancaire helvétique va dans la direction d’une consolidation, ce qui contraint les banques privées à jouer la carte de la banque boutique. «De notre côté, nous n’avons aucun intérêt à vendre. Notre stratégie est de nous développer en trouvant quelques occasions qui correspondent à notre philosophie», précise-t-il.
Le cours du groupe néerlandais Delta Lloyd s’est affiché en baisse de 1,6% vendredi et a atteint un nouveau point bas historique. Il accuse une chute de 75% depuis le début de l’année. L’assureur néerlandais paie sa difficulté à retrouver la confiance des investisseurs et la spéculation des hedge funds sur son titre, rappelle L’Agefi. Au-delà des paris sur la poursuite de la baisse du cours, orchestrés notamment par Capital Fund Management et PDT Partners d’après Bloomberg, un actionnaire de poids attaque Delta Lloyd. L’assureur a dévoilé vendredi avoir reçu une lettre du groupe taïwanais Fubon Financial, qui détient 5,25% de son capital. Ce dernier l’accuse d'être responsable d’une perte de 200 millions d’euros liée à son investissement en mars dans Delta Lloyd, qui nie toute responsabilité. Cette pression actionnariale intervient dans un contexte délicat pour Delta Lloyd. L’assureur a annoncé fin novembre une augmentation de capital d’un milliard d’euros pour février prochain.
L’Agirc-Arrco va redéfinir son allocation sur la strate moyen/long terme en février prochain. Pour rappel, l’institution, qui détient 62 milliards d’euros d’encours sous gestion, a stratifié son portefeuille en deux compartiments principaux avec des horizons de placement différents : une strate courte terme et une strate moyen/long terme. «Nos réflexions portent sur la mise en œuvre de gestion permettant d’améliorer le contrôle du risque à l’intérieur de chaque classe d’actifs, a indiqué Philippe Goubeault, directeur financier de l’Agirc-Arrco, à la rédaction d’Instit Invest, dans le cadre d’une interview préparatoire à la Journée Nationale des Investisseurs. Par exemple, nous songeons à un recours à des stratégies de gestion à volatilité contrôlée dans la poche actions. Des questions portent également sur l’indice de référence de la poche taux et sur les conditions d’un raccourcissement de la durée des obligations en cas de perspective de remontée des taux.» En revanche, le régime de retraite complémentaire ne devrait pas faire évoluer son allocation actuelle (70% d’obligations et 30% actions) au sein de la strate moyen-long terme. «Nos études démontrent qu’elle est toujours pertinente», a souligné le directeur financier. Par ailleurs, l’Agirc-Arrco souhaite faire évoluer son règlement financier afin d’intégrer de nouvelles notations au sein de la poche obligataire. «Nous aimerions aussi faire évoluer notre réglementation financière, notamment les règles relatives aux contraintes de notation, a ajouté Philippe Goubeault. Le but serait d’avoir plus de marge de manœuvre en matière de diversification de la poche taux de notre portefeuille, grâce à un accès plus large au crédit. La proportion de BBB pourrait être plus importante, éventuellement en intégrant des titres BB assimilables à des BBB.»
Coe-Rexecode et l’AFTE ont publié les principaux résultats de l’enquête mensuelle de décembre 2015 sur la trésorerie des grandes entreprises. Elle s’est déroulée entre le 3 et le 10 décembre. L’enquête, qui a passé le cap des dix ans et qui est largement reprise dans la presse, ne demeurera statistiquement pertinente que si de nombreux trésoriers l’alimentent de leurs observations. Merci de répondre au prochain questionnaire qui vous sera adressé le 6 janvier prochain : cela ne prend que quelques minutes. En résumé : La situation de trésorerie d’exploitation reste jugée aisée par une courte majorité de trésoriers. La trésorerie globale continue de s’améliorer graduellement. Les évolutions de prix des matières premières et du taux de change de l’euro/dollar ont exercé peu d’influence sur la trésorerie des entreprises. Les délais de paiement des clients se tasseraient légèrement alors que ceux accordés aux fournisseurs ont interrompu leur hausse. Les marges pratiquées sur les crédits bancaires se seraient un peu tendues et les recherches de financement seraient moins aisées. Dans ce contexte, une proportion accrue de trésoriers anticiperaient de mettre en place des nouvelles lignes de crédit de précaution.
Les mutuelles de fonctionnaires, qui couvrent la grande majorité des agents de l’Etat et bon nombre de leurs ayants droit, pourraient bientôt être confrontées à une concurrence accrue en complémentaire santé. Et leur gestion du régime obligatoire d’assurance maladie subit de nouvelles attaques.
Deuxième association caritative en France, derrière la Croix-Rouge, le Secours catholique - Caritas France affiche une activité économique qui nécessite une direction financière en bonne et due forme. Si la fonction présente évidemment des différences avec celle des entreprises privées, les méthodes de gestion s’en inspirent de plus en plus. Hélène Beck, directrice financière du Secours catholique : «Nos placements doivent répondre à deux critères, la sécurité et l’éthique. Notre trésorerie, qui représente 100 millions d’euros, affiche un rendement moyen de 2,5 % par an. Nous sommes investis, d’une part, dans des contrats de capitalisation, et, d’autre part, dans des placements de type comptes à terme, BMTN, OPCVM monétaires, ainsi que dans un FCP diversifié taux. Ces produits sont souscrits auprès d’organismes financiers comme la Banque Postale, le Crédit Coopératif et le Crédit Mutuel[VS1] , des mutualistes dont les valeurs sont proches des nôtres. Nous avons également pris des participations dans des sociétés civiles immobilières à caractère social. Nous sommes investis à court terme parce que les rendements sont proches des taux à moyen terme. Nous avons très peu d’actions pour des raisons historiques et de prudence, le marché boursier étant à risque. Bien que le Secours catholique compte encore 1 200 comptes bancaires (contre 2 400 il y a encore quelques années !), la gestion de la trésorerie est centralisée. Deux fois par an, un comité de trésorerie donne son avis sur les placements proposés par la direction financière mais c’est ensuite le conseil d’administration qui décide.»
Les banquiers privés doivent faire plus d'efforts qu'auparavant et doivent investir pour ne pas disparaitre, estime Michel Juvet, associé de la banque privée genevoise Bordier & Cie.
Un ingénieur agronome, passionné par la géologie et les mécanismes d'évolution, qui commence comme analyste crédit dans une banque… le début de carrière de Frédéric Thomas, le nouveau directeur général de Crédit Agricole Assurances, a de quoi intriguer. «Il y a pourtant un lien entre le Crédit Agricole et moi : je suis ingénieur agronome», glisse ce dirigeant de cinquante-neuf ans qui a passé toute sa vie professionnelle au sein du groupe mutualiste et qui boucle cette semaine ses cent premiers jours aux commandes de son pôle assurances. C’est le hasard d’une rencontre qui le fait changer radicalement de voie après l’Ecole nationale supérieure agronomique de Rennes. Un autre ingénieur agronome lui propose alors de rentrer au Crédit Agricole, dans le Pas-de-Calais. Issu d’un milieu industriel de Loire-Atlantique avec un père ingénieur aux Chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire, Frédéric Thomas, qui s'était découvert un intérêt tardif pour les sciences naturelles, se laisse convaincre bien que n’ayant jamais eu d’inclinaison particulière pour la finance et rejoint la Banque verte en 1982. Cela a été le point de départ d’un solide parcours de «banquier de caisse régionale» qui l’a mené d’Arras à Rouen, en passant par La Rochelle. Il creuse d’abord son sillon dans le Pas-de-Calais, où il sera notamment, de 1993 à 2000, directeur des financements, puis directeur des réseaux. Il devient ensuite numéro deux de la caisse régionale de Charente-Maritime Deux-Sèvres pendant six ans et demi, puis directeur général du Crédit Agricole Normandie-Seine d’avril 2007 à septembre dernier. Les caisses régionales étant des acteurs importants sur leurs marchés, Frédéric Thomas aura à traiter de grands dossiers territoriaux, comme la gestion des crises endivières dans le nord de la France ou de celle du cognac, l’aménagement de la vallée de la Seine et le grand port maritime du Havre, par exemple. Et comme il s’agit aussi de banques autonomes, il goûtera au plaisir de prendre directement de grandes décisions de financement. Un goût pour l’histoire des idées Ces cinq dernières années, cet adepte «du management délégatif» a en prime accompagné, en tant que président de Crédit Agricole Technologies, la mise en oeuvre de « Nice », le projet de convergence des systèmes d’information des 39 caisses régionales, un chantier colossal et structurant pour le groupe bancaire. Passé sans transition de la direction générale d’une caisse régionale à la tête du premier bancassureur européen, Frédéric Thomas doit désormais nourrir le volet assurance du plan moyen terme «Ambition stratégique 2020" que le Crédit Agricole va présenter aux investisseurs en mars prochain. «Il est clair que l’assurance tient une place importante dans ce projet», indique ce titulaire d’un DESS de gestion des entreprises, très tourné vers les problématiques de distribution, de service au client et les aspects technologiques. Amoureux de l’Italie, ce père de trois grands enfants s’anime lorsqu’il évoque son goût pour l’histoire des idées et son admiration pour les grands naturalistes «qui ont observé le monde et dit qu’il était tout sauf banal».
L'arrivée du nouveau régime prudentiel a contraint les assureurs à remettre à plat leurs stratégies d'investissement dans un contexte financier qui se durcit. Entre recherche de rendements et adaptation aux calibrages de la formule standard, des tendances se dessinent.
Ecarté récemment de la direction de BNP Paribas IP, Philippe Marchessaux a pris la présidence du collège «investisseurs» de Paris Europlace, chargé de promouvoir la place de Paris, selon une information divulguée par La Lettre A. BNP Paribas avait annoncé en octobre dernier la nomination de Frédéric Janbon à la tête de ses métiers de gestion d’actifs, en remplacement de Philippe Marchessaux, qui dirigeait BNP Paribas Investment Partners depuis six ans. Le communiqué indiquait sans plus de précisions que Philippe Marchessaux allait se consacrer «selon son souhait à un autre projet au sein du groupe» et qu’il accompagnerait Frédéric Janbon pendant une période de transition. Le collège Investisseurs Institutionnels est présidé par Yves Perrier, directeur général d’Amundi et par ailleurs président de l’Association française de la gestion d’actifs (AFG), et comprend les Commissions Epargne longue/ Financement de l'économie, Investissement Socialement Responsable et Normes comptables.